Massacre en cuisine

C’est à la mode de faire ses gnocchi il parait. Et vu le temps ça prend, à fortiori pour 6 personnes, je ne m’y étais jamais essayé. Pour autant je n’en achète pas de « tout-fait » non plus, le sachet pour 2 personnes ne nourrissant qu’une seule chez moi, au prix de 2 repas à la cantine.

Comme d’habitude quand je me lance dans une recette nouvelle, j’en consulte plusieurs, je lis les commentaires et surtout je vérifie les proportions proposées d’une recette à l’autre.

Et c’est parti.

1 kg de pommes de terre que je mets à cuire. Au moins 30 minutes, la pointe du couteau s’enfonce facile. Le les égoutte, je les épluche (je me brûle bien les doigts à éplucher des pommes de terre brûlantes). Je les coupe et je les écrase avec mon presse-purée. OK sur la première étape.

J’ajoute progressivement 250g de farine et j’assaisonne sel, poivre. La pâte est bien compacte, j’imagine mon estomac après consommation et j’ai un peu peur. Je fais des boudins avec la pâte en farinant bien, je la tronçonne en petits morceaux et je fais une marque à la fourchette. Très joli. Je les dépose sur un torchon, bien distincts les uns des autres. Il me faut au moins 2 plateaux, et avec le reste, je fais 6 boudins taille tube de colle pour enfant. Jusque là, pas mal. Y’a de la farine partout. Ouf, j’ai pensé à mettre une grosse casserole d’eau à bouillir, ça frémit. Je mets les gnocchi dedans, et j’attends qu’ils remontent à la surface.

Ce qui remonte à la surface ne donne franchement pas envie, c’est plein de flotte, c’est blanchâtre, ça dégueule d’amidon. Je les mets dans une passoire au fur et à mesure espérant qu’ils s’égouttent. Ils s’entassent et se collent les uns aux autres. Massacre.

Je colle tout dans un plat à gratin, je recouvre d’une sauce tomate améliorée + gruyère et je mets au four un moment. Les enfants ont été vraiment sympas et se sont nourris de ce plat bien raté. Sauf Basile qui en fait n’avait pas très faim. Il est poli cet enfant.

Celui ou celle qui arrive à me convaincre qu’on peut faire des bons gnocchis, qu’il ou qu’elle se sente libre de m’inviter à déjeuner. Pour moi c’est fini. D’ailleurs, les enfants n’en demanderont plus.

J’ai une tonne de vaisselle à faire, de l’amidon plein la cuisine, ça colle de partout. Des pommes de terre à l’eau avec du beurre salé, c’est la vie, en fait.

Et vous, vos derniers ratages culinaires?

21 Comments

  1. Merci. Ici aussi la recette a complètement raté . On en a mangé 2 fois, car mon mari avait fait une portion d’un kg aussi 😱. C’était pas bon.
    Pas prêt d’en refaire. Mais je pense que c’est sûrement un problème de recette …..

  2. Alors moi je rajoute beurre et œuf (un ou deux je sais plus, faudrait que je regarde), et ils sont hyper bons.
    Je n’en fais vraiment pas souvent parce que bon, oui, pour 6 c’est du boulot !
    Mais je comprends qu’une mauvaise expérience soit rédhibitoire sur ce genre de recette 🙂

  3. Bonjour Cécile,

    Déjà, les gnocchis maison n’ont pas du tout la même texture que ceux du commerce, qui sont nettement plus secs et plus jaune. Donc c’est assez difficile de comparer, on obtient pas le même résultat: effectivement, les faits maison sont plus moelleux et blancs.
    Ensuite, les pdt de terre utilisées jouent énormément: il en faut des « vieilles », pas aqueuse et farineuses (type Binjte). Il faut que la purée de pomme de terre soit froide (ou juste tiède) quand on incorpore la farine, au risque de transformer l’amidon à cette étape de la recette, ce qui produit de la colle! On incorpore en premier la moitié de la farine, puis le reste petit à petit et on s’arrête quand la pâte a la bonne texture (non collante et de bonne tenue), même si on ne met pas toute la farine prévue. Ma grand mère faisait aussi des gnocchis sans farine mais avec de la fécule, qui cuit plus rapidement (45g de fécule, moitié de pdt moitié de maïs, pour 900g de pdt) ou sans farine du tout, avec purée et œufs. Ces deux dernières recettes sont excellentes (je les préfère) mais là, encore plus, la nature de pdt, très farineuse et une purée très sèche sont cruciales.
    Une fois cuites (dès qu’elles remontent en surface), il faut les manger rapidement. Chez nous, on les met directement dans le plat de service en ajoutant de l’huile d’olive pour qu’elle ne collent pas, ou du beurre fondu à la sauge ou au thym, on mélange délicatement et on essaie de faire vite pour ajouter toutes les autres sans trop tarder (en ajoutant au fur et à mesure huile ou beurre fondu). Ce qui nécessite une très grand faitout pour en faire cuire beaucoup ensemble. On ajoute ensuite du fromage râpé dans l’assiette et/ou de la sauce tomates ou autre.
    Je les préfère non gratinées, mais si on veut le faire, il faut mettre la sauce dans un grand saladier, en grande quantité et on dépose les gnocchis dans cette sauce au fur et à mesure qu’elles sont cuites. Ainsi, elles ne collent pas ensemble et à la cuisson, elle restent moelleuse et ne compactent pas.
    Ainsi faites, c’est un régal, rustique, mais un régal (après, mes gènes sudistes jouent sans doute dans mon appréciation!), même si c’est long à confectionner.
    Attend un peu d’avoir digérer les premières pour en tenter d’autres!
    Bonne après-midi, c’était un plaisir de revenir par ici!

    1. Ohhh, merci Anne d’avoir laissé ce message! Je sens en toi une pro du gnocchi et je garde ta recette sous le coude!
      Je t’avouerai que là, présentement, je reste un peu désabusée sur le sujet, mais ça reviendra peut etre.
      J’espère que tu vas bien, prends bien soin de toi et de tes proches, je t’embrasse

  4. Bravo ! Moi aussi je tente des trucs et quand je rate je me réjouis : j’appelle ça un « epic fail ». Dans mes bonnes résolutions de début d’année, depuis deux ans, il y a un « epic fail » par mois (plus ou moins épique : cela peut aller de la recette ou du bricolage ou couture raté à une demande de promotion qui ne marche pas). Cela signifie que j’ai tenté un truc difficile au lieu de ronronner et me cantonner à ce que je sais déjà faire. Et j’ai découvert que les « epic fail » avaient une vertu éducative : oui les parents peuvent échouer, non se tromper ou échouer n’est pas une catastrophe personnelle ni un motif pour se faire gronder.
    Donc lâchez-vous, tentez des trucs, échouez… et si vous n’échouez jamais, c’est que vous n’essayez rien de difficile : vivent les gnocchi ratés !

    1. Tu me remontes le moral!
      1 par mois, ça doit être aussi mon ratio (avec forte augmentation pendant le confinement)
      Bon, je viens de repeindre mon salon intégralement en 4 jours, ça compense au moins 5 epic fail, non?

      1. Bravo pour le salon en 4 jours, je suis admirative ! Moi j’ai refait mon couloir en presque 2 semaines (avec une sous-couche ratée que j’ai dû re-poncer et refaire, puis une cessation de travaux, depuis l’été dernier, pour cause d’enfant à emmener aux urgences) : 2 epic fail dans la foulée ! Il me reste « juste » le tour des interrupteurs à peindre depuis plusieurs mois…

        1. Le plus pénible c’est la préparation, le ménage, le rangement… J’attendrai avant de faire une autre pièce.
          J’espère que ce n’était pas trop grave, la raison de ce passage aux urgences.
          Courage !

  5. J’ai prévu de faire des gnocchis la semaine prochaine mais je suis en télétravail et je n’ai pas beaucoup de temps à consacrer à la cuisine alors j’ai trouvé une alternative ce seront des gnocchis à la ricotta trouvé sur le site cookomix (une mine d’or ce site, je n’ai pas de Thermomix mais un Fagor Grand chef plus et toutes les recettes s’adaptent facilement) https://www.cookomix.com/recettes/gnocchis-ricotta-thermomix/ verdict dans la semaine.

  6. Merci pour ce post ! Ca nous a fait bien rire mon mari et moi (et on en a bien besoin) ! On s’y serait vu dans nos tentatives culinaires hasardeuses ! Et nos enfants sont définitivement des amours ! J’ai souvenir d’une sorte de flan de carottes et courgettes mangé sans sourcillé par mon aînée qui avait alors 5 ans, que je n’ai personnellement jamais réussi à avaler… Elle m’a avoué a posteriori que bon, ce n’était pas ce que j’avais cuisiné de meilleur…

    1. Oui, je pense que si l’on interroge les enfants… ils en auront aussi à raconter 🙂
      Maintenant qu’ils sont grands, ils mettent du piment dès que le goût ne leur va pas :):)

  7. Mon dernier ratage ? Pour l’anniversaire, du Fiston, mon mari suggère de faire des röstis. Sauf que le jour J, il n’était pas là. Nous voilà donc, avec ma grande, à préparer des verrines, une entrée, le gâteau, des tomates farcies végétariennes et… les röstis. Recette : 1 kg de pommes de terre et 2 oignons râpés, un œuf et 50g de farine. Je sens la catastrophe venir… je rajoute 1 œufs et 50 g de farine. 1/2 h plus tard, c’est la panique en cuisine, nous sommes sensées faire des galettes en les pressant entre les mains mais ça ne tient pas du tout ! On a fini par faire mettre la moitié de la préparation dans la poêle, bien cuire puis retourner sur une assiette pour cuire l’autre face. Et on finit la cuisson au four pendant qu’on cuit la deuxième galette. Bref : à ne pas refaire, Picard est une bonne alternative !

    1. Merci pour ce témoignage de fail!
      J’ai fait des Rösti l’autre jour, j’avais mis plein de râpé: du coup, en fondant dans la poele, ça se tenait mieux.
      Mais bon, ça prend beaucoup de temps de faire des trucs « individiduels » pour 6-7 personnes…
      Bonne continuation

  8. Voilà qui tombe à pile : notre number 4 (sur 7) faisait du forcing pour des gnocchis maison.
    La question est réglée, car cela confirme mes précisions de massacre…

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