Maroc #4 24 heures à Marrakech

Arrivée à Marrakech en fin d’après-midi, avec 2 heures de décalage c’est plutôt agréable il n’est que 17h30.

43° température au sol, la traversée du Tarmak pour arriver dans l’aéroport climatisé nous file un vrai coup de chaud, ouaouhhhhh.

Formalités de douane, change au bureau de l’aéroport, et premières négos des taxis pour aller à l’hôtel que nous avons réservé de France, par Internet, parce qu’il a des chambres quadruples, qu’il est à 10′ à pied du centre et qu’il y a une pistoche, et la clim (53 euros la chambre, petit-déj inclus).

Installation rapide à l’hôtel et on décide de passer la soirée autour de la place Jemma-el-Fna parce que quitte à passer une seule soirée à Marrakech, c’est là qu’il y a le plus d’animation. On a juste l’air d’une famille de touristes qui débarque, le Routard dans une main, le Lonely Planet dans l’autre, et nous attirons donc tous les faux guides de Marrakech qui nous promettent le meilleur restau, qui connaissent le meilleur itinéraire. Il fait une chaleur atomique. Est-ce le ramadan, ou la fatigue? Nous sommes assaillis à chaque pas et mazette, c’est plutôt intrusif.

Les enfants regardent, sont curieux, s’approchent et déclenchent systématiquement des négociations entre vendeurs et parents, c’est chaud chaud. Rude négociation avec les charmeurs de serpents, et nous trouvons après un restau sur la place pour dîner: couscous, tajines, brochettes, nous goûtons tout, et à 8 si chacun prend un plat différent, on teste toute la carte!

Vision impressionnante des hommes et femmes qui se rendent à la mosquée pour la prière, un flot incessant qui prend place. Tous les hommes sont en blanc ou presque et les femmes sont loin derrière. Il fait encore chaud, la nuit est tombée. Nous rentrons à l’hôtel à pieds, il fait encore 36°. Merci la clim dans la chambre.

Réveil vers 8h00 Petit-déj à volonté, c’est sympa pour les enfants? On apprend aux enfants à ne mettre dans leur assiette que ce qu’ils peuvent vraiment avaler, sinon c’est juste du gâchis.


2 options: retourner se balader dans Marrakech, ou tester la piscine de l’hôtel; le temps de se poser la question, les 6 sont là, en maillot, difficile de faire le poids. Il fait déjà ou encore ou toujours une chaleur atomique. La piscine est top, quasi vide et nous achetons des bouteilles d’eau qui chauffent à vue d’oeil. Déjeuner au bord de la piscine. Bruno a fait un aller retour à la gare routière (Supratours) pour réserver des tickets de bus pour Essaouira et pré-négocié les trajets en taxi. En attendant le bus, il y a les JO à la tv du bar, et les enfants jouent aux cartes. Le car arrive, places numérotées il est plein, ça valait vraiment la peine de réserver. Le chauffeur se fait cirer les pompes avant de repartir devant la gare routière. On se dit que ce trajet (2heures 30) va nous permettre de découvrir des paysages.

Elise dort avant la sortie de Marrakech, Basile la suit de près, Noé et Maël idem. Jonas résiste et fait des Sudoku à la chaîne.

Marrakech nous laisse un souvenir mitigé: ce n’est pas la bonne saison pour y être, il fait vraiment trop chaud, et c’est plutôt pas mal pollué. Et puis on s’est sentis vraiment agressés… on va prendre l’habitude de répondre un peu fermement, de négocier aussi. Est-ce qu’on s’est sentis en sécurité avec les 6? Je n’en suis pas sûre. Difficile d’expliquer aux enfants que toute curiosité se solde par une tractation commerciale et qu’un regard n’est pas gratuit. Ce sera vraiment totalement différent à Essaouira, bien heureusement.


 

9 Comments

  1. J’ai eu la même sensation à Djerba où tout le temps, tout le temps, j’étais alpaguée dans la rue pour telle ou telle proposition.
    Impossible d’entrer dans une boutique « juste pour regarder »…

  2. j’admire le courage de la choupette avec le serpent autour du cou, le maroc est une destination impossible pour moi à cause de cette phobie.
    je crois que je me serais senti mal aussi de ne pas pouvoir simplement « flaner » dans les boutiques…………………j’ai hate de decouvrir la suite 🙂

  3. pour marrakech c’est ce que nous montrait un récent reportage d »envoyé spécial » sur fr 2 : des faux taxis, des enfants qui « harcèlent  » le touriste sans arrêt pour gagner un peu d’argent pour leur famille..
    merci de nous faire vivre ce voyage cécile !

  4. On a gardé aussi un souvenir bof bof de Marrakech, et encore, étant d’origine marocaine par mes parents, j’ai pu nous « défendre » à certains moments franchement limites… Je suis allée au Maroc chez ma famille tous les ans durant mon enfance et adolescence, et Marrakech est quand même le summum… Et comme vous, on s’est échappé à Essaouira….pour notre plus grand bonheur! Hâte de lire la suite, je suis nouvelle lectrice et j’aime déjà beaucoup ce blog!

  5. j’ai vu également le reportage et çà ne m’a pas donné envie !
    je n’ai pas une âme d’aventurière et je n’aurais pas été rassurée mais bravo à Elise pour son courage avec le serpent !

    moi j’aurais fuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!

  6. Bonjour,

    Désolé d’apprendre que votre passage à Marrakech n’a pas été à la hauteur de vos espérances. La première visite est effectivement un important choc culturel. On arrive avec ses valeurs européennes, ses rêves d’exotisme à la 1001 nuits et on se confronte à la réalité d’un pays en développement.

    La Médina, la vieille ville est le quartier le plus intéressant de la ville mais également celui qui abrite les plus grands contrastes économiques. Aux côtés des Riads et palais, des familles s’entassent à 10 dans une pièce parfois sans eau courante et sans sanitaires. Il est à la fois choquant mais compréhensible que ces familles tentent de faire rentrer quelques dirhams. Cet argent va souvent servir à améliorer l’ordinaire de la famille, financer les cahiers et les crayons pour l’école ou permettre au gamin d’accéder à des biens de luxes pour lui que sont les bonbons. Ces familles les plus démunies n’ont de plus souvent pas accès aux allocations familiales marocaines qui sont réservées aux familles dont un membre a un travail déclaré.

    Pour les Soukistes, je suis bien d’accord avec vous. Certains n’ont rien compris et tentent de transformer leur unique client du jour en vache à lait en pratiquant des prix ridicules. Bien souvent, il est 2 à 3 fois moins cher d’acheter des produits artisanaux en France plutôt qu’aux Souks. Il y a heureusement quelques lieux où les prix sont affichés comme le centre arrisanal qui de trouve sur le boulevard qui mène au Guèliz lorsque l’on a la Koutoubia dans le dos.

    Je vous souhaite un super séjour à Essaouira !

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