Quand on parle de budget alimentaire… et de mon ami Excel

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Le 12 octobre dernier, la page Facebook du blog a bien failli exploser. Sans parler ni allaitement, ni fessée, ces sujets qui font du bien au claviers des mères qui ont souvent toutes un avis, le leur, sur le sujet.

La question que j’ai posée était beaucoup moins glamour:

Avec toutes vos réponses, j’ai commencé à constituer un fichier Excel, j’ai fait des répartitions selon la taille des familles que vous m’indiquiez, ou pas toujours, fait des sommes et des divisions, mis des caractères gras, des bordures simples et des bordures doubles. Le tout pour essayer de me faire une idée du budget moyen des familles qui s’étaient exprimées, on est loin d’un sondage national mais je pense que ça a une vraie valeur!

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Et…. aujourd’hui, sous les applaudissements du jury, en voulant écrire ce billet, j’ai donc constaté que je n’avais pas enregistré ce fichier, et qu’à la question sympa d’Excel qui me proposait gentiment de réouvrir les fichiers fermés sans enregistrement, j’avais consciencieusement répondu « non ».

Je me rattrape donc aujourd’hui en publiant un sondage sous WordPress. Et ça permettra à mes copines qui n’ont pas Facebook d’y répondre aussi.

Il y a 2 questions, et j’espère que j’arriverai à exploiter les résultats. On verra bien :)

Allez, y’a plus qu’à!

 

L’humour, c’est pas toujours drôle

645_001De façon générale, je suis plutôt bon public, je me marre assez facilement de blagues plutôt vaseuses, je comprends assez facilement les blagues 2nd degré. Enfin pas toutes. Parfois il faut qu’on m’explique. Ce qui me fait le plus marrer c’est quand les enfants ne se souviennent plus de la chute de l’histoire. Et les meilleures, à mon sens, y’a pas à dire, ce sont les blagues pipiKKprout.

Puisqu’il faut rire au moins 5 minutes par jour pour être en forme, j’ai eu 6 enfants (OK le raccourci est un peu rapide). Mais à l’époque, Nicolas Canteloup n’exerçait pas.

L’humour vu par les ados-rables, ça n’est pas toujours drôle. Et entre ce qui les fait rire grassement dans la cour du Collège ou du Lycée et ce qui me fait rire, il y parfois un fosssé, que dis-je une faille terrestre. A la maison, ils peuvent – presque – tout dire et tout raconter et parfois mon ohhhhh ou mon ahhhhh ou mes mains qui bouchent mes oreilles suffisent pour qu’ils comprennent l’impact de la blague.

Et parfois je mets ma casquette éducativo-pédagogico-Mam’s. Parce que les blagues sur les juifs, les gros, les arabes, les roux, les noirs, etc. ils les testent à la maison comme les autres. Ou les blagues sur les bébés morts. 

Ils savent. Ils savent . Mais parfois ils oublient et se laissent emporter. Et c’est bien qu’ils puissent tester leurs blagues à la maison. Provoquer un fou rire ou un grand vide. Choquer ou être incompris. Rater la chute ou couper l’appétit. Parce qu’on est à la maison. Et je suis sûre qu’ils ne me les resservent pas toutes. Tant mieux. Et que certaines blagues ne ressortiront pas de la maison vivantes.

L’humour des aînés devient plus subtil, plus recherché. Ils ont la répartie plus assurée, plus spontanée, le jeu de mot plus naturel, et moins de susceptibilité quand ils en sont les cibles.

bref, l’humour, ça ne se décrète pas, ça s’apprend, comme le reste.

Allez, un blagounette en commentaire, je suis bon public!

 

Hier, j’ai vu Demain et aujourd’hui c’est parti!

Hier j’ai revu le film Demain et aujourd’hui, c’est parti.

Hier la lapine avait un clapier, et aujourd’hui le clapier s’est transformé en compost. La mairie de ma commune avait lancé une opération « Votre Compost pour 20 euros » et j’ m’étais inscrite il y a… au moins 6 mois. Résultat de l’opération, je dois, pour bénéficier de l’opération, assister à une formation d’une heure sur l’utilisation du compost, un jour de semaine, à une heure où je suis sensée travailler. 

Je suis motivée, mais pas suffisamment pour poser 1/2 journée de congé. Alors j’ai laissé traîner, et on alimentait régulièrement le compost du voisin, lequel compost n’est qu’un empilage de déchets de jardin, non utilisés.

Hier j’ai vu Demain. Cet après-midi j’ai regardé les prix des composts dans les boutiques de bricolage. 30 euros à 400 euros. Mazette. Alors tant qu’à faire, autant recycler. Le clapier de la lapine est un ouvrage familial à base de clous, de planches et de grillage, de charnières et d’huile de coude. 

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Le jardin étant clos maintenant, la lapine ne va plus dans son clapier. Mais sa litière ira dans le compost. Une histoire de vases communicants.

1/2 clapier, quelques clous et planches et hop, le compost est en place. Noé est un ouvrier efficace. Dans la foulée, j’ai transformé un espace de mon jardin en futur potager. J’y vois déjà les tomates, courgettes, salades et autres légumes qui y pousseront l’été prochain. J’ai retourné la terre, viré les cailloux, arraché quelque racines.

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J’ai déjà de la menthe pour les mojitos!

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Les enfants sont convaincus, y’a plus qu’à.

Vivement demain.

Ensemble à table, sinon rien!

Pré-ados, ados, post-ados, ado-rables…des jeunes quoi.

Ce sont encore un peu des enfants parce qu’ils jouent à Duduche et encore un peu aux Lego. Ce sont des ados parce que leurs corps changent et les voix deviennent plus sonores et plus graves. Et ils ont des très grands pieds. Ce sont un peu des post-ados pas tout à fait adultes parce qu’ils ont des cartes bleues et qu’ils sortent le soir.

C’est vrai que quand je dis que j’ai 6 jeunes à la maison, ça fait souvent ouvrir des yeux groscommeça. Je souris en pensant aux images qui traversent l’esprit des gens, imaginant 6 ados affalés en tas, dégageant des odeurs d’adolescents en rébellion hygiénique, s’exprimant par borborygmes, casques sur les oreilles et smartphone en main.

Hannnnn ça doit pas être simple tous les jours! Ah Ah, ben non ça n’est pas simple tous les jours. M’enfin si je commence à me plaindre, je vais finir placardée sur Facebook comme marâtre égoïste qui a osé donné naissance à 6 enfants en ces temps difficiles et qui ruine CAF et Sécu pour un jour en faire des adultes tellement malheureux (digression liée à un débat Facebook animé du week-end)

Mais bon, ce n’est pas Shameless quand même, ou pas encore? D’ailleurs si vous ne connaissez pas encore cette série, il y a juste 6 saisons à regarder avant d’attaquer la 7ème qui débarque bientôt.

Avant sur les murs des wawas il y avait ça:

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Depuis la rentrée, il y a ça:

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On a franchi un cap! Et je trouve ça vraiment flagrant cette rentrée. En fait, ce qui est vraiment différent, c’est de partager la vie de 6 personnes qui deviennent de plus en plus autonomes, de moins en moins dépendantes. C’est la rançon du succès des parents, de les rendre autonomes un jour, c’est juste la voie normale, le graal suprême à obtenir un jour. Qu’ils quittent la maison pour être aussi heureux ailleurs qu’ils auront pu l’être ici. Bon, c’est pas encore demain la veille…

Mais ils acquièrent une sacrée autonomie. Ils gèrent leurs emplois du temps. Les cours, leurs horaires, les activités, leurs devoirs, les sorties avec les copains, leurs déplacements, les RV chez le doc, le sport, etc. Et comme ils sont quand même tous nés dans un mouchoir de poche (grand mouchoir quand même, mais 6 en 8 ans) ça arrive en bloc.

3 au Collège, 1 au lycée, 2 qui font des études supérieures.

Et du coup, mon rôle change.

Ok, je gère encore l’intendance, même s’ils sont chacun capables de préparer un déj ou un dîner, programmé ou à l’improviste, pour 1 ou pour 7.

Ok je gère les lessives, même s’ils sont chacun capables de lancer une machine ou d’en étendre une s’ils ont besoin du seul et unique jean mettable ce fameux mardi matin alors qu’ils l’ont mis au sale le lundi soir.

Ok, je gère le ménage, même si je ne suis pas super maniaque, et que les grands gèrent maintenant le ménage de leurs chambres et qu’il m’arrive de déléguer les pièces communes.

Ok, je gère les finances, même s’ils gèrent de plus en plus des budgets pour leurs études, des recettes de baby-sittings. Mais c’est encore moi qui tiens la pompe.

Il me reste quand même un truc à gérer, c’est la vie de famille. Celle qui fait qu’on se retrouve ensemble, qu’on se crée des souvenirs, qu’on passe du temps les uns avec les autres, qu’on se parle et qu’on s’écoute, qu’on se dispute et qu’on se pardonne, qu’on se connait et qu’on se manque.

L’autonomie c’est bien, mais faudrait pas que ça tourne à l’individualisme. L’autonomie c’est une forme de liberté aussi, mais faudrait pas que ça tourne à l’égoisme.

L’autonomie est-elle une forme d’individualisme, d’égoisme ou une liberté? Vous avez 4 heures.

Chacun sa route, chacun son chemin. Chacun (ou presque) son smartphone, son compte Facebook, Snapchat et Instagram et ses oreillettes. Chacun sa vie.

L’incontournable, ce sont les repas en famille, rendez-vous imposés pour tous les 7, 1 ou 2 fois pendant le week-end, 3 parfois 4 soirs en semaine. L’écrire est étonnant, il n’est pas si loin le temps où nous prenions tous nos repas tous ensemble… 

Et vous, c’est quoi vos trucs pour être « ensemble » avec vos grands?

Une rentrée multicolore

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Jaune, comme le soleil qui a encore brillé toute la semaine dernière, et dont j’avais bien besoin pour trouver la gnak pour me lever le matin.

Orange, comme la couleur de cahiers que je n’ai pas trouvée. Orange, donc… Finalement c’est aussi bien.

Transparent, comme le film plastique avec lequel j’ai recouvert… beaucoup de livres. Une holà pour les enfants qui sont revenus avec des livres déjà couverts, la chance d’être en tête de l’ordre alphabétique de la classe. Ceux auxquels je n’ai pas pu échapper ce sont tous les nouveaux livres liés à la Réforme des Collèges. Et pourquoi donc le livre de maths est-il édité en format paysage? C’est bien un truc pour éditeur voulant se faire remarquer…

Bleue, comme la lessive qui a déteint au milieu de toutes les lessives de vacances qu’il a bien fallu écluser au retour simultanément avec la rentrée, la reprise du boulot, l’achat des dernières fournitures etc. J’ai essayé sans succès réel un Decolor’Stop. Bon, pas de vrais dégâts mais ça donne un genre certain à certaines fringues.

Rouge, pour rester dans la série, comme la robe que j’ai lavée jeudi pour la mettre à un mariage samedi… et qui a rétréci. Je suis verte. Mais heureusement j’en avais une rose qui allait bien aussi.

Gris, comme le ciel ce matin quand il a fallu reprendre mon vélo sous un crachin que je n’ose appeler breton puisque j’ai eu 3 semaines de super beau temps en Bretagne cet été.

Marron, comme les plantes de mon jardin qui ont grillé cet été. C’est toujours triste, mais ce qui me console c’est que la menthe a résisté, pour assurer les mojitos du printemps prochain.

Beigeasse, comme ma tête lundi matin dernier en allumant mon ordinateur et en découvrant tous ces mails à traiter de personnes rentrées de vacances une semaine avant moi et pris d’une énergie folle à vouloir me faire payer le prix fort de nos longggguuueess vacances.

Dorée, comme la peau des enfants au retour d’un bel été.

Blanc, comme ces fiches de renseignements à remplir. Au collège et au lycée il y en a heureusement beaucoup moins qu’en primaire… J’ai proposé à Basile de remplir les siennes et j’ai aimé qu’il propose de mettre 17 comme numéro de la Police… d’assurance. Blanc aussi comme le yaourt du premier repas d’Elise au Collège, « tellement meilleur qu’à la cantine du CM2, Mam’s »

C’était un bel arc-en ciel de couleurs que nous avons vécu la semaine dernière, plutôt tonique et énergique. J’ai réalisé qu’avec la rentrée en 6ème d’Elise, je prenais ma retraite des rentrées scolaires nécessitant ma présence. 59 rentrées et sûrement autant de quiches et de réunions de parents.

La maison est pleine maintenant de pré-ados, d’ados, et de post-ados. Il paraît que ce sont des années difficiles, sûrement plus pour eux que pour moi. Il y aura du brevet, du concours, des amis, du bac, de la compétition, des challenges, des amours, des contrôles, des DS, des interros. Il y aura surtout beaucoup de vie dans la maison, des tonnes de choses à observer, à commenter, à écrire, et à partager. 

L’année sera colorée!

Et chez vous, ça se présente comment?

Allez, on commande les fournitures chez Top Office, avec concours inclus!

_VUv0Gp_Pendant que certains ont repris le chemin du bureau, enchaînent les lessives et rangent les surfs et les palmes, j’ai la chance de profiter, prolonger, procrastiner.

Le sujet sur lequel je ne vais pas pouvoir procrastiner longtemps, c’est celui des fournitures scolaires… J’ai récupéré toutes les listes de fournitures des enfants et comme il est juste inimaginable que j’aille pousser un caddie dans un supermarché listes en main, je vais comme chaque année faire ma commande sur Internet.

J’ai eu la chance de recevoir en début d’été un kit de fournitures Top Office et je vais me mettre à l’ombre pour échapper à la chaleur et saisir les listes de fournitures des enfants.

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Maintenant qu’ils sont tous au Collège, lycée et plus, je commande principalement des cahiers, et des copies simples et doubles. Et des cahiers de brouillon. Et des stylos. Et de la colle (ils doivent la encore la manger).

En bons geeks de cette génération, je leur confierai mon ordinateur pour qu’ils choisissent leur agenda. Le plaisir de la rentrée, c’est celui-là.

Je choisirai la livraison à domicile et la commande m’attendra à mon retour. J’aurai pu aussi choisir la mise à disposition de ma commande en 1 heure dans le magasin Top Office le plus proche.

Pour vous donner du courage, je vous propose un concours pour gagner 1 kit de rentrée identique à celui que j’ai reçu. Pour participer, laissez moi un commentaire pour me raconter une anecdote de rentrée scolaire, drôle si possible, hein? Concours ouvert sur la France métropolitaine jusqu’à vendredi 26 Août à minuit.

Bon courage pour vos commandes, de mon côté, j’ai plage prévue aujourd’hui.

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EDIT d’aujourd’hui: c’est Coralie qui remporte le concours!

Vos anecdotes sont top, rater une rentrée des classes… mazette c’est fort de roquefort

Chassé-croisé d’été et d’idées

Photos @maelolo

Photos @maelolo

L’été s’est installé.

Il y a un an à peine, nous emménagions dans une nouvelle maison. Non pas pour une nouvelle vie, elle avait changé radicalement 18 mois auparavant, mais pour y construire la vie qui serait la nôtre, à tous les 7 + 1 (oui, j’aime bien compter la lapine).

Je ne raconterai pas ici les aléas parfois compliqués de cette vie. Ceux qui savent…. savent. Ici je laisse les plus beaux souvenirs, le reste est bien trop intime et parfois bien trop moche pour que je le laisse passer à travers mes doigts sur le clavier.

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L’été s’est installé à nouveau, avec la perspective de jolis moments à vivre avec les ados. Les grands ne le sont plus vraiment, les plus jeunes ne le sont pas encore totalement, mais l’un dans l’autre, chacun en a encore ou déjà quelques réflexes bien ancrés. Il doit y avoir un effet de dynamique de groupe dans cette fratrie. Un peu comme 6 tee-shirts qu’on mettrait dans la machine et qui sortiraient en ayant chacun pris de la couleur des autres, tout en gardant sa couleur d’origine. La métaphore n’est pas forcément heureuse, mais vue le terril de linge qui m’attend devant la machine, elle est d’actualité.

Le chassé-croisé des vacances s’organise. Ceux qui partent par sauts de puce avant de partir plus longtemps, ceux qui partent pour tout le mois et reviendront pour mieux repartir après. Ceux qui passeront toutes leurs vacances ensemble, où qu’ils aillent, où qu’ils soient. Les uns avec les autres, ou sans, mais jamais trop longtemps. Avec le lave-linge comme point de retrouvailles fusionnel (si, si, j’ai de la suite dans les idées, parfois). Nous ne partirons pas tous ensemble cet été, mais je partirai avec tous, c’est magique.

Je n’ai plus la nostalgie et la tristesse des départs d’il y a quelques années. Ma vie est bien remplie et même si je préfère les retrouvailles aux séparations, ces dernières sont aussi l’occasion pour moi de me retrouver. Seule, ou avec l’un ou l’autre.

L’occasion de partir  moi aussi. Je suis partie quelques jours. Sans avoir ni à penser, ni à réfléchir à ce qu’allait être l’heure suivante, le jour suivant. Ne rien avoir à organiser, à anticiper. Dormir, beaucoup. C’était la première fois depuis… pfff, je ne me souviens plus. Je pense avoir retrouvé une belle énergie en seulement quelques jours, celle qui donne envie de faire des projets, de se concentrer au boulot, d’écrire sur ce blog ou sur mes carnets. De l’énergie positive. Cette énergie qui manque quand on est très, trop fatigué.

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L’énergie qui permet de continuer à voir le plus possible le verre à moitié plein. L’an prochain Maël poursuivra l’école qui lui permet de découvrir chaque jour de nouveaux talents, Coline attaquera une première année de médecine (bravo encore ma poulette pour  cette belle réussite au bac!), Basile change de lycée pour y faire une section qui lui ira bien,  Noé, Elise et Jonas seront tous les 3 collégiens. J’ai fait mes dernières quiches de kermesse d’école, et c’est sans regret que je laisse ma place aux mains expertes de mamans plus jeunes et dévouées, avec un seul regret: celui de n’avoir jamais rien gagné aux tombolas des 17 années de kermesse auxquelles j’ai participé, même pas un jambon ou une plante verte.

Alors mes billets sur ce blog s’adapteront à cette vie entourée d’ado-rables. Parce que chaque jour je crois davantage à la bienveillance éducative de cette tranche d’âge si particulière. Parce que je continuerai à m’insurger contre ces discours qui vont dans le sens de cantonner les adolescents dans des schémas négatifs et enfermants.

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Pour l’instant j’ai encore quelques épisodes de la dernière saison d’Orange Is The New Black à regarder avant que les enfants ne me spoilent, et puis, si je m’ennuie, il faudra que je commence Game of Thrones dont j’ai vu un épisode il y a quelques jours et qui m’a donné bien envie de découvrir les 50 précédents au moins. J’attendrai peut-être les soirées d’hiver, parce qu’enfin, depuis quelques jours il y a de la lumière!

Cure Thermale à La Roche Posay

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Il y a eu un hiver plutôt long (enfin bon à l’époque, je ne savais pas qu’il durerait jusqu’en juin…) Et puis un jour, ce mail me proposant d’aller passer découvrir Les Thermes de La Roche-Posay. Un week-end sans enfants, à un moment où Elise avait une jolie poussée d’eczéma. Alors j’ai dit oui.

Les peaux atopiques, j’ai découvert ça à la naissance de Maël. Je pense que ça se transmet de génération en génération, et s’y ajoutent des facteurs psychologiques, météorologiques, et sûrement plein d’autres. J’ai testé toutes les crèmes, tous les laits, toutes les lotions, vu des dermatologues, des généralistes et d’autres dermatologues. C’est plutôt sympa de papouiller un bébé pour l’enduire de crème. Mais quand il grandit, et que c’est à lui de se prendre en charge, c’est moins drôle.

A La Roche Posay, j’ai découvert un lieu étonnant.

FACADE-TDC-8-1024x768Un lieu où des enfants viennent chaque année, pendant les vacances scolaires souvent, mais pas toujours, faire des cures de 3 semaines pour soigner des problèmes de peau. Des vrais problèmes de peau. De ceux qui empoisonnent leur vie de tous les jours, qui entrainent les moqueries des copains. De ceux que les parents n’ont pas réussi, avec l’aide des médecins à traiter avec des crèmes classiques.

Des enfants pour qui la cure thermale est le lieu où ils vont recevoir des soins doux, adaptés, encadrés pendant 3 semaines, uniquement à base d’eau thermale de La Roche Posay.

POMMADAGE-52-300x188Un lieu où en plus des soins qui se déroulent le matin dans un espace adapté et qui leur est réservé, une association leur propose des animations et des temps entre eux pour apprivoiser leur eczéma. Apprendre à prendre soin de sa peau, moins se gratter, mettre sa crème, dire et entendre ce qui est dur à vivre et ce qui fait du bien. En jouant. Parce que ce sont des enfants.

POMMADAGE-211-300x200Une cure de 3 semaines, parce que c’est le temps qu’il faut à la peau pour se régénérer. Uniquement avec de l’eau thermale. En en douches, en jets, en pulvérisations faciales totales, en bains. A température idéale. Encadrés par des médecins, une éducatrice, un psychologue si les parents le souhaitent.

Les parents? Il viennent souvent avec leur enfant, parfois les frères et soeurs. Ils se logent aux alentours, et profitent des après-midi sans les soins pour visiter la région, profiter du Spa. Parfois ce sont les grands-parents, parce que ce n’est pas toujours simple pour une famille de trouver 3 semaines pour accompagner un enfant pendant sa cure. 

J’ai repensé à Maël, et à mon cousin, et à ma nièce, et à la fille de ma copine aussi. Je me suis dit que des lieux comme ça étaient trop méconnus. Que ces enfants auraient pu profiter d’une cure, ou 2 ou 3, le temps de se débarrasser de cet eczéma si envahissant. Les effets d’une cure durent au moins 6 mois. Et plus on commence tôt, plus les résultats sont probants dans le temps. 

eczema-etude-e1415029715934-1024x371Je me suis dit que j’en parlerais à ma doc, et qu’en écrivant ce billet, vous pourriez aussi en parler à votre doc, ou à vos copines dont les enfants ont de l’eczéma, ou des peaux très atopiques. Les cures, si elles sont prescrites par le médecin, coûtent 454 euros pour 3 semaines et sont prises en charge à 100% (on parle du taux de remboursement nul des crèmes qui ne fonctionnent pas?) 

Depuis, Elise, pour son eczéma qui ne mérite pas une cure mais quand même, utilise de l’eau Thermale de La Roche Posay. Comme seul soin pour le visage. Efficacité prouvée.

Avant, c’est maintenant

Avant, on m’a dit: « petits enfants, petits soucis, grands enfants, grand soucis ».

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Mais ça c’était avant.

Quand ils enchainaient les virus et les microbes, les gastros et les bronchios, les nuits blanches et les poussées dentaires.

Quand je passais plus de temps sur le canapé de la salle d’attente de ma doc que sur celui de mon salon.

Quand on passait des heures carrées sur les tables de multiplication, les poésies de Robert Desnos et Anne-marie Chapouton

Quand ma voiture était ma deuxière maison.

Quand je gérais un portefeuille de baby-sitters recrutées sur le volet pour gérer 6 enfants et survivre

Quand parfois manger une assiette de petits pois nécessitait force et diplomatie, et coup de balai après

Quand les journées commençaient rarement après 7h00

Quand les internes me serraient la main aux urgences de l’hôpital  et connaissaient les enfants par leur prénom.

Quand je faisais des quiches, à raison de 3 par semaine en juin, voire 3 par jour pour les kermesses de fin d’année

Et je me disais que l’avenir allait être compliqué… Si ce que je vivais là c’était des petits soucis, que serait l’avenir? 

L’avenir, c’est maintenant!

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Quand ils gèrent eux-mêmes leurs gastros et savent tousser et se moucher.

Quand les vélos ont remplacé ma voiture pour les conduites

Quand il n’y a jamais de restes, ni dans leur assiette, ni à côté.

Quand on parle de Victor Hugo, de géopolitique, et de citoyenneté

Quand je ne les entends pas rentrer de leurs soirées parce qu’ils ne viennent plus dans ma chambre et enlèvent leurs chaussures pour monter l’escalier.

Quand je peux boire un, deux, 3 cafés le matin, seule, en silence pendant qu’ils dorment.

Quand les internes sont devenus médecins et que malgré mes  passages très fréquents dans les services d’urgence, ils trouvent des mères plus jeunes que moi à qui serrer la main.

Quand je choisis de sortir et que la meilleure baby-sitter, toujours disponible, s’appelle Pizza.

Quand les gâteaux au chocolat se font sans moi, et qu’on en profite tous.

Quand ma seule vraie contrainte est d’être là, pas trop loin, plutôt dispo, pour en profiter tant qu’ils sont là.

Ado-rable CV

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Ils sont ado-rables et on leur demande de faire un CV….

Ahhh la bonne blague!

Que ce soit pour rentrer dans une école, ou faire une demande de stage, chercher un boulot d’été. Un CV à 17 ans… Moi quand j’ai fait mon premier CV, j’avais fini mes études, un diplôme commercial en poche et j’avais appris à me vendre, mettre en avant des compétences, valoriser des expériences, tout ça, je l’avais appris en cours. Et j’ai eu du mal.

Alors faire un CV à 17 ans… Brevet des Collèges mention Bien. ça fait toujours un premier diplôme. En police de caractère 36, avec une photo en A5, ça devrait le faire sur un A4 recto seul.

Je viens de faire son CV avec Coline, et j’avais fait le sien avec Maël il y a un an. Au sortir de leur adolescence.

NDLR: Oui je considère que vers 17-18 ans on sort de l’adolescence, surtout vers 18. Même si on ne range toujours pas sa chambre. Je sais que j’ai une vision optimiste de la situation mais j’ai des circonstances atténuantes, il y a encore 2 ados et 2 pré-ados pour m’occuper les prochaines années….

Faire un CV à 17 ans, c’est compliqué. Parce que c’est demander à un ado-rable en fin de règne de dire du bien de lui-même. De mettre en avant des choses positives. C’est lui demander de se remémorer les choses positives qu’il a faites et qui lui ont permis d’être ce qu’il est aujourd’hui. C’est lui demander de prendre conscience que tout ce qu’il a fait jusqu’à présent va lui servir à se rendre utile, parce qu’il a des qualités et des talents.

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Plage de Lostmarch (29160)

Qui sont les ados qui ont une belle image d’eux-mêmes? Qui sont les ados qui ne subissent pas à longueur de temps des injonctions négatives de la part des adultes et des copains, des professeurs et parfois malheureusement des parents? (mea culpa les Kids si vous passez par là)

« Tu sais, tant que tu n’as pas le bac, c’est comme si tu n’avais rien, hein? » Exemple super basique.

« Je vois mal comment tu pourrais habiter seul alors que ramasser une paire de chaussettes te provoque une sciatique » Exemple basique.

Je vous en donne à la pelle…

Alors en travaillant avec eux sur leurs CV, je me suis vue entrain d’écrire un billet sur l’estime de soi, sur la mienne. Pas sur celle de mes enfants. Et j’ai réalisé que faire un CV, pour un ado, c’est travailler sur l’estime de soi, pour la première fois. Apprendre à mettre en valeur ce qu’on est, et le poser sur un papier pour d’abord en prendre conscience, et ensuite pour le partager.

Et c’est juste magique!

Bonne chance avec les CV de vos ado-rables