The Balade au bois de Boulogne

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Au départ on devait visiter les Invalides. on avait même prévu un selfie devant le tombeau de Napoléon. J’avais fait mes petites recherches historiques, raconté un bout de la vie de Louis XIV. 20 minutes en voiture pour traverser la Porte Maillot… Manif pour tous, Prix de l’Arc de Triomphe, courses pédestres.

Virage à droite vers le Bois de Boulogne pour sentir les branches craquer sous les pieds, ramasser quelques emballages de capotes tagués Love en Rose fluo  marrons. Les kids ont été trompés sur la marchandise trop bien vendue, ça râle un peu.

Les balades au Bois de boulogne, c’est particulier. Trouver un coin d’herbe pour se poser, c’est possible. Mais une fois qu’on voit les fleurs feuilles blanches ou roses qui entourent tous les arbres, on se dit que marcher sur les allées, c’est mieux. Au bois de Boulogne, on ne peut pas faire 200m sans devoir traverser une avenue. Trouver un passage piéton. C’est rythmé. Revigorant. Pourtant on a vu un écureuil. Qui courait par terre pour passer d’un arbre à un autre. Basile a dit: « Dans le vraies forêts, c’est dur de voir des écureuils, ils sont en haut des arbres. Ici c’est pas une vraie forêt ». On a continué à marcher. Dans le bois de Boulogne, il y a des allées sablonneuses pour les chevaux. On n’en a pas vu un seul, mais on s’est mis du sable plein les pompes.

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Mais au Bois de Boulogne il y a une petite rivière. Sans petit pont pour la traverser. Mais trop large pour sauter par-dessus. Alors on a trouvé un morceau de bois mort, et on a fabriqué un petit pont. Basile est passé le premier. Et puis chacun est passé en commençant par les plus légers. Une fois qu’ils ont été tous de l’autre côté, ils m’ont regardée en se marrant, Coline a sorti son téléphone pour immortaliser l’événement par une vidéo qui ferait le tour de la planète. J’ai vidé mes poches et annoncé mon héritage à mes héritiers. Et j’ai franchi le pont. La branche a émis quelques craquements douteux. Mais j’étais passée.

En fait, il y avait un pont à 15m de là, mais c’était mieux de ne pas l’avoir vu. Et puis il y avait un arbre penché avec un tronc bien large.

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Qui montait très haut.

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On a joué à Mowgli. Presque tous. Et ça, c’était impressionnant.

On n’a rapporté ni marrons, ni batons, ni fleurs, ni papiers roses fluo brillants avec marqué Love dessus.

De 6h58 à 8h10: Créneau sensible

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Tut-Tut-Tut-Tut-Tut-Tut… Bam (ça c’est ma main qui écrase le radio-réveil que je possède depuis… 1990. Bientôt 25 ans de fidélité)

Il est 6h55 et chaque matin, je sais que les 80 minutes qui vont suivre vont être déterminantes pour le reste de la journée. Et c’est vrai pour chacun de nous 7.

S’il n’y avait pas tant d’enjeu, je m’amuserais un peu à mettre des grains de sable dans le système… Mais je ne suis pas du matin. Et mes enfants pas vraiment non plus. En tout cas, leur sens de l’humour est souvent anesthésié.

Chacun mène sa barque, en gérant son propre horaire de réveil selon son emploi du temps.

Après la météo de Laurent Cabrol, il y a le créneau 6h58-7h20, qui est le mien. Je me douche, je m’enduis de crèmes plus douces les unes que les autres, je prends le temps d’un brushing parfait, d’un maquillage précis, du choix de ma tenue du jour et des accessoires qui vont la sublimer…

Ouais rien du tout, je me douche-habille-maquille-prépare en 15′. Rien ne vaut une beauté naturelle sur un coiffage aérien et spontané.

Et je fais chauffer 2, 3 ou 4 tasses de lait selon les emplois du temps des collégiens. NLDR: les emplois du temps doivent être affichés sur le fridge. C »est la base. Ah oui, je me fais aussi couler un café, enfin plutôt une cafetière, parce que Maël boit du café le matin. Mais pas tous les matins.

D’ailleurs il est déjà levé, il a trouvé sa compote et ses biscuits préférés, et choisit de boire un café, qu’il se fait lui-même dans la Nespresso. Même si 1 litre coule à côté. Dommage.

7h20-7h30

Je pars réveiller Elise et Jonas. Rituel imparable, impossible d’y déroger. D’abord les volets, ensuite un câlin à Jo (mazette qu’est-ce que ça sent bon un petit garçon au réveil, première montée d’adrénaline pour moi). Je me perche ensuite sur l’échelle du lit mezanine d’Elise. Je la cherche toujours un peu sous la tonne de doudous, couette, écharpes qui sentent mon odeur. Elle est toute chaude et sa peau est si douce. J’annonce la météo et les laisse s’habiller. Oui enfin avant de remonter, je vole un nouveau calin à Jo qui se dit que peut-être, ce matin, je pourrais l’oublier dans son lit.

7h30-7h50

Je remonte tartiner. 3 au miel sans beurre, 2 au miel avec beurre et une groseille mais sur du pain grillé c’est mieux. Et 2 tartines jamabon-fromage. Un chocolat chaud, et un lait chaud. Tiens, je vais leur faire goûter le salidou que j’ai fait. Et hop jus d’orange ce matin, c’est la fête. Basile apparaît et s’auto-gère. Je rajoute une tartine pour lui, ou 2.

Si Elise et Jonas n’ont pas encore trouvé un sujet de dispute discussion à ce stade, ça risque d’arriver entre 2 tartines. J’ai beau leur expliquer que se parler le matin, c’est prendre des risques d’explosion, ils n’ont pas encore intégré le principe. Et là, ça peut vite partir en vrille. Si tu me cherches, tu me trouves. Et puis tiens, ce matin, Jo voulait un porridge. J’y penserai demain. Mais peut-être qu’il n’en voudra pas.

Maël s’en va,

Basile s’en va.

Coline? On ne la verra pas ce matin, elle commence plus tard.

7h50-8h05

Faire une toilette, se brosser les dents, se coiffer, mettre ses chaussures, ne pas oublier de glisser un goûter dans les sacs, réciter la poésie une dernière fois.

Et Noé? Gloups, je l’entends « Maaammm’ssss j’ai oublié de mettre mon alarme il est 8h00000 je suis en retard, je n’aurai pas le temps de mangerrrrr!!!! » Je descends, lui glisse un gouter dans son sac, trouve un pull, l’aide à sortir son vélo, le rassure comme je peux. Il est en plein stress. Je lui vole un bisou.

Jonas a profité de la diversion pour se plonger dans un bouquin. Une chaussure au pied. Une chaussette égarée. La pression monte. Elise a des noeuds et ça tire. Ne pas s’énerver, ne pas s’énerver, ne pas s’énerver.

8h06

 Nous sommes presque en retard. Je remonte finir de débarrasser le petit-dej, prendre mes affaires.

On sort les trottinettes, ah zut il pleut. Dommage pour mes ballerines, c’est trop tard. Ouf on retrouve les vestes facilement. Les enfants d’abord. normal. Encore une fois, Laurent Cabrol s’est planté. Ah oui, c’est lundi, il faut sortir les 2 containers poubelle.

il est 8h09

Une minute d’avance sur le programme. 

J’ai pensé à signer le cahier de Jo, fait le chèque pour la photo de classe de Noé, donné un nouvel effaceur et une colle pour la trousse d’Elise, félicité Maêl pour un résultat en physique, parlé à Basile de son prochain stage de natation, mais pas trop, parce qu’il n’est pas bavard le matin et… j’ai oublié de laisser un petit post-it à Coline pour lui souhaiter une bonne journée. Je ferai un sms.

Je sais que ce créneau du matin est déterminant pour le reste de la journée. Pour que je puisse déconnecter et me concentrer sur mon boulot sans parasites familiaux. Et si c’est si important pour moi, ça doit l’être aussi pour les enfants.

Je ne suis pas sûre d’avoir éteint la cafetière. Argh. le poisson sera nourri ce soir.

 

Présumée coupable

justice

En tant que mère de famille nombreuse,

Je suis présumée coupable de ne pas avoir maîtrisé les moyens de contraception à ma disposition

Je suis présumée coupable de profiter du système français qui soutient les familles grâce aux allocations familiales

Je suis présumée coupable d’imposer des sacrifices à mes enfants du fait de leur nombre

Je suis présumée coupable de ne pas leur proposer de viande à tous les repas

Je suis présumée coupable d’être en bonne santé

Je suis présumée coupable de ne pas les habiller avec des vêtements de marque

Je suis présumée coupable de ne pas voyager tous les ans à l’étranger avec eux, et de ne pas les emmener aux sports d’hiver chaque année

Je suis présumée coupable de travailler et de ne pas passer suffisamment de temps avec eux

Je suis présumée coupable d’être la mère d’une tribu plutôt que de 6 individus

Je suis présumée coupable de bénéficier de réductions à la SNCF

Je suis présumée coupable de creuser le trou de la Sécurité Sociale

Je suis présumée coupable de vivre sur le dos des contribuables

Je suis présumée coupable de fréquentation anormalement élevée du bon coin

Je suis présumée coupable de transmission de vêtements d’un enfant à l’autre

Je suis présumée coupable de préparation de repas en moins de 30 minutes

Je suis présumée coupable d’avoir une énergie plutôt développée

Je suis présumée coupable de bloguer, voir des amis, militer pour une asso, faire du sport, sortir

Je suis présumée coupable de concilier vie familiale et vie professionnelle, en étant heureuse dans les 2.

Et sur chacun de ces points, ainsi que sur tous ceux que j’ai oubliés, je plaide innocente.

Après 3 semaines d’école (ou de colle) on en est où? (concours inside)

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Avez-vous fait le point dans les trousses de vos kids??

Après 3 semaines d’école?

Moi d’habitude, j’attends les vacances de la Toussaint, mi-trimestre quoi.

Là, j’ai fait le contrôle à mi-mi-trimestre.

Et là, j’ai dû faire face à la réalité: la colle est vide. Les 2 sticks de colle fournis à la rentrée sont vides. Plus précisément: l’un est vide, l’autre a perdu son bouchon et sèche désepérément, collé à un bout de gomme.

Allezzzzz, je suis sûre que c’est pareil chez vous. A se demander si les enfants la mangent, la lèchent, l’utilisent comme déodorant ou comme arme d’auto-défense.

Pour vous faciliter la tâche je vous propose de gagner un lot pour tenir au moins jusqu’à Noël, voire même jusqu’en février:

- 1 paquet de Patafix (avec des stickers des héros de Rio 2)

- 1 lot de 2 gros sticks

- 1 tube de Twist&Glue sans solvant

- et le DVD de Rio 2 (celui-là est à mourir de rire, enfin moi j’ai bien failli)

Pas besoin de vous faire l’article sur la colle UHU, elle est super maniable, et la Twist&Glue est top pour apprendre à utiliser de la colle liquide. Le tube tient bien droit sur le bureau, et elle ne coule pas. Elle fonctionne sur toutes les surfaces carton, papier, tissu etc…

J’en profite pour pour dire que UHU dispose d’un « Club Junior » sur son site où vous pouvez télécharger des coloriages, des pas à pas, faire des jeux…

Pour jouer, un petit commentaire pour m’indiquer ce qui disparait le plus vite dans les trousses de vos enfants (après la colle, on s’entend). On joue jusqu’à dimanche 28 septembre à minuit, juste pour la France métropolitaine (pardon Mathilde) et je ferai un tirage au sort du commentaire qui recevra le lot gagnant.

Allez, on s’y colle? (Mouarf)

EDIT du 10/10: la gagnante au tirage au sort Randomizer est Sevw qui remporte le lot! Je t’envoie un mail, et c’est toi qui t’y colles pour m’envoyer une adresse en France Métropolitaine! Bravo et Merci pour toutes vos participations!

Tous pour une, une pour Tous

2011 - Le temps file... vite

2011 – Le temps file… vite

Trouver du temps pour chacun.

Trouver du temps pour tous.

Trouver du temps pour moi.

Etre souvent à court de temps.

Et ne pas courir après le temps.

Il n’y a pas de miracle, les journées ne sont pas extensibles. Même si les enfants grandissent et se couchent un peu plus tard qu’avant.

Même s’ils sont plus autonomes dans leurs déplacements.

Même s’ils se douchent seuls et maîtrisent  presque toujours leurs horaires de classe et d’activités.

Le challenge reste le même…

Passer du temps avec chacun et avec tous, cela ne veut pas dire être l’organisatrice d’activités extraordinaires et ruineuses pour les occuper, en imaginant que cela leur laissera des souvenirs impérissables. J’ai choisi que les moments simples de vie quotidienne soient des moments uniques et forts. Juste en le leur disant. Simplement.

M’asseoir dans la salle de bains et lire une histoire à Elise pendant qu’elle se douche, trier un bac de Lego seule à seule avec Jonas, changer une chambre à air de vélo avec Basile, regarder les photos d’une soirée avec Maël, partager le canapé une soirée avec Coline, elle lisant et moi sur mon ordi, essayer de comprendre les règles de Minecraft sur l’Ipad avec Noé.

Chaque moment est anodin en soi, mais important à la fois.

Dire à Elise en la couchant que j’ai pris plaisir à lui lire cette histoire, juste à elle. Dire à Jonas que je suis bluffée de voir l’imagination qu’il a à partager avec moi ses univers Lego plein de ressources, dire à Maël que je suis heureuse qu’il ait partagé ces souvenirs de soirée, avec moi, remercier Basile de s’être sali les mains avec moi pour le vélo de sa soeur, se souvenir avec Coline qu’après 1 heure de lecture, elle n’en était qu’à la page 24 parce que je l’ai interrompue 200 fois pour lui raconter des souvenirs d’enfance, dire à Noé que jamais je ne saurai jouer à Minecraft mais que grâce à lui je pourrai en parler, comme si.

Ancrer chacun de ces moments si simples et anodins dans nos mémoires comme des moments privilégiés, uniques. Parce que c’est sur ces moments uniques et privilégiés que se bâtit une relation solide avec chacun des enfants. On n’est pas dans la vie de famille, avec ses contraintes et ses obligations, ses règles et son rythme soutenu.

On est dans une relation unique à entretenir entre un parent et son enfant.

Oui chaque parent fait cela avec ses enfants, tous les jours. Parfois sans s’en apercevoir, parce que c’est si naturel. Et si ça ne l’est pas, il est facile que ça le devienne. En mettant juste des mots dessus. Tout cela est gratuit.

C’est du temps donné l’un à l’autre, sans contrepartie, sans échange, sans négociation. C’est du don d’attention. Et au-delà de cela, c’est une vraie occasion de prendre le pouls de l’état de la relation avec l’enfant. Lui donner une occasion de parler et de se raconter, s’il en a envie, s’il en a besoin. Sans pression, sans urgence. Simplement.

Oui on peut faire beaucoup mieux, ou beaucoup plus. Mais pourquoi? Qu’est-ce que cela apportera de plus? Donner l’image à mes enfants d’une mère super-héroine capable de leur proposer une activité extraordinaire? Je ne suis pas une super-héroine. Je suis juste leur mère, et c’est ce rôle-là que je souhaite jouer auprès d’eux. Prendre le risque que leur vie quotidienne leur semble banale au regard de moments exceptionnels furtifs et hors de prix, ce n’est pas moi. Parce que l’amour ne s’achète pas. Il se construit. 

Par contre, eux, ce sont des super-héros. Chacun. Chaque jour.

Ici on parle mitose, ça change de mycose

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Je ne suis pas scientifique, à peine un peu matheuse, enfin suffisamment pour débloquer quelques exercices des enfants.

Mais pas scientifique. Sauf pour mélanger des colorants alimentaires pour faire un Rainbow Cake.

Mes ado-rables l’ont compris.

Quand ils étaient petits, nous pouvions parler anglais pour ne pas qu’ils nous comprennent.

Entre eux, maintenant, ils peuvent parler science pour que je ne comprenne pas.

Ce soir, ils sont parlé de la mitose. Moi je sais parler de mycose, de traitement de fesses rouges et de doux plaisirs qui y ressemblent. Je connais aussi la myxomatose, je connais les mythos, mais la mitose….

Au début du repas, je les ai écoutés parler. J’ai ressenti un peu la même chose que lorsqu’ils se racontent une soirée, ou parlent musique. Et puis j’ai commencé à comprendre:

La mitose, c’est le processus de division cellulaire. C’est de la génétique. La cellule mère se divise en 2 cellules filles. Et ce processus se fait en 4 étapes.

SSSTTTOOOPPPPP n’en ajoutez plus, sinon je suis perdue. Je n’ai pas besoin d’en savoir plus

Comment mémoriser les 4 étapes?

Et c’est là que l’ado-rable s’écrie en plein repas: Papa, Maman, A Table. Dans le contexte actuel, c’est plutôt improbable. D’autant qu’on était déjà à table. Alors on l’a regardé avec l’air un peu perplexe.

Et hop le moyen mnémotechnique pour se souvenir des 4 étapes de la mitose: la Prophase, la Métaphase, l’Anaphase, et la Tellophase. Papa, Maman, A Table.

Capito?

Et ouais, je le dis, ça change de la recette du Mytosil.

Bienvenue au lycée.

 

 

Un repas par jour et par enfant

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C’est le nouveau régime… Et ça suffit bien. Marre de passer autant de temps dans la cuisine. Marre de la malbouffe et des prix exorbitants de la viande. Marre des fruits sortis des chambres froides, des nectarines balles de tennis qui pourrissent ou ne mûrissent jamais. Marre de ce lave-vaisselle qui se remplit plus vite qu’il ne se vide. Marre des services qu’il faut organiser pour que chacun participe. 

Ok, je risque une dénonciation, une rébellion familiale, une baisse des allocations.

J’arrête de raconter n’importe quoi. Même s’il y a un peu de vrai quand même. Surtout sur les balles de tennis.

A chaque rentrée, j’essaie d’en profiter pour changer un peu les habitudes. Chacun reprend un nouveau rythme, de nouvelles activités, de nouveaux horaires. Mon souhait est toujours le même: essayer de trouver des moments pour chacun des enfants, pour papoter, se raconter des choses, sentir l’humeur et le niveau du moral, ou tout simplement pour faire des choses ensemble.

Entre le (nouveau) rythme de travail, les (nouveaux) rythmes scolaires, les (nouveaux) horaires sportifs, il y a moins de conduites, moins de temps libre, moins de temps tout court.

Mais il y a quelque chose d’absolument imparable, tous les jours: le repas du soir. Impossible de le zapper. J’ai donc proposé aux enfants que chacun prépare le dîner avec moi le soir, à tour de rôle, en fonction de leurs disponibilités, de leurs devoirs etc. A 2 dans la cuisine pour préparer le dîner.

J’ai cette règle que j’applique toujours: le repas ne doit pas mettre plus de temps à être préparé qu’à être consommé. 

La semaine dernière, à part un soir, ça a plutôt bien marché. Il y avait un enfant avec moi pour chaque repas, week-end compris. Bon, ce qu’ils ont préféré, c’est hacher de l’ail. Ou découper des pommes de terre en cube. Ahhh oui faire des lasagnes aussi. 

A nous de trouver des menus qui en plus leur apprennent à faire la cuisine…

Full time et RTT

RTT

 

Cette semaine j’ai lu avec grand plaisir le billet de Marlène Schiappa et bien évidemment je vous engage à le lire aussi. Je ne peux pas dire que j’en ai marre d’entendre ces phrases, elles sont encore assez nouvelles pour moi, et puis j’ai la chance que les gens n’imaginent pas trop souvent qu’avec 6 enfants on puisse être célibataire… Ouf. Mais j’imagine que je les entendrai. Toutes.

Comme toutes les mères de famille nombreuse, j’ai eu mon lot de petites phrases bien cassantes et même si certaines sont restées plutôt marquées, j’ai tendance à les avoir oubliées. Parce que je ne me regarde pas le nombril tous les jours en me disant: hannn j’ai 6 enfants. Cela fait bientôt 10 ans qu’ils sont 6 et bien heureusement ils ne sont pas tous arrivés d’un coup. Le temps de s’habituer.

Mais à partir de lundi je rentre dans une nouvelle catégorie un peu effrayante: j’ai 6 enfants et je travaille à plein temps. J’ai pris goût à mes deux 1/2 journées en télétravail, et je vais donc les rallonger pour en faire des journées complètes. Mais c’est un peu effrayant.

Surtout le mercredi après-midi lorsque les enfants seront tous à la maison. Je sais déjà qu’il y aura le judo, ou la gym, ou l’orthodontiste qu’il faudra bien caser à un moment. Et aussi un bon goûter. Et quelques devoirs. Et une virée chez Décathlon. Et une partie de Puissance 4. Le tout en télétravaillant. Et c’est effrayant.

Parce que ce n’est pas possible. Pas possible d’être concentrée et disponible à la fois sur la vie de la maison, et sur mon job. J’ai capacité à faire plusieurs choses en même temps (Ahhh les femmes) mais là, j’atteins mes limites.

Je ne suis pas prête à sacrifier l’un pour l’autre, ou l’autre pour l’un. Parce que j’ai besoin des 2, parce que je mesure ma chance d’avoir un job qui me plait, et des enfants. C’est la quadrature du cercle…

Donc j’ai mouliné, insomnié, pesé, échangé, oublié, repensé et trouvé enfin la solution. Je serai en RTT les mercredis après-midis où tous les enfants seront à la maison. Plus de mauvaise conscience, plus de cerveau à démultiplier, plus personne à léser.

Pour le reste, ce sera de l’organisation, ou de la désorganisation, on verra bien.

Mais c’est tout d’un coup un peu moins effrayant.

 

Gagner moins et dépenser plus (avec concours inside)

linxo

 

La rentrée s’annonce chaude, chaude, chaude… comme toutes les rentrées.

Côté météo, elle va me coûter au moins les 2 paires de ballerines que j’ai flinguées cet été en passant sous les orages, en sautant dans les flaques, ou en croyant trop fort au réchauffement climatique.

Pour le reste, je ne vous fais pas de dessin, j’attends ce matin la livraison de 20 kilos de fournitures scolaires et je sens bien que les enfants vont ressortir leurs pantalons trop courts et tee-shirts de camp scout pour pouvoir mieux pleurer sur leur statut d’enfants sauvages.

Côté budget, il faudra que je raconte un jour quelles dépenses pour quels postes, mais pour cela je dois pratiquer un peu plus l’utilisation d’une application que j’ai découverte avant l’été et qui s’appelle Linxo.

C’est une application disponible pour tout smartphone normalement constitué, qui permet de faire ses comptes et de gérer son budget. Elle est liée à mes comptes bancaires via des circuits sacrément sécurisés.

Au début, cela prend un peu de temps pour la paramétrer… intelligemment. Réfléchir à catégoriser ses dépenses par poste, fixer des seuils d’alerte pour les grosses dépenses ou le compte qui fléchit dangereusement, et recevoir des mails d’information de Linxo. C’est super convivial et plutôt intuitif avec des petits pictogrammes sympas. J’ai créé quelques catégories qui n’existaient pas, genre orthodontiste (ou comment financer la prochaine voiture de l’orthodontiste)

Non, il ne s'agit pas de mon compte en banque….

Non, il ne s’agit pas de mon compte en banque….

J’y fais un tour tous les jours, et ça me permet de savoir ce qui se passe, sans que cela devienne obsessionnel puisque les calculs se font tout seuls.

Linxo m’a proposé d’offrir 3 comptes Premium à 3 d’entre vous. Chiche?

Chaque compte Premium a une durée d’un an, et une valeur de 30 euros. Si vous ne gagnez pas, vous pourrez tout de même utiliser l’application, avec des paramètres un peu plus restreints.

Pour participer il vous suffit de me dire en commentaire quel est le plus gros poste de dépenses pour vous (On oublie le logement et charges associées OK?). Vous pouvez jouer jusqu’au vendredi 5 septembre à minuit. Les 3 gagnants seront tirés au sort, et on joue en France métropolitaine, c’est plus simple.

EDIT du 22 septembre:

Les 3 gagnants qui auront la chance de pouvoir faire leur compta de septembre avec un compte Premium Linxo sont, grâce à Randomizer, BABETH, CAMUS et ANGEL. Je transmets dès ce soir vos emails à LINXO et vous serez contactés directement.

Merci pour vos participations, et y’a pas de doute, la base, c’est la nourriture, la garde des enfants… et les loisirs, le tout avec avant tout un toit sur la tête!

Réduction du débit

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L’été passe…

J’ai pris un rythme beaucoup plus tranquille depuis début juillet, au gré des vacances des enfants, des allers, des retours, des départs, des arrivées, et des vacances ensemble. Et de mon boulot. Et des lessives. Et des repas. Et des barbecues. Et du jardin. Et,  et, et. Mais beaucoup plus tranquille.

Aujourd’hui je me suis dit qu’il fallait reprendre un rythme plus soutenu, commencer à accélérer, charger un peu plus les journées, enchaîner les activités avec un peu plus d’énergie, et poser un billet sur le blog. Parce que si je reprends mes petites notes prises dans mon petit carnet emporté pendant mes petites vacances, j’ai des petits sujets en attente.

Réduction de débit. Mon fournisseur d’accès Internet m’indique que le débit de ma ligne est réduit. Et qu’il faudra 48 heures pour l’augmenter à nouveau.

Qu’y faire?

Je vais être obligée de garder mon rythme d’été, à débit réduit. Et revenir dans quelques jours. En attendant n’hésitez pas à me donner de vos nouvelles en commentaires, à proposer des idées de billets sur des trucs que vous auriez plaisir à lire ici.

Je repars sur mon transat, je suis plongée dans un livre génial. J’en parlerai dès que je l’aurai terminé. Je le lis en haut débit, celui-ci.