20 ans

mael-copieCe matin j’entends ta voix grave, ta voix d’homme.

Je te prends dans mes bras, mais j’ai plutôt l’impression que c’est toi qui me prends dans les tiens. Ils sont grands, tes bras.

Tu piques un peu, mais je retrouve ton odeur unique, celle qui fait de toi celui que je reconnaîtrais parmi beaucoup d’autres, et notamment parmi celles de chacun de tes frères et soeurs.

Tu es drôle. La blague pour désamorcer les tensions, c’est toi qui la trouves. Parce que le conflit ce n’est pas ton truc, alors quand tu sens que ça se crispe tu décrispes, tu provoques, ou tu sors une bonne blague, parfois bien lourdingue. Mais qui fait rire, et qui soulage.

Tu es là. Là pour tes frères et soeurs et moi, là pour tes copains, là pour tes amis. Tu es le grand frère d’une fratrie solide qui peut s’appuyer sur toi. Et tu sais t’appuyer sur eux.

Tu es un tendre, un vrai sensible. Tu es celui qui sais toujours glisser le petit mot, la petite phrase, le petit encouragement, la petite douceur qui apaise, qui donne du pep’s. Celle qui m’émeut, ou me rassure, m’encourage ou me fait sourire.

Tu es mon bonheur capillaire. Un bonheur qui depuis quelques années s’est installé dans cette maison. Blond on brun, court ou long, parfois ras. Ciseaux ou tondeuse, coiffeur ou home-made, réfléchi ou spontané. Tu assumes et ça te va bien. C’est toi.

Tu as envie. Envie de bosser, envie de venir, envie de photographier, envie de manger, envie d’aimer, envie de dormir, envie d’écouter, envie d’aller, envie de sortir, envie de courir, envie de rire, envie de voir, envie de regarder. Et ça donne juste envie d’avoir envie avec toi.

Tu as 20 ans.

Tu as envie, 

Tu es en vie.

Et c’est magnifique, chaque jour.