La rentrée sera facile…

Vous me connaissez, je n’aime pas faire des courses.

Vous me connaissez, je n’aime pas les supermarchés.

Vous me connaissez, je n’aime pas la rentrée.

Vous me connaissez, j’ai 6 enfants.

Vous me connaissez, je fais gaffe à mon budget.

Vous me connaissez, si je peux me faciliter la vie, c’est tête baissée.

les courses de rentrée, c’est la plaie. Je les fais sur Internet, depuis longtemps, Aller dans un hypermarché, je l’ai tenté l’an dernier. 40 cahiers 24 x 32 grands carreaux, ça m’a tuée.

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Donc cette année, c’est Bureau Vallée, c’est décidé. C’est un spécialiste de la papeterie, et des produits de marque à prix discount. Donc, je suis allée comparer avec les prix des hypermarchés, et on est dans le budget, certains produits de marque sont même moins cher (cahiers OXFORD par exemple). Avec l’avantage que quand on choisit sur Internet, on choisit ce dont on a besoin, en étant moins tenté par ce qu’il y a à côté. Toutes les marques y sont: chez moi, les compas c’est MAPED, les cahiers, c’est des marques DISCOUNT, les feutres, c’est REYNOLDS, les règles et les équerres c’est DISCOUNT.

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Bureau Vallée, c’est tout ça par Internet. Et comme aujourd’hui ce ne sont plus les produits qui font la différence mais plutôt les services, ils proposent un service magique. Ils ont collecté sur leur site Internet les listes scolaires provenant de près de 60000 établissements scolaires. S’ils ont celle de votre enfants, en 3 clics la commande est prête dans le magasin de votre choix. S’ils ne l’ont pas, il suffit de la scanner, ou de la photographier et de la leur envoyer.

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Et si vous n’avez pas besoin de toute la liste, ce qui est mon cas pour certains des enfants, il suffit de passer une commande de son canapé et zouuuu le principe est le même.

C’est magique.

Et puisqu’un bonheur n’arrive jamais seul, ils ont aussi une opération reprise de cartable en échange de bons d’achats à valoir chez Bureau Vallée. Pareil pour les calculatrices FX82. Celles qui servent au Collège, et qui ne servent plus au Lycée.

Donc cette année sera facile, tellement facile que comme les écoles n’ont pas encore fourni leurs listes, j’attendrai fin Août pour m’y coller, zen et tranquille. Et vous?

L comme lettre

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J’aime écrire des lettres.

J’aime choisir un papier uni, soit blanc, soit bleu pâle. J’aime choisir un stylo. Soit un stylo plume, soit un feutre à mine moyennement épaisse. Je suis accroc aux stylos, j’en possède des quantités. Je me justifie en disant que c’est la faute des enfants qui me les piquent tout le temps mais c’est faux. ils n’osent pas me les prendre parce qu’ils craignent le retour de bâton.

J’aime m’asseoir devant une feuille et me lancer. Souvent j’ai déjà pensé ma lettre avant de l’écrire. Cela fait partie du plaisir. je sais ce que je veux y raconter, ne pas oublier, et puis j’ai pensé à la personne à qui j’allais l’écrire. Le clavier a souvent remplacé l’écriture des lettres.

Sauf l’été lorsque les enfants sont en vacances, le plus souvent en camp. Alors je pense à chacun d’entre eux quand je leur écris, c’est un peu comme si je passais un petit moment avec chacun. Je raconte souvent du quotidien, des petites anecdotes qui me sont arrivées, en prenant bien soin de mettre en scène la lettre avec des points de repère qu’ils connaissent dans les descriptions. Et puis ça rallonge les lettres en même temps. je leur écris comme je leur parle, avec du langage du quotidien. Je me dis que lorsqu’ils me lisent, c’est un peu comme s’ils pouvaient entendre ma voix à travers les mots.

Et puis je pose des questions. Sûrement trop de questions. Mais c’est aussi ça qui leur donne des idées lorsqu’ils prennent leur courage à 2 mains pour m’en écrire une. Cela donne du contenu.

Je n’aborde aucun sujet grave, triste, sérieux. Jamais un reproche, jamais une critique, jamais rien de négatif. Les écrits restent, les enfants les relisent et on ne sait jamais dans quel état d’esprit ils seront au moment où ils recevront la lettre. La lettre va leur parvenir et je ne peux pas savoir leurs états d’âme au moment de l’ouverture de l’enveloppe. S’ils sont gais, il faut qu’ils le restent. S’ils ont le blues, alors il faut que cette lettre soit à la fois tendre et rassurante, pleine d’humour et de réalisme.

J’aime écrire des lettres.

j’aime y mettre une petite note amusante. Une lettre écrite en escargot, une lettre écrite en miroir, une lettre écrire avec les couleurs de l’arc en ciel, une lettre avec des coeurs à la place de chaque « o », une lettre pliée en origami, ou parfumée. Ce n’est pas difficile d’être un peu original.

Les lettres laissent des souvenirs, les enfants les conservent, en reparlent. Parfois ils se souviennent plus de la forme que du fond.

Parfois je me demande si dans l’avenir on continuera d’échanger des lettres. J’espère que les enfants se souviendront de celles qu’ils recevaient pendant leurs vacances, et de tout l’amour que j’essayais de mettre dedans.

Apprivoiser l’échec

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Quand on a 17 ans, on a juste l’âge de l’insouciance, une insouciance un peu plus raisonnable que celle des 16 ans. Mais encore l’insouciance. Et c’est plutôt rare (et heureusement) qu’à 17 ans, on se soit pris de vrais skuds. Des skuds qui mettent à terre et changent la trajectoire d’un caractère ou d’une personnalité.

A 17 ans, c’est rare qu’on ait subi des échecs.

Maël rentrera à nouveau en terminale en septembre. Ce n’est évidemment pas le sujet de ce billet de vous expliquer le pourquoi du comment. C’est son histoire, et du coup un peu la mienne, et elle est unique. C’est comme ça.

Mais c’est son premier échec. Celui qui permet à l’adolescent de se sentir un peu moins invulnérable.

Souvent l’échec provoque la culpabilité. A coups de je n’ai pas dit, je n’ai pas fait, je n’ai pas su, j’aurais pu. A coups parfois aussi de je suis nul, je suis moins bon que, et un peu de Calimero.

Qu’est-ce que ça veut dire apprivoiser l’échec? Finalement c’est un peu comme un deuil, et tout le monde connait la courbe du deuil: choc, déni, colère, peur, tristesse, acceptation, pardon, quête de sens et sérénité.

Ok c’est la version rapide, et Google est votre amis pour en savoir plus.

Apprivoiser l’échec c’est traverser avec lui toutes ces étapes, à son rythme, avec quelques aller-retours. En l’assurant que chacune de ses réactions sont normales, en l’autorisant à vivre pleinement chacune, avec moi. Parce qu’avec les copains, ce n’est pas si simple, il y a d’autres éléments qui rentrent en jeu, d’autres enjeux, d’autres liens, d’autres barrières.  Avec moi, la plupart des barrières sont tombées.

J’ai assez rapidement demandé à Maël de réfléchir à tout ce que lui apporterait cette nouvelle terminale, plutôt que de s’enfermer dans les regrets de ce que ne lui apporterait pas l’an prochain. Pour qu’il prépare son plan d’attaque. Parce qu’il est bourré de talents, et qu’il a plein de rêves à réaliser.

Apprivoiser l’échec, et accompagner Maël, c’est aussi m’assurer que la réussite et la poursuite de ses rêves seront les siennes, et juste les siennes. Pour qu’il en garde tout le bénéfice, et qu’il ne soit redevable à personne, et surtout pas à moi.

NLDR: Billet relu et publié avec l’accord de Maël.

Gros chagrin

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Parfois il y a un trop-plein.

Je sens que ça enfle, que ça gonfle.

Je sens que ça se coince, et parfois juste le menton tremble. Ou l’oeil devient brillant. 

Et parfois il y a un trop-plein. De ces trop-pleins qui lorsqu’ils se vident entraînent tout sur leur passage. 

Au départ c’est un événement totalement anodin, une dispute, un moment d’impatience, une frustration.

Et c’est parti. un sanglot, puis un autre, et puis le Niagara. les sanglots qui augmentent. Les sanglots qui se déversent et qui viennent de tellement profond qu’ils coupent le souffle, qu’ils sont bruyants, qu’ils génèrent des torrents de larmes, et un nez qui coule.

C’est le gros chagrin.

Celui des enfants qui souvent prennent sur eux, avalent, sont forts en dehors, passent vite à autre chose. Celui des enfants qui chouinent rarement, qui sont gais et joyeux. Qui ont l’air forts. Mais qui comme tous les enfants ont besoin de pleurer. Parce que comme les autres ils ont parfois de la peine, ils gèrent des frustrations, ils avalent quelques couleuvres.

Et quand le gros chagrin arrive, que faire d’autre que le recevoir?

Que faire d’autre que prendre l’enfant dans ses bras?

Que faire d’autre que le bercer au rythme de ses sanglots puis plus lentement pour ralentir leur rythme?

Que faire d’autre que d’avoir mal aux tripes en l’entendant pleurer à chaudes larmes?

Tenter un échange. Pas une question directe du genre: « Qu’est-ce qui ne va pas? » Celle-là je me suis fait avoir… Elle entraîne une réponse qui englobe: l’école, les parents, les frères et soeur, le chat de la voisine, les copines d’école, la Barbie ou les playmos, la cour de récré et la maîtresse, et les ballerines mouillées.

Je préfère une phrase glissée en chuchotant au creux de l’oreille: « tu es si triste ce soir… » Généralement elle déclenche une deuxième cascade de larmes et de sanglots. Au creux de mes bras, qui serrent fort. Je me dis qu’il faut que ça sorte.

Ce soir, on est resté comme ça pendant 40 minutes. Entre 18h20 et 19h00. Le dîner était en retard, mais nous l’avons préparé ensemble. Parce qu’on ne pouvait pas sortir d’un tel moment et faire comme si de rien n’était. Alors on a prolongé un peu ce moment.

Elle était toute gaie pendant le dîner. Un peu comme si elle s’était allégée. 

Moi j’avais un peu moins faim que d’habitude et ma chemise était humide et salée de ses larmes.

Je crois qu’elle s’est endormie apaisée.

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Je ne sais pas si je vous ai déjà parlé de ma soeur. Bon j’ai aussi 2 frères dont je parlerai aussi ici un jour mais si je commence à vous parler de toute ma famille, le blog sera baptisé 30 à la maison… au moins.

Je n’en ai qu’une. Ce qui fait d’elle un personnage unique. Ce qu’il y a de magique avec une soeur comme la mienne, c’est que lorsque je vis quelque chose et que je le lui raconte, j’ai l’impression qu’elle le vit à travers moi. Et quand elle me raconte quelque chose, j’ai l’impression que je pourrais aussi être entrain de le vivre et ressentir les mêmes choses qu’elle. 

Avec ma soeur on ne se voit pas tous les jours. Et puis il y a eu des périodes où on se voyait peu. C’est la vie. Et puis je ne suis pas du genre à passer des heures au téléphone. Elle non plus je crois. Mais elle est ma soeur, et donc, elle est toujours là.

C’est bon vous versez votre larme? Parce que moi, là, je n’en mène pas large….

Bon ce n’est pas pour ça que j’écris ce billet… mais je suis contente de l’avoir écrit quand même.

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L’autre jour, ma soeur m’envoie cette charmante photo. A l’heure du goûter. Entre la pomme et le yaourt. Miam. Avec une question de la plus haute importance: A ton avis, est-ce que ça mérite des points de suture? Comme c’est ma soeur, et après avoir lu ce que j’ai écrit ci-dessus, chacun comprendra que j’aie pu faire une sister-traduction: Est-ce que ça vaut vraiment le coup que j’aille me colter 2 heures aux urgences pour ça? (NLDR: le ça, c’est sur la tête de son fils de 11 ans)

Comme c’est ma soeur, et après avoir lu ce que j’ai écrit au-dessus, je lui réponds: Euhhh si c’était moi, je raserais les cheveux autour, je désinfecterais avec un truc qui ne pique pas, et zouuuu un stéristrip. Mais il ne faut pas que ça te fasse vomir, parce que moi, le sang, bof. (*)

Comme c’est ma soeur, et après avoir lu ce que j’ai écrit au-dessus, vous devinerez ce qu’elle a fait, photo à l’appui. Elle est trop forte. Je crois qu’après elle est allée bricoler, ou cuisiner. Parce qu’elle avait 2 heures tranquilles devant elle. C’est une warrior. La prochaine fois je lui montrerai comment retirer un plâtre avec les ciseaux de cuisine.

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(*) Les urgences, c’est bien aussi, hein? Mais je fais partie de ces parents qui essaient de laisser les urgences et SOS médecins … pour les urgences. Dans le cas précis, son fils n’a pas perdu conscience, n’a pas vomi etc etc. 

Attention, je vous promets le soleil (Concours Nivea inclus)

Je suis un peu une toquée de la météo.

Je regarde la météo sur mon téléphone plusieurs fois par semaine, avec les précisons à 12 jours qui ne se vérifient jamais mais comme j’ai oublié le temps qu’il allait faire, je ne m’en rends pas vraiment compte. Et puis je ruine des ballerines chaque saison parce que j’anticipe mal la pluie, et je ne comprends toujours pas pourquoi elles ne sont pas plus résistantes aux moussons de ma région.

Mais là, j’ai vu, parce que j’attends ça depuis un moment qu’il va se mettre à faire beau à la fin de la semaine. Les températures vont remonter. Enfin il va faire beau samedi. Le matin en tout cas.

Alors parce que vous n’y êtes strictement pour rien dans la météo, et que vous suivez mes déboires de ballerines sur la page Facebook du blog (#teamballerines) je vais vous offrir un génial cadeau Nivea. Testé et approuvé. 

Nivea possède dans sa gamme de produits solaires le Spray protecteur Rafraîchissant Protect & Refresh et le Lait Après Soleil sous la Douche Rafraîchissant

Le spray a une texture incroyable, il dépose un voile quasiment invisible qui s’étale avec beaucoup de facilité. Je ne sais pas si vous avez les mêmes souvenirs d’étalages de crème bien épaisse qui laissait des marques blanches. C’est FINI! Il existe avec 3 forces de protection, et si vous connaissez déjà le format des sprays solaires de Nivea, c’est quand même l’idéal.

 NIVEA SUN INVISIBLE PROTECTION TRANSPARENT SPRAY SPF20 150ml Height: 15,5cm

il y a de la menthe dans la formule et ça procure un effet style glaçon. Donc non seulement il protège mais il rafraichit la peau.

Pour parler chiffres: Il est disponible depuis avril 2014 dans les grandes et moyennes surfaces au prix conseillé de 12 euros (contenance du flacon : 200 ml SFP 20), 12, 49 euros (contenance du flacon : 200 ml SFP 30), 12, 99 euros (contenance du flacon : 200 ml SFP 50).

Le Lait après Soleil sous la douche rafraîchissant, c’est un délice, comme toute la gamme lait sous la douche. Il s’applique sous l’eau, et hydrate. Il laisse la peau vraiment bien hydratée, et ce n’est pas nécessaire d’en remettre une couche.

4005808913862 Lait après-soleil sous la douche 250ml

Il est disponible depuis avril 2014 dans les grandes et moyennes surfaces au prix conseillé de 7,60 euros (contenance du flacon : 250 ml).

Cette semaine et jusqu’au 6 juin au soir, je vous propose (Merci NIVEA) de mettre en jeu 3 lots des 2 produits solaires. Donc 3 d’entre vous vont gagner un Spray protecteur Rafraîchissant Protect & Refresh et un Lait Après Soleil sous la Douche Rafraîchissant. 

Pour vous départager, je ferai un tirage au sort dans les commentaires. Et j’aimerais que vous me racontiez le lieu où vous avez vu les plus beaux couchers de soleil, et avec qui… histoire de rêver, et de voyager. J’enverrai un mail aux 3 gagnants, et s’ils me renvoient leurs adresses postales par retour de mail, alors les produits leur parviendront avant les vacances!

Ce concours n’est ouvert qu’aux personnes dont l’adresse postale se trouve en France Métropolitaine, et qui mettent une adresse mail valide en saisissant leur commentaire (en même temps si vous voulez gagner…)

Allez, c’est parti, et pendant que vous jouez et que vous partagez ce concours via vos réseaux sociaux préférés ou que vous dites du bien de la page Facebook du blog, je vais consulter la météo, encore.

EDIT à OhO5: je viens de faire le tirage au sort, et les gagnantes sont les participations : #20, #32, et #51 à qui j’envoie tout de suite un mail.

bravo à chacune d’entre vous, et à demain pour un nouveau concours :)

Ton sourire

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Mon grand,

A travers ton sourire, j’ai vu du soulagement.

A travers ton sourire, j’ai vu de la joie, beaucoup de joie.

A travers ton sourire, j’ai vu de la satisfaction, celle de la mission accomplie.

A travers ton sourire, j’ai vu de la reconnaissance. Celle que tu as eue spontanément pour tes supporters, et pour ton entraîneur.

A travers ton sourire, j’ai vu le plaisir que tu auras à aller nager demain, et après-demain, et mercredi, et jeudi, et vendredi, et samedi, et dimanche.

A travers ton sourire, j’ai vu la revanche prise sur tes 3 courses précédentes. 40 centièmes c’est dur à avaler.

A travers ton sourire, j’ai vu le film des mois passés à t’entraîner, encore et encore, contre vents et marées que tu as pu subir.

A travers ton sourire, j’ai vu ton dimanche à Melun, avec Anne.

Ton sourire ce soir m’a tiré des larmes de joie, d’émotion, de fierté, d’amour.

Mais ton sourire, c’est ta victoire, c’est ta qualification, et gave-toi sans limite du bonheur qu’elle te procure. Elle n’appartient qu’à toi.

Vas-y, souris-moi encore comme ça.

GVd

 

Comment je me suis retrouvée à faire une glace speculoos

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Il est 18h45. Hier, nous nous sommes couchés à 2 heures, mais qu’est ce que la fête était belle. Je raconterai ce bon moment ici.

Mais je reviens à aujourd’hui. Il est 18h45 et je suis un peu vautrée sur mon lit, à lire quelques bons billets. Petit coup de fatigue préprandial, certains sont sous la douche ou dans le bain, et l’eau va bientôt bouillir pour les pâtes (non, je ne ferai pas de cuisine 2 jours de suite).

Coline fait irruption dans ma chambre et m’annonce qu’elle a reçu une recette Marmiton de glace aux Speculoos. Mam’s ça a l’air trop bon. Ma réponse est plutôt évasive, je suis encore sous le coup d’un dîner la veille, et en mode remise en place de mon estomac. Coline, parce que c’est Coline m’annonce qu’elle aimerait trop faire cette glace aux Speculoos. Ma réponse est encore plus évasive, je lui dis que ça sera l’occasion de remettre en service la sorbetière qui est au repos depuis l’été dernier.

Coline, qui ne serait pas Coline si elle ne me répondait pas comme cela, me répond que c’est une recette sans sorbetière, et qu’elle a prévu de la faire maintenant. Pas après le dîner, ni ce week-end. Mais là, maintenant. Je capitule. Elle a de la chance, tous les ingrédients sont dans la cuisine. Même pas l’excuse de ne pas avoir de spéculons. Et puis elle est grande et autonome, après tout.

Et c’est là que je prends conscience de la réalité. Coline aime faire la cuisine de manière impulsive (elle a de bons gènes que je connais), mais elle n’aime pas faire la cuisine seule. Donc ce n’est pas Coline qui va faire une glace aux Speculoos, c’est Coline et moi. Dicrètement d’abord, elle va me demander quel saladier utiliser pour faire son premier mélange (pour que j’évalue la taille du saladier nécessaire). Je vais en profiter pour lui expliquer que pour fouetter de la crème, il faut choisir de la crème entière, et la mettre dans le congélateur avec son saladier avant, pour qu’elle monte mieux.

A ce stade, j’ai fini de lire de bons billets. Je ne suis plus concentrée. C’est là qu’interviennent les questions sur le bain-Marie. Pourquoi on parle de cuisson au bain-Marie. Je n’en sais rien, poulette, mets de l’eau à bouillir.

Là, je ferme mon ordinateur et je rejoins Coline dans la cuisine. Histoire de préparer le dîner. C’est une évidence que préparer le dîner dans la même cuisine que Coline qui prépare une glace au Spéculoos relève du vrai challenge. J’arrive à jeter des pâtes dans la casserole d’eau bouillante. De manière générale, autour de 19h00 la cuisine est plutôt baignée d’odeur d’oignons que de speculoos. Pendant ce temps, Coline a dû aller passer un coup de fil et discrètement m’a refilé son fouet pour que je remue sans jamais t’arrêter Mam’s jusqu’à ce que ça épaississe. Je suis un peu coincée. Le bain-marie devient jacuzzi-marie, ça fait des bulles et ça déborde. La cuisine commence à changer d’aspect.

Ouf il faut que ça refroidisse, il est temps de dîner. La soirée est loin d’être terminée. C’est bizarre dans la recette ils annonçaient 20 minutes de préparation. Monter une crème fouettée, ça ne prend pas 5′. Il faut fouetter, longtemps. Même au batteur électrique. je prends la relève. On incorpore, on remplit des bacs, on lèche les plats.

Et là, oui là, il faut faire super attention à l’ado qui peut se révéler et prétexter un cours de latin, ou un contrôle de maths pour fuir les lieux, en laissant le rangement et la vaisselle. Donc l’astuce, c’est de sortir de la cuisine avant Coline. Et de l’y laisser avec quelques instructions, une éponge. Et Coline le fait, bien et totalement.

Donc, ce soir, alors que je n’avais rien demandé, je me suis retrouvée à faire une glace au Speculoos. Entre 18h45 et 20h30. Et je pense que la recette vaut la peine. Je ne sais pas si je devrai rester éveillée pour la goûter après ses 4 heures au congélateur…