Se serrer dans les bras

Une fois de plus, je commence un billet en constatant que cela fait un bail que je ne suis pas venue poser ici quelques mots.

Il y a plein de bonnes et de mauvaises raisons, le temps qui file, le nouveau job, les journées (et les nuits) trop courtes.

Les vacances de Noël ont été magiques de douceur, de grand air avec les kids pendant 3 jours dans la Baie de Somme. En plus des phoques qui étaient au rendez-vous, nous avons joué à un jeu qui s’appelle Vertellis. Si vous avez des ados, précipitez-vous pour remplacer le Uno et le Triomino. Les Kids se sont dits des choses à travers ce jeu qui nous ont fait du bien à tous. Je ne m’y attendais pas. Des fêtes de Noël plus que tranquilles, sans réunions de famille élargie. Et du repos.

On s’est souhaité des voeux pour une année meilleure que l’année précédente, mais j’avoue que pour l’instant, on n’en voit pas le bout du démarrage du début du côté meilleur. Et franchement ras la casquette. Moi pour qui la colère est le dernier mode d’expression quand on n’a plus rien d’autre, je suis tombée dedans cette semaine. Les mots qui partent plus vite qu’ils ne sont réfléchis, le ton qui monte et le bruit qui augmente. Evidemment, il y a du répondant avec les enfants, c’est pas comme si je les impressionnais encore. Un vrai bon n’importe quoi. Je n’en suis pas fière. Certains disent que la colère a du bon, il se trouve que personnellement dans mon vécu personnel comme on dit, elle ne fait que des dégâts.

Impossible d’enfiler mes baskets pour aller marcher, l’heure du couvre-feu était passée. J’ai zoné sur Instagram pour me changer les idées. Au lieu des images de voyage qu’on ne trouve plus puisque personne ne voyage, je suis tombée sur des photos de chats et de chiens. Normal, chacun est chez soi.

Impossible de me plonger dans un bouquin, avec le cerveau qui moulinait et revivait le film de ces échanges houleux. La nuit à été rude… et la suivante aussi. Du coup, j’ai mal au dos. Plein le dos! Et comme par hasard, c’est la semaine qu’un virus (un autre) a choisi pour m’agresser, me faire tousser, et me gêner pour respirer. Tiens donc.

Les Kids font preuve d’une résilience et d’un courage qui me bluffent: ils ne craignent rien pour eux-mêmes (ou presque), sont pénalisés dans leurs études depuis bientôt 1 an, doivent se motiver pour bosser dans des conditions sacrément dégradées, ne voient plus leurs potes, ne sortent plus, et ils prennent conscience de l’ampleur des dégâts que va générer cette crise et qu’ils porteront pendant de longues années. Donc ils sont courageux mais ils en ont ras-le bol aussi. Donc forcément ça frotte à la maison.

Je n’ai pas la solution. Je n’ai plus la solution. Comme nos gouvernants d’ailleurs. Flottement général. Alors on va se contenter du minimum: une hygiène de vie correcte (ça tombe bien j’ai acheté une friteuse) et un job qui me rend heureuse (et je mesure ma chance)!

Pour le reste, j’attendrai, et je me dis que ce qui me fera le plus de bien, demain, c’est qu’on puisse se serrer dans les bras.

5 Comments

  1. Ça manque tellement, de se serrer dans les bras. Et je me demande si un jour, quand on en aura le « droit », on arrivera de nouveau à le faire sans crainte. C’est terrible je trouve, ce contact qu’on nous a enlevé. Je n’ai jamais autant eu envie d’embrasser des gens ! Virtual hugs ma Cécile.

  2. Je comprends tellement ce billet… la semaine dernière a été celle du ras le bol généralisé ou même les plus optimistes craquent… courage à toute votre belle famille.

  3. même ressenti pour nos ados. Ce n’est vraiment pas une vie d’être cloîtrés à l’âge où l’on sort, s’amuse, rencontre, flirte… mais comment faire autrement ?
    ici, je trouve qu’ils le vivent relativement bien. Mais on a tous clairement besoin de changer d’air, c’est certain. Bon courage Cécile, le temps des câlins reviendra !

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