Casse-tête de Noël

Cadeaux-de-Noël

10 jours avant Noël, je suis à la bourre pour mes courses… Et je vais bientôt être à la bourre si je veux les faire sur Internet, je commence à recevoir des mails d’alertes avec des échéances de commandes pour réception dans les temps.

Et dire que certains ont déjà tout emballé, tout étiqueté…

Pour cette année c’est un peu tard, mais devant la dinde du 25, si le coeur (ou l’estomac) vous en dit, vous pourrez aborder le sujet des cadeaux. Pas ceux de vos enfants, pour ceux-là c’est plus assez simple. Mais pour la famille élargie.

Quand on a une famille nombreuse, on est rarement les seuls, et il se trouve que certains frères ou soeurs (nombreux) ont aussi eu la bonne idée d’avoir une famille (nombreuse).

Dans ma famille, il y a 2 parents (enfin des grands-parents maintenant), 4 enfants et conjoints, et 16 petit enfants.

A la génération du dessus, il y avait 4 arrière grands-parents, 5 enfants de chaque côté et conjoints, 19 petits enfants et conjoints, et plus d’une cinquantaine d’arrière petits-enfants d’un côté. De l’autre, 15 petits enfants et conjoints et une trentaine d’arrière petits enfants. Oui nous sommes nombreux. Et non, nous ne fêtons pas Noël tous ensemble, le château de Versailles n’est pas disponible à cette date pour nous recevoir.

Pour Noël, il faut trouver une équation habile entre faire plaisir à chacun, ne pas devoir vendre un rein ou deux, offrir des cadeaux qui font plaisir, ne pas faire de doublons, et se retrouver pour fêter Noël. Cette année, ce sera en janvier.

Pour résoudre l’équation, il y a LE fichier Excel de Noël qui circule en novembre. Tous les membres de la famille y sont listés (grands-parents, parents et conjoints, et les enfants, on fait Noël en cercle restreint de presque 25). Une colonne avec tous les prénoms par famille, une colonne avec les souhaits de chacun (2 ou 3 idées). Un petit tirage au sort pour définir qui achète les cadeaux de qui (on est 4 enfants, il y a 16 petits enfants, chacun en a 4 à offrir). Il n’y a plus qu’à faire des choix parmi les souhaits sur LE fichier Excel, les grands parents s’y mettent aussi et le tour est joué. Les parrains et marraines peuvent aussi y faire leurs choix pour leurs filleuls. Pour les adultes, c’est un peu moins clair… mais de toute manière on finit tous super gâtés.

Et chez vous, vous faites comment?

Mais qui sont les gros nazes dans cette histoire?

Il y a quelques jours, j’ai reçu, parmi les 100 mails que je reçois tous les jours parce que j’ai le privilège d’être référencée dans des annuaires de parent de famille nombreuses, ou de blogueurs, ou des deux, un dossier de presse pour un livre. Je lis toujours ce type de mails, par curiosité.

Aujourd’hui, j’ai reçu la revue de presse de ceci:

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J’ai lu le titre, le dossier de presse, et le « florilège » avec les meilleurs extraits. Je ne mettrai ici que la photo de couverture. Le reste est totalement pathétique.

Pourtant je pense avoir une bonne dose d’humour, et parfois je comprends le second degré, voire le 3ème degré. Et j’ai 3, et presque 4 ados à la maison.

Etre adolescent, on y est tous passés, et nos enfants y passeront tous. C’est une période évidemment pas simple où le corps change, où sorti de l’enfance il faut commencer à imaginer sa vie de demain avec pas mal de pression, c’est le moment que les orthodontistes choisissent pour leur refaire le sourire. C’est aussi cette période où il faut se forger sa propre personnalité en prenant du recul par rapport à l’éducation qu’on reçoit. En passant par la confrontation, l’échange, le questionnement. C’est la période des premiers amours, à la vie à la mort. Et c’est surtout la période où les parents projettent leur propre adolescence sur leurs enfants. Ils se rappellent les ados qu’ils ont été. Soit ils souhaitent à tout prix que leurs enfants passent à travers sans heurts, soit ils souhaitent que leurs enfants les épargnent d’une adolescence similaire à la leur.

Dans les 2 cas, ils sont au taquet pour suivre l’adolescence des enfants, parfois un peu désarmés ou fragilisés.

Oui ça fait beaucoup de changements pour l’enfant, et peu de temps. Un peu de fragilité aussi. Et un vrai besoin de repères forts et ancrés pour leur apprendre à se positionner. Pour qu’il y ait des limites à dépasser, ou des interdits à remettre en cause. Ou au contraire pour s’y réfugier.

Alors quand deux auteurs personnes, parents en plus, osent traiter du sujet de l’adolescence en titrant « mon ado est un gros naze mais je l’aime », c’est d’un irrespect et d’un humour ton totalement au ras des pâquerettes.

Une manière de prendre le sujet à la rigolade pour que ça passe plus facilement? Un moyen de se déculpabiliser de ne pas être le parent idéal dont l’ado file doux? Une aigreur mal gérée à voir ses enfants prendre de la distance et s’approcher doucement de l’âge adulte? Une honte non avouée de ne pas comprendre tous ces bouleversements qui changent le tempérament de nos ados? Autre chose?

En réalité, je n’ai même pas envie de le comprendre. Je n’aime pas qu’on dise des ados qu’ils sont des loques avec boutons et appareils dentaires. Je n’aime pas qu’on dise des ados qu’ils sont en rébellion. Je n’aime pas qu’on dise des ados qu’ils ne savent pas ce qu’ils veulent faire de leur vie. Je n’aime pas qu’on dise des ados qu’ils sont des gros nazes.

Je n’aime pas ces jugements de valeurs et ces étiquettes qui viennent d’adultes qui posent un regard critique sur nos enfants. Ou sur les leurs. Ces jugements qui ne donnent pas envie de grandir ou de changer, et surtout pas de devenir adulte, pour un jour peut-être leur ressembler?

Les ados d’aujourd’hui ne sont ni pires ni meilleurs que ceux que nous étions. Si ce n’est qu’ils ont besoin d’une bonne dose de confiance pour avoir envie de grandir dans une société qui leur propose un avenir professionnel difficile, ou chaque jour une nouvelle loi vient sanctionner, pénaliser, interdire, limiter. 

Et de respect. 

Et d’enthousiasme.

Et d’optimisme.

Alors j’ai juste envie de me mettre au niveau de ces auteurs et de leur dire, comme dans la cour de récréation: C’est celui qui dit qui y est!

Faciliter leur quotidien

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Quand je discute avec d’autres parents, quand je lis des billets de blogs, quand j’entends les confidences des unes et des autres, je suis un peu affolée de tout ce qu’on demande à nos enfants, pour en faire un jour des adultes autonomes, qui prendront leur envol plutôt que de rester collés à nos basques jusqu’à 30 ans.

Grandir, quand on est un enfant, ça veut dire, en vrac:

-  Se lever avec l’alarme de sa montre dès qu’on en a une,

-  Se brosser les dents tout seul grâce à la brosse à dents électrique,

- Prendre une douche tout seul plutôt qu’un bain qui lave tout seul quand on marine dedans 30 minutes pour gagner du temps économiser de l’eau,

- Mettre ses vêtements dans le panier à linge sale dès qu’on a 3 ans pour prendre très vite de bonnes habitudes,

- Participer aux services de la maison en profitant de ce qu’à 2 ans, nos enfants aiment imiter Mam’s. Plus tard ils râlent, mais c’est pédagogique.

- Faire 2 ou 3 activités par semaine, pour s’épanouir en plus des 35 heures à l’école, des devoirs etc. Pour leur ouvrir l’esprit et développer de nouveaux talents, pour qu’ils se défoulent.

- Manger des légumes verts parce que c’est plein de vitamines, surtout les épinards en branche, et puis ça forge le goût. Il faut manger de tout, hein?

- Etre à l’heure à tous les rendez-vous, les cours, les repas. Par respect pour ceux qui attendent en face. C’est éducatif.

La liste pourrait s’allonger, s’allonger, s’allonger.

Bien entendu, je fais tout cela. Parce que cela les aide à grandir, et c’est un peu mon objectif quand même. Et parce que derrière certaines contraintes, ça permet de transmettre quelques valeurs et quelques principes.

Mais au fond de moi, je pense que c’est lourd, tout ça. Quand je pense aux nombres de consignes, injonctions, tâches que les enfants reçoivent et éxécutent par jour…

Je me suis demandé comment faire pour alléger cela, sans lâcher pour autant sur leur éducation et les bons principes des familles que j’essaie de leur transmettre.

Depuis quelques temps, j’ai décidé de leur faciliter le quotidien, pour essayer de le rendre plus fluide. Pour qu’ils s’attachent à ce qui fait l’essentiel de leur vie à leurs âges. Chacun a un essentiel différent et adapté. Je m’y adapte aussi.

Oui je peux vider un lave-vaisselle à la place de celui qui est de service, pour lui permettre de finir la lecture de sa BD.

Oui je peux ramasser du linge qui traîne sans hurler à qui veut bien l’entendre que j’en ai marre de le faire à leur place et que jamais ils ne trouveront une femme/un homme qui acceptera de partager leur vie

Oui je peux prévoir un bon dessert quand je sais que la journée à été rude: 2 heures de SVT, 3 heures de physique, 2 heures de maths… ça mérite bien une bonne mousse au citron pour finir la journée, c’est plus glamour qu’un yaourt nature

Oui je peux prêter mon vélo en attendant qu’un vélo crevé soit réparé, sans imposer une réparation immédiate, parce que ça rend les choses plus simples.

Oui je peux laver et faire sécher un pantalon dans la journée, parce qu’un enfant a oublié de le mettre au sale et que le sport… c’est demain.

Oui je peux faire tout cela pour faciliter le quotidien, sans lâcher sur ce qui me semble important. Et sans le leur dire. Ce ne sont pas des buses, ils s’en rendront compte. Ou pas. Ce n’est pas ce qui compte. Ce qui compte pour moi c’est d’etre attentive au bien-être de chacun, de ne pas trop charger la mule qui l’est déjà bien assez comme ça, et de fluidifier leur vie quotidienne, à chacun d’entre eux. Sans contrepartie.

La contrepartie, elle vient toute seule. Moins de stress (il y en a suffisamment comme ça), l’impression de donner à chacun du temps pour respirer, pour éviter les grains de sable dans les rouages, les trop-pleins qu’on fait peser sur les épaules. Pour éviter les heurts, les frustrations, les conflits. Ils en vivent assez dans la cour de l’école ou ailleurs.

Bon, si les enfants lisent ce billet je suis grillée… mais ça ne m’empêchera pas de continuer.

18 points pour réussir une soirée de 18 ans

1 – Oublier…

Tout ce qu’on vous a raconté sur les soirées des enfants des amis d’amis de vos amis que vous n’avez jamais rencontrés. Ces soirées ont dégénéré, les maisons ont été vandalisées par des mutants bourrés sortis de nulle part qui ont tout cassé, alors que les parents étaient partis en Province comme par hasard juste ce week-end là en laissant un gros billet sur la table. En plus il y avait de la drogue et des préservatifs partout, et certains jeunes ont même dormi dans le lit des parents, profitant de ce qu’il était encore libre, tous les autres lits de la maison ayant été investis. Généralement ces histoires sont assorties d’un discours sur les parents démissionnaires devant leurs ados un peu révoltés.

2 – Se souvenir…

Des soirées de notre jeunesse, des échanges de cour de récré au lycée « t’es invitée à la soirée de Juliette? » « Y’aura qui? » « Tu crois qu’on peut s’incruster? » « Hann Il sera là? Faut absolument que mes parents soient ok pour que j’y aille… » Des jours qui précédaient où le stress montait pour que tout soit parfait, de la musique qui claquait dans les oreilles avec la boule à facette et les spots sur lesquels on mettait du calque de couleur, des montagnes de chamallows et les mélanges liquides improbables qu’on buvait en disant que c’était du Ponch, ou des cocktails. Passés 22 heures, on ne regardait plus vraiment ce qu’on buvait parfois. Du Malibu Coco, du vodka-Curaçao bleu? bref, on a aussi eu 18 ans.

3 – Se lancer

Et dire oui. Oui tu peux faire une soirée à la maison. Et dire non, pas la veille pour le lendemain, mais plutôt 3 ou 4 semaines avant. Une fête réussie ne nécessite pas forcément la location d’une salle, plus traiteur. Pas les moyens d’ailleurs. Et ce n’est pas cela qu’il demande. Il veut juste faire une soirée avec ses potes. Et sa soeur, et quelques potes de sa soeur aussi. Et il invitera aussi son frère à passer.

4 – Accompagner (je n’ai pas dit assister)

Il a 18 ans, c’est sa soirée, ce n’est pas la mienne. Il a plein d’idées, de l’expérience sur le sujet, et beaucoup de bon sens. Il faut qu’il puisse en profiter. Et moi? ça se passe chez moi et même si la meilleure assurance que j’ai c’est la confiance que je lui accorde, rien ne m’empêche de poser quelques questions liées à mon expérience du sujet (même historique), et à mon grand âge.

5 – Définir le périmètre

Le garage et le jardin. Aucun accès direct dans la maison. Cela évite de stresser, de surveiller, de fliquer. Pas besoin de vider la maison, retrouver des clés pour les pièces, risquer des tâches indélébiles sur mon canapé Ikea, trouver des canettes vidées dans le bocal du poisson, ou un mégot dans la cage du lapin. Et plus si affinités. Et peut-être que rien de tout cela ne va arriver. Mais dans le doute, hein?

6 – Inviter

Pas besoin de prévoir des enveloppes et des petits cartons. Facebook est là. Il crée un événement, et il invite. Je ne veux pas connaître la liste. Les copains que je connais seront là, c’est chouette qu’ils viennent tous. Pour le lieu, Maël mettra l’adresse sur le groupe Facebook 2 heures avant la soirée. Histoire que notre adresse ne circule pas via Facebook les 15 jours qui précèdent. Chez moi, ce n’est pas le Stade de France, hein?

6 bis –  Traduire le nombre d’invités

La liste en prévoit 40 quelques jours avant la soirée. Dans la réalité, c’est comme les manifestations. 40 selon les forces de l’ordre (je ne parle pas de moi) 100 selon les organisateurs. Sans grossir les chiffres, et on ne le sait qu’après. Donc si 40 personnes sont réellement invitées, il y en aura plus. C’est certain. Et la maison a, contre toute attente une capacité d’accueil insoupçonnée.

7 – Les horaires

De 20h30 à 1h30. C’est l’horaire annoncé. Mais en toute complicité avec l’organisateur, on sait que ça va déborder d’une heure. Ok j’aurai le droit de proposer qu’on baisse un peu la musique. Parce que ça va être bruyant. 

Consigne: on vient après avoir dîné (l’estomac plein de macaronis), ça permet de tenir l’alcool un peu mieux, et ça évite à la mère de l’organisateur de fournir un buffet colossal pour 40 100 adolescents en plein croissance.

8 – La musique et les éclairages

C’est lui qui gère le matériel prêté et installé par des copains, le bruit, la playlist, les branchements, les éclairages, tout. Impressionnant l’enceinte grosse comme mon sèche-linge.

9 – Le budget

En gros, chacun apporte ce qu’il consomme et partage (ou pas?). Donc les invités apportent de l’alcool, avec de l’alcool, et parfois un peu d’alcool aussi. Donc je n’ai fourni aucun alcool. Ce qui me convenait bien, parce qu’au-delà d’une bière, j’ai du mal à fournir de l’alcool à mes enfants. Et puis l’alcool coûte cher.

J’ai donc fourni: des jus de fruits et sodas, des verres, du Sopalin et des sacs poubelle, des Bonbons et des gâteaux. Non pas de chips, ça se renverse, ça s’écrase, on marche dedans et ça ne nourrit pas. Budget total: 50 euros. Pour 40 100 invités, c’est imbattable.

10 – La déco

Des sacs poubelle posés partout, des cendriers à gogo, une ou 2 tables à disposition, un seau et une serpillère au cas où. Le reste est accessoire. Restons centrés sur l’essentiel.

11 – Les voisins

Certains voisins sont des amis. Ils comprennent, sont heureux pour Maël.

D’autres sont systématiquement garés devant chez vous, ne disent jamais bonjour, ont 3 voitures pour 2, ont des enfants braillards. Un seul conseil: Oubliez tout. Parce que ce qu’ils vont se prendre dans les oreilles pendant la soirée vaudra pour tous les coups bas des 5 dernières années. Vous serez vengés de tout. Un petit mot dans les boîtes aux lettres pour prévenir, avec humour et décontraction.

12 – Planifier ma soirée

Non, je ne passerai pas la soirée à la maison. Ce serait bien qu’il y ait un adulte sur place. Ahhh mazette il a 18 ans! il est la personne majeure. Je prévois une soirée à proximité (20 minutes à pieds), chaleureuse et arrosée. Le cinéma, par exemple, ce n’est pas une bonne idée. ça finit trop tôt, et il y a un risque de ne pas pouvoir se concentrer sur le film en imaginant les scénarii racontés aux point 1.

Une nuit à l’hôtel? Hors de question. Il ne s’agit pas de lâcher l’affaire complètement. Je rentrerai vers 1h00 pour prendre la température de Maël de la soirée avant d’aller me coucher. Soit je dormirai, soit je n’y arriverai pas. Selon la température.

13 – Derniers préparatifs

Faire de l’espace dans le garage. C’est une occasion rêvée de remplir quelques sacs poubelle, de prendre conscience de la taille de cette pièce, de vider totalement le lieu. D’entendre que ça résonne quant on fait ohhhhh. Non, ça ne le fait plus avec 100 40 personnes dedans. Faire les courses du point 9 à 18h00. Je me suis dit que ça ferait un peu court, mais c’était sa soirée. Il a géré.

14 – Partir

C’est le grand moment. Maël gère super bien son stress. Il y a 2 copains qui feront les contrôles à l’entrée, et une photo souvenir. Les spots sont allumés, la sono est branchée. Les vélos et scooters se garent dehors. Une 60taine de vélos et scooters. Tous les poteaux et lampadaires du quartier sont investis, les clôtures, les grillages, les portails. Il est temps que je parte. Ils sont prêts et moi aussi.

15 – Revenir

J’ai prévenu de mon retour 1/4 d’heure avant. J’ai croisé des gens qui me disaient bonjour dans la rue. Ils avaient l’air gais. J’ai pris la température en arrivant à la maison. Il n’y avait plus de musique. les baffles avaient trop chauffé. Je suis montée me coucher. Le périmètre avait été parfaitement respecté. La musique a repris, mon lit tremblait au rythme des basses. Je me suis dit que ça durerait au maximum encore 1 heure. J’ai mis des bouchons dans mes oreilles. L’instant d’après, j’ai ouvert l’oeil, il était 6h28. Je l’ai refermé jusqu’à 9h23.

16 – Ranger

Toujours voir les bouteilles à moitié pleine, et jamais les bouteilles vides….

Toujours voir les bouteilles à moitié pleines, et jamais les bouteilles vides….

Ils se sont mobilisés à 9h30 pour ranger (Non un ado ne dort pas toujours jusqu’à 13 heures). A 3. Le jardin, le garage, les abords de la maison. 1 heure de travail. En partageant leurs souvenirs de la soirée. J’ai pris conscience de ce qui avait été consommé. Et de ce qui restait.

Pendant ce temps, j’ai préparé des pancakes pour leur recoller l’estomac. Et j’ai dit que je passerais la serpillère dans le garage, c’était ma contribution. ils ont TOUT rangé. Tout. Le garage n’avait pas été aussi propre et rangé depuis longtemps. Je devrais les remercier pour ça, d’ailleurs.

17 – Féliciter

Oui c’était une belle fête, bien organisée, bien canalisée, bien déléguée, bien encadrée, et qui n’a pas dégénéré. ça valait le coup de faire confiance à Maël. La meilleure assurance de réussite, c’est la confiance. Il a vraiment bien assuré, avec Coline.

18 – Les voisins (bis)

Recroiser les voisins, après. Pour les remercier de leur patience et de leur compréhension, parce que la fête était belle, et qu’on n’a pas 18 ans tous les jours. Vous vous souvenez, vous quand vous avez eu 18 ans, hein? Déposer un petit mot dans leurs boîtes aux lettres pour en remettre un couche et les remercier encore.

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Cadeau du voisin, ami et plein d’humour, ce matin.

Parce que Maël, c’est le Premier.

Ce n’est que le Premier a avoir fêté ses 18 ans.

Il a été le premier

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Il a été le premier à bouger dans mon ventre

Il a été le premier à croiser mon regard

Il a été le premier à me faire découvrir la blancheur consécutives des nuits

Il a été le premier à faire de la salle d’attente du médecin l’annexe de mon salon

Il a été le premier à faire le papillon pour mettre son manteau

Il a été le premier à enlever les petites roues de son vélo

Il a été le premier à écrire son prénom en lettres bâton

Il a été le premier à inventer des mondes Playmobil et Lego

Il a été le premier à se lover contre moi pour l’histoire du soir

Il a été le premier à apprendre ses tables de multiplication

Il a été le premier à écrire une rédaction

Il a été le premier à s’émerveiller devant le sapin de Noël

Il a été le premier à aller à l’école tout seul

Il a été le premier à accueillir l’arrivée d’un bébé à la maison

Il a été le premier à franchir l’entrée de la primaire, puis du Collège, puis du Lycée

Il a été le premier à partir en vacances sans moi

Il a été le premier à m’écrire des lettres

Il a été le premier à entrer dans l’adolescence

Il est le premier à atteindre la majorité.

Demain il ne sera plus tout à fait le même qu’aujourd’hui sans pour autant vraiment être différent d’hier.

Il restera toujours le premier.

Je lui souhaite d’être celui qu’il a envie de devenir, et pas celui que d’autres voudraient qu’il soit. Juste lui-même.

Bon anniversaire Maël!

Mère et productive…

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Parfois, il y a des concours de circonstance amusants. Hier j’ai déjeuné avec Gaëlle, l’auteure du blog En aparté dont je suis fan, et ce matin, j’ai relayé sur la page Facebook du blog ce billet  et celui-là.

Que ce soit avec Gaëlle où dans ces 2 articles, on y parle de la productivité des femmes au travail, qui serait meilleure chez les femmes ayant des enfants, et à fortiori une famille nombreuse. Les 2 articles restent très flous sur les raisons qui expliquent cette situation, peut-être parce que les clichés sont encore trop forts.

Comment peut-on gérer une famille nombreuse, et être productif au travail? C’est plutôt antinomyque. La vision de la femme entourée de sa marmaille ne laisse pas entrevoir d’espace pour du temps libre, alors comment imaginer qu’elle puisse en plus être productive professionnellement…

Non, ce n’est pas pour rentrer plus tôt à la maison que je suis productive.

Je ne veux pas rentrer plus tôt, je dois juste rentrer à l’heure. Etre à 18h00 à la sortie de l’étude d’Elise et Jonas. J’applique la même rigueur à être à l’heure à des réunions, à arriver avant 9h00 au bureau qu’à en repartir à l’heure. Oui cela demande de la rigueur. Et parfois un grand sourire. Mais pas de fausses excuses ou de justifications.

Refuser des réunions à 17h00, tenir les horaires du matin à la maison pour ne pas me mettre en retard. Autant à la maison qu’au bureau. Parfois c’est frustrant, et j’ai l’impression de ne pas être là où je devrais être, que ce soit à la maison ou au bureau. Mais la rigueur est la même.

Non, je ne me sens pas redevable à mon entreprise de me faire confiance alors que j’ai 6 enfants, ce qui pourrait me rendre surproductive pour compenser cette culpabilité.

J’ai été recrutée sur un poste dont les objectifs ont été fixés, à moi de me donner les moyens de les atteindre. Comme je sais ce qui m’attend à la maison, c’est dans mon intérêt d’avancer pendant mes heures de bureau, sinon il faut que je travaille le soir, la nuit. Au détriment de ma vie de famille. Alors je ne connais pas tous les potins de la cafetière, je déj en 30 minutes, et souvent j’alimente mon clavier avec les miettes d’un sandwich. Pendant une période, j’étais dans un service où l’habitude voulait qu’on partage un petit déjeuner tous les vendredis matin. J’ai fait ma rebelle. Je prends mon petit-déj à la maison, et je ne compense pas les heures de petit dej au bureau par des fins de journée à 19h00. Les collègues sans enfant, ou avec nourrice avec horaires souples le peuvent (ou le veulent bien). Moi pas.

Oui j’applique la même organisation à la maison et dans ma vie professionnelle.

Oui gérer une petite PME familiale avec 6 enfants nécessite un peu d’organisation, si on veut que ça soit fluide. Plus c’est organisé, plus c’est fluide. On pourra en reparler.

C’est pareil au bureau. Je refuse beaucoup de réunions si je n’ai pas de valeur ajoutée et que la présentation que je recevrai par mail suffira à m’informer. J’organise des réunions de 45 minutes, rarement plus. Après, je décroche. C’est pareil à la maison quand je joue au Monopoly ou quand j’aide les enfants dans leurs devoirs. 45 minutes avant de craquer. Oui il m’arrive d’arriver la tête dans le sac le matin après une soirée agitée ou une nuit compliquée. Avec le sourire. Le même que celui que j’ai fait à mes enfants en allant les lever alors qu’ils m’avaient pourri ma nuit. Sans rancune, hein.

Non, je ne réponds pas aux appels téléphoniques personnels quand je suis au bureau. Sauf ceux des enfants, question de responsabilité. Ils savent que je travaille, ils n’abusent pas.

Non, je ne réponds pas aux appels téléphoniques du bureau quand je suis à la maison. Sauf ceux de mon patron, question de responsabilité. Il sait que j’ai des enfants, il n’abuse pas.

Alors oui, avoir des enfants (et pas forcément beaucoup, parce que chacun met son seuil là où il peut) rend productif à la maison. Sans enfants, on s’occupe de soi. Avec des enfants, on s’occupe d’eux, et de soi, dans le même temps que lorsqu’on n’en avait pas. Et ça rentre dans les 24 heures d’une journée.

C’est pareil avec la vie professionnelle. Avoir des enfants rend plus productif au bureau. Je ne pense pas que cela nécessite des études sociologiques particulières. Efficacité, organisation, gestion du stress, recherche de résultat, diplomatie, un peu de stratégie aussi, la liste serait longue. Ce qui est certain, c’est que cela rend vraiment efficace.

Et si jamais je voulais ralentir la cadence, j’ai quelques collègues qui sont heureux de partager quelques blagounettes ou recettes de cuisine. Et la photo des enfants sur mon bureau me rappelera vite qu’on n’est pas là pour rigoler, hein?

Le jour où Nabila a découvert ma quiche

Ce blog m’a permis de faire des rencontres étonnantes. Certaines sont publiques, d’autres sont plus secrètes. Parce que je ne peux pas étaler ici toute ma vie. Pas forcément intéressant, et puis je tiens à conserver un peu de sérénité et de calme.

Je suis la reine des quiches. En tout cas aux yeux de Marie Grain de Sel qui a trouvé en moi l’inspiration. L’inspiration pour écrire un blog de grande qualité, plein d’humour, de sensibilité (ce qu’elle est dans la vie).

Et elle a réussi à inspirer Nabila sur l’art de la quiche, avec le soutien de 2 femmes improbables, mais aussi celui d’Elsa. L’une d’entre elles fait la Une de la presse aujourd’hui, et c’est infiniment triste, pour elle, et pour son compagnon.

Mais c’est l’occasion pour moi de vous dévoiler comment moi, à travers le talent de Marie Grain de Sel, j’ai contribué à changer la vie de cette femme (Marie ou Nabila?)

37 à la maison #2050

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Oufff, c’est le seul mot qui me vient à la bouche ce matin.

D’ailleurs quand je le prononce, ça siffle un peu, rapport à mon incisive qui manque, et que je dois aller me faire recoller chez le dentiste. Les petits enfants m’ont piqué l’ancienne pour se déguiser vendredi pour Halloween, et l’ont filé au voisin à la place d’un Tic-Tac.

Quand les enfants étaient petits, je trouvais que j’avais peu de temps pour moi. J’ai reporté à plus tard… Et maintenant, c’est plus tard, et je n’ai toujours pas de temps pour moi. Même pour aller chez le dentiste.

Les vacances scolaires des petits-enfants, c’est dur dur. Quand les enfants ont commencé à avoir des enfants, j’étais toute émue. Des bébés, encore des bébés. Des garçons, des filles, des jumeaux. J’ai tricoté comme jamais. C’est sûr que le tricot, ça se perd. Je dois être la seule avec ma copine Marie à savoir encore tricoter de la layette sur cette terre.

Et puis, j’ai vite compris le plan… 5 mois de vacances par an pour les enfants, on les case à la Grand-Maman! Sauf que la Grand-Maman, qui n’a d’ailleurs plus toutes ses dents, elle a fêté ses 82 ans! Et ce n’est pas parce qu’elle a élevé ses 6 qu’elle peut élever les 24 suivants. Et toc. A chaque âge ses plaisirs. Mon plaisir c’est de les avoir à tour de rôle, les petits enfants.

Ce qu’ils préfèrent c’est quand on lit le blog ensemble.

- Dis, tu nous racontes le blog?

Pour eux, c’est comme si on lisait un livre d’histoire ou de contes. Parfois ils se demandent si c’est vrai. Tu prenais vraiment du Lexomil? Ma maman se mettait vraiment du curcuma sur la figure? Tu achetais vraiment 60 yaourts par semaine? Tu savais changer des freins de vélo? Tu invitais les copains des parents chez toi pour manger des pizzas? Tu les laissais sauter dans la gadoue? Alors je leur raconte, et je leur montre les épisodes du Journal Intime, parce que ce sont des souvenirs incroyables d’il y a presque 40 ans.

Enfin ça, c’est le bon côté des choses.

Il y a un truc plus compliqué. J’ai dit que je ne voulais pas élever les enfants de mes enfants. Normal, chacun son tour. Mais du coup, pendant les vacances scolaires, ils ne m’envoient pas leurs enfants, ils viennent avec eux!. Nous sommes donc 37. Parfois un peu moins. Mais bon, passés les 25, on ne compte plus.

Alors mes 60 laitages par semaine, c’est de la rigolade, et mes grilles de service c’est du pipi de chat. J’ai dû inventer des tableaux en 3D à triple entrée pour suivre le rythme. Pour sûr ça forge la jeunesse tout ça. Mais bon, à 82 ans, c’est parfois fatigant. J’ai trouvé un bon plan.

Je débranche mes appareils auditifs et là, on me fout la paix. ça baisse le son direct. 37, c’est au moins 3 services de repas. Alors chacun s’y met, et cuisine ses spécialités. je choisis mon service en fonction du menu.

Les enfants sont super organisés. ils sont de qui tenir, en même temps. Ils s’entendent bien, et avec les conjoints aussi. Bon, je reste la belle-mère de 4 belle-filles. Promis je fais gaffe. J’ai été éduquée sur le sujet par ma copine Ginie, et quand même j’ai 4 belle-filles.  Il y en a une, elle a choisi d’être mère au foyer. Elle a déjà 5 enfants. Je ne sais pas comment lui dire qu’on s’est bien battues pour l’égalité homme-femme quand j’avais la quarantaine, avec Maman Travaille. Et qu’elle devrait en profiter pour se remettre à bosser. Mais je n’ose pas, trop peur qu’elle me fourgue ses 5 enfants, parce que les places en crèche c’est pas encore gagné. Marlène a créé Grand-Maman Travaille depuis qu’on nous a supprimé les retraites.

Avant de partir chez le dentiste, j’aimerais vous donner ma recette de hachis parmentier pour 37, à servir avec 5 batavias bien assaisonnées.

Ingédients:

- 3,7Kg de viande hâchée (du boeuf si on en trouve, sinon il suffit de prendre du lyophilisé, on est en 2050 que diable!

- 5 kilos de pommes de terre (fraiches si on en trouve, sinon une bonne vieille Mousline des familles: 10 sachets)

- 5 gros oignons (frais… ou lyophilisés, selon le goût)

- 3 cuillères à soupe de muscade.

Faire revenir les oignons et la viande hachée dans une poêle grosse comme ça.

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Faire cuire les pommes de terre dans une marmite grosse comme ça.

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Les réduire en purée au Caterpillar, y mélanger la muscade, saler, poivrer.

Poser une couche de viande-oignons, puis une couche de purée dans un plat gros comme ça.

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Saupoudrer de 500g de parmesan.

Mettre au four dans un four gros comme ça, thermostat 7

Et le lave-vaisselle qui est tombé en rade samedi, on en parle?

Nous nous sommes amusés avec d’autres blogueurs , sur une idée originale de Juliette du très joli blog Jeveux1bebe à faire un bond dans le temps jusqu’en 2050.
Voici quelques uns des autres participants (n’hésitez pas à me dire si vous jouez et je mettrai les liens à jour!) :

Paf le P.A.FAiko katonAstridMCranemouCrevette d’eau douceE-zabelGames of MômesJe suis une peste,  Jeveux1bebela tribu de JujuLa vie de SelkyLili aime le nougatMamananonymeMaman@homeMarmots bioMoi TimothéePapyCubePapy HérissonPapipaniqueSabine & Associés

Jo de la lune

Ce n’est pas toujours facile de parler de ses enfants. Ils ont chacun des talents, des faiblesses, des richesses, des défauts. Ils ont surtout des parent qui débordent d’amour pour eux, ce qui évidemment rend subjectif tout propos tenu.

Ici, je ne parle que du positif. Je ne souhaite pas que ce blog soit le déversoir de complaintes. Je ne souhaite pas que quoique ce soit de négatif puisse être posé ici et relu par l’un ou l’autre dans les années qui viennent. Toujours ce fameux verre à moitié plein.

Venons-en à Jo. Il a bientôt 10 ans. Ceux qui le connaissent savent qu’il est juste tellement différent des 5 autres, mais ça, finalement, c’est valable pour chacun. Chacun est différent des 5 autres. Mais Jonas raisonne beaucoup. Beaucoup. Beaucoup. Parfois on l’imagine bien posé sur la lune. Je pense qu’il serait heureux plus tard en faisant de la recherche fondamentale en physique. Pas pour trouver. Juste pour chercher. Du coup, la vie quotidienne est pour lui la source de contraintes et d’efforts incessants.

- Pourquoi s’habiller le matin puisqu’on doit se déshabiller le soir?

- Pourquoi manger un repas en commençant par le salé, alors que le sucré est meilleur et qu’il réveille les papilles?

- Comment retrouver mes lunettes quand je les perds alors que je suis myope et que je ne les vois pas?

Etc.

Et Jonas n’aime pas l’eau. C’est ballot avec le prénom qu’il porte. Dans la vie quotidienne, la douche n’est jamais un plaisir. Surtout se laver les cheveux. Il râle un peu mais le fait quand même. C’est un enfant calme. Pas sanguin pour un sou.

Et Jonas n’aime pas toucher des choses mouillées, ou sales. Remplir le lave-vaisselle le dégoûte profondément. Ses frères et soeurs ont bien senti qu’il avait trouvé là le bon plan pour ne pas faire les services comme les autres. On était proches de la rébellion. Et dans la vie, il faut parfois faire des choses qu’on n’aime pas faire. Moi par exemple, c’est nettoyer les siphons de la douche et des lavabos. Yok.

Alors on a trouvé une solution, tous les 2.

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The Balade au bois de Boulogne

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Au départ on devait visiter les Invalides. on avait même prévu un selfie devant le tombeau de Napoléon. J’avais fait mes petites recherches historiques, raconté un bout de la vie de Louis XIV. 20 minutes en voiture pour traverser la Porte Maillot… Manif pour tous, Prix de l’Arc de Triomphe, courses pédestres.

Virage à droite vers le Bois de Boulogne pour sentir les branches craquer sous les pieds, ramasser quelques emballages de capotes tagués Love en Rose fluo  marrons. Les kids ont été trompés sur la marchandise trop bien vendue, ça râle un peu.

Les balades au Bois de boulogne, c’est particulier. Trouver un coin d’herbe pour se poser, c’est possible. Mais une fois qu’on voit les fleurs feuilles blanches ou roses qui entourent tous les arbres, on se dit que marcher sur les allées, c’est mieux. Au bois de Boulogne, on ne peut pas faire 200m sans devoir traverser une avenue. Trouver un passage piéton. C’est rythmé. Revigorant. Pourtant on a vu un écureuil. Qui courait par terre pour passer d’un arbre à un autre. Basile a dit: « Dans le vraies forêts, c’est dur de voir des écureuils, ils sont en haut des arbres. Ici c’est pas une vraie forêt ». On a continué à marcher. Dans le bois de Boulogne, il y a des allées sablonneuses pour les chevaux. On n’en a pas vu un seul, mais on s’est mis du sable plein les pompes.

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Mais au Bois de Boulogne il y a une petite rivière. Sans petit pont pour la traverser. Mais trop large pour sauter par-dessus. Alors on a trouvé un morceau de bois mort, et on a fabriqué un petit pont. Basile est passé le premier. Et puis chacun est passé en commençant par les plus légers. Une fois qu’ils ont été tous de l’autre côté, ils m’ont regardée en se marrant, Coline a sorti son téléphone pour immortaliser l’événement par une vidéo qui ferait le tour de la planète. J’ai vidé mes poches et annoncé mon héritage à mes héritiers. Et j’ai franchi le pont. La branche a émis quelques craquements douteux. Mais j’étais passée.

En fait, il y avait un pont à 15m de là, mais c’était mieux de ne pas l’avoir vu. Et puis il y avait un arbre penché avec un tronc bien large.

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Qui montait très haut.

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On a joué à Mowgli. Presque tous. Et ça, c’était impressionnant.

On n’a rapporté ni marrons, ni batons, ni fleurs, ni papiers roses fluo brillants avec marqué Love dessus.