Psychoter – surfer – surpsychoter –

 

 

J’ai l’air comme ça plutôt zen et rationnelle … mais certains événements de notre vie ont fait de moi une mère plutôt psychoteuse, et sincèrement Internet ne m’aide pas à l’être moins.

Le scénario du jour: ce matin, Noé se réveille, se lève et tombe, sa jambe gauche ne le porte plus, ou plutôt son genou gauche. Super douleur, il est plutôt dur à la douleur, pas chochotte pour un sou, voire même à taire sa douleur. J’ausculte le genou: aucun bleu, aucune enflure, aucun bobo apparent, ça plie sans douleur, ça se tend sans douleur, j’appuie partout.

Je lui demande de marcher, il boite vraiment. Je l’observe sans qu’il me voie, pas de doute, il ne fait pas de chiqué… Il veut aller au centre, je lui suggère d’éviter le foot et l’accrobranche et de dire s’il a plus mal dans la journée.

Et là, erreur fatale: je vais sur Internet et je tape « douleur du genou enfant »… et là, Mazette, je découvre toutes les pathologies du genou possibles et imaginables, décrites par les meilleurs orthopédistes de la terre (je boycotte Doctissimo, c’est une autre histoire), j’en lis même en anglais, ça fait bien. En 30 minutes de surf, je suis devenue orthopédiste, persuadée que Noé cumule plusieurs pathologies d’ailleurs.

A l’heure du déjeuner, j’appelle le centre de loisirs, on me passe Noé qui a une bonne voix, et moins mal, surtout lorsqu’il joue au ping-pong. Sa réponse devrait me rassurer, mais je me souviens qu’il est dur à la douleur, et serait du genre à minimiser pour ne pas déranger.

Je laisse un message à ma doc (j’ai la chance d’avoir son N° de portable pour les jours où elle ne bosse pas. C’est le privilège d’une mère de famille nombreuse dont la salle d’attente de la doc a longtemps été l’annexe de mon salon. Elle me rappelle, me conseille un orthopédiste pour ce soir si besoin, un autre pour demain. Je récupère Noé, qui a beaucoup moins mal. La raison l’emporte, j’aviserai demain plutôt que de gérer dans l’urgence (j’ai quelques autres enfants qui ont aussi quelques urgences entre 18h et 20h).

Je pense être rassurée… pour ce soir.

Je suis grave, non…

10 Comments

  1. Non tu es normale. Tu as des inquiétudes et tu cherches des réponses. L’autre jour le médecin m’a prescrit une échographie cervicale pour lui oter le doute qu’il avait sur l’énorme ganglion que je traînais depuis trois semaines. Pourquoi ai-je googleulé « ganglion douloureux gorge » ? Ça m’a empêché de dormir pendant trois jours, jusqu’à l’échographie qui a révélé un bête ganglion à traiter aux anti inflamatoires. Tout ça pour ça. Internet ne rend pas que des services, surtout dans le domaine médical ! On ne m’y reprendra plus.

  2. ne jamais surfer sur internet pour chercher une info médicale quand on a un symptôme
    jamais…
    je sais c’est dur à tenir mais c’est toujours pire après…
    une interview à ce propos sur la surinformation des femmes enceintes à cause d’internet…
    courage
    bises

  3. je pense tout de suite au pire quand mes proches ou moi avons qq chose.. j’ai tjs le sentiment d’avoir les connaissances théoriques pour m’angoisser -je suis ide- et pas assez de connaissances pour me rassurer-je ne suis pas médecin- sachant cela , je ne cherche pas plus sur internet.. trop flippant! et aujourd’hui , comment va noé?

  4. Pour tout ce qui est médical, internet c’est un vrai piège! Mon médecin me dit toujours qu’il ne faut pas y aller, mais c’est plus fort que moi, et à chaque fois effectivement on découvre que son enfant a une maladie TRES grave…

  5. t’es grave? alors je suis méga grave! Une douleur à la tête et hop une tumeur! des maux de ventre? et hop une appendicite? une douleur prolongée à la jmabe? et hop un cancer des os…..

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