Alexandrins, alexandrins (sur l’air de Claude François)

 

 

Au cas où je risquerais d’oublier mes enfants cette semaine (ouais, on peut en rire, mais moi je trouve ça dur dur quand même), ils se rappellent à mon bon souvenir par des photos, des sms, des petits mots, des mails, et hier, j’ai eu droit à un challenge: écrire un poème lyrique, avec métaphores et comparaisons, antithèse et personnification, 4 strophes minimum, exprimant deux sentiments opposés!

Ouf on respire, et on se dit que finalement, la maison des nombres, c’était pas si mal en fait!

Je m’y suis mise au retour du bureau, et je vous offre donc ce poème appelé « Qui est-ce ? », écrit  par pour une élève de 4ème:

 

Lorsque j’avais 6 ans c’était un sentiment

d’affection, de tendresse que j’éprouvais pour lui.

Nous nous entendions bien, je le trouvais joli, 

Avec complicité, nous partagions le temps.

Comme un frère et une soeur qui seraient proches en âge,

Il partageait ma vie, nous grandissions ensemble.

Il me faisait penser à un vrai chef d’orchestre, 

Toujours très bien rythmé, jamais en décalage.

Si je partais au loin, alors il me manquait,

J’aurais dû le lui dire, mais je ne le pouvais.

Et quand je revenais, alors toujours trop tard, 

Mes yeux pleins d’amitié, lui lançaient des regards.

Il y a 2 ans, ou 3, il a vraiment changé, 

Chaque matin qui passe, avec son arrogance, 

Il me défie, m’agace, il frôle l’insolence.

Je ressens du dédain et de la défiance.

Et même lorsque je suis dans un profond sommeil, 

Alors que je voudrais seulement l’oublier

Tous mes sens sont vers lui entièrement tournés 

Il va bientôt sonner, je le hais, mon réveil.

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