Les enfants testent des cours privés en ligne! (*)

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A la maison, je suis 6 programmes scolaires simultanément.

Terminale S, Première S, 3ème, 5ème, CM2 et CM1. Les enfants sont tous scolarisés dans le public, depuis toujours, et ça me va bien comme ça. J’essaie de leur apporter l’encadrement nécessaire pour qu’ils bossent au niveau des attentes de leurs profs, et ça passe. Ils sont plutôt autonomes, certains plus que d’autres, et ils ont plutôt des facilités, dans certaines matières plus que dans d’autres. Et puis ça dépend des jours.

Mes enfants montrent, en grandissant, une appétence certaine pour les matières scientifiques. Pas une appétence totale. Mais certaine. C’est comme ça, mais évidemment ça limite ma capacité à les aider, parce que ça devient de plus en plus obscur pour moi. Alors que me reste-t’il?

La méthodologie. Leur donner des pistes pour apprendre mieux, comprendre un peu plus. Travailler avec des copains, aller en cours de soutien quand c’est proposé, refaire systématiquement les contrôles, etc.

Ces dernières semaines, 3 des enfants ont testé un nouveau service qui s’appelle Wakiris. Wakiris, c’est une plateforme qui propose des cours en ligne, surtout orientés collège et lycée, dans toutes les matières, c’est bluffant.

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Le principe est super simple

On s’inscrit, on achète des crédits: 1 crédit = 1 euro.

Après on choisit la matière du cours souhaité, le niveau, et la liste de profs avec photos et appréciations des élèves précédents s’affiche.

Le prix des cours est variable selon le niveau. Pour 1 heure de maths, niveau lycée, cela coûte 30 euros. 1/2 heure d’Espagnol niveau collège, c’est 12 euros.

Il suffit de sélectionner le professeur, son emploi du temps s’affiche, on choisit son créneau (horaire et et durée du cours de 30 ou 60 minutes) et on réserve, avec un petit message de commentaire pour préciser les attentes, ça aide le prof à s’adapter, et l’enfant à préciser ce dont il a vraiment besoin.

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La mécanique qui s’active derrière est très efficace: message de validation du cours par le prof, avec toujours un petit message personnel demandant des précisions sur le contenu, les livres utilisés en classe, le sujet traité en ce moment.

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Comme je suis un peu tordue, et un peu désorganisée parfois, j’ai testé, non intentionnellement, la souplesse du site: annuler un cours en dernière minute, changer de prof, reprogrammer, échanger. C’est puissant! Je me suis dit que Wakiris réussissait à être aussi réactif que si notre communication se faisait par téléphone. Vraiment sympa.

Les professeurs que les enfants ont choisis (en maths, physique, SVT, Anglais et Espagnol) sont tous des professeurs qui exercent en Lycée, Collège ou dans l’enseignement supérieur. Donc ils connaissent les programmes, les livres, et sont donc efficaces immédiatement.

Le déroulement du cours? Au moment où le cours démarre, un écran s’affiche pour se connecter et permet au professeur et à l’élève de se mettre en communication avec 3 outils simultanés: la conversation audio (avec un casque). Le partage d’écran du professeur, visible par l’élève pour lui montrer des shémas, des libellés d’exercices ou autres. Un écran de saisie sur lequel l’élève peut écrire, faire des schémas. Cet écran est vu par le professeur.

Au bout du temps imparti pour le cours, tout s’arrête.

Mes enfants ont trouvé les outils hyper puissants. Evidemment ils n’ont aucune appréhension de ces outils, du fait de suivre un cours en ligne, à distance etc. Ils sont à l’aise avec ça, parce que c’est leur moyen de communiquer aujourd’hui. Et ils ont bien aimé le fait de suivre le cours de la maison, sans avoir à se déplacer. C’est sans contrainte pour eux, et ça a un côté rassurant.

Bon, le seul truc, c’est que c’est vite addictif je pense… Mais c’est rassurant pour moi de savoir qu’il existe un service permettant d’aider les enfants rapidement, de façon très efficace, et avec des outils qui leur conviennent vraiment.

Typiquement, quesques jours avant un contrôle de maths en 1ère S, ce n’est pas qu’un luxe que d’offrir à son enfant une petite séance de révision bien ciblée, qui met en confiance, qui oriente bien les révisions, valide les incompréhensions. Là où moi, je suis bien impuissante à le faire.

Wakiris, c’est vraiment une belle découverte, et quand je pense à tous les parents qui comme moi se sentent un peu niais devant un cours sur la relativité du temps, la génétique ou les variations de fonction, je me dis que la solution existe pour que les enfants ne restent pas dans la panade.

(*) Artcile sponsorisé, mais écrit avec mes mots, juste mes mots!

No stress…

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Basile avait un train à prendre pour partir skier.

Des mois qu’on organisait ces vacances, en se demandant jusqu’au dernier jour s’il allait pouvoir partir. Le vendredi soir il a fait son sac. Ne rien oublier. Ni le stick à lèvres, ni les gants, ni son chargeur.

Ni son passeport et son billet de train. Surtout.

Le train était à 8h et des brouettes. On s’est mis d’accord pour partir à 7h et des brouettes. A Paris, ça roule bien le samedi matin. 

A 7h00, je suis allée le réveiller, pour être sûre. J’étais aussi excitée que lui de ces vacances à venir. J’ai allumé sa lumière, chatouillé le pied qui dépassait de la couette, vérifié qu’il ouvrait bien les 2 yeux. J’ai même chanté du Jean Ferrat. C’est imparable pour se réveiller.

A 7 heures et presque des brouettes, j’étais prête. Je lui ai préparé 3 tartines.

A 7 heures et des brouettes, je suis descendue pour voir si tout allait bien. Il s’était rendormi. Il ne se souvenait pas que je lui avais chanté Jean Ferrat.

Il n’a pas eu le temps de manger ses 3 tartines. J’ai proposé qu’il attache ses lacets dans la voiture. Laquelle voiture avait le pare-brise gelé. J’ai rêvé d’avoir un pare-brise de 107 au lieu de mon pare-brise d’Expert Tepee. J’ai gratté avec ma carte Familles Nombreuses SNCF. Pour conjurer le sort.

Je lui ai demandé de vérifier l’horaire de son train. 8h11. 8h et des toutes petites brouettes. 36 minutes pour rejoindre puis traverser tout Paris. 

On est laaaaaaarrrggggeeee m’a t’il dit. La phrase typique de celui qui n’a jamais vécu un bouchon parisien. J’ai imaginé le mettre dans le RER direct, mais c’était déjà trop court.

Je lui ai dit que quand on roulait à 50 km/h, les feux s’enchaînaient au vert, en roulant à vitesse constante. C’est faux.

Il m’a fait remarquer que la voiture qui respectait les 70 km/h sous le tunnel de la Défense nous ralentissait un peu. J’ai voulu lui parler du 7h et des brouettes qui permettaient d’anticiper ça, mais j’ai gardé le silence, et mon calme apparent.

Il a adoré la traversée de Paris à la fraîche. La Porte Maillot déserte, les pavés de l’avenue de la Grande-Armée (« Coucou ton bureau, Mam’s!), la place de l’Etoile sans ralentir. 

Tous les feux verts sur les champs Elysées. On n’a même pas pu voir la nouvelle vitrine de l’Espace Peugeot Avenue. Tropppp dooommmmage.

7h45 La roue de la place de la Concorde ne tourne pas encore. Tunnel du Châtelet. C’est beau le Palais de Justice, et les tours de Notre-Dame. Sur les quais, c’est 50 km/h. Je respecte.

Devant la gare de Lyon, il y a une place. Une grande place pour ma grande voiture. Un jour de grands départs aux Sports d’hiver. Je dois me rappeler qu’un billet d’Euromillions peut rapporter gros si on a de la chance. Et j’ai de la chance.

Tiens la Fnac est ouverte dans la gare. L’occase de choisir un petit roman? Tu rêves, mon fils.

A 7h57 il est assis à sa place. Dans le sens de la marche. On s’embrasse, on se souhaite de bonnes vacances. On se quitte.

J’inspire fort pour me remplir les poumons après l’apnée dans laquelle j’étais plongée depuis 30 minutes.

Il ressort du wagon, sourit, m’embrasse et me glisse à l’oreille: « Tu vois, j’aurais pu dormir 10 minutes de plus »

Une journée normale, ou presque

March 2015 - Calendar

Un réveil vers 7h00 ou presque.

Un petit-déj avec des tartines de pain frais, ou presque.

Les enfants partent à l’heure à l’école, ou presque.

Je me concentre sur mon boulot, une tonne à faire, ou presque.

Je file remplir un caddie avant le déjeuner. Je n’oublie rien, ou presque.

Je comate un moment après le déjeuner, et je m’endors, ou presque.

Les activités du mercredi s’enchainent, comme d’habitude, ou presque.

Je fais un gâteau pour le dîner de ce soir, comme chaque année, ou presque.

Je reçois quelques messages qui me touchent, ceux qui savent, ceux qui le disent, ceux qui y pensent. Presque tous. Ou presque.

Chacun des enfants a prononcé son nom aujourd’hui, ou hier, plusieurs fois, ou presque.

Ce 11 mars est une journée normale. Ou presque.

 

 

Reconnaitre les signes de reconnaissance

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Je n’élève pas mes enfants pour qu’ils m’en soient reconnaissants. Je n’attends pas d’eux des remerciements et une gratitude éternelle. je fais ce que je peux pour qu’un jour ils soient des adultes autonomes, responsables, heureux, et ce sera déjà pas mal.

Pour autant, un peu de reconnaissance ne fait pas de mal, et elle est d’autant plus agréable lorsqu’elle est spontanée, et naturelle. Les enfants ne sont pas naturellement ingrats.

La reconnaissance ce n’est pas de la politesse. C’est différent. Elle s’exprime de temps en temps, souvent lorsque je m’y attends le moins.

J’aime y être attentive. Parce qu’elle fait du bien, c’est vrai, mais parce que je trouve qu’elle est aussi un signe de l’attention que portent les enfants envers les autres, et envers moi en l’occurrence. Elle n’est pas toujours facile à reconnaître, à entendre.

La reconnaissance, ce sont ces petites phrases distribuées gratuitement, souvent presque  chuchotées, comme si elles étaient parfois difficiles à exprimer. C’est aussi pour cela qu’elles sont parfois difficiles à entendre. Ce sont ces phrases qu’on aimerait reprendre par un « tu as dit quoi? », « pourquoi tu me dis ça maintenant? » alors qu’en réalité il suffit d’un sourire pour accuser réception, ou une caresse dans le cou, un bisou rapido. Parce qu’en essayant d’en savoir plus, on en coupe tout l’effet.

Ces phrases qui ne sont pas faciles à sortir, et qui, quand on les reprend, demandent à l’enfant d’en dire davantage. Et donc d’y ôter toute leur spontanéité.

Alors il faut apprendre à décoder ces signes, ces gestes, ce langage qui expriment une émotion qui n’est pas facile à formuler. Reconnaître la valeur de l’autre, reconnaître que ce qu’il m’apporte me rend heureuse, m’aide à grandir, contribue à faire de moi ce que je suis. Gratuitement, et sans rien en attendre en retour.

Je vis cela comme un vrai partage d’émotions.

Je pourrais donner plein d’exemples, parce que je les vis chaque jour ou presque, mais je les lis comme cela par la relation que je construis avec chacun des enfants, par la connaissance que j’ai de chacun d’entre eux avec sa sensibilité et ses différences. Certains jours j’essaie d’y être très attentive lorsque la reconnaissance est un booster dont j’ai besoin pour faire face, elle m’énergise. D’autres jours elle me cueille de manière inattendue et j’en profite, pleinement.

 

Les laisser dormir le matin

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Le matin, mes ados aiment dormir.

Pas tous.

Pas tout le temps.

Certains plus que d’autres.

Est-ce que c’est génétique, ou lié à la croissance, ou à leur rythme de vie, il y a sûrement un peu de tout ça. Ils sont capables de dormir jusqu’à 1 heure de l’après-midi. Au moins. Ce n’est pas de la grasse matinée, c’est de l’obèse matinée.

Quand moi j’étais ado, j’étais comme eux. Et ma mère me laissait dormir. Enfin parfois elle décidait de passer l’aspirateur dans le couloir près de ma chambre, intentionnellement ou pas, je ne sais pas. Et puis j’avais de plus jeunes frère et soeur pour qui dormir jusqu’à 8h00 relevait de l’exploit.

Chez ma copine L, c’était bien différent. A 9h30, au plus tard, sa mère déboulait, ouvrait les volets, la fenêtre pour éliminer l’odeur de chacal qui l’avait atteinte en entrant dans la chambre et déclarait haut et fort que « dormir le matin, c’est perdre du temps ».

Quand je ne bosse pas et que je n’ai pas de contraintes, je dors jusque vers 8h30. Parfois 9h00, rarement plus tard. Et parfois je me rendors après, c’est bon. Mais c’est très rare.

Quand ils n’ont pas cours et pas de contraintes le matin, je ne réveille pas mes enfants le matin. Je les lève pour le déjeuner parce que bon quand même, rater un repas, c’est quand même ballot, surtout quand j’ai fait un rôti de porc aux pruneaux.

Si je les réveille le matin, je sais ce que ça va donner. Il vont venir petit déjeuner la tête dans le sac, en grommelant des trucs inintelligibles pour qu’on leur fiche la paix, ils vont errer, puis se vautrer sur le canapé l’air hagard et le regard absent, comme s’ils portaient toute la misère du monde sur leurs épaules. Pourquoi m’imposerais-je de subir ça? Ils sont tellement mieux dans leurs lits et moi tranquille à vaquer et faire ma vie seule, ou avec ceux des enfants qui ont choisi d’être là.

Donc le matin, personne ne réveille personne. Les enfants ne me réveillent pas, et je ne les réveille pas.

Et chez vous? C’est quoi la solution?

10 ans, 10 amis

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Mazette, et dire qu’elle en avait invité 12!

Depuis que j’organise des anniversaires (âge des enfants x nombre d’années – quelques années zappées = beaucoup), je fixe un quota d’invités correspondant à l’âge de celui qui invite. Enfin ça c’est le principe. Souvent ils en invitent plus, au cas où Hugo devrait aller chez sa Mamie juste ce jour-là où que Léa soit punie parce qu’elle a dit cacaboudin dans le couloir. Et puis quand Maël a fêté son anniversaire il y a quelques mois, ils était 100. ça s’appelle le TLC: Total Loose Control.

Pour les 10 ans d’Elise, on a choisi de faire un anniversaire le plus classique possible, comme quand elle était plus petite, avec plein de petits jeux organisés, un peu préparés et beaucoup animés, et surtout très bruyants.

10 enfants de 10 ans: 5 garçons, 5 filles. La fratrie compatissante avait déserté les lieux, sauf Basile qui s’est révélé être un super animateur et s’est senti désolé de devoir m’abandonner en cours de fiesta pour d’autres activités, et Jonas qui n’a pas supporté plus de 10 minutes de bruit et a fait une apparition les doigts dans les oreilles pour le dîner. Pas simple pour s’alimenter, les doigts dans les oreilles.

Le créneau horaire: 16h30-21h00. C’était la nouveauté. Pas de goûter, quelques bonbons et jus dans l’après-midi et dîner compris. 3 parents m’ont appelée avant pour savoir si je ne m’étais pas trompée dans les horaires (je pense qu’ils m’ont trouvée soit barge, soit novice)

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Le dîner: Je m’étais renseignée avant sur les végétariens, gluten, pas de porc, PLV, IAR (Il Aime Rien).  Un grand plat de lasagnes pur boeuf, une salade verte, et Ze gâteau que j’ai eu beaucoup de mal à faire cette année. Avant de réussir, il y a eu l’indémoulable, puis le cramé. Finalement il a été mangé.

Les jeux (dans le désordre)

- Un kim mémoire: 12 objets sur un plateau à mémoriser visuellement, puis on se cache pour en retirer 1, et les enfants doivent deviner lequel. Pour le dernier tour, j’ai fait 2 équipes avec chacune un post-it sur lequel ils devaient restituer la liste de tous les objets. J’ai pu ainsi tester leur grande imagination orthographique et phonétique et je renouvelle ici l’admiration profonde que je voue aux instits. A tous.

- Le jeu de la pomme: De loin le plus drôle. Une pomme flotte dans un seau rempli de 20 cm d’eau et chaque enfant à son tour plonge sa tête dedans pour attraper la pomme serviettes éponge et plusieurs pommes. Les 20 cm d’eau c’est important puisque la seule technique efficace pour y arriver être de pousser la pomme au fond du seau avec sa bouche pour pouvoir la saisir dans sa bouche. Il est préférable d’éviter l’immersion totale, même s’ils savent nager.

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- Le jeu des ballons à crever: le plus bruyant de tous, impossible pour les personnes un peu cardiaques. Des ballons glonflés et accrochés à une ficelle tendue, les enfants les yeux bandés qui doivent claquer les ballons soit avec une épingle, soit avec des ciseaux. Pas plus de 2 enfants à la fois. A surveiller de près. Il y a aussi sa variante avec des carambars suspendus dont il faut couper la ficelle. Mais ça fait moins de bruit.

- Le jeu des chamallows: Le but du jeu est de réussir à prononcer « chumy bubby » (et pourquoi pas) de façons intelligible avec le plus de chamallows possibles dans la bouche. Prévoir 5 chamallows en moyenne par enfant. Et un crachoir. Surveiller leur respiration. Basile en a mis 9. Moi 8.

- La dance battle. 2 équipes. Bon, là on a joué les garçons contre les filles. 15′ de préparation d’une chorégraphie sur la musique de leur choix, un jury composé de Basile, Maël (en visite express) et moi. On a jugé sur l’originalité, la participation de tous, le sourire, et un peu la synchro. Les filles ont gagné, je comprends mieux ce qu’elles font pendant les TAP (temps à perdre). Chez les garçons, ils ont choisi Thriller et avaient un peu peur du clip… alors ça leur a scié les jambes sauf à celles d’un Monnwalker professionnel. Ils ont eu des points supplémentaires et des cris à te claquer les neurones quand ils ont enlevé leurs t-shirts à la fin…

- Le mime: un incontournable, il suffit soit de leur faire piocher un papier dans un chapeau avec un truc à mimer écrit et réfléchi dessus. Dans ma version impro, on leur glissait à l’oreille. Le must: leur proposer de mimer un des enfants de l’assemblée.

Et puis on a proposé à Charlotte de mimer un haltérophile. Elle l’a parfaitement mimé. Les enfants ne retrouvaient pas le mot, il a fallu un peu les aider:

- Haltéro…???

- Halterroriste? (rappelons que cet anniv a eu lieu 3 semaines après les attentats contre Charlie Hebdo)

Et puis Maxence a mimé Superman. Il a plongé par terre à plat ventre (sans se péter ses 8 incisives définitives) et est resté allongé par terre.

- Tu mimes Koulibali?

L’actualité a donc laissé des traces dans l’esprit des enfants… J’ai soigneusement évité de lancer une discussion sur le sujet. Chacun ses gosses après tout.

- Le jeu de la vache qui tâche: un must pour tous ceux qui ont fait des camps scouts, ou passer des soirées un peu arrosées. Un bouchon noirci à la bougie. Chaque personne porte un numéro et est une vache qui prononce la phrase suivante: « je suis la vache sans tâche N°1 (ou 2 ou 3, etc) et j’appelle la vache sans tâche N° 4 (ou 5 ou 6). Si la langue fourche ou qu’il manque un mot dans la phrase, l’animateur fait une tache sur le bras (sur le visage c’est plus drôle) avec son bouchon noirci (et refroidi, les vaches n’ont pas de cloques). La vache qui a fourché devient donc la vache qui tâche avec 1 tâche N°X. Tout cela fait fourcher de plus en plus… et surtout ça fait crier, hurler, écouter, crier, hurler, tâcher et recommencer.

- La fresque géante: j’avais mis à dispo des enfants un méga carton d’emballage (qui m’a quand même coûté un lit mezzanine suédois) avec des feutres et chacun est venu au fur et à mesure de la soirée laisser sa trace.

Presque aucun temps mort histoire d’éviter la java incontrôlable avec 18 marches d’escalier quelque soit l’itinéraire choisi pour javater. Les enfants étaient super sympas, tout avaient envie de jouer et de participer, pas de baston. Juste du bruit, beaucoup de bruit. Le seul moyen pour faire baisser le niveau sonore c’est de gueuler un grand coup parler moins fort qu’eux.

J’avais proposé d’en ramener 5 chez eux, j’ai fait un petit tour du quartier, et c’était chouette de les entendre débriefer, ils avaient l’air heureux. Elise aussi, et ça c’était vraiment mimi de la voir si reconnaissante de ce temps avec ses potes.

La prochaine est pour Jonas (ah oui, j’ai oublié de préciser que c’est pas parce qu’on est jum’ qu’on fête son anniv ensemble, hein?)

Flèche de diamant du ménage avec Starwax (et concours!!)

Dans le genre plus je peux me simplifier le quotidien et mieux je me porte, je suis plutôt niveau 2 étoiles. Parce que je peux faire encore mieux, et parce qu’il y a sûrement plein de  solutions pour se rendre la vie plus simple, et évidemment plus économique (la crise ma bonne dame)

Dans la famille « je fais mon ménage moi-même et ça ne m’apporte aucune gratification ni aucun épanouissement », je suis plutôt niveau flèche de diamant.

J’aime que la maison soit propre, mais je ne suis pas une maniaque du plumeau. Un peu de poussière, ça immunise contre les allergies. Mais un peu… pas trop.

Par contre, je suis passée assez facilement à l’utilisation de produits écolos, les plus naturels possibles et qui font tout dans la maison. La base pour moi, c’est le vinaigre blanc, et le savon de Marseille.

Il y a 3 mois, j’ai reçu en test des produits Starwax. C’est rigolo ce nom, parce que ça m’a fait penser à des produits de l’espace, des trucs hyper révolutionnaires. Alors qu’en fait, ce sont les produits de nos grands-mères, naturels, sains, hyper efficaces, dans des packagings un peu vintage. La classe.


Le mieux du mieux, ça a été le balai Starwax. Une révolution pour moi. Hyper maniable, avec une lingette lavable qui se scratche au bout et qui tient vraiment vraiment. Il est super léger et là, enfin, j’ai trouvé l’objet qui remplace la serpillère et le balai brosse.

produits Starwax

Je vous joins une petite photo des produits qui font maintenant partie de mon quotidien de ménagère, et mon dernier atelier « je fabrique ma lessive » m’a permis d’utiliser les copeaux et d’épargner mon robot de cuisine, j’ai beaucoup aimé.

J’ai fixé dans ma cuisine un savon d’école Starwax The Fabulous. J’ai tout retrouvé, la forme, l’odeur, le plaisir de le faire tourner dans la main. Nostalgie quand tu nous tiens. Sauf que c’est plus économique qu’un savon liquide, j’en suis sûre!

En ce moment, il y a une opération Starwax avec Téléstar, les Produits d’Antan. Chaque semaine vous trouvez avec Téléstar un livret des secrets de grand-mère avec le produit qui va avec, et ce, tout le mois de janvier.

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Aujourd’hui, je vous propose de gagner le nouveau libre collector Starwax The fabulous sur le blog, en partenariat avec Starwax ainsi que 4 produits de la marque! Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas joué, chouette! Il y a 1 lot à gagner, par tirage au sort de vos commentaires. Racontez moi quelle ménagère vous êtes, je suis sûre qu’on va bien rigoler! Vous avez jusqu’au 1er février à minuit pour participer, de France métropolitaine, et avec un email valide!

EDIT: C’est Anne-laure dont le commentaire a été tiré au sort et dont la maison va brillet écolo!!! Bravo pour vos participations, rassurantes finalement quand je vois l’état de ma maison. Bon certaines d’entre vous sont des accrocs du ménage, et je veux bien les héberger 2 jours pour un séjour chez moi!

Manger avec des baguettes… magiques

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Quand les enfants étaient petits, vers 15 mois, j’ai trouvé plus facile de leur apprendre à manger seuls avec une fourchette qu’avec une cuillère. Piquer des morceaux de jambon, de concombre, de fruits, c’est tellement plus simple que de remplir une cuillère de purée pour l’amener jusqu’à sa bouche en la gardant pleine.

Tous mes enfants ont su utiliser une fourchette avant d’utiliser une cuillère (la paille c’est bien pour les yaourts et les soupes)

Maintenant qu’ils ont grandi, on corse le défi et on introduit les baguettes chinoises pour manger du riz. Evidemment, si le riz est bien collant, c’est plus facile. Et puis sinon, on peut faire comme les vrais, en portant le bol sous le menton, et il n’y a plus qu’à pousser dans la bouche.

Mais comme on se prend pour des européens qui voulons manger avec des baguettes, il reste une distance d’une vingtaine de centimètres à faire parcourir au riz pour qu’il passe de l’assiette à la bouche.

Tenir des baguettes…. On tient la première comme un stylo, on glisse la 2ème, et on fait pince avec les 2. Bien sûr…. Et pourquoi pas en se bandant les yeux?

Bref voici la technique pour éviter de passer 3 heures à table et de retrouver 200g de riz sous la table:

- Dézinguer une pince à linge en bois et récupérer la partie métallique sur ressort.   

- Y coincer les baguettes

- Action et bon appétit!

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Et on passe à 2 chiffres

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Tu pesais 3,8kg

Tu pesais 2,5 kg

En l’espace de 10 minutes tu es arrivé tête en avant, tu as a suivi, version toboggan.

Je me souviens de ces premiers moments où vous êtes tout deux devenus des évidences.

Chacun son visage, chacun son odeur.

Chacun son doudou, chacun ses cris. Chacun son sein, puis chacun sa main.

A vous deux, vous cumulez tout: l’intelligence et l’insouciance, les sourires et les larmes, le calme et la tempête, le raisonnement et la spontanéité, l’énergie et l’apaisement, la douceur et la douceur.

Tu es calme, posé, réfléchi, le cerveau en ébullition permanente, posé sur une planète parfois bien loin de la nôtre. Où le quotidien est une contrainte.

Tu es énergique, curieuse, vive, sensible, douce et expressive, posée sur notre planète. Où l’inaction est déroutante.

Vous êtes si différents et totalement indissociables. Etre jumeaux c’est être identiques disent certains. Vous n’avez rien d’identique, mais à vous 2 vous pouvez ne faire qu’un. Inséparables et complémentaires, liés par un truc indéfinissable et unique. Qui ne se voit pas. Qui se vit.

Vous êtes les 2 pièces d’un puzzle familial qui sans vous ne serait pas complet. Et qui sans vos frères et soeur ne le serait pas non plus.

Depuis 10 ans aujourd’hui.

Bon anniversaire mes petits grands.

 

Etre en deuil, tout simplement

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Etre assommée.

Comme chacun. Comme tous.

Perdre sa faculté de réfléchir, de se concentrer. Voir des images, lire des articles, entendre des témoignages.

Faire mieux connaissance avec Cabu, Charb, Wolinski et les autres, ces héros d’aujourd’hui qui pourtant ne faisaient pas partie de mon quotidien. Je ne pense pas avoir jamais acheté Charlie Hebdo. Pour autant ils font partie de ces figures emblématiques de mon pays. Comme certains écrivains, musiciens, stars de ciné, héros historiques.

Essayer de trouver des mots pour un billet de rentrée, et ne pas réussir. Impossible de penser à autre chose, de trouver des mots légers, de relativiser, de voir le verre à moitié plein. Il n’est que vide.

Avoir très fort la conscience qu’à partir d’un moment précis, ce sera différent. Il y aura eu un avant, et il y a un maintenant.

Il y aura aussi un demain, dont je ne sais pas très bien à quoi il ressemblera.

Essayer de me souvenir si d’autres événements avaient pu un jour m’assommer ainsi.

La dernière fois, c’était le 11 mars 2004. Se sentir infiniment triste, ne pas réussir à centrer ses pensées sur autre chose, revivre les événements en boucle dans sa mémoire. Pour les ancrer, pour ne pas oublier.

Et chercher du sens.

Chercher du sens à ce qui n’en a pas. Chercher à poser des raisonnements rationnels pour expliquer l’irrationnel.

Etre en deuil, tout simplement.