Auto-analyse cérébrale (si si il y a un jeu de mots)

Il y a mon côté « raisonné »: la voiture est devenue trop grande, elle a encore un peu de valeur, je dois lui faire passer le contrôle technique et faire des réparations, je pourrai essayer de la vendre, et si je n’y arrive pas, je la garderai, je vais y réfléchir … On verra bien d’ici l’été.

Il y a mon côté « impulsif »: Et si je mettais une annonce avant même de la faire réparer, histoire de voir si j’ai des appels, et puis 1000 euros plus haut que sa valeur Argus, pour avoir un peu de marge de négociation.

Il y a mon côté « décidé »: Hop, 2 photos devant la maison, 1 annonce sur le Bon coin. 1 descriptif copier-coller un peu personnalisé. Publié.

Il y a mon côté « stressé »: Et si je me fais avoir par un client malhonnête, ou une banque foireuse. Et les clients vont savoir où j’habite en venant voir la voiture. Et on part dans une semaine en vacances, c’est un peu risqué. Et si le garagiste trouve d’autres défauts sur la voiture. Et le surf, on va le mettre où?

48 heures après avoir mis l’annonce, un client me verse un acompte cash. Il est pressé, la voiture n’est même pas encore réparée.

Il y a mon côté « coincé »: c’est malin, elle est vendue, elle sera payée mercredi. Mercredi soir je serai à pieds. Paris-Morgat à pieds samedi prochain, c’est osé.

Il y a mon côté « faut y aller »: je vois une annonce, je vois une voiture, je vois un client, je suis décidée.

Il y a mon côté « soulagée »: Tout s’est bien passé, L’Expert est vendu, la 5008 est garée devant la maison, une nouvelle aventure commence…

J’ai un côté « fatiguée », aussi.

Cette vidéo, c’est cadeau, je ne m’en lasse pas, comme de mes Peugeot

 

Je fais ma vaisselle au savon de Marseille

Voilà, tout est dans le titre…

Tout cela est venu d’un manque d’organisation conjoncturel qui m’a fait vivre une pénurie de produit à vaisselle. Par contre j’avais bien cliqué sur les 14 boites de petits pois et les 3 kilos de lentilles en faisant ma commande, pas sur le produit à vaisselle… zappé.

Le premier jour, j’ai dilué le fond de ma bouteille avec un peu d’eau pour faire durer, ça a fait beaucoup de bulles. Le 2ème jour, j’ai tout mis dans le lave-vaisselle, le 3ème jour aussi. Le 4ème jour, j’ai laissé la vaisselle s’empiler dans l’évier, en pensant très fort à ma mère qui dit toujours que ce qu’on laisse dans l’évier le soir… on le retrouve le lendemain matin. Elle a raison.

Le 5ème jour, j’ai utilisé le savon de Marseille qui se trouvait à côté de l’évier, et qui malgré mes consignes quotidiennes aux enfants depuis une génération pour qu’ils se lavent les mains avant les repas ne diminue pas de volume de manière évidente…

J’ai frotté mon éponge avec, puis poêles et casseroles. Et puis j’ai recommencé le lendemain. Et encore le jour suivant.

Bilan:

  • C’est aussi efficace que le produit à vaisselle
  • Contrairement à des recettes de liquide vaisselle maison que j’avais testées et qui ne moussaient jamais, le savon mousse, mais pas trop.
  • Ca dégraisse aussi bien que le produit à vaisselle
  • On n’hésite pas à en utiliser largement, et on ne risque pas d’en mettre trop. Je n’ai jamais su maîtriser la pression sur le flacon de liquide vaisselle, et souvent je me retrouve avec une éponge qui mousse, remousse et surmousse.
  • Comme ça dégraisse bien, ça marche aussi pour nettoyer l’évier et ses alentours, en alternance avec du vinaigre blanc (et ça ne pique pas le nez)
  • Une bouteille de moins sur l’évier, c’est toujours ça de pris
  • Si les enfants font la vaisselle, ils se lavent les mains en même temps
  • Je pense que c’est moins abrasif pour les mains, moi qui fais la vaisselle sans gants et me bats contre les crevasses à longueur d’année.
  • Comme c’est du savon, ça glisse un peu, alors si on a les mains qui lâchent et un évier en céramique, ça peut faire de la casse.

Et vous? c’est quoi vos recettes de produit vaisselle?

Dans la série écolo, je pense que c’est plutôt pas mal, alors du coup j’en profite pour vous donner des nouvelles de mon compost: il est magnifique, ça marche super bien. Incroyable de voir qu’en quelques mois tous les déchets que nous y jetons se transforment en une matière bien noire et riche dans laquelle évoluent des vers de terre heureux (oui, je reconnais un ver de terre heureux au fait qu’il frétille quand je remue le compost à la fourche). J’ai donc hâte de faire des semis et d’engraisser mon terreau avec ce compost maison!

Amour du jour

Ce matin, j’ai relu des billets que j’ai écrits sur le blog. Certains avaient glissé sur le clavier sans qu’ils aient vraiment été réfléchis avant. D’autres que j’avais travaillés, mûris, écrits et repensés avant de les publier.

Ces billets qui traduisent des émotions, des sentiments, des humeurs, des situations vécues, des réflexions que m’inspire notre vie de tous les jours. En y mettant un peu d’humour, parfois. Souvent. Parce que l’humour, c’est ce qui permet de mettre le couvercle sur plein d’autres émotions ressenties.

Et dans ces émotions, il y a l’amour. Celui que je ne nomme pas souvent, parce que ça fait gnangnan et compagnie, un peu sirupeux et bisounours tout. Surtout quand on est formaté depuis longtemps à vivre ses émotions avec un peu de retenue plutôt qu’en les exprimant. N’empêche que depuis que je suis mère, vu ce que je suis amenée à vivre pendant cette période où les enfants sont à la maison, autant appeler un chat un chat: il faut une sacrée dose d’amour pour que ça passe parfois. Tout ce qu’on n’accepterait pas au 1/10ème si cela venait de quelqu’un pour qui on n’a pas d’amour.

Alors oui je déborde d’amour pour chacun d’entre eux. C’est mielleux, c’est sucré, c’est vraiment doux. C’est surdosé, c’est dépassé, mais ça me galvanise, chaque jour.

Et aujourd’hui encore plus pour Basile pour qui j’avais écrit ce billet il y a un an jour pour jour et que je pourrais écrire à nouveau aujourd’hui, avec autant d’amour.

 

Billet écrit dans le cadre de ma participation au projet #10dumois « parlez-moi d’amour »… Et la Saint-Valentin me laisse sèche!

 

 

Le vélo de Jojo

C’est la star de notre dernière semaine ce vélo…
Jojo l’utilise tous les jours, il pédale en danseuse pour aller et revenir du collège. Héritage d’un frère aîné, ou de 2, il a quelques heures de pédalage dans le cadre, celui-là.

Jeudi soir, Jo est rentré à pieds du Collège.

« C’est mon copain, il a attaché son vélo sur le mien, et il finit après moi, alors je suis rentré à pied ». En langage collège, ça s’appelle être trollé, mais Jo ça ne l’a pas fait rigoler.

Vendredi matin, Jo est allé à pieds au Collège.

Quand il s’en est rappelé, il a cavalé cavalé, il n’avait pas anticipé. j’ai juste eu le temps de lui dire de mettre un manteau bien chaud, tout était gelé, je crois même qu’il a un peu glissé.

Vendredi soir Jo est rentré à pieds du Collège.

« J’avais changé de manteau, mais mon trousseau de clé était resté dans l’autre ». Un peu contrarié, Jo, et mon curseur de culpabilité est un peu monté.

Lundi matin, Jo est allé à pieds au Collège.

Cette fois-là il ne s’en est pas rappelé, et il a eu beau cavaler, ça n’a pas suffi pour arriver avant la sonnerie. 5 minutes de retard.

Lundi soir, Jo est rentré à pieds du Collège.

Il n’a pas retrouvé ses clés, il les avait égarées. Ou prêtées. A son frère Noé. Impossible de les retrouver.

Mardi matin, Jo est allé à pieds au Collège.

C’est bon pour la santé, de marcher, et de courir aussi. Mais je crois bien qu’il en avait assez.

Mardi soir, Jo est rentré à pieds du Collège.

Fâché. Parce que le gardien avait décidé: Si tu ne récupères pas ton vélo demain, je coupe le cadenas.

Mercredi matin, Jo est allé à pieds au Collège.

On avait bien fouillé, et pas trouvé les clés. J’avais trouvé 7 doubles de clés de cadenas et fait un vrai beau trousseau, placé dans son cartable, pour toutes les essayer. Et puis une 8ème clé, celle qui apparemment ressemblait le plus à celle du cadenas verrouillé.

A 10h00, Jo m’a appelé du Collège, un peu paniqué. Le vélo était dans la loge du gardien, il valait mieux que je vienne le récupérer avant que le cadenas ne soit cisaillé. Quoi? Aucune des clés ne fonctionnait? Aucune de celles du trousseau, mais Jo ne trouvait plus la 8ème clé, la clé spéciale… Je lui ai proposé de regarder dans le fond de sa poche droite. Ouf, elle y était. Trop tard pour aller la tester, la fin de la récré était arrivée, et le nombre de billets de retard des jours passés suffisait.

A 11h00, une dame m’a appelée du Collège. Jo avait essayé la clé, et ça avait marché.

Mercredi midi, Jo est rentré du Collège, en danseuse sur son vélo, triomphant et heureux.

A 12 ans, ne changez rien!

Ne changez rien, et pourvu que ça dure…

Ton humeur du matin, quand tu te suspends à mon cou pour réclamer un bisou, et encore un, et un autre et un autre encore, sur l’autre joue!

Ton calme du matin, quand ta soeur te reproche de faire sonner ton alarme à 7h00 au lieu de 7h01

Ton habitude de choisir tes vêtements le soir, et de changer d’avis le matin.

Ton choix de vivre avec 3 tee-shirts et 2 pantalons, pour ne pas te poser de questions sur ce que tu dois porter le matin

Ton réflexe de faire tous tes devoirs, vite et bien, en soufflant que c’est trop dur, que tu n’as rien compris, que la prof de maths est un tyran qui donne trop d’exercices.

Tes réponses systématiques « je n’ai pas de devoirs », « j’ai fait tous mes devoirs », « y’a rien à faire » qui ne laissent personne dupe, et qui te vont si bien.

Ton principe qui t’impose d’être toujours prête à 40 pour partir. 7h40, 8h40, 9h40 pour ne jamais risquer d’être en retard.

Ton flegme par rapport aux horaires qui te permet, entre 7h00 et 7h56 de te lever, de petit-déjeuner, de faire ton sac, de résoudre un Rubik’s cube 4 colonnes, de lire une BD, de zapper le brossage de tes dents, d’oublier tes clés que tu avais pourtant mises de côté, et de frôler tous les jours le billet de retard.

Ton lien indéfectible aux copines qui à peine laissées au coin de la rue en rentrant sont en direct sur Skype pour le quotidien « j’peux faire un appel vidéo? »

Ton détachement total par rapport au collège, à ce qu’il s’y passe et ce qui s’y vit. C’est là-bas que ça se passe, et ça y reste.

Ta place à ma gauche à table, depuis toujours, prête à sortir les crocs contre celui de tes frères et soeur qui oserait te la piquer. Je crois qu’ils n’essaient plus d’ailleurs.

Ton recul par rapport à ces contraintes de vie bassement alimentaires que sont les repas. Et ne parlons pas des douches, c’est has been les douches, je devrais te remercier de ne pas alourdir les factures d’eau.

Vos bavardages et vos rires du soir après que j’aie éteint la lumière.

Votre bazar permanent, dont chacun accuse l’autre d’être responsable, et que chacun alimente avec une dextérité hors du commun.

Votre binôme étonnant, explosif, solidaire, joyeux, bruyant, unique et incroyable.

Chacun de vous est fort, mais à deux, c’est encore mieux pour être heureux.

Joyeux anniversaire!

Bonne et heureuse année #10dumois

La semaine dernière, j’ai cliqué.

Je me suis dit que c’était une bonne idée de participer au projet #10dumois d’Egalimère. Un peu comme une résolution de début d’année.

Un billet par mois sur un sujet imposé et partagé, qui paraîtra le 10 du mois, sur plusieurs blogs à la fois. Une sorte de RV qu’on se donnera. 

Une résolution, la seule pour 2017. Les autres sont inavouables, soit parce que je ne les tiens déjà pas, soit parce qu’elles sont juste… inavouables, des défis persos très persos. Des ambitions un peu démesurées qui feraient pousser des ohhh et des ahhhh. Donc je les garde pour moi.

Alors, un peu égoïstement, j’ai envie de souhaiter une bonne et heureuse année à ce blog. C’est un peu un refuge, une mémoire, un journal pas intime du tout mais un peu quand même, un salon de thé ou une salle d’attente, un memorial ou une scène de cabaret. J’ai 50 sujets de billets en brouillon, et je manque cruellement de temps pour aller au bout des choses. 6 Kids, aussi merveilleux et ado-rables qu’ils soient et un job vraiment sympa, le tout à plein temps. C’est riche et ça mériterait d’être davantage partagé. 

Rendez-vous donc tous les #10dumois, et plus si affinités!

Bonne et heureuse année à chacun d’entre vous, qui passez, qui lisez, qui commentez, qui restez. J’aime les échanges que j’ai avec vous par mail, j’aime vous rencontrer, j’aime vous lire. On va continuer!

Et la santé, hein?

 

Jo et ses shoes imperméabilisées (avec Tuto)

Dans sa courte vie, Jonas n’a dû faire d’opération shopping avec moi que 3 fois. Parce que le shopping est à des années-lumière de ses préoccupations quotidiennes, mensuelles… allez, disons même annuelles. A son avantage, il a un gabarit parfaitement standard, vit avec 4 tee-shirts, 2 pantalons et 2 pulls. S’il en a davantage dans son armoire il est un peu perdu.

Sa seule consommation: des chaussettes qu’il porte maintenant dépareillées, spécialiste des chaussettes orphelines. Partager son temps entre 2 maisons ne facilite pas le rapprochement de chaussettes.

La dernière fois que j’ai acheté une paire de chaussures à Jo, il aurait pu dormir avec. Il a arpenté la maison sur des kilomètres, se regardant marcher, montant et descendant l’escalier bruyamment, toquant aux portes des frères et soeur pour exhiber ses pieds.

Cette fois-ci il a fait différent. Fier comme tout, il m’a dit qu’il voulait garder ses baskets en toile le plus longtemps possible et que la meilleure solution c’était de les imperméabiliser. J’ai donc laissé faire, observé, arrêté de respirer, retenu des Ohhh et des Ahhh paniqués.

Et puis, quand, j’ai vu le résultat, j’ai décidé que faire un tuto sur le blog était un hommage à lui rendre.

Voilà les chaussures, presque juste sorties de leur sac (en fait pas du tout, j’ai fait la photo hier)

Etape 1: trouver une bougie blanche. Les bougies de photophores sont idéales (éviter la version parfumée) et installer les chaussures sur un plateau. Jonas a choisi la version « je m’installe sur le canapé du salon », j’aurais préconisé plutôt la table de la cuisine. Bref.

Etape 2: Frotter les chaussures avec la bougie. Couvrir toute la toile. J’avoue que ma confiance dans les expériences menées par Jonas en physique ou en chimie est parfois relative.

Sur ce coup-là, j’avais le souffle court en imaginant que l’espérance de vie des chaussures prenait du plomb dans l’aile. Mais bon, le petit côté vintage était sympa quand même.

Etape 3: Trouver une source de chaleur. Jonas a proposé qu’on aille à la source de chaleur la plus directe en cette saison: la gazinière. Moi j’ai pensé « Adieu lacets », poignets de chemise, et Bonjour les brûlures ». Que nenni, il a géré. Le but de la manoeuvre est de faire fonde la cire dont les chaussures sont enduites, et qu’elle pénètre la toile des chaussures. J’ai aussi pensé que les chaussures deviendraient totalement rigides mais non. Nenni again.

Etape 4: Tester la manoeuvre. Au-dessus de l’évier, directement sous le robinet. Pourquoi s’embêter à tester avec une petite quantité d’eau qui ferait penser à une petite averse de pluie, quand on peut tester avec le volume d’eau d’un orage de printemps? Je reconnais que le résultat est bluffant, l’eau déperle sur la chaussures, et Jo est si fier!

Hair

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Dans la vie des ado-rables il y a quelques sujets prioritaires.

Leur vie alimentaire. Partant du constat qu’ils ont toujours faim, tous les sujets de conversations qui traitent  de « qu’est-ce qu’on mange », « quand est-ce qu’on mange », « est-ce qu’il en reste » sont fréquents. Récurrents. Obsédants. Tout le temps.

Leur vie scolaire et étudiante. C’est quand même ce qui les occupe le plus clair de leur temps. Les cours, les devoirs, les évals, les copains, les profs, les emplois du temps. Et les notes aussi.

Leur vie extrascolaire: le sport, les scouts, les vacances, les amis, la famille, les soirées, les compétitions, les entraînements, les sorties.

Mais dans les sujets prioritaires dans la vie des ado-rables il y a…

Leur vie capillaire. Sujet intarissable et récurrent, qui laisse la place à des expériences étonnantes.

La vie capillaire des enfants, c’est assez facile. On parle de longueur de cheveux, tondeuse ou ciseaux, nattes ou queue de cheval. Et on parle de poux aussi. Assy2000 et huile d’olive, et pas mal de gros mots pour insulter ces pétasses de bestioles et tous les parents qui ne traitent pas les têtes de leurs enfants.

La vie capillaire des préados ça se complique un peu: gel ou cire, houpette ou pas, mèche devant l’oeil et le petit mouvement de tête qui se répète 79 fois par jour pour dégager la mèche du visage. On teste les cheveux plus longs, on se rebelle un peu pour ne pas aller chez le coiffeur. Ici c’est plus simple on ne va pas chez le coiffeur, c’est du home made.

Cela fait 20 ans que les économies réalisées sur les coupes de cheveux des enfants me permettent d’aller chez le coiffeur, moi, 4 fois par an. Je n’ai jamais testé la coiffeuse à domicile. Celle qui viendrait avec son bac à shampoing et sa mallette d’outils et enchaînerait 5, 6 ou 7 coupes.

Je pense pouvoir dire que Maël bat tous les records en terme de tentatives capillaires, et grâce à lui, la voie est ouverte pour ses frères et soeurs pour des tests en tous genres de longueurs et de couleur, sans que cela ne provoque aucun choc cardiaque chez moi.

Comme on dit dans ma famille depuis plusieurs générations: « il faut bien que jeunesse se passe… »

Il y a pourtant un seul lieu où les enfants ignorent totalement leurs cheveux, c’est dans le siphon de la douche, et ça c’est pour ma pomme (de douche)

 

20 ans

mael-copieCe matin j’entends ta voix grave, ta voix d’homme.

Je te prends dans mes bras, mais j’ai plutôt l’impression que c’est toi qui me prends dans les tiens. Ils sont grands, tes bras.

Tu piques un peu, mais je retrouve ton odeur unique, celle qui fait de toi celui que je reconnaîtrais parmi beaucoup d’autres, et notamment parmi celles de chacun de tes frères et soeurs.

Tu es drôle. La blague pour désamorcer les tensions, c’est toi qui la trouves. Parce que le conflit ce n’est pas ton truc, alors quand tu sens que ça se crispe tu décrispes, tu provoques, ou tu sors une bonne blague, parfois bien lourdingue. Mais qui fait rire, et qui soulage.

Tu es là. Là pour tes frères et soeurs et moi, là pour tes copains, là pour tes amis. Tu es le grand frère d’une fratrie solide qui peut s’appuyer sur toi. Et tu sais t’appuyer sur eux.

Tu es un tendre, un vrai sensible. Tu es celui qui sais toujours glisser le petit mot, la petite phrase, le petit encouragement, la petite douceur qui apaise, qui donne du pep’s. Celle qui m’émeut, ou me rassure, m’encourage ou me fait sourire.

Tu es mon bonheur capillaire. Un bonheur qui depuis quelques années s’est installé dans cette maison. Blond on brun, court ou long, parfois ras. Ciseaux ou tondeuse, coiffeur ou home-made, réfléchi ou spontané. Tu assumes et ça te va bien. C’est toi.

Tu as envie. Envie de bosser, envie de venir, envie de photographier, envie de manger, envie d’aimer, envie de dormir, envie d’écouter, envie d’aller, envie de sortir, envie de courir, envie de rire, envie de voir, envie de regarder. Et ça donne juste envie d’avoir envie avec toi.

Tu as 20 ans.

Tu as envie, 

Tu es en vie.

Et c’est magnifique, chaque jour.