Je me suis reposée avec 4 ado-rables en vacances

En mai dernier, j’ai proposé à Basile de partir en vacances avec des copains cet été. Tous ses frères et soeurs sont en camp scout, pour lui c’est une année « entre 2 ». Quand on a une famille nombreuse, ce n’est pas toujours facile d’emmener les copains des enfants en vacances. Donc on en profite cette année.

A 17 ans, je trouve qu’on est trop jeune pour partir seul avec les copains. Et en même temps, c’est ça qu’on a envie de faire!

Donc je me suis dit que j’allais vous faire partager quelques clés de réussite pour des vacances réussies avec des ados.

Le contrat de départ:

Faire comme s’ils étaient en vacances sans moi, mais je suis là quand même. Ce n’est pas moi qui emmène les ados en vacances. Ils partent en vacances entre eux, et je suis la caution pour que ça se passe au mieux. Je pense que ça rassure aussi les parents des copains, qui ne les auraient pas laissés partir seuls non plus.

Basile a choisi de partir avec ses 3 meilleurs potes. Ils se connaissent depuis la maternelle ou la primaire, mais n’ont jamais eu l’opportunité de partir en vacances ensemble. Ils sont 4, c’est un bon nombre, 4. Tout le monde tient dans la voiture!

Le lieu:

On a choisi de venir dans notre maison de famille en Bretagne, parce que Basile aime ce lieu (et moi aussi). C’est une vraie chance, ça évite de prendre une location. Mais c’est bien qu’il y ait un adulte pour mettre en route la maison.

L’intendance:

Faire comme si je n’étais pas là, ça veut dire qu’ils organisent leurs repas et font la cuisine.  Ils ont fait des menus le premier jour, la liste de courses qui va avec et ils ont choisi de faire un gros plein qui tiendra la semaine, on ne va pas perdre du temps à aller faire des courses tous les jours. J’ai cuisiné une courgette farcie un soir, c’est la caution légumes. Mais c’était varié, et … nourrissant.

« Mam’s, tu préviens si tu ne dines pas là, ok? » J’ai l’impression de m’entendre.

Budget:

Basile a fait un budget avant de partir: transport, participation aux charges de la maison, et alimentation. 100 euros par personne transport compris pour une semaine. Du coup, ils font les comptes à J3 pour voir s’ils sont dans le budget. En alimentation: 5€ par jour et par personne.

Activités:

Ici, on fait du surf et du Morey Boogie dans les vagues, de la marche à pieds (c’est pas très ado comme activité). Une journée Kayak bien physique. Une sortie crêperie, c’est l’extra de la semaine. 

L’alcool:

J’ai accepté de cautionner l’achat d’un pack de bières, ça évite qu’ils dépensent des fortunes dans les bars. Et puis boire une ou 2 bières le soir sur la plage, c’est quand même du bonheur.

Les sorties du soir:

Oui j’autorise les sorties, je ne sais pas très bien à quelle heure ils rentrent… Je dors. Ils refont le monde ensemble, ils ne sont pas du genre à inventer des trucs dangereux, et dans notre coin de presqu’île, les risques de mauvaises rencontres sont… faibles. Ils sont en groupe, plutôt grands et baraqués.

Et en plus:

  • Les amis de Basile sont à son image, faciles à vivre, pleins d’humour, avec un appétit féroce.
  • Les journées des ado-rables ne commencent pas avant 11h00, j’ai donc du temps pour moi, des petits-dej au calme.
  • Ils ont de bons réflexes: passer un coup d’éponge sur la table, débarrasser leur petit-dej, ramasser des fringues qui traînent. Ils ont su profiter de l’éducation qu’ils ont reçue, je le leur ai dit.
  • Ils sont heureux et reconnaissants et ils le disent, ça fait plaisir à chaque fois.
  • Rentrer de la plage, aller se doucher, aller boire un apéro puis se mettre les pieds sous la table, c’est inestimable parce que rarissime.
  • Ils sont autonomes, et plutôt responsables.
  • Je reste fan des ados. C’est une période incroyable à observer, à partager, à accompagner.

 

 

Une rentrée multicolore

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Jaune, comme le soleil qui a encore brillé toute la semaine dernière, et dont j’avais bien besoin pour trouver la gnak pour me lever le matin.

Orange, comme la couleur de cahiers que je n’ai pas trouvée. Orange, donc… Finalement c’est aussi bien.

Transparent, comme le film plastique avec lequel j’ai recouvert… beaucoup de livres. Une holà pour les enfants qui sont revenus avec des livres déjà couverts, la chance d’être en tête de l’ordre alphabétique de la classe. Ceux auxquels je n’ai pas pu échapper ce sont tous les nouveaux livres liés à la Réforme des Collèges. Et pourquoi donc le livre de maths est-il édité en format paysage? C’est bien un truc pour éditeur voulant se faire remarquer…

Bleue, comme la lessive qui a déteint au milieu de toutes les lessives de vacances qu’il a bien fallu écluser au retour simultanément avec la rentrée, la reprise du boulot, l’achat des dernières fournitures etc. J’ai essayé sans succès réel un Decolor’Stop. Bon, pas de vrais dégâts mais ça donne un genre certain à certaines fringues.

Rouge, pour rester dans la série, comme la robe que j’ai lavée jeudi pour la mettre à un mariage samedi… et qui a rétréci. Je suis verte. Mais heureusement j’en avais une rose qui allait bien aussi.

Gris, comme le ciel ce matin quand il a fallu reprendre mon vélo sous un crachin que je n’ose appeler breton puisque j’ai eu 3 semaines de super beau temps en Bretagne cet été.

Marron, comme les plantes de mon jardin qui ont grillé cet été. C’est toujours triste, mais ce qui me console c’est que la menthe a résisté, pour assurer les mojitos du printemps prochain.

Beigeasse, comme ma tête lundi matin dernier en allumant mon ordinateur et en découvrant tous ces mails à traiter de personnes rentrées de vacances une semaine avant moi et pris d’une énergie folle à vouloir me faire payer le prix fort de nos longggguuueess vacances.

Dorée, comme la peau des enfants au retour d’un bel été.

Blanc, comme ces fiches de renseignements à remplir. Au collège et au lycée il y en a heureusement beaucoup moins qu’en primaire… J’ai proposé à Basile de remplir les siennes et j’ai aimé qu’il propose de mettre 17 comme numéro de la Police… d’assurance. Blanc aussi comme le yaourt du premier repas d’Elise au Collège, « tellement meilleur qu’à la cantine du CM2, Mam’s »

C’était un bel arc-en ciel de couleurs que nous avons vécu la semaine dernière, plutôt tonique et énergique. J’ai réalisé qu’avec la rentrée en 6ème d’Elise, je prenais ma retraite des rentrées scolaires nécessitant ma présence. 59 rentrées et sûrement autant de quiches et de réunions de parents.

La maison est pleine maintenant de pré-ados, d’ados, et de post-ados. Il paraît que ce sont des années difficiles, sûrement plus pour eux que pour moi. Il y aura du brevet, du concours, des amis, du bac, de la compétition, des challenges, des amours, des contrôles, des DS, des interros. Il y aura surtout beaucoup de vie dans la maison, des tonnes de choses à observer, à commenter, à écrire, et à partager. 

L’année sera colorée!

Et chez vous, ça se présente comment?

Souvenir de vacances

Mon sac à main, quel qu’il soit, n’a pas de fond; j’ajoute, je remplis, je complète, je jette dedans et il y a toujours de la place. Jusqu’au jour où je ne trouve plus rien dedans, et je subitement trop c’est trop.

Je le vide alors consciencieusement sur la table. 

A droite, la pile qui va à la poubelle

A gauche, la pile qui va retourner dedans.

Au milieu, la pile de documents super importants à traiter (feuilles de sécu, factures, lettres à poster d’urgence en juillet etc…)

Je l’ai fait hier. Parce que je sentais un truc qui piquait dans mon sac, genre un crayon de papier bien taillé. Mais aussi parce que je sentais un truc. Tout court.

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Il suffisait de demander… Et Marie Grain de Sel nous rend visite

Chère 8 à la maison,

 
j’aime beaucoup ton blog, et je voulais te proposer un billet que tu me paierais (cher) pour faire ma pub (tu permets : je te tutoie, car j’aime à penser que nous élevâmes les cochons ensemble).
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Par un soir d’été, une charmante demeure bretonne… Dans le salon éclairé par une lampe Halfhild Fågel règne l’odeur boisée d’une Vitfęllgråt fraichement montée…

Un bel homme brun, ténébreux et énigmatique s’entretient avec sa (très) jeune et rayonnante épouse. À leurs côtés, les enfants mangent en silence, proprement, et sans se rincer les doigts dans leurs verres d’eau.

Elle : J’ai eu Cécile au téléphone. On la retrouve à la plage demain pour pic-nicker.

Lui : Fort bien, mon épouse.

Elle : Tu vas voir, elle est super, Cécile.

Lui : Mais je n’en doute pas ! D’ailleurs, je peux sans mentir me déclarer impatient de faire sa connaissance.

Mais… ma douce…

Elle : Quoi donc ma-lumière-ma-vie ? Parle : tu sais que tu peux tout me dire.

Lui : À la plage, le soleil risque de taper ; me trompe-je ? C’est pour nos merveilleux enfants que je m’inquiète…

Elle : Ouais t’as pas tort… On ira se baigner : ils auront tellement froid qu’ils ne sentiront pas le soleil.

Lui : Ha ! Décidément, tu penses à tout (en plus d’être absolument sublime, tant sur le plan physique qu’intellectuel).

Mais… ma perle…

Elle : Oui mon couillon ?

Lui : Mais s’il leur venait l’idée saugrenue et totalement inhabituelle d’être pénibles ?

Elle : Ho mon amour, cela se produit si rarement !… Mais, le cas échéant, n’aies crainte : Cécile a énormément d’enfants, tu sais.

Et même des ados. Tu sais comment ils sont, surtout les filles : dès qu’elles voient des bébés, elles les veulent pour elles toutes seules.

Elles font les petites mamans, c’est si attendrissant !

Lui : Ha vraiment ? 

Elle : Mais oui mon cupidon ! Quand j’étais enfant, j’aimais tellement les bébés ! J’aurais donné ma part de saucisson pour qu’on me laisse les babysitter à l’infini !

Lui : Ha ouais quand même !..

Elle : Mais oui ! Et avec les familles nombreuses, c’est d’autant plus le cas ! Ils ont tellement l’habitude d’avoir des petits frères et des petites soeurs ! C’est normal pour eux de s’occuper des plus petits. Ils en raffolent. En plus, ils ont un grand sens de la famille et des responsabilités. Ils seront ravis de s’occuper des petits Grain de Sel. Limite, c’est presque nous qui leur faisons un cadeau en leur amenant nos enfants ! Je suis sure qu’ils ne voudrons même plus nous laisser partir !

Lui : Cela me plonge dans l’incertitude, ma chouchoune… Tu sais les enfants de nos jours, ils sont gavés de séries américaines. On les met sous pression dès la maternelle, tout ça pour passer 15 ans de leur vie au chômage dans un monde en perpétuelle crise économique. La culture, pour eux, c’est la télé, Nabila, et Christophe Mahé. Bref, ils sont broyés par le système dès le berceau… Alors si tu crois qu’ils vont se coltiner nos gosses au lieu de se détendre à la plage…

Elle : Rooo ! Mais non, loupinet !

*Elle se tourne vers son enfant, qui mange une crêpe jambon-fromage en buvant du jus de pomme fermier (car oui : il est Breton)*

N’est-ce pas que tu vas jouer avec les enfants de Cécile, Ô merveilleux fruit de mes entrailles ?

L’Enfant n°1: Peut-être qu’ils auront des épées de pirates ?!!!

Elle :… Moui… On va amener tes pistolets à eau, ça devrait faire l’affaire.

L’Enfant n°2 : Glhah !

Elle : N’aies crainte, Amour. Au pire, Cécile fera diversion. Tu sais, quand on a autant d’enfants, dès qu’on voit des tous petits, on ne peut pas s’empêcher de les cajoler. Je le sais : ma grand mère a eu 6 enfants et dès qu’elle voyait un bébé, elle le prenait dans ses bras. En fait, je crois qu’elle ne s’en rendait même plus compte. Elle l’avait fait tellement souvent, avec tellement d’enfants, que le geste était totalement intégré à son corps. Quand on a plein d’enfants comme ça, ça devient un réflexe de s’occuper des petits. Même ceux des autres. On reproduit les gestes qu’on connait par coeur. C’est bien normal. C’est incontrôlable : un peu comme quand le médecin tape sur ton genou avec son petit marteau et que ton pied se lève tout seul…

Lui : Haaaaa ! Je saisis totalement ton propos, mon étincelle !

Elle : Ben ouais ! Suffit de demander mon Délicieux !…»

Du coup, je suis aussi aller rendre visite à Marie Grain de Sel… Vous aussi? 

Photographe d’herbe… ou en herbe

De mon temps (dans l’ancien temps disent les six pistols) faire des photos était un loisir d’adulte. Normal, le numérique n’existait pas, et on découvrait le résultat après être passé chez le photographe.

Aujourd’hui la révolution du numérique donne aux enfants une chance de s’essayer au métier de photographe. Je suis super sceptique sur les appareils numériques qu’on offre aux petits enfants, et d’autant plus quand je vois ce que font mes plus jeunes avec mon téléphone. Les playmo, c’est bien aussi si je peux donner mon avis.

Pendant les vacances, nous avons sauté à la corde, comme quand nous étions petits. 3 générations, la mienne étant celle du milieu. Pour immortaliser l’événement, j’ai chargé Jo de prendre quelques photos.

Il a testé le mode rafale

Il en a pris 250. Non, je ne regrette pas l’Argentix

Et je confirme, la Bretagne n’est pas en état de sécheresse apparente!