Amour du jour

Ce matin, j’ai relu des billets que j’ai écrits sur le blog. Certains avaient glissé sur le clavier sans qu’ils aient vraiment été réfléchis avant. D’autres que j’avais travaillés, mûris, écrits et repensés avant de les publier.

Ces billets qui traduisent des émotions, des sentiments, des humeurs, des situations vécues, des réflexions que m’inspire notre vie de tous les jours. En y mettant un peu d’humour, parfois. Souvent. Parce que l’humour, c’est ce qui permet de mettre le couvercle sur plein d’autres émotions ressenties.

Et dans ces émotions, il y a l’amour. Celui que je ne nomme pas souvent, parce que ça fait gnangnan et compagnie, un peu sirupeux et bisounours tout. Surtout quand on est formaté depuis longtemps à vivre ses émotions avec un peu de retenue plutôt qu’en les exprimant. N’empêche que depuis que je suis mère, vu ce que je suis amenée à vivre pendant cette période où les enfants sont à la maison, autant appeler un chat un chat: il faut une sacrée dose d’amour pour que ça passe parfois. Tout ce qu’on n’accepterait pas au 1/10ème si cela venait de quelqu’un pour qui on n’a pas d’amour.

Alors oui je déborde d’amour pour chacun d’entre eux. C’est mielleux, c’est sucré, c’est vraiment doux. C’est surdosé, c’est dépassé, mais ça me galvanise, chaque jour.

Et aujourd’hui encore plus pour Basile pour qui j’avais écrit ce billet il y a un an jour pour jour et que je pourrais écrire à nouveau aujourd’hui, avec autant d’amour.

 

Billet écrit dans le cadre de ma participation au projet #10dumois « parlez-moi d’amour »… Et la Saint-Valentin me laisse sèche!

 

 

Bonne et heureuse année #10dumois

La semaine dernière, j’ai cliqué.

Je me suis dit que c’était une bonne idée de participer au projet #10dumois d’Egalimère. Un peu comme une résolution de début d’année.

Un billet par mois sur un sujet imposé et partagé, qui paraîtra le 10 du mois, sur plusieurs blogs à la fois. Une sorte de RV qu’on se donnera. 

Une résolution, la seule pour 2017. Les autres sont inavouables, soit parce que je ne les tiens déjà pas, soit parce qu’elles sont juste… inavouables, des défis persos très persos. Des ambitions un peu démesurées qui feraient pousser des ohhh et des ahhhh. Donc je les garde pour moi.

Alors, un peu égoïstement, j’ai envie de souhaiter une bonne et heureuse année à ce blog. C’est un peu un refuge, une mémoire, un journal pas intime du tout mais un peu quand même, un salon de thé ou une salle d’attente, un memorial ou une scène de cabaret. J’ai 50 sujets de billets en brouillon, et je manque cruellement de temps pour aller au bout des choses. 6 Kids, aussi merveilleux et ado-rables qu’ils soient et un job vraiment sympa, le tout à plein temps. C’est riche et ça mériterait d’être davantage partagé. 

Rendez-vous donc tous les #10dumois, et plus si affinités!

Bonne et heureuse année à chacun d’entre vous, qui passez, qui lisez, qui commentez, qui restez. J’aime les échanges que j’ai avec vous par mail, j’aime vous rencontrer, j’aime vous lire. On va continuer!

Et la santé, hein?

 

Jo et ses shoes imperméabilisées (avec Tuto)

Dans sa courte vie, Jonas n’a dû faire d’opération shopping avec moi que 3 fois. Parce que le shopping est à des années-lumière de ses préoccupations quotidiennes, mensuelles… allez, disons même annuelles. A son avantage, il a un gabarit parfaitement standard, vit avec 4 tee-shirts, 2 pantalons et 2 pulls. S’il en a davantage dans son armoire il est un peu perdu.

Sa seule consommation: des chaussettes qu’il porte maintenant dépareillées, spécialiste des chaussettes orphelines. Partager son temps entre 2 maisons ne facilite pas le rapprochement de chaussettes.

La dernière fois que j’ai acheté une paire de chaussures à Jo, il aurait pu dormir avec. Il a arpenté la maison sur des kilomètres, se regardant marcher, montant et descendant l’escalier bruyamment, toquant aux portes des frères et soeur pour exhiber ses pieds.

Cette fois-ci il a fait différent. Fier comme tout, il m’a dit qu’il voulait garder ses baskets en toile le plus longtemps possible et que la meilleure solution c’était de les imperméabiliser. J’ai donc laissé faire, observé, arrêté de respirer, retenu des Ohhh et des Ahhh paniqués.

Et puis, quand, j’ai vu le résultat, j’ai décidé que faire un tuto sur le blog était un hommage à lui rendre.

Voilà les chaussures, presque juste sorties de leur sac (en fait pas du tout, j’ai fait la photo hier)

Etape 1: trouver une bougie blanche. Les bougies de photophores sont idéales (éviter la version parfumée) et installer les chaussures sur un plateau. Jonas a choisi la version « je m’installe sur le canapé du salon », j’aurais préconisé plutôt la table de la cuisine. Bref.

Etape 2: Frotter les chaussures avec la bougie. Couvrir toute la toile. J’avoue que ma confiance dans les expériences menées par Jonas en physique ou en chimie est parfois relative.

Sur ce coup-là, j’avais le souffle court en imaginant que l’espérance de vie des chaussures prenait du plomb dans l’aile. Mais bon, le petit côté vintage était sympa quand même.

Etape 3: Trouver une source de chaleur. Jonas a proposé qu’on aille à la source de chaleur la plus directe en cette saison: la gazinière. Moi j’ai pensé « Adieu lacets », poignets de chemise, et Bonjour les brûlures ». Que nenni, il a géré. Le but de la manoeuvre est de faire fonde la cire dont les chaussures sont enduites, et qu’elle pénètre la toile des chaussures. J’ai aussi pensé que les chaussures deviendraient totalement rigides mais non. Nenni again.

Etape 4: Tester la manoeuvre. Au-dessus de l’évier, directement sous le robinet. Pourquoi s’embêter à tester avec une petite quantité d’eau qui ferait penser à une petite averse de pluie, quand on peut tester avec le volume d’eau d’un orage de printemps? Je reconnais que le résultat est bluffant, l’eau déperle sur la chaussures, et Jo est si fier!

Hair

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Dans la vie des ado-rables il y a quelques sujets prioritaires.

Leur vie alimentaire. Partant du constat qu’ils ont toujours faim, tous les sujets de conversations qui traitent  de « qu’est-ce qu’on mange », « quand est-ce qu’on mange », « est-ce qu’il en reste » sont fréquents. Récurrents. Obsédants. Tout le temps.

Leur vie scolaire et étudiante. C’est quand même ce qui les occupe le plus clair de leur temps. Les cours, les devoirs, les évals, les copains, les profs, les emplois du temps. Et les notes aussi.

Leur vie extrascolaire: le sport, les scouts, les vacances, les amis, la famille, les soirées, les compétitions, les entraînements, les sorties.

Mais dans les sujets prioritaires dans la vie des ado-rables il y a…

Leur vie capillaire. Sujet intarissable et récurrent, qui laisse la place à des expériences étonnantes.

La vie capillaire des enfants, c’est assez facile. On parle de longueur de cheveux, tondeuse ou ciseaux, nattes ou queue de cheval. Et on parle de poux aussi. Assy2000 et huile d’olive, et pas mal de gros mots pour insulter ces pétasses de bestioles et tous les parents qui ne traitent pas les têtes de leurs enfants.

La vie capillaire des préados ça se complique un peu: gel ou cire, houpette ou pas, mèche devant l’oeil et le petit mouvement de tête qui se répète 79 fois par jour pour dégager la mèche du visage. On teste les cheveux plus longs, on se rebelle un peu pour ne pas aller chez le coiffeur. Ici c’est plus simple on ne va pas chez le coiffeur, c’est du home made.

Cela fait 20 ans que les économies réalisées sur les coupes de cheveux des enfants me permettent d’aller chez le coiffeur, moi, 4 fois par an. Je n’ai jamais testé la coiffeuse à domicile. Celle qui viendrait avec son bac à shampoing et sa mallette d’outils et enchaînerait 5, 6 ou 7 coupes.

Je pense pouvoir dire que Maël bat tous les records en terme de tentatives capillaires, et grâce à lui, la voie est ouverte pour ses frères et soeurs pour des tests en tous genres de longueurs et de couleur, sans que cela ne provoque aucun choc cardiaque chez moi.

Comme on dit dans ma famille depuis plusieurs générations: « il faut bien que jeunesse se passe… »

Il y a pourtant un seul lieu où les enfants ignorent totalement leurs cheveux, c’est dans le siphon de la douche, et ça c’est pour ma pomme (de douche)

 

Quand on parle de budget alimentaire… et de mon ami Excel

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Le 12 octobre dernier, la page Facebook du blog a bien failli exploser. Sans parler ni allaitement, ni fessée, ces sujets qui font du bien au claviers des mères qui ont souvent toutes un avis, le leur, sur le sujet.

La question que j’ai posée était beaucoup moins glamour:

Avec toutes vos réponses, j’ai commencé à constituer un fichier Excel, j’ai fait des répartitions selon la taille des familles que vous m’indiquiez, ou pas toujours, fait des sommes et des divisions, mis des caractères gras, des bordures simples et des bordures doubles. Le tout pour essayer de me faire une idée du budget moyen des familles qui s’étaient exprimées, on est loin d’un sondage national mais je pense que ça a une vraie valeur!

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Et…. aujourd’hui, sous les applaudissements du jury, en voulant écrire ce billet, j’ai donc constaté que je n’avais pas enregistré ce fichier, et qu’à la question sympa d’Excel qui me proposait gentiment de réouvrir les fichiers fermés sans enregistrement, j’avais consciencieusement répondu « non ».

Je me rattrape donc aujourd’hui en publiant un sondage sous WordPress. Et ça permettra à mes copines qui n’ont pas Facebook d’y répondre aussi.

Il y a 2 questions, et j’espère que j’arriverai à exploiter les résultats. On verra bien 🙂

Allez, y’a plus qu’à!

 

L’humour, c’est pas toujours drôle

645_001De façon générale, je suis plutôt bon public, je me marre assez facilement de blagues plutôt vaseuses, je comprends assez facilement les blagues 2nd degré. Enfin pas toutes. Parfois il faut qu’on m’explique. Ce qui me fait le plus marrer c’est quand les enfants ne se souviennent plus de la chute de l’histoire. Et les meilleures, à mon sens, y’a pas à dire, ce sont les blagues pipiKKprout.

Puisqu’il faut rire au moins 5 minutes par jour pour être en forme, j’ai eu 6 enfants (OK le raccourci est un peu rapide). Mais à l’époque, Nicolas Canteloup n’exerçait pas.

L’humour vu par les ados-rables, ça n’est pas toujours drôle. Et entre ce qui les fait rire grassement dans la cour du Collège ou du Lycée et ce qui me fait rire, il y parfois un fosssé, que dis-je une faille terrestre. A la maison, ils peuvent – presque – tout dire et tout raconter et parfois mon ohhhhh ou mon ahhhhh ou mes mains qui bouchent mes oreilles suffisent pour qu’ils comprennent l’impact de la blague.

Et parfois je mets ma casquette éducativo-pédagogico-Mam’s. Parce que les blagues sur les juifs, les gros, les arabes, les roux, les noirs, etc. ils les testent à la maison comme les autres. Ou les blagues sur les bébés morts. 

Ils savent. Ils savent . Mais parfois ils oublient et se laissent emporter. Et c’est bien qu’ils puissent tester leurs blagues à la maison. Provoquer un fou rire ou un grand vide. Choquer ou être incompris. Rater la chute ou couper l’appétit. Parce qu’on est à la maison. Et je suis sûre qu’ils ne me les resservent pas toutes. Tant mieux. Et que certaines blagues ne ressortiront pas de la maison vivantes.

L’humour des aînés devient plus subtil, plus recherché. Ils ont la répartie plus assurée, plus spontanée, le jeu de mot plus naturel, et moins de susceptibilité quand ils en sont les cibles.

bref, l’humour, ça ne se décrète pas, ça s’apprend, comme le reste.

Allez, un blagounette en commentaire, je suis bon public!

 

Hier, j’ai vu Demain et aujourd’hui c’est parti!

Hier j’ai revu le film Demain et aujourd’hui, c’est parti.

Hier la lapine avait un clapier, et aujourd’hui le clapier s’est transformé en compost. La mairie de ma commune avait lancé une opération « Votre Compost pour 20 euros » et j’ m’étais inscrite il y a… au moins 6 mois. Résultat de l’opération, je dois, pour bénéficier de l’opération, assister à une formation d’une heure sur l’utilisation du compost, un jour de semaine, à une heure où je suis sensée travailler. 

Je suis motivée, mais pas suffisamment pour poser 1/2 journée de congé. Alors j’ai laissé traîner, et on alimentait régulièrement le compost du voisin, lequel compost n’est qu’un empilage de déchets de jardin, non utilisés.

Hier j’ai vu Demain. Cet après-midi j’ai regardé les prix des composts dans les boutiques de bricolage. 30 euros à 400 euros. Mazette. Alors tant qu’à faire, autant recycler. Le clapier de la lapine est un ouvrage familial à base de clous, de planches et de grillage, de charnières et d’huile de coude. 

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Le jardin étant clos maintenant, la lapine ne va plus dans son clapier. Mais sa litière ira dans le compost. Une histoire de vases communicants.

1/2 clapier, quelques clous et planches et hop, le compost est en place. Noé est un ouvrier efficace. Dans la foulée, j’ai transformé un espace de mon jardin en futur potager. J’y vois déjà les tomates, courgettes, salades et autres légumes qui y pousseront l’été prochain. J’ai retourné la terre, viré les cailloux, arraché quelque racines.

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J’ai déjà de la menthe pour les mojitos!

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Les enfants sont convaincus, y’a plus qu’à.

Vivement demain.

Ensemble à table, sinon rien!

Pré-ados, ados, post-ados, ado-rables…des jeunes quoi.

Ce sont encore un peu des enfants parce qu’ils jouent à Duduche et encore un peu aux Lego. Ce sont des ados parce que leurs corps changent et les voix deviennent plus sonores et plus graves. Et ils ont des très grands pieds. Ce sont un peu des post-ados pas tout à fait adultes parce qu’ils ont des cartes bleues et qu’ils sortent le soir.

C’est vrai que quand je dis que j’ai 6 jeunes à la maison, ça fait souvent ouvrir des yeux groscommeça. Je souris en pensant aux images qui traversent l’esprit des gens, imaginant 6 ados affalés en tas, dégageant des odeurs d’adolescents en rébellion hygiénique, s’exprimant par borborygmes, casques sur les oreilles et smartphone en main.

Hannnnn ça doit pas être simple tous les jours! Ah Ah, ben non ça n’est pas simple tous les jours. M’enfin si je commence à me plaindre, je vais finir placardée sur Facebook comme marâtre égoïste qui a osé donné naissance à 6 enfants en ces temps difficiles et qui ruine CAF et Sécu pour un jour en faire des adultes tellement malheureux (digression liée à un débat Facebook animé du week-end)

Mais bon, ce n’est pas Shameless quand même, ou pas encore? D’ailleurs si vous ne connaissez pas encore cette série, il y a juste 6 saisons à regarder avant d’attaquer la 7ème qui débarque bientôt.

Avant sur les murs des wawas il y avait ça:

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Depuis la rentrée, il y a ça:

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On a franchi un cap! Et je trouve ça vraiment flagrant cette rentrée. En fait, ce qui est vraiment différent, c’est de partager la vie de 6 personnes qui deviennent de plus en plus autonomes, de moins en moins dépendantes. C’est la rançon du succès des parents, de les rendre autonomes un jour, c’est juste la voie normale, le graal suprême à obtenir un jour. Qu’ils quittent la maison pour être aussi heureux ailleurs qu’ils auront pu l’être ici. Bon, c’est pas encore demain la veille…

Mais ils acquièrent une sacrée autonomie. Ils gèrent leurs emplois du temps. Les cours, leurs horaires, les activités, leurs devoirs, les sorties avec les copains, leurs déplacements, les RV chez le doc, le sport, etc. Et comme ils sont quand même tous nés dans un mouchoir de poche (grand mouchoir quand même, mais 6 en 8 ans) ça arrive en bloc.

3 au Collège, 1 au lycée, 2 qui font des études supérieures.

Et du coup, mon rôle change.

Ok, je gère encore l’intendance, même s’ils sont chacun capables de préparer un déj ou un dîner, programmé ou à l’improviste, pour 1 ou pour 7.

Ok je gère les lessives, même s’ils sont chacun capables de lancer une machine ou d’en étendre une s’ils ont besoin du seul et unique jean mettable ce fameux mardi matin alors qu’ils l’ont mis au sale le lundi soir.

Ok, je gère le ménage, même si je ne suis pas super maniaque, et que les grands gèrent maintenant le ménage de leurs chambres et qu’il m’arrive de déléguer les pièces communes.

Ok, je gère les finances, même s’ils gèrent de plus en plus des budgets pour leurs études, des recettes de baby-sittings. Mais c’est encore moi qui tiens la pompe.

Il me reste quand même un truc à gérer, c’est la vie de famille. Celle qui fait qu’on se retrouve ensemble, qu’on se crée des souvenirs, qu’on passe du temps les uns avec les autres, qu’on se parle et qu’on s’écoute, qu’on se dispute et qu’on se pardonne, qu’on se connait et qu’on se manque.

L’autonomie c’est bien, mais faudrait pas que ça tourne à l’individualisme. L’autonomie c’est une forme de liberté aussi, mais faudrait pas que ça tourne à l’égoisme.

L’autonomie est-elle une forme d’individualisme, d’égoisme ou une liberté? Vous avez 4 heures.

Chacun sa route, chacun son chemin. Chacun (ou presque) son smartphone, son compte Facebook, Snapchat et Instagram et ses oreillettes. Chacun sa vie.

L’incontournable, ce sont les repas en famille, rendez-vous imposés pour tous les 7, 1 ou 2 fois pendant le week-end, 3 parfois 4 soirs en semaine. L’écrire est étonnant, il n’est pas si loin le temps où nous prenions tous nos repas tous ensemble… 

Et vous, c’est quoi vos trucs pour être « ensemble » avec vos grands?

Une rentrée multicolore

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Jaune, comme le soleil qui a encore brillé toute la semaine dernière, et dont j’avais bien besoin pour trouver la gnak pour me lever le matin.

Orange, comme la couleur de cahiers que je n’ai pas trouvée. Orange, donc… Finalement c’est aussi bien.

Transparent, comme le film plastique avec lequel j’ai recouvert… beaucoup de livres. Une holà pour les enfants qui sont revenus avec des livres déjà couverts, la chance d’être en tête de l’ordre alphabétique de la classe. Ceux auxquels je n’ai pas pu échapper ce sont tous les nouveaux livres liés à la Réforme des Collèges. Et pourquoi donc le livre de maths est-il édité en format paysage? C’est bien un truc pour éditeur voulant se faire remarquer…

Bleue, comme la lessive qui a déteint au milieu de toutes les lessives de vacances qu’il a bien fallu écluser au retour simultanément avec la rentrée, la reprise du boulot, l’achat des dernières fournitures etc. J’ai essayé sans succès réel un Decolor’Stop. Bon, pas de vrais dégâts mais ça donne un genre certain à certaines fringues.

Rouge, pour rester dans la série, comme la robe que j’ai lavée jeudi pour la mettre à un mariage samedi… et qui a rétréci. Je suis verte. Mais heureusement j’en avais une rose qui allait bien aussi.

Gris, comme le ciel ce matin quand il a fallu reprendre mon vélo sous un crachin que je n’ose appeler breton puisque j’ai eu 3 semaines de super beau temps en Bretagne cet été.

Marron, comme les plantes de mon jardin qui ont grillé cet été. C’est toujours triste, mais ce qui me console c’est que la menthe a résisté, pour assurer les mojitos du printemps prochain.

Beigeasse, comme ma tête lundi matin dernier en allumant mon ordinateur et en découvrant tous ces mails à traiter de personnes rentrées de vacances une semaine avant moi et pris d’une énergie folle à vouloir me faire payer le prix fort de nos longggguuueess vacances.

Dorée, comme la peau des enfants au retour d’un bel été.

Blanc, comme ces fiches de renseignements à remplir. Au collège et au lycée il y en a heureusement beaucoup moins qu’en primaire… J’ai proposé à Basile de remplir les siennes et j’ai aimé qu’il propose de mettre 17 comme numéro de la Police… d’assurance. Blanc aussi comme le yaourt du premier repas d’Elise au Collège, « tellement meilleur qu’à la cantine du CM2, Mam’s »

C’était un bel arc-en ciel de couleurs que nous avons vécu la semaine dernière, plutôt tonique et énergique. J’ai réalisé qu’avec la rentrée en 6ème d’Elise, je prenais ma retraite des rentrées scolaires nécessitant ma présence. 59 rentrées et sûrement autant de quiches et de réunions de parents.

La maison est pleine maintenant de pré-ados, d’ados, et de post-ados. Il paraît que ce sont des années difficiles, sûrement plus pour eux que pour moi. Il y aura du brevet, du concours, des amis, du bac, de la compétition, des challenges, des amours, des contrôles, des DS, des interros. Il y aura surtout beaucoup de vie dans la maison, des tonnes de choses à observer, à commenter, à écrire, et à partager. 

L’année sera colorée!

Et chez vous, ça se présente comment?