Ici on parle mitose, ça change de mycose

1009782-Phases_de_la_mitose

Je ne suis pas scientifique, à peine un peu matheuse, enfin suffisamment pour débloquer quelques exercices des enfants.

Mais pas scientifique. Sauf pour mélanger des colorants alimentaires pour faire un Rainbow Cake.

Mes ado-rables l’ont compris.

Quand ils étaient petits, nous pouvions parler anglais pour ne pas qu’ils nous comprennent.

Entre eux, maintenant, ils peuvent parler science pour que je ne comprenne pas.

Ce soir, ils sont parlé de la mitose. Moi je sais parler de mycose, de traitement de fesses rouges et de doux plaisirs qui y ressemblent. Je connais aussi la myxomatose, je connais les mythos, mais la mitose….

Au début du repas, je les ai écoutés parler. J’ai ressenti un peu la même chose que lorsqu’ils se racontent une soirée, ou parlent musique. Et puis j’ai commencé à comprendre:

La mitose, c’est le processus de division cellulaire. C’est de la génétique. La cellule mère se divise en 2 cellules filles. Et ce processus se fait en 4 étapes.

SSSTTTOOOPPPPP n’en ajoutez plus, sinon je suis perdue. Je n’ai pas besoin d’en savoir plus

Comment mémoriser les 4 étapes?

Et c’est là que l’ado-rable s’écrie en plein repas: Papa, Maman, A Table. Dans le contexte actuel, c’est plutôt improbable. D’autant qu’on était déjà à table. Alors on l’a regardé avec l’air un peu perplexe.

Et hop le moyen mnémotechnique pour se souvenir des 4 étapes de la mitose: la Prophase, la Métaphase, l’Anaphase, et la Tellophase. Papa, Maman, A Table.

Capito?

Et ouais, je le dis, ça change de la recette du Mytosil.

Bienvenue au lycée.

 

 

Un repas par jour et par enfant

toque-de-cuisinier-coton-blanc

C’est le nouveau régime… Et ça suffit bien. Marre de passer autant de temps dans la cuisine. Marre de la malbouffe et des prix exorbitants de la viande. Marre des fruits sortis des chambres froides, des nectarines balles de tennis qui pourrissent ou ne mûrissent jamais. Marre de ce lave-vaisselle qui se remplit plus vite qu’il ne se vide. Marre des services qu’il faut organiser pour que chacun participe. 

Ok, je risque une dénonciation, une rébellion familiale, une baisse des allocations.

J’arrête de raconter n’importe quoi. Même s’il y a un peu de vrai quand même. Surtout sur les balles de tennis.

A chaque rentrée, j’essaie d’en profiter pour changer un peu les habitudes. Chacun reprend un nouveau rythme, de nouvelles activités, de nouveaux horaires. Mon souhait est toujours le même: essayer de trouver des moments pour chacun des enfants, pour papoter, se raconter des choses, sentir l’humeur et le niveau du moral, ou tout simplement pour faire des choses ensemble.

Entre le (nouveau) rythme de travail, les (nouveaux) rythmes scolaires, les (nouveaux) horaires sportifs, il y a moins de conduites, moins de temps libre, moins de temps tout court.

Mais il y a quelque chose d’absolument imparable, tous les jours: le repas du soir. Impossible de le zapper. J’ai donc proposé aux enfants que chacun prépare le dîner avec moi le soir, à tour de rôle, en fonction de leurs disponibilités, de leurs devoirs etc. A 2 dans la cuisine pour préparer le dîner.

J’ai cette règle que j’applique toujours: le repas ne doit pas mettre plus de temps à être préparé qu’à être consommé. 

La semaine dernière, à part un soir, ça a plutôt bien marché. Il y avait un enfant avec moi pour chaque repas, week-end compris. Bon, ce qu’ils ont préféré, c’est hacher de l’ail. Ou découper des pommes de terre en cube. Ahhh oui faire des lasagnes aussi. 

A nous de trouver des menus qui en plus leur apprennent à faire la cuisine…

Full time et RTT

RTT

 

Cette semaine j’ai lu avec grand plaisir le billet de Marlène Schiappa et bien évidemment je vous engage à le lire aussi. Je ne peux pas dire que j’en ai marre d’entendre ces phrases, elles sont encore assez nouvelles pour moi, et puis j’ai la chance que les gens n’imaginent pas trop souvent qu’avec 6 enfants on puisse être célibataire… Ouf. Mais j’imagine que je les entendrai. Toutes.

Comme toutes les mères de famille nombreuse, j’ai eu mon lot de petites phrases bien cassantes et même si certaines sont restées plutôt marquées, j’ai tendance à les avoir oubliées. Parce que je ne me regarde pas le nombril tous les jours en me disant: hannn j’ai 6 enfants. Cela fait bientôt 10 ans qu’ils sont 6 et bien heureusement ils ne sont pas tous arrivés d’un coup. Le temps de s’habituer.

Mais à partir de lundi je rentre dans une nouvelle catégorie un peu effrayante: j’ai 6 enfants et je travaille à plein temps. J’ai pris goût à mes deux 1/2 journées en télétravail, et je vais donc les rallonger pour en faire des journées complètes. Mais c’est un peu effrayant.

Surtout le mercredi après-midi lorsque les enfants seront tous à la maison. Je sais déjà qu’il y aura le judo, ou la gym, ou l’orthodontiste qu’il faudra bien caser à un moment. Et aussi un bon goûter. Et quelques devoirs. Et une virée chez Décathlon. Et une partie de Puissance 4. Le tout en télétravaillant. Et c’est effrayant.

Parce que ce n’est pas possible. Pas possible d’être concentrée et disponible à la fois sur la vie de la maison, et sur mon job. J’ai capacité à faire plusieurs choses en même temps (Ahhh les femmes) mais là, j’atteins mes limites.

Je ne suis pas prête à sacrifier l’un pour l’autre, ou l’autre pour l’un. Parce que j’ai besoin des 2, parce que je mesure ma chance d’avoir un job qui me plait, et des enfants. C’est la quadrature du cercle…

Donc j’ai mouliné, insomnié, pesé, échangé, oublié, repensé et trouvé enfin la solution. Je serai en RTT les mercredis après-midis où tous les enfants seront à la maison. Plus de mauvaise conscience, plus de cerveau à démultiplier, plus personne à léser.

Pour le reste, ce sera de l’organisation, ou de la désorganisation, on verra bien.

Mais c’est tout d’un coup un peu moins effrayant.

 

Gagner moins et dépenser plus (avec concours inside)

linxo

 

La rentrée s’annonce chaude, chaude, chaude… comme toutes les rentrées.

Côté météo, elle va me coûter au moins les 2 paires de ballerines que j’ai flinguées cet été en passant sous les orages, en sautant dans les flaques, ou en croyant trop fort au réchauffement climatique.

Pour le reste, je ne vous fais pas de dessin, j’attends ce matin la livraison de 20 kilos de fournitures scolaires et je sens bien que les enfants vont ressortir leurs pantalons trop courts et tee-shirts de camp scout pour pouvoir mieux pleurer sur leur statut d’enfants sauvages.

Côté budget, il faudra que je raconte un jour quelles dépenses pour quels postes, mais pour cela je dois pratiquer un peu plus l’utilisation d’une application que j’ai découverte avant l’été et qui s’appelle Linxo.

C’est une application disponible pour tout smartphone normalement constitué, qui permet de faire ses comptes et de gérer son budget. Elle est liée à mes comptes bancaires via des circuits sacrément sécurisés.

Au début, cela prend un peu de temps pour la paramétrer… intelligemment. Réfléchir à catégoriser ses dépenses par poste, fixer des seuils d’alerte pour les grosses dépenses ou le compte qui fléchit dangereusement, et recevoir des mails d’information de Linxo. C’est super convivial et plutôt intuitif avec des petits pictogrammes sympas. J’ai créé quelques catégories qui n’existaient pas, genre orthodontiste (ou comment financer la prochaine voiture de l’orthodontiste)

Non, il ne s'agit pas de mon compte en banque….

Non, il ne s’agit pas de mon compte en banque….

J’y fais un tour tous les jours, et ça me permet de savoir ce qui se passe, sans que cela devienne obsessionnel puisque les calculs se font tout seuls.

Linxo m’a proposé d’offrir 3 comptes Premium à 3 d’entre vous. Chiche?

Chaque compte Premium a une durée d’un an, et une valeur de 30 euros. Si vous ne gagnez pas, vous pourrez tout de même utiliser l’application, avec des paramètres un peu plus restreints.

Pour participer il vous suffit de me dire en commentaire quel est le plus gros poste de dépenses pour vous (On oublie le logement et charges associées OK?). Vous pouvez jouer jusqu’au vendredi 5 septembre à minuit. Les 3 gagnants seront tirés au sort, et on joue en France métropolitaine, c’est plus simple.

Réduction du débit

transat-z

L’été passe…

J’ai pris un rythme beaucoup plus tranquille depuis début juillet, au gré des vacances des enfants, des allers, des retours, des départs, des arrivées, et des vacances ensemble. Et de mon boulot. Et des lessives. Et des repas. Et des barbecues. Et du jardin. Et,  et, et. Mais beaucoup plus tranquille.

Aujourd’hui je me suis dit qu’il fallait reprendre un rythme plus soutenu, commencer à accélérer, charger un peu plus les journées, enchaîner les activités avec un peu plus d’énergie, et poser un billet sur le blog. Parce que si je reprends mes petites notes prises dans mon petit carnet emporté pendant mes petites vacances, j’ai des petits sujets en attente.

Réduction de débit. Mon fournisseur d’accès Internet m’indique que le débit de ma ligne est réduit. Et qu’il faudra 48 heures pour l’augmenter à nouveau.

Qu’y faire?

Je vais être obligée de garder mon rythme d’été, à débit réduit. Et revenir dans quelques jours. En attendant n’hésitez pas à me donner de vos nouvelles en commentaires, à proposer des idées de billets sur des trucs que vous auriez plaisir à lire ici.

Je repars sur mon transat, je suis plongée dans un livre génial. J’en parlerai dès que je l’aurai terminé. Je le lis en haut débit, celui-ci.

La rentrée sera facile…

Vous me connaissez, je n’aime pas faire des courses.

Vous me connaissez, je n’aime pas les supermarchés.

Vous me connaissez, je n’aime pas la rentrée.

Vous me connaissez, j’ai 6 enfants.

Vous me connaissez, je fais gaffe à mon budget.

Vous me connaissez, si je peux me faciliter la vie, c’est tête baissée.

les courses de rentrée, c’est la plaie. Je les fais sur Internet, depuis longtemps, Aller dans un hypermarché, je l’ai tenté l’an dernier. 40 cahiers 24 x 32 grands carreaux, ça m’a tuée.

logo_bureauvallee

Donc cette année, c’est Bureau Vallée, c’est décidé. C’est un spécialiste de la papeterie, et des produits de marque à prix discount. Donc, je suis allée comparer avec les prix des hypermarchés, et on est dans le budget, certains produits de marque sont même moins cher (cahiers OXFORD par exemple). Avec l’avantage que quand on choisit sur Internet, on choisit ce dont on a besoin, en étant moins tenté par ce qu’il y a à côté. Toutes les marques y sont: chez moi, les compas c’est MAPED, les cahiers, c’est des marques DISCOUNT, les feutres, c’est REYNOLDS, les règles et les équerres c’est DISCOUNT.

comparateur-comparateur

Bureau Vallée, c’est tout ça par Internet. Et comme aujourd’hui ce ne sont plus les produits qui font la différence mais plutôt les services, ils proposent un service magique. Ils ont collecté sur leur site Internet les listes scolaires provenant de près de 60000 établissements scolaires. S’ils ont celle de votre enfants, en 3 clics la commande est prête dans le magasin de votre choix. S’ils ne l’ont pas, il suffit de la scanner, ou de la photographier et de la leur envoyer.

listescolaire

Et si vous n’avez pas besoin de toute la liste, ce qui est mon cas pour certains des enfants, il suffit de passer une commande de son canapé et zouuuu le principe est le même.

C’est magique.

Et puisqu’un bonheur n’arrive jamais seul, ils ont aussi une opération reprise de cartable en échange de bons d’achats à valoir chez Bureau Vallée. Pareil pour les calculatrices FX82. Celles qui servent au Collège, et qui ne servent plus au Lycée.

Donc cette année sera facile, tellement facile que comme les écoles n’ont pas encore fourni leurs listes, j’attendrai fin Août pour m’y coller, zen et tranquille. Et vous?

L comme lettre

lettre-type-cloture

J’aime écrire des lettres.

J’aime choisir un papier uni, soit blanc, soit bleu pâle. J’aime choisir un stylo. Soit un stylo plume, soit un feutre à mine moyennement épaisse. Je suis accroc aux stylos, j’en possède des quantités. Je me justifie en disant que c’est la faute des enfants qui me les piquent tout le temps mais c’est faux. ils n’osent pas me les prendre parce qu’ils craignent le retour de bâton.

J’aime m’asseoir devant une feuille et me lancer. Souvent j’ai déjà pensé ma lettre avant de l’écrire. Cela fait partie du plaisir. je sais ce que je veux y raconter, ne pas oublier, et puis j’ai pensé à la personne à qui j’allais l’écrire. Le clavier a souvent remplacé l’écriture des lettres.

Sauf l’été lorsque les enfants sont en vacances, le plus souvent en camp. Alors je pense à chacun d’entre eux quand je leur écris, c’est un peu comme si je passais un petit moment avec chacun. Je raconte souvent du quotidien, des petites anecdotes qui me sont arrivées, en prenant bien soin de mettre en scène la lettre avec des points de repère qu’ils connaissent dans les descriptions. Et puis ça rallonge les lettres en même temps. je leur écris comme je leur parle, avec du langage du quotidien. Je me dis que lorsqu’ils me lisent, c’est un peu comme s’ils pouvaient entendre ma voix à travers les mots.

Et puis je pose des questions. Sûrement trop de questions. Mais c’est aussi ça qui leur donne des idées lorsqu’ils prennent leur courage à 2 mains pour m’en écrire une. Cela donne du contenu.

Je n’aborde aucun sujet grave, triste, sérieux. Jamais un reproche, jamais une critique, jamais rien de négatif. Les écrits restent, les enfants les relisent et on ne sait jamais dans quel état d’esprit ils seront au moment où ils recevront la lettre. La lettre va leur parvenir et je ne peux pas savoir leurs états d’âme au moment de l’ouverture de l’enveloppe. S’ils sont gais, il faut qu’ils le restent. S’ils ont le blues, alors il faut que cette lettre soit à la fois tendre et rassurante, pleine d’humour et de réalisme.

J’aime écrire des lettres.

j’aime y mettre une petite note amusante. Une lettre écrite en escargot, une lettre écrite en miroir, une lettre écrire avec les couleurs de l’arc en ciel, une lettre avec des coeurs à la place de chaque « o », une lettre pliée en origami, ou parfumée. Ce n’est pas difficile d’être un peu original.

Les lettres laissent des souvenirs, les enfants les conservent, en reparlent. Parfois ils se souviennent plus de la forme que du fond.

Parfois je me demande si dans l’avenir on continuera d’échanger des lettres. J’espère que les enfants se souviendront de celles qu’ils recevaient pendant leurs vacances, et de tout l’amour que j’essayais de mettre dedans.

Apprivoiser l’échec

IMG_6250

Quand on a 17 ans, on a juste l’âge de l’insouciance, une insouciance un peu plus raisonnable que celle des 16 ans. Mais encore l’insouciance. Et c’est plutôt rare (et heureusement) qu’à 17 ans, on se soit pris de vrais skuds. Des skuds qui mettent à terre et changent la trajectoire d’un caractère ou d’une personnalité.

A 17 ans, c’est rare qu’on ait subi des échecs.

Maël rentrera à nouveau en terminale en septembre. Ce n’est évidemment pas le sujet de ce billet de vous expliquer le pourquoi du comment. C’est son histoire, et du coup un peu la mienne, et elle est unique. C’est comme ça.

Mais c’est son premier échec. Celui qui permet à l’adolescent de se sentir un peu moins invulnérable.

Souvent l’échec provoque la culpabilité. A coups de je n’ai pas dit, je n’ai pas fait, je n’ai pas su, j’aurais pu. A coups parfois aussi de je suis nul, je suis moins bon que, et un peu de Calimero.

Qu’est-ce que ça veut dire apprivoiser l’échec? Finalement c’est un peu comme un deuil, et tout le monde connait la courbe du deuil: choc, déni, colère, peur, tristesse, acceptation, pardon, quête de sens et sérénité.

Ok c’est la version rapide, et Google est votre amis pour en savoir plus.

Apprivoiser l’échec c’est traverser avec lui toutes ces étapes, à son rythme, avec quelques aller-retours. En l’assurant que chacune de ses réactions sont normales, en l’autorisant à vivre pleinement chacune, avec moi. Parce qu’avec les copains, ce n’est pas si simple, il y a d’autres éléments qui rentrent en jeu, d’autres enjeux, d’autres liens, d’autres barrières.  Avec moi, la plupart des barrières sont tombées.

J’ai assez rapidement demandé à Maël de réfléchir à tout ce que lui apporterait cette nouvelle terminale, plutôt que de s’enfermer dans les regrets de ce que ne lui apporterait pas l’an prochain. Pour qu’il prépare son plan d’attaque. Parce qu’il est bourré de talents, et qu’il a plein de rêves à réaliser.

Apprivoiser l’échec, et accompagner Maël, c’est aussi m’assurer que la réussite et la poursuite de ses rêves seront les siennes, et juste les siennes. Pour qu’il en garde tout le bénéfice, et qu’il ne soit redevable à personne, et surtout pas à moi.

NLDR: Billet relu et publié avec l’accord de Maël.