Avant, c’est maintenant

Avant, on m’a dit: « petits enfants, petits soucis, grands enfants, grand soucis ».

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Mais ça c’était avant.

Quand ils enchainaient les virus et les microbes, les gastros et les bronchios, les nuits blanches et les poussées dentaires.

Quand je passais plus de temps sur le canapé de la salle d’attente de ma doc que sur celui de mon salon.

Quand on passait des heures carrées sur les tables de multiplication, les poésies de Robert Desnos et Anne-marie Chapouton

Quand ma voiture était ma deuxière maison.

Quand je gérais un portefeuille de baby-sitters recrutées sur le volet pour gérer 6 enfants et survivre

Quand parfois manger une assiette de petits pois nécessitait force et diplomatie, et coup de balai après

Quand les journées commençaient rarement après 7h00

Quand les internes me serraient la main aux urgences de l’hôpital  et connaissaient les enfants par leur prénom.

Quand je faisais des quiches, à raison de 3 par semaine en juin, voire 3 par jour pour les kermesses de fin d’année

Et je me disais que l’avenir allait être compliqué… Si ce que je vivais là c’était des petits soucis, que serait l’avenir? 

L’avenir, c’est maintenant!

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Quand ils gèrent eux-mêmes leurs gastros et savent tousser et se moucher.

Quand les vélos ont remplacé ma voiture pour les conduites

Quand il n’y a jamais de restes, ni dans leur assiette, ni à côté.

Quand on parle de Victor Hugo, de géopolitique, et de citoyenneté

Quand je ne les entends pas rentrer de leurs soirées parce qu’ils ne viennent plus dans ma chambre et enlèvent leurs chaussures pour monter l’escalier.

Quand je peux boire un, deux, 3 cafés le matin, seule, en silence pendant qu’ils dorment.

Quand les internes sont devenus médecins et que malgré mes  passages très fréquents dans les services d’urgence, ils trouvent des mères plus jeunes que moi à qui serrer la main.

Quand je choisis de sortir et que la meilleure baby-sitter, toujours disponible, s’appelle Pizza.

Quand les gâteaux au chocolat se font sans moi, et qu’on en profite tous.

Quand ma seule vraie contrainte est d’être là, pas trop loin, plutôt dispo, pour en profiter tant qu’ils sont là.

Ado-rable CV

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Ils sont ado-rables et on leur demande de faire un CV….

Ahhh la bonne blague!

Que ce soit pour rentrer dans une école, ou faire une demande de stage, chercher un boulot d’été. Un CV à 17 ans… Moi quand j’ai fait mon premier CV, j’avais fini mes études, un diplôme commercial en poche et j’avais appris à me vendre, mettre en avant des compétences, valoriser des expériences, tout ça, je l’avais appris en cours. Et j’ai eu du mal.

Alors faire un CV à 17 ans… Brevet des Collèges mention Bien. ça fait toujours un premier diplôme. En police de caractère 36, avec une photo en A5, ça devrait le faire sur un A4 recto seul.

Je viens de faire son CV avec Coline, et j’avais fait le sien avec Maël il y a un an. Au sortir de leur adolescence.

NDLR: Oui je considère que vers 17-18 ans on sort de l’adolescence, surtout vers 18. Même si on ne range toujours pas sa chambre. Je sais que j’ai une vision optimiste de la situation mais j’ai des circonstances atténuantes, il y a encore 2 ados et 2 pré-ados pour m’occuper les prochaines années….

Faire un CV à 17 ans, c’est compliqué. Parce que c’est demander à un ado-rable en fin de règne de dire du bien de lui-même. De mettre en avant des choses positives. C’est lui demander de se remémorer les choses positives qu’il a faites et qui lui ont permis d’être ce qu’il est aujourd’hui. C’est lui demander de prendre conscience que tout ce qu’il a fait jusqu’à présent va lui servir à se rendre utile, parce qu’il a des qualités et des talents.

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Plage de Lostmarch (29160)

Qui sont les ados qui ont une belle image d’eux-mêmes? Qui sont les ados qui ne subissent pas à longueur de temps des injonctions négatives de la part des adultes et des copains, des professeurs et parfois malheureusement des parents? (mea culpa les Kids si vous passez par là)

« Tu sais, tant que tu n’as pas le bac, c’est comme si tu n’avais rien, hein? » Exemple super basique.

« Je vois mal comment tu pourrais habiter seul alors que ramasser une paire de chaussettes te provoque une sciatique » Exemple basique.

Je vous en donne à la pelle…

Alors en travaillant avec eux sur leurs CV, je me suis vue entrain d’écrire un billet sur l’estime de soi, sur la mienne. Pas sur celle de mes enfants. Et j’ai réalisé que faire un CV, pour un ado, c’est travailler sur l’estime de soi, pour la première fois. Apprendre à mettre en valeur ce qu’on est, et le poser sur un papier pour d’abord en prendre conscience, et ensuite pour le partager.

Et c’est juste magique!

Bonne chance avec les CV de vos ado-rables

Questionnaire familial

Ce questionnaire tourne depuis hier sur Facebook, alors je l’ai repris et posé à chacun des enfants, séparément… Et je publie ici, pour mes cop’s qui n’ont pas Facebook (pas sûre que ça leur donne envie en réalité)

Aucun enjeu, pas de bonne ou de mauvaise réponse, encore que… et quelques NLDR pour rétablir des vérités.

1. Quelque chose que maman te dit toujours :
Quichette
Je t’aime
Range tes affaires
Jette les emballages
Leves toi il te reste 10′
Que je suis belle

(NLDR: Castratrice et donneuse d’ordre…. Un peu de tendresse au milieu, ouf)

2. Qu’est-ce que maman aime ? :
Qu’on rende des services
Écrire sur son blog
Les bisous et les câlins
Notre compagnie
Le café
Le rhum-coca

(NLDR: vision globale plutôt juste, selon les heures de la journée)

3. Qu’est-ce que maman n’aime pas ? :
Qu’on claque les portes
Que ses enfants l’énervent
Que je ne fasse pas ce qu’elle demande
Quand on n’est pas là
Le violet
Quand y’a des papiers qui traînent

(NLDR: surtout le violet en fait)

4. Qu’est-ce que maman fait pour te faire rire? :
Des guilis
Des blagues du boulot
Elle me chatouille, et des blagues
Des blagues à sous-entendus
Des conneries bêtises
Elle se laisse épiler les sourcils

(NLDR: au boulot, on blague beaucoup, c’est vrai)

5. Maman a quel age?
48
28ans
25 ans
43 ans
25 ans dans sa tête
47

(NLDR: Si on fait la moyenne, on n’en est pas loin)

6. Quelle est la taille de maman ?
1m70
1m77
1m76
1m74
Plus petite que moi
1m76

(NLDR: heureusement que je ne leur ai pas demandé mon poids)

7. Quelles sont les activités préférées de maman? :
La piscine
La guitare, la piscine, passer des bons moments avec ses enfants
Nager, s’occuper des enfants
Boire
La natation
Le temps en famille et la natation

(NLDR: il y a un intrus, un vrai, lequel?)

8. Qu’est-ce que maman fait quand tu n’es pas ici? :
Elle voyage
Elle travaille, elle voit des amis
Elle travaille
Elle boit
Elle est soulagée
Elle pleure mon absence

(NLDR: l’intrus n’est pas dans ces réponses)

9. De Quelle couleur sont les yeux de maman? :
Marrons
Marrons
Bruns
Marrons
Marrons
Marrons

(NLDR: un petit consensus, quand même)

10. Si maman devenait célèbre que deviendrait t’elle ? :
Écrivain
Une grande star
Artiste
Youtubeuse
Superwoman
Écrivain

(NLDR: il me faudra plus d’une vie…)

11. Maman est bonne à quoi ? :
A la guitare
La cuisine
Au ping-pong, à la cuisine
A retrouver les objets perdus
A nous ecouter
A  trouver des solutions

(NLDR: l’intrus est revenu)

12. Qu’est-ce que maman ne sait pas faire ?
Je ne sais pas
Des tractions
Elle sait tout faire
La mise au point des photos
Me laisser dormir au lieu d’aller en cours
De la physique

(NLDR: Des tractions, ça sert à quoi?)

13. Qu’est-ce que maman fait comme travail? :
Elle envoie en cachette des gens pour vérifier le travail des vendeurs de voiture
Elle est cadre marketing
Elle travaille sur des visites mystère
Elle gère un logiciel
Le plus beau des métier celui de maman
Chef de projet informatique

(NLDR: l’un d’entre eux n’a pas encore enregistré que j’avais repris mon boulot il y a 5 ans?)

14. Qu’est-ce que maman préfère manger?:
Je ne sais pas
Des lasagnes
Elle aime tout
Des plats non préparés pas elle
Du chocolat
Du chocolat

(NLDR: je valide très fort la 4, 5, et 6)

15- Es-tu fière de ta maman?

6 x oui

(NLDR: valait mieux, sinon c’était représailles immédiates)

16. Que fait-on ensemble ? :
On partage des moments
De la guitare
Tout
Des rv chez le médecin
Pffffff
On discute

(NLDR: Intrus, sors de ce corps…)

17. Est-ce qu’on se ressemble? :
Je ne sais pas
Pas du visage
Oui
Non
Oui
Oui

(NLDR: peu versatiles sur le sujet…)

18. Comment sais tu que maman t’aime beaucoup?
Parce qu’elle me le dit
Parce qu’elle me fait des bisous
Je le sais par l’esprit
Quand elle sourit de mes bêtises
Elle continue à écouter nos conneries bêtises à longueur de journée
Quand elle me fait des bisous

(NLDR: quelle patience….)

19. Quel est l’endroit favori de maman?
Dans son lit
Un bon restau
Son lit
Sur la terrasse au soleil avec un café
Pause clop
Son lit

(NLDR: tout est vrai)

Ah oui j’ai un blog…

J’ai lu cette phrase au démarrage d’un billet d’une copine, et j’ai eu un flash… L’impression d’avoir écrit hier, alors qu’en réalité… c’était il y a longtemps, très longtemps, trop longtemps.

Alors ce soir, je prends mon clavier, pour continuer à poser des souvenirs avant qu’ils ne s’estompent.

Le rythme est plutôt régulier mais il laisse peu de place à l’improvisation. Les semaines avec les enfants, pendant lesquelles je m’impose un rythme autour du leur, de leurs activités, du temps que j’aime passer avec eux. J’ai la chance d’avoir des ados qui communiquent, qui participent, qui animent cette maison avec force, bruit et énergie. Et je suis plus que demandeuse de ces échanges, de ces repas ensemble, de ces discussions du soir. Même si ma soirée à moi ne commence que vers 23h00… Hum.

J’ai l’impression que ce qui consomme le plus d’énergie, c’est le zapping permanent. Passer des devoirs de CM2 aux récits de cour de Collège, relire une lettre de motivation, regarder la vidéo d’un Youtuber, préparer le dîner, motiver les troupes pour la douche, étendre une lessive, recoudre un legging, faire une conduite, prendre un RV de médecin… A chaque âge ses plaisirs et ses contraintes, mais ça va vite, vite.

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Les semaines où les enfants ne sont pas là, c’est ma vie professionnelle qui prend le dessus. Avec en ce moment des déplacements hyper intéressants à l’étranger, qui se doivent d’être rapides et efficaces. Madrid, Bruxelles, et bientôt Istanbul, Vienne et Milan. Des réunions de travail super productives dont il faudra que je trouve le temps de restituer le contenu. Ce n’est pas du tourisme.

Des heures à passer sur Excel et sur PowerPoint avec des messages qui me tuent. Et heureusement un super coach.

Et le temps me file entre le doigts.

Chronologiquement, ces 2 derniers mois, il y a eu une opération. Bénigne sûrement, mais grobobo quand même. Et l’anesthésie générale, ce n’est pas ce qui me zénifie le plus. Mais je me suis réveillée, ouf. Avec les grands et les amis qui ont pris soin de moi, les petits qui m’ont fait des piqures dans le ventre et un mois sans faire de sport. C’est fini, tout va bien.

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il y a eu un week-end bien-être… Un billet à venir pour vous raconter, des copines, des soins, du temps pour moi, juste pour moi. J’ai survécu.

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Entre APB, un bac blanc, des RV d’ortho et de dentiste, des stores à poser, une nouvelle paire de lunettes, une compète de judo, des ampoules à changer, un meeting de natation, Pâques est arrivé et j’étais heureuse de passer ce temps avec les enfants, entre peinture des oeufs et chasse, tout y était.

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Le premier avril est arrivé et on a réussi à bien rigoler, en testant l’humour de l’institutrice. Les poissons dans le dos, c’est fini, époque révolue.

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Entre 2, il y a eu un vélo volé. C’est super pénible. On a la chance d’habiter une commune où les enfants peuvent se déplacer tous en vélo. Pour l’école, pour les sports, pour les copains. Je ne fais (presque) plus de conduites. On en a trouvé un autre sur le Bon Coin, le jour même. Qu’il a fallu bricoler, mais ça, maintenant, on gère bien: patins de frein, câbles, réglage des plateaux, changement des chambres à air. C’est le cadenas qui coûte le plus cher.

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Le printemps semble vouloir s’installer. Les journées s’allongent, et ce dimanche a été magique de soleil et de moments passés dehors, ensemble. La perspective des vacances de printemps et d’une semaine à venir en Bretagne me donne du pep’s.

Et vous, vous allez bien? Parce que retrouver le clavier pour le blog, c’est comme s’asseoir dans un bon canapé devant un bon feu en bonne compagnie, pour passer un vrai bon moment…

Etre le relais de leurs rêves

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Je dis souvent ici comme j’aime cette période de l’adolescence que mes enfants traversent en ce moment. Les plus jeunes vont y rentrer tranquillement, et les aînés vont en sortir.

Je pense aujourd’hui que ce qui les aide à sortir de l’adolescence c’est d’avoir des projets, et de se donner les moyens de les mener à bien. Une des solutions choisies pour leur en donner la possibilité est de les avoir inscrits, tous, dans un mouvement de scoutisme depuis qu’ils ont 8 ans. Un mouvement de scoutisme avec un projet pédagogique que je soutiens, et dont j’ai fait partie aussi de longues années.

Pour les 16-18 ans, les Eclaireurs Unionistes proposent à des équipes d’Aînés de bâtir un projet sur 2 ans. C’est ce que fait Coline avec son équipe. Un projet solidaire, encadré les psychomotriciennes de l’association HATI, qui va les mener en Indonésie l’été prochain.

Bâtir un projet quand on a entre 16 et 18 ans, c’est y consacrer beaucoup de temps, pour trouver l’idée qui va fédérer tout le monde, c’est trouver la motivation pour 2 ans, à un âge où on a du mal à se projeter plus loin que l’année scolaire, c’est apprendre à se faire confiance les uns les autres, c’est accepter que certains quittent la barque en cours de projet, et c’est surtout rêver.

Alors aujourd’hui j’ai proposé à Coline que le blog soit le relais de leur rêve, pour qu’il devienne une réalité. Le nerf de la guerre pour cela c’est le financement de leur projet. L’équipe des Harimaos a ouvert une plateforme de financement participative pour récolter 1000 euros qui viendront en complément de tout ce qu’ils font pour financer ce projet: vente de gâteaux, baby-sitting, brocantes, bricolages en tout genre, animations de soirées. 

Cliquez!

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Si vous pouvez vous y associer, les Harimaos vous emmèneront avec eux en Indonésie via les Réseaux Sociaux, ou l’envoi de cartes, de photos etc. C’est la contrepartie qu’ils proposent. Les dons sont déductibles d’impôts, puisque leur association est reconnue d’utilité publique.

Merci de partager, merci de donner, merci de soutenir, merci de les suivre. Ils ont une énergie incroyable, et ils ont conscience aujourd’hui que vivre ce projet pleinement aura des conséquences sur les adultes qu’ils seront demain. 

Merci :)

Les Harimaos sont sur Facebook

 

Family Building

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Dans les entreprises, on fait du Team building. Enfin bon, dans les entreprises qui ont les moyens. Dans mon entreprise, on se retrouve autour de la machine à café, c’est notre team building à nous. 33 centimes par personne et par jour. Parfois on va même boire une bière ou 2. Parfois seulement, mais c’est toujours très joyeux.

Pendant les vacances de février qui étaient en mars, on a fait du Team Building familial. Pas besoin d’aller faire du Karting ou un vol en montgolfière. Juste quelques jours tous les 7, avec les grands-parents.

Se retrouver dans un cadre différent mais connu, sécurisant, chargé de plein de souvenirs familiaux depuis 3 générations. Partager du temps avec les grands-parents, se dire qu’on ne les voit pas assez souvent et qu’il faut profiter de ces moments ensemble, jouer, rire, sortir, bricoler, chahuter, ramer etc.

Et surtout réaliser que plus les enfants grandissent, plus le rythme des semaines est hâché, et moins nous sommes ensemble. Entre les activités des uns, les emplois du temps des autres, l’autonomie de tous, nous sommes de moins en moins ensemble.

Pour dîner le soir, mais pas tous les soirs. Les repas du week-end? Mais pas tous. les soirées de semaine? Mais pas toutes. Le dimanche après-midi? C’est assez rare.

Alors il faut provoquer ces moments tous les 7, qui se passent toujours toujours bien. Peut-être parce que chacun sait qu’ils deviennent rares. 

Ils laissent des souvenirs à tous.

Egoistement, me donnent une énergie assez incroyable. bottes

Mère au foyer: pourquoi pas un métier?

Depuis 2 jours, le billet de Carla fait réagir. Mettre les pieds dans le plat sur un tel sujet provoque forcément des réactions. Principalement liées à la non reconnaissance du statut de mère au foyer qui rend le sujet touchy…

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La photo n’a rien à voir avec le sujet. Mais je suis en manque d’iode #PlagedeGoulien

Du coup, après avoir été lire les réactions sur Facebook, les billets en écho, les commentaires sur ces dits billets, je me suis demandé si être mère au foyer avait été mon métier pendant 11 ans.

Et je dois avoir en moi du sang normand puisque oui, et non. Je suis allée choper une définition du mot « métier » sur Wikipedia:

« Un métier est d’abord l’exercice par une personne d’une activité dans un domaine professionnel, en vue d’une rémunération. Par extension, le métier désigne le degré de maitrise acquis par une personne ou une organisation du fait de la pratique sur une durée suffisante de cette activité »

Non, je n’ai jamais été rémunérée pendant que j’étais mère au foyer…. Pour cette raison, ce n’était pas un métier? OK. Cela ne m’a pas rapporté un kopeck, n’a suscité que peu de reconnaissance, et probablement mis un vrai coup de frein à une carrière professionnelle. Aucun regret, ce n’est pas le sujet.

Mais par contre, par extension, c’en est un, et à part entière. Parce que quand son activité principale consiste à élever ses enfants, quelque soit le nombre, le niveau de maîtrise devient fort. Oui parfois, ça s’apparente à de la gestion d’une petite PME. J’ai déjà écrit sur ce sujet. Avec pas mal de compétences nécessaires à acquérir dans des domaines vraiment variés. Comme pour tout autre métier. Et même s’il n’existe pas de formation diplomante pour être mère au foyer, c’est vrai aussi pour des tonnes d’autres métiers. On est combien à exercer le métier pour lequel on a fait des études?

Un métier, ce ne sont pas que des activités qu’on monnaie. Ce sont des compétences, des talents, des responsabilités, des heures de pratique.

Si le fait de considérer qu’être mère au foyer est un métier participe à la reconnaissance dont les femmes qui l’exercent ont besoin pour être encore plus performantes, alors banco. Laissons aux mères au foyer la liberté de considérer que la part importante qu’elles jouent dans notre société en mettant leurs carrières professionnelles (et lucratives) de côté pour élever leurs enfants (gratuitement) est un métier. Moi j’aurais apprécié.

D’autant que pour avoir fait les 2, ce n’est pas la même chose d’exercer le métier de mère au foyer, et de jouer son rôle de mère en parallèle d’une vie professionnelle à l’extérieur. Ce sont 2 vies différentes. Et dans une vie, on peut pratiquer plusieurs métiers.

Quelle humeur ado-rable

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Aujourd’hui, je me suis dit que j’allais partager avec vous des petites observations qui m’aident à composer avec l’humeur imprévisible des ado-rables qui partagent ma maison. Le petit laboratoire d’observation que représente ma famille est une mine! Mais il n’est représentatif que de mes enfants, d’où forcément un manque total d’objectivité, auquel s’ajoute la tendresse toute particulière que j’ai pour cette tranche d’âge, moi qui ai pourtant été une ado bien pénible.

D’abord, j’ai passé quelques temps à essayer de comprendre comment fonctionne l’humeur des ado-rables. Pour être aussi imprévisible, c’est qu’elle est la résultante d’une quantité impressionnante de facteurs distincts formant un algorithme dont personne (à ma connaissance) ne connait la résolution.

  1. Les hormones, les modifications du cerveau, la croissance et la puberté. Tout ça, c’est physiologique, physique, un peu atomique aussi. Cela dure 5 ou 6 ans, on y est tous passés, il faut faire avec. Je ne maîtrise pas le passage de la pointure 39 à 46 en 1 an, ni la prise de 20cm. Mais ça doit quand même faire mal un peu partout.
  2. Le sommeil. Point trop n’en faut, mais il en faut quand même pas mal. A force de leur avoir répété quand ils étaient enfants que le cerveau travaille pendant le sommeil pour ingérer les connaissances de la journée en espérant qu’ils dorment un peu plus tard le matin, ne nous étonnons pas que l’adolescent considère comme tortionnaire et contraire à son harmonieux développement qu’on puisse le réveiller avant midi. Mais trop, c’est trop. L’état léthargique de l’adolescent qui a dormi 14 heures d’affilée fait parfois un peu peur. Pour comprendre l’humeur de l’ado-rable, j’aime bien savoir combien d’heures il a dormi dans les dernières 48 heures. Ni trop peu, ni pas assez.
  3. L’estomac. C’est (et c’est surtout vrai chez les garçons) son nouveau centre de gravité à l’âge ado, et l’un des nouveaux guides de son humeur. C’est son guide spirituel, son horloge interne, son GPS pour se diriger vers un lieu unique: la cuisine. Tous les repères de diététique inculqués depuis 15 ans sont oubliés. Oui il a faim tout le temps et se plaint en permanence de la menace d’hypoglycémie voire même d’inanition qui pèse sur lui. Oui il est capable de petit-déjeuner copieusement à 13h00 (ne lui a-t’on pas toujours dit que c’était le repas le plus important de la journée), de déjeuner normalement à 13h30, de passer pour un petit en-cas vers 15h00 (« C’est dans combien de temps le goûter? »), de s’avaler une demi-baguette vers 16h30; De passer faire un tour dans la cuisine parce que ça sent tellement bon vers 19h00 en profitant du passage pour se faire une petite tartine. De dîner vers 20h00 en demandant avec candeur si après soupe/quiche/salade/ il va y avoir un plat de résistance. De repasser manger un sandwich (« t’inquiète, bouge pas Mam’s, je me le fais tout seul ») vers 22h00 parce qu’il ne faut pas dormir l’estomac vide.
  4. Sa vie perso, ses copains, ses histoires d’amour (le tout mixé avec les hormones) etc. Qui contribuent à son humeur à travers son smartphone. SMS, Snapchat, Facebook, les copains sont là, tout le temps à la maison. Oh ce n’est pas la peine de leur jeter la pierre, on n’est pas mieux avec nos téléphones de boulot, nos mails pros. C’est du blurring pour nous, et pour eux aussi. Finie l’époque ou chacun déposait ses soucis extérieurs en rentrant à la maison.

Alors, une fois pris en compte tous ces paramètres, qu’est-ce qu’on sait de plus?

  • Communiquer avec un ado-rable (dans le sens d’un échange constructif, avec des idées riches, de l’humour, des décisions, des questions, des réponses) je ne m’y risque jamais le matin. Seul créneau possible: entre le goûter et le dîner, ou après le dîner. Pour un peu d’intimité, quand c’est nécessaire, je choisis après 21h00 quand les « petits » sont couchés.
  • A cause du point 1, et si par malheur j’oublie de tenir compte des autre, je reçois parfois des skuds(*) en réponse à une question que je pensais simple et sans enjeu. Parfois il arrive que je reçoive un skud sans même avoir posé de question. C’est la faute de l’algorythme… Le plus souvent, cela me fait l’effet de la pluie sur les plumes du canard… ça glisse. J’y reviens plus tard, sur nuit complète-estomac-plein.
  • A cause du point 2, il y a un risque à tenter l’échange ou la transmission d’informations le matin. Le pire, chez moi étant le moment du petit-déjeuner. Ne pas se parler, ne pas se dire de choses importantes. « Tu peux me passer le miel, stp? » étant déjà une prise de risque importante.
  • A cause du point 3, la gestion de l’intendance est parfois un peu tendue. Du pain, beaucoup. Des pommes, beaucoup. Du lait, beaucoup. Du chocolat? oui, mais quand il n’y en a plus… il n’y en a plus. Du jambon, de l’emmental? Toujours.

La multiplication du nombre d’ado-rables à la maison demande un peu d’énergie. Souvent le soir, puisque c’est le meilleur moment. Pour eux.

Et pour moi ?? La question n’est pas là, l’important c’est de com-mu-ni-quer. Et de se confier aussi. Et de rire. Et de raconter. Et de passer des messages. Et d’écouter. Et d’aller se coucher le soir sans claquer une porte ou laisser un vieux conflit larvé qui empêche de s’endormir.

Et de continuer à observer, parce que quand même c’est assez magique, la transformation d’enfants en adultes.

(*) Skud: petite phrase ou remarque assassine, parfois appelée reproche ou cri de haine, qui sort de la bouche de l’ado, et qui peut faire mal quand on ne s’y attend pas. Parce que le sud ne s’est pas annoncé.

 

 

Y’a plus d’Wifiiiiiiiiii !!!

Quand les enfants étaient petits, le cri le plus fréquent dans la maison, c’était: « J’ai finiiiiiiiiiii », nécessitant une intervention rapide et efficace pour délivrer l’enfant du lieu où il se trouvait.

Aujourd’hui ce cri a été remplacé par un autre, qui nécessite une intervention quasi immédiate pour éviter une crise familiale importante. Le cri d’enfant était individuel, le cri d’ado est souvent collectif: « Y’a plus d’Wifiiiiiiiiiiiiii »

A la maison, il y a potentiellement connectés au wifi: 3 ordis portables, 1 fixe, 1 Ipad et 4 téléphones. Potentiellement, et simultanément. Je n’y connais pas grand chose en débit, si ce n’est que ça se calcule en bits et mégabits et que ça continue à nous faire rire, mais ce que j’ai compris c’est que quand il n’y a pas assez de bits qui passent ça déclenche la guerre à la maison.

Première étape, j’ai remplacé l’abonnement ADSL par une Box Fibre. Jolie amélioration, pas seulement dans le débit, mais surtout dans la stabilité du fonctionnement. Moins de plantage, moins de cris. Mais ça ne supportait pas toujours la charge de tous les appareils connectés.

Ni le chargement de gros fichiers lorsque je suis en télétravail, et ça, ça peut me rendre chèvre. Sans un Wifi correct, je suis condamnée à repartir au bureau les mercredis et vendredis.

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Hier j’ai installé un DEVOLO dLAN 550 Wifi. Avec Maël quand même.

Une petite boîte, 2 boitiers à brancher sur les prises de courant, dont l’un relié par un câble Ethernet à la Box, un mot de passe à saisir et hop. Le dLAN® 550 WiFi utilise les fils électriques de la maison comme un long câble pour prolonger Internet dans chaque pièce. Grâce au mécanisme WiFi Move Technology, tous les terminaux se connectent au réseau automatiquement. 

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N’hésitez pas à faire un petit Check-up de votre Wifi pour trouver la solution adaptée chez Devolo.

Ce soir, pas un bruit dans la maison, chacun est connecté, et les megabit circulent tranquillement.

Au Collège de mes enfants…

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Au Collège de mes enfants, il y a environ 600 élèves

Au Collège de mes enfants il y a des classes de 30 élèves, et un effort est fait pour ne pas surcharger les classes de 6ème.

Au Collège de mes enfants, quand il y a un prof absent trop longtemps et pas remplacé, ce sont ses collègues qui assurent les cours, surtout pour les 3ème.

Au Collège de mes enfants, il y a des clubs actifs aux heures du déjeuner, les mercredis après-midi et en fin d’après-midi.

Au Collège de mes enfants, il a été décidé de modifier tous les horaires des cours pour que les enfants aient une vraie pause d’1h30 pour déjeuner.

Au Collège de mes enfants, les enseignants participent largement à tous les programmes Big Challenge, Incorruptibles, et autres concours pour leurs élèves.

Au Collège de mes enfants, lorsqu’un jeune enseignant arrive, il est tutoré par des anciens qui assistent à certains de ses cours et l’aident à prendre ses marques.

Au Collège de mes enfants, quand un prof est absent, où parti en voyage scolaire, les emplois du temps sont refaits pour éviter les heures de permanence pour les élèves.

Au Collège de mes enfants, il y a des séances d’aide aux devoirs tous les soirs de la semaine, en présence de professeurs, ou de surveillants ou de parents.

Au Collège de mes enfants, les élèves en difficulté ont une fiche de suivi qu’ils montrent à chaque professeur dans la journée, et ils sont suivis et reçus individuellement par l’encadrement.

Au Collège de mes enfants, les productions des élèves suite aux attentats ont été déposées au Bataclan par le Proviseur et son adjoint.

Au Collège de mes enfants, les élèves peuvent rester jusqu’à 17h00 si les parents ne souhaitent pas qu’ils rentrent à la fin de leurs cours.

Au Collège de mes enfants, il y a des places pour accueillir des enfants exclus d’autres Collèges et qui auraient besoin d’un autre environnement pendant un temps.

Au Collège de mes enfants, il y a des classes d’Euro Espagnol, des Bilangue Allemand et des cours de latin.

Au Collège de mes enfants, l’équipe pédagogique s’est réunie le 11 novembre pour commencer à préparer la rentrée prochaine et la mise en oeuvre de cette Réforme qui leur tombe dessus.

Le Collège de mes enfants est un Collège public, et à défaut d’adhérer en quoique ce soit au projet de Réforme des Collèges en cours, et ce n’est pas faute d’avoir essayé, j’ai choisi d’avoir confiance en son équipe pédagogique, dans son ensemble, pour travailler dans l’intérêt d’un enseignement de super qualité pour les élèves.