Quand est-ce que ça s’arrête?

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Est-ce que ça s’arrête, parfois?

Nous avons passé une magnifique semaine… Il y a eu le geocaching, il y a eu les balades en vélo, il y a eu beaucoup de boulot, il y a eu l’entretien d’admission de Maël dans l’école qu’il veut faire et qu’il a réussi, il y a eu les avancées de Coline sur ses projets d’études supérieures, il y a eu l’oral d’anglais de Basile pour le brevet des Collèges, il y a eu la surprise que les enfants m’ont concoctée pour mon anniversaire, il y a eu la surprise que je leur ai concoctée pour ma soirée d’anniversaire, il y a eu des levers en avance, des levers en retard, du poisson pané et des lasagnes maison. Une semaine rythmée comme je les aime, avec beaucoup de joies, de rires, de temps passé ensemble.

En fait la vie peut être un long fleuve tranquille, harmonieuse et heureuse, et c’est un vrai bonheur.

Et puis il y a eu la chute de Noé en skate. Son arrivée à la maison vers 17h00 avec l’épaule sacrément pendouillante et ses éraflures du haut en bas de son dos, celles qui brûlent. Alors j’ai désinfecté, j’ai massé l’épaule, donné un Doliprane, et mis son bras en écharpe. Et puis ses larmes de douleur parce que personne ne l’avait aidé à se relever, parce qu’en ramassant son skate il avait cru perdre son bras, et le kilomètre qu’il a fait pour arriver à la maison, en serrant les dents. De quoi commencer à faire chavirer mes tripes de louve.

Alors je l’ai mis debout face à moi, et quand j’ai vu le décalage entre ses 2 épaules et la bosse qui pointait, je lui ai dit que demain il faudrait peut-être qu’il fasse un tour aux urgences. « Mam’s, je préfèrerais y aller maintenant ». L’attente, la radio, le passage du médecin. « Je ne vois rien » a t’il dit rapidement. Puis il est revenu. « je ne vois rien d’osseux, pas de fracture ». Petit cours d’anatomie sur l’omoplate, sur la clavicule, et sur l’acromion.

Il y a disjonction acromio-claviculaire. 

Et en français, Docteur? ça veut dire immobilisation totale pendant 30 jours, rendez-vous de contrôle chez l’orthopédiste dans 10 jours, affaire à suivre de près. La saison de judo est terminée, et de trottinette, et de skate, et de vélo, et de roller, et de sport tout court.

Non, notre vie n’est pas un long fleuve tranquille. Ce n’est pas grave, ce n’est pas grave, ce n’est pas grave. Il va bien, il va bien, il va bien. Mais il a mal, et dans ce cas-là, comme pour chacun de mes enfants, j’ai aussi un peu mal à sa place.

Non, ça ne s’arrête pas. Notre vie de famille est faite d’épisodes qui s’enchaînent, auxquels nous ne sommes pas préparés, et auxquels nous faisons face, en essayant d’y mettre l’humour et le détachement nécessaires pour que la vie soit plus drôle et légère.

Mais parfois, il me faut trouver le ressort bien au fond de mes tripes pour positiver, alléger, faciliter, rester drôle, et avancer. Ce soir, c’est compliqué. je pense fort à mon Noé. 

Geocaching, l’aventure sans fin!

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Depuis quelques semaines, je lorgnais le profil de Karine qui racontait les exploits de son fiston.et puis j’ai tapé Geocaching sur Internet. J’ai découvert que le Geocaching existait depuis 15 ans. Tout vient à point à qui sait attendre…

J’ai découvert ce que c’était que le Geocaching. Imaginez une chasse au trésor dont le terrain est le monde entier, dont les joueurs sont potentiellement tous les habitants de cette planète ayant un portable équipé d’un GPS et de l’application Geocaching, dont la durée est sans limite.

Nous sommes partis avec Elise, Jonas et Noé, un pique-nique dans nos sacs, en vélo, avec comme seul équipement un stylo, et mon smartphone. Grâce à l’application, nous avons visé la première balise, sans très bien savoir ce que nous allions trouver. D’ailleurs on n’a rien trouvé. A la suivante, nous avons découvert, grâce à un indice, un tout petit sachet plastique dans une anfractuosité d’un rocher, à droite d’une jolie cascade.

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Dans ce sachet, un petit rouleau de papier serré sur lequel nous avons inscrits nos prénoms et la date. Et nous avons soigneusement remis la balise exactement là où nous l’avions trouvée, pour les suivants.

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Et nous avons continué une bonne partie de l’après-midi. Des lieux tous différents, des balises bien cachées ou introuvables, des kilomètres parcourus, un peu d’orientation et de chance, et ce plaisir incroyable de trouver LA balise, de lire les prénoms et les dates, de s’amuser de l’ingéniosité des personnes qui les ont cachées.

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Nous avons joué pendant 4 heures, trouvé 7 balises, raté 2. Nous sommes revenus sur le lieu de la première et nous l’avons trouvée! Quelle fierté!.

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C’est un jeu pur plaisir, pas de compétition, pas de stress, rien à gagner. Et ça, c’est juste bon, et si différent des jeux auxquels jouent les enfants habituellement.

Allier l’utilisation du smartphone, du GPS, d’une application interactive, d’un réseau contributif au plaisir d’être dehors, de découvrir un quartier, une région, un arrondissement, un village. Quand on veut, si on veut.

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Les enfants sont addicts, ça y est. Moi aussi, je dois dire. Nous nous voyons déjà repartir sur nos vélos les soirs d’été à la recherche de nouvelles balises. Nous imaginons déjà nos prochaines vacances et avons déjà repéré si des balises y sont cachées.

Aujourd’hui j’ai partagé cette aventure sur Facebook et vous êtes nombreux à pratiquer! N’hésitez pas à commenter avec vos récits, vos trucs, vos astuces, vos lieux préférés!

PS: et quand j’arriverai à nouveau à activer des liens dans mes billets, j’activerai, j’activerai.

Mon blurring à moi

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Ouch, quel rythme!

Il y a quelques jours, mon boss m’a confié, en plus des miennes, les fonctions de mon collègue Paul. Paul, on s’entendait bien, il avait un poste hyper intéressant, et il a choisi de partir vers de nouveaux horizons professionnels. Du jour au lendemain.

Jolie marque de confiance de la part de mon boss, jolie opportunité, il avait des sujets qui m’intéressent, qui sont complémentaires avec ce que je fais, et par les temps qui courent, je ne vais pas me plaindre d’avoir de quoi m’occuper au bureau. Bon, la passation des dossiers s’est faite en une journée (pardon, Laure, on trouvera un autre jour pour déjeuner ensemble).

Mais cela repose inévitablement la question de la conciliation entre vie privée et vie professionnelle. J’ai commencé par foncer lire des témoignages sur En aparté, qui est une mine de motivation, d’enthousiasme et de jolies interviews sur le sujet. Mais ça n’a pas suffi. Je me suis alors précipitée sur le blog Maman travaille et sur Terrafemina, et cela m’a posé encore plus de questions.

J’ai aujourd’hui des semaines  rythmées (c’est un euphémisme). Il y a les semaines où les enfants sont là. Ces semaines où chaque minute est calibrée, pour passer tout le temps nécessaire avec eux, et le temps utile au bureau. Il y a aussi les semaines où je compense. Mes horaires peuvent être plus souples (encore que ce n’est pas forcément la bonne solution de rester tard au bureau) mais surtout, j’ai la tête à ça.

Et je trouve que c’est finalement ça le plus dur. Cloisonner, ou décloisonner. Etre au bureau tout en restant alerte sur ma vie de famille. Il y a souvent un RV à prendre, une course à faire, un document à imprimer, une discussion à prévoir, du temps à planifier pour ne rien faire, des vacances à organiser, un devoir à corriger, une chanson à apprendre. Le quotidien, rien de plus. Et je n’ai pas trouvé la solution pour que tout ceci reste à l’entrée de mon bureau.

A l’inverse, je lis et je réponds à mes mails professionnels de la maison, souvent le soir après que les enfants soient couchés (mazette, c’est de plus en plus tard), je relis un cahier des charges le matin avant que mon réveil ne sonne (mazette, c’est de plus en plus tôt). Mon ordinateur portable professionnel me suit dans mes trajets maison-bureau, bureau-maison.

J’ai beaucoup lu sur ce phénomène de lien permanent avec le travail. A cause ou grâce aux smartphones, au VPN, aux ordis portables etc. Difficile de couper la communication, même le soir, même parfois en vacances. Certains s’insurgent et trouvent inconcevable que ces méchants patrons exploitent leurs trop gentils salariés qui deviendraient ainsi corvéables à merci. Je crois faire partie de ceux qui voient cela comme une évolution plutôt inéluctable et plutôt positive.

A partir du moment où on l’en a conscience, et où l’on en fixe ses propres limites. Je n’envoie pas de mails à 23h00 pour montrer que je travaille tard, je les prépare et je les programme. A moins d’une vraie urgence, je ne réponds pas aux mails qui me sont envoyés à des heures où je ne suis pas sensée travailler. Mais je reste connectée.

Je réponds aux sms de mes enfants dans la journée, je les rappelle s’ils me laissent un message, je prends les RV s’il le faut. Il m’arrive de faire quelques photocopies ou impressions personnelles au bureau, d’avaler un sandwich en préparant une commande de courses à livrer.

Alors peut-être que finalement, ma solution est de ne plus vouloir cloisonner. Ni dans un sens, ni dans l’autre. Ma vie familiale et ma vie professionnelle forment un ensemble plutôt cohérent, avec les mêmes niveaux de charge et de responsabilité, même si ces niveaux sont fluctuants d’une semaine sur l’autre.

Je n’ai pas plus de culpabilité ou de mauvaise conscience à me consacrer à l’un plus qu’à l’autre, puisqu’et l’un et l’autre me sont accessibles, quand je veux, où je veux.

Il paraît que ça s’appelle le « blurring ».

 

le jeu moisi de la tomate pourrie

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Moi, je pensais que le jeu de la tomate, c’était celui auquel on jouait aux scouts. Côte à côte en cercle et les jambes écartées, il s’agissait de se faire passer un ballon en le tapant avec les mains jointes en évitant qu’il nous passe entre les jambes.

Et puis j’ai découvert une autre version du jeu de la tomate. Ce jeu, c’est celui qui consiste à retenir sa respiration le plus longtemps possible pour devenir le plus rouge possible.

Et puis s’évanouir. Et (cette fois-ci) reprendre conscience après la chute. Finir aux urgences pédiatriques d’un hôpital, sous surveillance pendant 5 heures.

Au collège, on en parle, régulièrement. A l’école primaire, on fait des choses pour faire comme les autres. Mais on ne sait pas que lorsqu’on retient sa respiration, qu’on empêche le cerveau de s’oxygéner, les conséquences peuvent être dramatiques, irrémédiables, mortelles.

Vis pour apprendre, et tu apprendras à vivre…

Un joli cadeau de fête des Mères (vite!!! on joue)

Et hop, entre un crash violent de mon ordinateur et le fait que j’ai repris le poste d’un collègue en 24 heures en plus du mien, ce qui fera l’objet de l’un des 756 billets que j’ai en tête mais que je ne trouve pas le temps d’écrire, je viens vous déposer ce petit concours qui vous permettra d’offrir ou de vous offrir un joli cadeau de Fête des Mères.

Avez-vous déjà imaginé posséder une boîte de Nivea Crème 75ml, la boîte bleue intergénérationnelle, avec un couvercle personnalisé? Votre photo préférée, celle de vos enfants ou des petits-enfants de votre mère?

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En allant sur le site de Nivea (clic), il suffit de télécharger une photo, la cadrer, redécouper, puis valider et vous recevez la boîte à domicile. le résultat est vraiment sympa, et cela fait un cadeau vraiment original et unique.

Nivea me propose de vous offrir, à 3 d’entre vous, la personnalisation d’une boîte de crème, en vous envoyant 1 code de validation.

J’effectuerai un tirage au sort parmi les commentaires postés avant vendredi 8 mai à minuit (avec adresse mail valide, envoi en France métropolitaine et une seule participation par famille). Dans vos commentaires, vous pouvez me raconter ce que représente la fête des mères pour vous, histoire de me faire rêver :)

Edit du 14 mai: Emy, Tribulus et Claire, vous êtes les gagnantes de ce joli concours! je vous envoie dès maintenant un code pour aller vite commander votre boîte de Nivea Crème personnalisée, et vous la recevrez à temps pour la fête des mères! Bravo Bravo!!

Vacances de Printemps…

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Se ressourcer….

Les fins d’hiver sont toujours des périodes un peu compliquées pour moi. De la fatigue, un peu d’usure, une mine de chien et quelques skuds de l’hiver à évacuer. Et surtout, un vrai besoin de lumière, de chaleur, de temps pour se laisser vivre.

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Alors j’aime les vacances de printemps. Celles qui permettent de faire la jonction entre l’hiver et l’été, de ressortir les shorts et les tee-shirts à manches courtes, de passer du temps avec les enfants. Profiter des jours qui s’allongent sans se dire qu’il faut se coucher à une heure respectable parce qu’il y aura de l’école demain. Trainer au petit-déjeuner et manger 4 tartines alors qu’en temps normal on se stoppe au bout de 2 pour ne pas rater le RER.

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S’en mettre plein la vue. Emmener les enfants voir le coucher du soleil sur l’océan. C’est si simple et pourtant si exceptionnel. Leur proposer un spectacle gratuit d’une nature encore préservée pour qu’ils prennent conscience de sa valeur.

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Passer du temps avec grands-parents, cousins et cousines, ceux  qui sont toujours là, malgré le temps qui passe et les séparations. Profiter de la chance d’avoir un lieu de retrouvailles familiales où l’on ancre des souvenirs inoubliables, où l’on a des repères d’activités et de rituels attachés au lieu.

S’ouvrir. Rencontrer de nouvelles personnes et s’en faire des amis. Se créer des souvenirs ensemble pour créer de nouvelles amitiés. Parce qu’on reviendra bientôt, c’est sûr. Et on se reverra.

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Concours de printemps avec Déo Pocket!

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Je vous tiens régulièrement au courant des nouveautés Nivea parce que j’ai la chance d’être une fille Nivéa. Les produits me correspondent super bien: qualité, prix, originalité, pour toute la famille, c’est juste nickel. Et, entre nous, je trouve qu’ils sont vraiment montés en gamme ces dernières années!

Aujourd’hui je voulais vous présenter la nouvelle gamme de Déos Bestsellers de NIVEA en version POCKET. Ils sont commercialisés depuis janvier, environ 1,95 euros pièce dans les moyennes et grandes surfaces. Ils ont la taille idéale pour tenir dans un sac à main, discrètement, ou dans un sac de sport, ou dans le tiroir du bureau.

J’ai eu la chance de les recevoir et de les utiliser avant de pouvoir vous les présenter. Et il y en a 4 dans la gamme, qui proposent tous une protection anti transpirante 48h00, ils sont tous sans alcool, et ont une tolérance cutanée testée sous contrôle dermatologique.

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Invisible Black and White. Celui-ci il est anti tâches jaunes sur les vêtements blancs et anti traces blanches sur les vêtements noirs,

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Stress Protect. Il a une formule unique au complexe de Zinc, et il a été testé en situation de stress.

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Sensation Satinée. Sa formule contient du kaolin. C’est mon préféré, il sève super rapidement et laisse la peau vraiment douce.

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Fresh Natural. C’est celui qu’il faut garder dans son sac à main, ou dans son sac de sport. Il est frais, et il rafraichit instantanément.

Alors j’en ai offert un à Coline, et un autre à sa copine T. Le mieux c’est que c’est un petit cadeau beauté sympa, et pas un cadeau genre « s’il te plait baisse les bras qu’on respire mieux ». Ils existent aussi en version 200ml.

Aujourd’hui, je vous propose avec NIVEA vous de gagner lots des 4 Déo Pocket Bestsellers. je vais vous donner une semaine pour jouer, et je ferai le tirage au sort des 3 gagnantes vendredi 24 avril au soir! 

Pour jouer, il vous suffit de me raconter les situations où vous auriez rêvé d’avoir un déo pocket à portée de main. Hum ça va sentir bon….

Pour jouer, il me faudra aussi un mail valide, une adresse en France métropolitaine, une seule participation par famille et une très grande réactivité pour m’envoyer vos adresses postales quand j’annoncerai les gagnants.

Enjoy, moi je pars en vacances avec les Kids et mon déo Pocket!

Edit du 30 avril: Ce sont Corcinette, Manou Haley et Let’s lounge baby qui ont été tirées au sort par Randomizer mon ami et qui ont donc chacune gagné un lot de déo Pocket! Bravo (mazette vos pseudos sont interstellaires) et merci pour toutes vos participations!

Tu me passes ta carte de crédit?

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Quand j’étais petite, il y avait un livre que ma maman nous racontait. C’était l’histoire de deux enfants, la grande fille d’au moins 10 ans et son petit frère pas si petit, dont la maman était un peu malade le samedi matin. Alors elle leur dressait une liste de courses, leur confiait de l’argent dans son porte-monnaie et les envoyait au marché.

Ils se sentaient investis d’une vraie mission de confiance, étaient gentils avec les commerçants, se faisaient offrir un bonbon par la boulangère, et comme il leur restait de l’argent dans le porte-monnaie à la fin des courses, ils achetaient un joli bouquet à leur maman pour lui faire plaisir.

Je ne me souviens pas qu’il y avait un papa dans l’histoire pour aider la maman quand elle était malade, mais ça, on va dire que c’est parce que c’est une vieille histoire, hein? Dans la vraie vie, ça ne se passerait plus comme ça de nos jours…

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EDIT: Une lectrice du billet m’a retrouvé le titre du livre…  C’est bien celui-là!

Cela fait très longtemps que les enfants font des courses seuls. Ou par deux. Une baguette, un litre de lait, une boîte d’oeufs. Je répétais les conseils de sécurité de base et les autres aussi, je les regardais par la fenêtre, et comptais les minutes avant leur retour.

Depuis quelques années, je confie ma carte bleue qui est jaune à mes enfants. La première fois, c’est parce que je n’avais pas d’argent liquide, ou pas assez pour payer la liste de courses. Basile devait avoir 13 ans, et il m’a raconté l’étonnement de la caissière quand il lui a dit « je paie par carte ». Depuis ils préfèrent utiliser les caisses minute… sans caissière. ça claque quand même de sortir la Visa Premier à 13 ou 15 ans!

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Et puis une autre fois, j’ai proposé aux aînés une virée shopping sans moi. Un budget de 30 euros chacun (s’ils voulaient dépenser plus, c’était eux qui finançaient). Ma carte bleue toujours jaune dans leur poche, le code dans leur tête. Et un justificatif/ticket de caisse au retour.

Par contre, ils ne veulent jamais ni pochon, ni caddie de mémère.

J’évite de les envoyer chercher de l’argent au distributeur, histoire d’éviter un risque de braquage ou autre. Enfin, si, les grands l’ont déjà fait. Le code c’est par coeur, ou pas.

Un jour, j’ai vécu un grand moment de solitude (et de fatigue aussi?). Ce moment où j’ai composé mon numéro de carte bleue jaune à la caisse d’un magasin: « code erroné ». 2ème fois: « code erroné ».

Je savais que Coline le connaissait, même du fin fond du camp scout où éloignée de toute civilisation, elle pouvait me sauver la mise ( et mon caddie avec). J’ai réussi à la joindre via sa responsable et elle me l’a rappelé. J’ai sauvé mon caddie. Depuis, j’ai une formule hyper compliquée qui me permettrait de retrouver ce code dans mon téléphone… si je me souviens de la formule au moment où je perds mon code.

Un jour, il faudra que je leur confie la clé de ma voiture. Je ne suis pas encore prête. 

Je dis souvent aux enfants que la confiance de l’autre est longue à gagner, qu’elle a besoin d’être entretenue, et qu’elle est facile à perdre… Pour l’instant, aucun ne l’a trahie en achetant avec ma carte billet d’avion pour Acapulco.

Ni un bouquet de fleurs d’ailleurs.

Pourvu que ça dure!

Les enfants testent des cours privés en ligne! (*)

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A la maison, je suis 6 programmes scolaires simultanément.

Terminale S, Première S, 3ème, 5ème, CM2 et CM1. Les enfants sont tous scolarisés dans le public, depuis toujours, et ça me va bien comme ça. J’essaie de leur apporter l’encadrement nécessaire pour qu’ils bossent au niveau des attentes de leurs profs, et ça passe. Ils sont plutôt autonomes, certains plus que d’autres, et ils ont plutôt des facilités, dans certaines matières plus que dans d’autres. Et puis ça dépend des jours.

Mes enfants montrent, en grandissant, une appétence certaine pour les matières scientifiques. Pas une appétence totale. Mais certaine. C’est comme ça, mais évidemment ça limite ma capacité à les aider, parce que ça devient de plus en plus obscur pour moi. Alors que me reste-t’il?

La méthodologie. Leur donner des pistes pour apprendre mieux, comprendre un peu plus. Travailler avec des copains, aller en cours de soutien quand c’est proposé, refaire systématiquement les contrôles, etc.

Ces dernières semaines, 3 des enfants ont testé un nouveau service qui s’appelle Wakiris. Wakiris, c’est une plateforme qui propose des cours en ligne, surtout orientés collège et lycée, dans toutes les matières, c’est bluffant.

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Le principe est super simple

On s’inscrit, on achète des crédits: 1 crédit = 1 euro.

Après on choisit la matière du cours souhaité, le niveau, et la liste de profs avec photos et appréciations des élèves précédents s’affiche.

Le prix des cours est variable selon le niveau. Pour 1 heure de maths, niveau lycée, cela coûte 30 euros. 1/2 heure d’Espagnol niveau collège, c’est 12 euros.

Il suffit de sélectionner le professeur, son emploi du temps s’affiche, on choisit son créneau (horaire et et durée du cours de 30 ou 60 minutes) et on réserve, avec un petit message de commentaire pour préciser les attentes, ça aide le prof à s’adapter, et l’enfant à préciser ce dont il a vraiment besoin.

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La mécanique qui s’active derrière est très efficace: message de validation du cours par le prof, avec toujours un petit message personnel demandant des précisions sur le contenu, les livres utilisés en classe, le sujet traité en ce moment.

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Comme je suis un peu tordue, et un peu désorganisée parfois, j’ai testé, non intentionnellement, la souplesse du site: annuler un cours en dernière minute, changer de prof, reprogrammer, échanger. C’est puissant! Je me suis dit que Wakiris réussissait à être aussi réactif que si notre communication se faisait par téléphone. Vraiment sympa.

Les professeurs que les enfants ont choisis (en maths, physique, SVT, Anglais et Espagnol) sont tous des professeurs qui exercent en Lycée, Collège ou dans l’enseignement supérieur. Donc ils connaissent les programmes, les livres, et sont donc efficaces immédiatement.

Le déroulement du cours? Au moment où le cours démarre, un écran s’affiche pour se connecter et permet au professeur et à l’élève de se mettre en communication avec 3 outils simultanés: la conversation audio (avec un casque). Le partage d’écran du professeur, visible par l’élève pour lui montrer des shémas, des libellés d’exercices ou autres. Un écran de saisie sur lequel l’élève peut écrire, faire des schémas. Cet écran est vu par le professeur.

Au bout du temps imparti pour le cours, tout s’arrête.

Mes enfants ont trouvé les outils hyper puissants. Evidemment ils n’ont aucune appréhension de ces outils, du fait de suivre un cours en ligne, à distance etc. Ils sont à l’aise avec ça, parce que c’est leur moyen de communiquer aujourd’hui. Et ils ont bien aimé le fait de suivre le cours de la maison, sans avoir à se déplacer. C’est sans contrainte pour eux, et ça a un côté rassurant.

Bon, le seul truc, c’est que c’est vite addictif je pense… Mais c’est rassurant pour moi de savoir qu’il existe un service permettant d’aider les enfants rapidement, de façon très efficace, et avec des outils qui leur conviennent vraiment.

Typiquement, quesques jours avant un contrôle de maths en 1ère S, ce n’est pas qu’un luxe que d’offrir à son enfant une petite séance de révision bien ciblée, qui met en confiance, qui oriente bien les révisions, valide les incompréhensions. Là où moi, je suis bien impuissante à le faire.

Wakiris, c’est vraiment une belle découverte, et quand je pense à tous les parents qui comme moi se sentent un peu niais devant un cours sur la relativité du temps, la génétique ou les variations de fonction, je me dis que la solution existe pour que les enfants ne restent pas dans la panade.

(*) Artcile sponsorisé, mais écrit avec mes mots, juste mes mots!

No stress…

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Basile avait un train à prendre pour partir skier.

Des mois qu’on organisait ces vacances, en se demandant jusqu’au dernier jour s’il allait pouvoir partir. Le vendredi soir il a fait son sac. Ne rien oublier. Ni le stick à lèvres, ni les gants, ni son chargeur.

Ni son passeport et son billet de train. Surtout.

Le train était à 8h et des brouettes. On s’est mis d’accord pour partir à 7h et des brouettes. A Paris, ça roule bien le samedi matin. 

A 7h00, je suis allée le réveiller, pour être sûre. J’étais aussi excitée que lui de ces vacances à venir. J’ai allumé sa lumière, chatouillé le pied qui dépassait de la couette, vérifié qu’il ouvrait bien les 2 yeux. J’ai même chanté du Jean Ferrat. C’est imparable pour se réveiller.

A 7 heures et presque des brouettes, j’étais prête. Je lui ai préparé 3 tartines.

A 7 heures et des brouettes, je suis descendue pour voir si tout allait bien. Il s’était rendormi. Il ne se souvenait pas que je lui avais chanté Jean Ferrat.

Il n’a pas eu le temps de manger ses 3 tartines. J’ai proposé qu’il attache ses lacets dans la voiture. Laquelle voiture avait le pare-brise gelé. J’ai rêvé d’avoir un pare-brise de 107 au lieu de mon pare-brise d’Expert Tepee. J’ai gratté avec ma carte Familles Nombreuses SNCF. Pour conjurer le sort.

Je lui ai demandé de vérifier l’horaire de son train. 8h11. 8h et des toutes petites brouettes. 36 minutes pour rejoindre puis traverser tout Paris. 

On est laaaaaaarrrggggeeee m’a t’il dit. La phrase typique de celui qui n’a jamais vécu un bouchon parisien. J’ai imaginé le mettre dans le RER direct, mais c’était déjà trop court.

Je lui ai dit que quand on roulait à 50 km/h, les feux s’enchaînaient au vert, en roulant à vitesse constante. C’est faux.

Il m’a fait remarquer que la voiture qui respectait les 70 km/h sous le tunnel de la Défense nous ralentissait un peu. J’ai voulu lui parler du 7h et des brouettes qui permettaient d’anticiper ça, mais j’ai gardé le silence, et mon calme apparent.

Il a adoré la traversée de Paris à la fraîche. La Porte Maillot déserte, les pavés de l’avenue de la Grande-Armée (« Coucou ton bureau, Mam’s!), la place de l’Etoile sans ralentir. 

Tous les feux verts sur les champs Elysées. On n’a même pas pu voir la nouvelle vitrine de l’Espace Peugeot Avenue. Tropppp dooommmmage.

7h45 La roue de la place de la Concorde ne tourne pas encore. Tunnel du Châtelet. C’est beau le Palais de Justice, et les tours de Notre-Dame. Sur les quais, c’est 50 km/h. Je respecte.

Devant la gare de Lyon, il y a une place. Une grande place pour ma grande voiture. Un jour de grands départs aux Sports d’hiver. Je dois me rappeler qu’un billet d’Euromillions peut rapporter gros si on a de la chance. Et j’ai de la chance.

Tiens la Fnac est ouverte dans la gare. L’occase de choisir un petit roman? Tu rêves, mon fils.

A 7h57 il est assis à sa place. Dans le sens de la marche. On s’embrasse, on se souhaite de bonnes vacances. On se quitte.

J’inspire fort pour me remplir les poumons après l’apnée dans laquelle j’étais plongée depuis 30 minutes.

Il ressort du wagon, sourit, m’embrasse et me glisse à l’oreille: « Tu vois, j’aurais pu dormir 10 minutes de plus »