A 12 ans, ne changez rien!

Ne changez rien, et pourvu que ça dure…

Ton humeur du matin, quand tu te suspends à mon cou pour réclamer un bisou, et encore un, et un autre et un autre encore, sur l’autre joue!

Ton calme du matin, quand ta soeur te reproche de faire sonner ton alarme à 7h00 au lieu de 7h01

Ton habitude de choisir tes vêtements le soir, et de changer d’avis le matin.

Ton choix de vivre avec 3 tee-shirts et 2 pantalons, pour ne pas te poser de questions sur ce que tu dois porter le matin

Ton réflexe de faire tous tes devoirs, vite et bien, en soufflant que c’est trop dur, que tu n’as rien compris, que la prof de maths est un tyran qui donne trop d’exercices.

Tes réponses systématiques « je n’ai pas de devoirs », « j’ai fait tous mes devoirs », « y’a rien à faire » qui ne laissent personne dupe, et qui te vont si bien.

Ton principe qui t’impose d’être toujours prête à 40 pour partir. 7h40, 8h40, 9h40 pour ne jamais risquer d’être en retard.

Ton flegme par rapport aux horaires qui te permet, entre 7h00 et 7h56 de te lever, de petit-déjeuner, de faire ton sac, de résoudre un Rubik’s cube 4 colonnes, de lire une BD, de zapper le brossage de tes dents, d’oublier tes clés que tu avais pourtant mises de côté, et de frôler tous les jours le billet de retard.

Ton lien indéfectible aux copines qui à peine laissées au coin de la rue en rentrant sont en direct sur Skype pour le quotidien « j’peux faire un appel vidéo? »

Ton détachement total par rapport au collège, à ce qu’il s’y passe et ce qui s’y vit. C’est là-bas que ça se passe, et ça y reste.

Ta place à ma gauche à table, depuis toujours, prête à sortir les crocs contre celui de tes frères et soeur qui oserait te la piquer. Je crois qu’ils n’essaient plus d’ailleurs.

Ton recul par rapport à ces contraintes de vie bassement alimentaires que sont les repas. Et ne parlons pas des douches, c’est has been les douches, je devrais te remercier de ne pas alourdir les factures d’eau.

Vos bavardages et vos rires du soir après que j’aie éteint la lumière.

Votre bazar permanent, dont chacun accuse l’autre d’être responsable, et que chacun alimente avec une dextérité hors du commun.

Votre binôme étonnant, explosif, solidaire, joyeux, bruyant, unique et incroyable.

Chacun de vous est fort, mais à deux, c’est encore mieux pour être heureux.

Joyeux anniversaire!

20 ans

mael-copieCe matin j’entends ta voix grave, ta voix d’homme.

Je te prends dans mes bras, mais j’ai plutôt l’impression que c’est toi qui me prends dans les tiens. Ils sont grands, tes bras.

Tu piques un peu, mais je retrouve ton odeur unique, celle qui fait de toi celui que je reconnaîtrais parmi beaucoup d’autres, et notamment parmi celles de chacun de tes frères et soeurs.

Tu es drôle. La blague pour désamorcer les tensions, c’est toi qui la trouves. Parce que le conflit ce n’est pas ton truc, alors quand tu sens que ça se crispe tu décrispes, tu provoques, ou tu sors une bonne blague, parfois bien lourdingue. Mais qui fait rire, et qui soulage.

Tu es là. Là pour tes frères et soeurs et moi, là pour tes copains, là pour tes amis. Tu es le grand frère d’une fratrie solide qui peut s’appuyer sur toi. Et tu sais t’appuyer sur eux.

Tu es un tendre, un vrai sensible. Tu es celui qui sais toujours glisser le petit mot, la petite phrase, le petit encouragement, la petite douceur qui apaise, qui donne du pep’s. Celle qui m’émeut, ou me rassure, m’encourage ou me fait sourire.

Tu es mon bonheur capillaire. Un bonheur qui depuis quelques années s’est installé dans cette maison. Blond on brun, court ou long, parfois ras. Ciseaux ou tondeuse, coiffeur ou home-made, réfléchi ou spontané. Tu assumes et ça te va bien. C’est toi.

Tu as envie. Envie de bosser, envie de venir, envie de photographier, envie de manger, envie d’aimer, envie de dormir, envie d’écouter, envie d’aller, envie de sortir, envie de courir, envie de rire, envie de voir, envie de regarder. Et ça donne juste envie d’avoir envie avec toi.

Tu as 20 ans.

Tu as envie, 

Tu es en vie.

Et c’est magnifique, chaque jour.

Devenir un grand

FB_IMG_1455087523081

Il est le plus grand aujourd’hui.

Il a une jolie place dans la fratrie.

Il y a les grands, les moyens, les petits.

il y a les garçons, il y a les filles.

il y a les bruns, il y a les blonds.

Il y a ceux qui se ressemblent, il y a ceux qui s’assemblent.

Et il y a avant tout chacun d’entre eux, individuellement.

Basile était blond, aujourd’hui il est plutôt brun.

Basile était dans les moyens, aujourd’hui il est dans les grands.

Basile est un garçon, et bientôt un homme.

Quand il était plus petit, je serrais Basile dans mes bras et il posait sa tête sur mon épaule. Aujourd’hui il me serre dans ses bras et je pose ma tête sur son épaule. C’est notre truc depuis qu’il est tout petit. On se croise dans la maison, et on se serre fort dans les bras. Pour recharger les batteries. C’est ce qu’on se dit l’un à l’autre. Le courant passe bien, et c’est du continu, pas de l’alternatif.

Basile a 16 ans, et ça lui va vraiment bien!

10 ans, 10 amis

2015-02-04 17.41.34

Mazette, et dire qu’elle en avait invité 12!

Depuis que j’organise des anniversaires (âge des enfants x nombre d’années – quelques années zappées = beaucoup), je fixe un quota d’invités correspondant à l’âge de celui qui invite. Enfin ça c’est le principe. Souvent ils en invitent plus, au cas où Hugo devrait aller chez sa Mamie juste ce jour-là où que Léa soit punie parce qu’elle a dit cacaboudin dans le couloir. Et puis quand Maël a fêté son anniversaire il y a quelques mois, ils était 100. ça s’appelle le TLC: Total Loose Control.

Pour les 10 ans d’Elise, on a choisi de faire un anniversaire le plus classique possible, comme quand elle était plus petite, avec plein de petits jeux organisés, un peu préparés et beaucoup animés, et surtout très bruyants.

10 enfants de 10 ans: 5 garçons, 5 filles. La fratrie compatissante avait déserté les lieux, sauf Basile qui s’est révélé être un super animateur et s’est senti désolé de devoir m’abandonner en cours de fiesta pour d’autres activités, et Jonas qui n’a pas supporté plus de 10 minutes de bruit et a fait une apparition les doigts dans les oreilles pour le dîner. Pas simple pour s’alimenter, les doigts dans les oreilles.

Le créneau horaire: 16h30-21h00. C’était la nouveauté. Pas de goûter, quelques bonbons et jus dans l’après-midi et dîner compris. 3 parents m’ont appelée avant pour savoir si je ne m’étais pas trompée dans les horaires (je pense qu’ils m’ont trouvée soit barge, soit novice)

20150124_122101

Le dîner: Je m’étais renseignée avant sur les végétariens, gluten, pas de porc, PLV, IAR (Il Aime Rien).  Un grand plat de lasagnes pur boeuf, une salade verte, et Ze gâteau que j’ai eu beaucoup de mal à faire cette année. Avant de réussir, il y a eu l’indémoulable, puis le cramé. Finalement il a été mangé.

Les jeux (dans le désordre)

Un kim mémoire: 12 objets sur un plateau à mémoriser visuellement, puis on se cache pour en retirer 1, et les enfants doivent deviner lequel. Pour le dernier tour, j’ai fait 2 équipes avec chacune un post-it sur lequel ils devaient restituer la liste de tous les objets. J’ai pu ainsi tester leur grande imagination orthographique et phonétique et je renouvelle ici l’admiration profonde que je voue aux instits. A tous.

Le jeu de la pomme: De loin le plus drôle. Une pomme flotte dans un seau rempli de 20 cm d’eau et chaque enfant à son tour plonge sa tête dedans pour attraper la pomme serviettes éponge et plusieurs pommes. Les 20 cm d’eau c’est important puisque la seule technique efficace pour y arriver être de pousser la pomme au fond du seau avec sa bouche pour pouvoir la saisir dans sa bouche. Il est préférable d’éviter l’immersion totale, même s’ils savent nager.

2015-02-04 17.32.572015-02-04 17.34.49

Le jeu des ballons à crever: le plus bruyant de tous, impossible pour les personnes un peu cardiaques. Des ballons glonflés et accrochés à une ficelle tendue, les enfants les yeux bandés qui doivent claquer les ballons soit avec une épingle, soit avec des ciseaux. Pas plus de 2 enfants à la fois. A surveiller de près. Il y a aussi sa variante avec des carambars suspendus dont il faut couper la ficelle. Mais ça fait moins de bruit.

Le jeu des chamallows: Le but du jeu est de réussir à prononcer « chumy bubby » (et pourquoi pas) de façons intelligible avec le plus de chamallows possibles dans la bouche. Prévoir 5 chamallows en moyenne par enfant. Et un crachoir. Surveiller leur respiration. Basile en a mis 9. Moi 8.

La dance battle. 2 équipes. Bon, là on a joué les garçons contre les filles. 15′ de préparation d’une chorégraphie sur la musique de leur choix, un jury composé de Basile, Maël (en visite express) et moi. On a jugé sur l’originalité, la participation de tous, le sourire, et un peu la synchro. Les filles ont gagné, je comprends mieux ce qu’elles font pendant les TAP (temps à perdre). Chez les garçons, ils ont choisi Thriller et avaient un peu peur du clip… alors ça leur a scié les jambes sauf à celles d’un Monnwalker professionnel. Ils ont eu des points supplémentaires et des cris à te claquer les neurones quand ils ont enlevé leurs t-shirts à la fin…

Le mime: un incontournable, il suffit soit de leur faire piocher un papier dans un chapeau avec un truc à mimer écrit et réfléchi dessus. Dans ma version impro, on leur glissait à l’oreille. Le must: leur proposer de mimer un des enfants de l’assemblée.

Et puis on a proposé à Charlotte de mimer un haltérophile. Elle l’a parfaitement mimé. Les enfants ne retrouvaient pas le mot, il a fallu un peu les aider:

– Haltéro…???

– Halterroriste? (rappelons que cet anniv a eu lieu 3 semaines après les attentats contre Charlie Hebdo)

Et puis Maxence a mimé Superman. Il a plongé par terre à plat ventre (sans se péter ses 8 incisives définitives) et est resté allongé par terre.

– Tu mimes Koulibali?

L’actualité a donc laissé des traces dans l’esprit des enfants… J’ai soigneusement évité de lancer une discussion sur le sujet. Chacun ses gosses après tout.

Le jeu de la vache qui tâche: un must pour tous ceux qui ont fait des camps scouts, ou passer des soirées un peu arrosées. Un bouchon noirci à la bougie. Chaque personne porte un numéro et est une vache qui prononce la phrase suivante: « je suis la vache sans tâche N°1 (ou 2 ou 3, etc) et j’appelle la vache sans tâche N° 4 (ou 5 ou 6). Si la langue fourche ou qu’il manque un mot dans la phrase, l’animateur fait une tache sur le bras (sur le visage c’est plus drôle) avec son bouchon noirci (et refroidi, les vaches n’ont pas de cloques). La vache qui a fourché devient donc la vache qui tâche avec 1 tâche N°X. Tout cela fait fourcher de plus en plus… et surtout ça fait crier, hurler, écouter, crier, hurler, tâcher et recommencer.

La fresque géante: j’avais mis à dispo des enfants un méga carton d’emballage (qui m’a quand même coûté un lit mezzanine suédois) avec des feutres et chacun est venu au fur et à mesure de la soirée laisser sa trace.

Presque aucun temps mort histoire d’éviter la java incontrôlable avec 18 marches d’escalier quelque soit l’itinéraire choisi pour javater. Les enfants étaient super sympas, tout avaient envie de jouer et de participer, pas de baston. Juste du bruit, beaucoup de bruit. Le seul moyen pour faire baisser le niveau sonore c’est de gueuler un grand coup parler moins fort qu’eux.

J’avais proposé d’en ramener 5 chez eux, j’ai fait un petit tour du quartier, et c’était chouette de les entendre débriefer, ils avaient l’air heureux. Elise aussi, et ça c’était vraiment mimi de la voir si reconnaissante de ce temps avec ses potes.

La prochaine est pour Jonas (ah oui, j’ai oublié de préciser que c’est pas parce qu’on est jum’ qu’on fête son anniv ensemble, hein?)

Et on passe à 2 chiffres

iphone04112011 192iphone04112011 313iphone04112011 365 iphone04112011 431iphone04112011 242

Tu pesais 3,8kg

Tu pesais 2,5 kg

En l’espace de 10 minutes tu es arrivé tête en avant, tu as a suivi, version toboggan.

Je me souviens de ces premiers moments où vous êtes tout deux devenus des évidences.

Chacun son visage, chacun son odeur.

Chacun son doudou, chacun ses cris. Chacun son sein, puis chacun sa main.

A vous deux, vous cumulez tout: l’intelligence et l’insouciance, les sourires et les larmes, le calme et la tempête, le raisonnement et la spontanéité, l’énergie et l’apaisement, la douceur et la douceur.

Tu es calme, posé, réfléchi, le cerveau en ébullition permanente, posé sur une planète parfois bien loin de la nôtre. Où le quotidien est une contrainte.

Tu es énergique, curieuse, vive, sensible, douce et expressive, posée sur notre planète. Où l’inaction est déroutante.

Vous êtes si différents et totalement indissociables. Etre jumeaux c’est être identiques disent certains. Vous n’avez rien d’identique, mais à vous 2 vous pouvez ne faire qu’un. Inséparables et complémentaires, liés par un truc indéfinissable et unique. Qui ne se voit pas. Qui se vit.

Vous êtes les 2 pièces d’un puzzle familial qui sans vous ne serait pas complet. Et qui sans vos frères et soeur ne le serait pas non plus.

Depuis 10 ans aujourd’hui.

Bon anniversaire mes petits grands.

 

18 points pour réussir une soirée de 18 ans

1 – Oublier…

Tout ce qu’on vous a raconté sur les soirées des enfants des amis d’amis de vos amis que vous n’avez jamais rencontrés. Ces soirées ont dégénéré, les maisons ont été vandalisées par des mutants bourrés sortis de nulle part qui ont tout cassé, alors que les parents étaient partis en Province comme par hasard juste ce week-end là en laissant un gros billet sur la table. En plus il y avait de la drogue et des préservatifs partout, et certains jeunes ont même dormi dans le lit des parents, profitant de ce qu’il était encore libre, tous les autres lits de la maison ayant été investis. Généralement ces histoires sont assorties d’un discours sur les parents démissionnaires devant leurs ados un peu révoltés.

2 – Se souvenir…

Des soirées de notre jeunesse, des échanges de cour de récré au lycée « t’es invitée à la soirée de Juliette? » « Y’aura qui? » « Tu crois qu’on peut s’incruster? » « Hann Il sera là? Faut absolument que mes parents soient ok pour que j’y aille… » Des jours qui précédaient où le stress montait pour que tout soit parfait, de la musique qui claquait dans les oreilles avec la boule à facette et les spots sur lesquels on mettait du calque de couleur, des montagnes de chamallows et les mélanges liquides improbables qu’on buvait en disant que c’était du Ponch, ou des cocktails. Passés 22 heures, on ne regardait plus vraiment ce qu’on buvait parfois. Du Malibu Coco, du vodka-Curaçao bleu? bref, on a aussi eu 18 ans.

3 – Se lancer

Et dire oui. Oui tu peux faire une soirée à la maison. Et dire non, pas la veille pour le lendemain, mais plutôt 3 ou 4 semaines avant. Une fête réussie ne nécessite pas forcément la location d’une salle, plus traiteur. Pas les moyens d’ailleurs. Et ce n’est pas cela qu’il demande. Il veut juste faire une soirée avec ses potes. Et sa soeur, et quelques potes de sa soeur aussi. Et il invitera aussi son frère à passer.

4 – Accompagner (je n’ai pas dit assister)

Il a 18 ans, c’est sa soirée, ce n’est pas la mienne. Il a plein d’idées, de l’expérience sur le sujet, et beaucoup de bon sens. Il faut qu’il puisse en profiter. Et moi? ça se passe chez moi et même si la meilleure assurance que j’ai c’est la confiance que je lui accorde, rien ne m’empêche de poser quelques questions liées à mon expérience du sujet (même historique), et à mon grand âge.

5 – Définir le périmètre

Le garage et le jardin. Aucun accès direct dans la maison. Cela évite de stresser, de surveiller, de fliquer. Pas besoin de vider la maison, retrouver des clés pour les pièces, risquer des tâches indélébiles sur mon canapé Ikea, trouver des canettes vidées dans le bocal du poisson, ou un mégot dans la cage du lapin. Et plus si affinités. Et peut-être que rien de tout cela ne va arriver. Mais dans le doute, hein?

6 – Inviter

Pas besoin de prévoir des enveloppes et des petits cartons. Facebook est là. Il crée un événement, et il invite. Je ne veux pas connaître la liste. Les copains que je connais seront là, c’est chouette qu’ils viennent tous. Pour le lieu, Maël mettra l’adresse sur le groupe Facebook 2 heures avant la soirée. Histoire que notre adresse ne circule pas via Facebook les 15 jours qui précèdent. Chez moi, ce n’est pas le Stade de France, hein?

6 bis –  Traduire le nombre d’invités

La liste en prévoit 40 quelques jours avant la soirée. Dans la réalité, c’est comme les manifestations. 40 selon les forces de l’ordre (je ne parle pas de moi) 100 selon les organisateurs. Sans grossir les chiffres, et on ne le sait qu’après. Donc si 40 personnes sont réellement invitées, il y en aura plus. C’est certain. Et la maison a, contre toute attente une capacité d’accueil insoupçonnée.

7 – Les horaires

De 20h30 à 1h30. C’est l’horaire annoncé. Mais en toute complicité avec l’organisateur, on sait que ça va déborder d’une heure. Ok j’aurai le droit de proposer qu’on baisse un peu la musique. Parce que ça va être bruyant. 

Consigne: on vient après avoir dîné (l’estomac plein de macaronis), ça permet de tenir l’alcool un peu mieux, et ça évite à la mère de l’organisateur de fournir un buffet colossal pour 40 100 adolescents en plein croissance.

8 – La musique et les éclairages

C’est lui qui gère le matériel prêté et installé par des copains, le bruit, la playlist, les branchements, les éclairages, tout. Impressionnant l’enceinte grosse comme mon sèche-linge.

9 – Le budget

En gros, chacun apporte ce qu’il consomme et partage (ou pas?). Donc les invités apportent de l’alcool, avec de l’alcool, et parfois un peu d’alcool aussi. Donc je n’ai fourni aucun alcool. Ce qui me convenait bien, parce qu’au-delà d’une bière, j’ai du mal à fournir de l’alcool à mes enfants. Et puis l’alcool coûte cher.

J’ai donc fourni: des jus de fruits et sodas, des verres, du Sopalin et des sacs poubelle, des Bonbons et des gâteaux. Non pas de chips, ça se renverse, ça s’écrase, on marche dedans et ça ne nourrit pas. Budget total: 50 euros. Pour 40 100 invités, c’est imbattable.

10 – La déco

Des sacs poubelle posés partout, des cendriers à gogo, une ou 2 tables à disposition, un seau et une serpillère au cas où. Le reste est accessoire. Restons centrés sur l’essentiel.

11 – Les voisins

Certains voisins sont des amis. Ils comprennent, sont heureux pour Maël.

D’autres sont systématiquement garés devant chez vous, ne disent jamais bonjour, ont 3 voitures pour 2, ont des enfants braillards. Un seul conseil: Oubliez tout. Parce que ce qu’ils vont se prendre dans les oreilles pendant la soirée vaudra pour tous les coups bas des 5 dernières années. Vous serez vengés de tout. Un petit mot dans les boîtes aux lettres pour prévenir, avec humour et décontraction.

12 – Planifier ma soirée

Non, je ne passerai pas la soirée à la maison. Ce serait bien qu’il y ait un adulte sur place. Ahhh mazette il a 18 ans! il est la personne majeure. Je prévois une soirée à proximité (20 minutes à pieds), chaleureuse et arrosée. Le cinéma, par exemple, ce n’est pas une bonne idée. ça finit trop tôt, et il y a un risque de ne pas pouvoir se concentrer sur le film en imaginant les scénarii racontés aux point 1.

Une nuit à l’hôtel? Hors de question. Il ne s’agit pas de lâcher l’affaire complètement. Je rentrerai vers 1h00 pour prendre la température de Maël de la soirée avant d’aller me coucher. Soit je dormirai, soit je n’y arriverai pas. Selon la température.

13 – Derniers préparatifs

Faire de l’espace dans le garage. C’est une occasion rêvée de remplir quelques sacs poubelle, de prendre conscience de la taille de cette pièce, de vider totalement le lieu. D’entendre que ça résonne quant on fait ohhhhh. Non, ça ne le fait plus avec 100 40 personnes dedans. Faire les courses du point 9 à 18h00. Je me suis dit que ça ferait un peu court, mais c’était sa soirée. Il a géré.

14 – Partir

C’est le grand moment. Maël gère super bien son stress. Il y a 2 copains qui feront les contrôles à l’entrée, et une photo souvenir. Les spots sont allumés, la sono est branchée. Les vélos et scooters se garent dehors. Une 60taine de vélos et scooters. Tous les poteaux et lampadaires du quartier sont investis, les clôtures, les grillages, les portails. Il est temps que je parte. Ils sont prêts et moi aussi.

15 – Revenir

J’ai prévenu de mon retour 1/4 d’heure avant. J’ai croisé des gens qui me disaient bonjour dans la rue. Ils avaient l’air gais. J’ai pris la température en arrivant à la maison. Il n’y avait plus de musique. les baffles avaient trop chauffé. Je suis montée me coucher. Le périmètre avait été parfaitement respecté. La musique a repris, mon lit tremblait au rythme des basses. Je me suis dit que ça durerait au maximum encore 1 heure. J’ai mis des bouchons dans mes oreilles. L’instant d’après, j’ai ouvert l’oeil, il était 6h28. Je l’ai refermé jusqu’à 9h23.

16 – Ranger

Toujours voir les bouteilles à moitié pleine, et jamais les bouteilles vides….

Toujours voir les bouteilles à moitié pleines, et jamais les bouteilles vides….

Ils se sont mobilisés à 9h30 pour ranger (Non un ado ne dort pas toujours jusqu’à 13 heures). A 3. Le jardin, le garage, les abords de la maison. 1 heure de travail. En partageant leurs souvenirs de la soirée. J’ai pris conscience de ce qui avait été consommé. Et de ce qui restait.

Pendant ce temps, j’ai préparé des pancakes pour leur recoller l’estomac. Et j’ai dit que je passerais la serpillère dans le garage, c’était ma contribution. ils ont TOUT rangé. Tout. Le garage n’avait pas été aussi propre et rangé depuis longtemps. Je devrais les remercier pour ça, d’ailleurs.

17 – Féliciter

Oui c’était une belle fête, bien organisée, bien canalisée, bien déléguée, bien encadrée, et qui n’a pas dégénéré. ça valait le coup de faire confiance à Maël. La meilleure assurance de réussite, c’est la confiance. Il a vraiment bien assuré, avec Coline.

18 – Les voisins (bis)

Recroiser les voisins, après. Pour les remercier de leur patience et de leur compréhension, parce que la fête était belle, et qu’on n’a pas 18 ans tous les jours. Vous vous souvenez, vous quand vous avez eu 18 ans, hein? Déposer un petit mot dans leurs boîtes aux lettres pour en remettre un couche et les remercier encore.

20141130_13133220141130_131346

Cadeau du voisin, ami et plein d’humour, ce matin.

Parce que Maël, c’est le Premier.

Ce n’est que le Premier a avoir fêté ses 18 ans.

Il a été le premier

maelswagg

Il a été le premier à bouger dans mon ventre

Il a été le premier à croiser mon regard

Il a été le premier à me faire découvrir la blancheur consécutives des nuits

Il a été le premier à faire de la salle d’attente du médecin l’annexe de mon salon

Il a été le premier à faire le papillon pour mettre son manteau

Il a été le premier à enlever les petites roues de son vélo

Il a été le premier à écrire son prénom en lettres bâton

Il a été le premier à inventer des mondes Playmobil et Lego

Il a été le premier à se lover contre moi pour l’histoire du soir

Il a été le premier à apprendre ses tables de multiplication

Il a été le premier à écrire une rédaction

Il a été le premier à s’émerveiller devant le sapin de Noël

Il a été le premier à aller à l’école tout seul

Il a été le premier à accueillir l’arrivée d’un bébé à la maison

Il a été le premier à franchir l’entrée de la primaire, puis du Collège, puis du Lycée

Il a été le premier à partir en vacances sans moi

Il a été le premier à m’écrire des lettres

Il a été le premier à entrer dans l’adolescence

Il est le premier à atteindre la majorité.

Demain il ne sera plus tout à fait le même qu’aujourd’hui sans pour autant vraiment être différent d’hier.

Il restera toujours le premier.

Je lui souhaite d’être celui qu’il a envie de devenir, et pas celui que d’autres voudraient qu’il soit. Juste lui-même.

Bon anniversaire Maël!

Je peux faire une fête?

IMG_20140217_174734

De mon temps on disait une boum, ça voulait dire qu’on faisait ça de jour, en fermant les volets et les rideaux. Cela ressemblait à un goûter d’anniversaire, avec des bonbons et de la musique pour danser.  Un lampadaire avec du papier crépon devant pour faire spot. Les filles alignées d’un côté, les garçons de l’autre. Et toujours un ou 2 hyper décomplexés qui mettaient de l’ambiance.

Quand on était un peu plus vieux, on disait une soirée, ça voulait dire que ça se passait de nuit, le soir. Il fallait prévoir un buffet, et une vraie sono qui dépotait bien, quelques spots et une boule à facette qu’on se prêtait de soirée en soirée. Et beaucoup de monde.

Pour son anniv, Basile a voulu faire une fête. 14 ans. 

IMG_20140217_174723

Les invitations: Mam’s on sera entre 10 et 15. Des filles et des garçons. Pas besoin de faire des invitations, tout passe par les réseaux sociaux. Jusqu’à la dernière minute, ils seront entre 10 et 15. Finalement ils seront 16. Tous des amis dont je connaissais les prénoms, et certains en vrai. Beaucoup de filles, et quelques garçons. Oui, je dois me faire à cette idée.

Le timing: On s’est mis d’accord sur 19h30-23h30. A 23h45 ils étaient tous partis.

La musique: une enceinte bluetooth un peu puissante. Sur laquelle chaque invité, à tour de rôle, pourra brancher ton smartphone, son Ipod et produire la musique. Avec 4 spots.

L’environnement: des canapés sur lesquels se vautrer. L’adolescent est adepte du tas. On s’empile, on se colle, on se parle, on se marre.

IMG_20140217_162329

La nourriture: chez les copains, c’était souvent des soirées pizza. Alors nous on a fait des sandwiches. Plein de sandwiches faits à l’avance, ça évite de devoir gérer le réchauffage des pizzas, les risques de brûlures, la tomate écrasée. Des plateaux de sandwiches: beurre-jambon-emmenthal, kiri-thon, et beurre-rosette-cornichon. Et des Curly, et des Monster Munch. Et des bonbons sans papiers. Et un gâteau avec des bougies décoré par Basile. Et des boissons sans alcool. Surtout du Schweppes Agrum et du Coca. Et des serviettes en papier.

IMG_20140217_174709

L’idéal, c’est de donner l’illusion que j’ai laissé la maison à Basile, tout en restant là, avec ses frères et soeurs. En vrai, on s’est fait des sandwiches, les mêmes. On s’est fait des bols de bonbons, les mêmes. On s’est mis de côté des Curly et des boissons, les mêmes. Et on s’est enfermés dans la chambre de Noé, avec un ordi, un vidéoprojecteur, une enceinte, et un disque dur externe. On a regardé Planes et Raiponce. Et c’était vraiment bien.

IMG_20140217_200247

Pour ranger, on a sorti un grand sac poubelle, et en 15 minutes c’était fait. Rapide et efficace.

Basile a reçu plein de cadeaux de ses copains, ils se sont bien marrés, ils ont dansé. Quand ils sont partis, j’ai montré le bout de mon nez, ils m’ont tous dit au revoir très poliment, en me disant que c’était la plus chouette soirée à laquelle ils étaient allés depuis longtemps.

On refait ça quand vous voulez, les enfants, vraiment. J’aime les ados. Vraiment.