Un brin de bonheur #10dumois

C’est parce que je participe au projet #10dumois que ce billet est là, aujourd’hui. Parce qu’on est le 10 du mois et que j’aime l’exercice imposé… auquel je peux déroger (merci Avril)

Je ne suis pas du genre à voir systématiquement le verre à moitié vide, je suis plutôt du genre inverse, parfois à l’extrême: relativiser, rationaliser, tourner en dérision, trouver la dose d’humour nécessaire pour avaler la pilule plus facilement, me dire qu’il y a toujours pire ailleurs, que « demain est un autre jour », que « la nuit porte conseil », « qui dort dîne » et « comme on fait son lit on se couche ».

La totale pour que la charge soit un peu moins lourde à porter, le poids des responsabilités un peu moins pesant sur mes cervicales et mes lombaires.

Ah oui, ma préférée, c’est qu’ « il en faut peu pour être heureux ».

Alors le soir, quand je me couche (oui c’est le meilleur moment de la journée, tous les jours) je ne m’endors pas sans avoir réfléchi non pas au brin de bonheur de la journée, mais aux 3 brins de bonheur. Ces trois trucs qui forcément sont arrivés dans la journée et qui ont rendu la journée plus belle, plus douce, plus heureuse, plus riche, plus drôle, plus soft.

C’est un exercice plus facile certains jours que d’autres… Mais à force de le faire, ce n’est pas un brin, 2 brins, 3 brins mais un bouquet que je m’offre.

Chaque jour.

Et il faut bien un verre à moitié plein pour poser ce bouquet quotidien.

Je fais ma vaisselle au savon de Marseille

Voilà, tout est dans le titre…

Tout cela est venu d’un manque d’organisation conjoncturel qui m’a fait vivre une pénurie de produit à vaisselle. Par contre j’avais bien cliqué sur les 14 boites de petits pois et les 3 kilos de lentilles en faisant ma commande, pas sur le produit à vaisselle… zappé.

Le premier jour, j’ai dilué le fond de ma bouteille avec un peu d’eau pour faire durer, ça a fait beaucoup de bulles. Le 2ème jour, j’ai tout mis dans le lave-vaisselle, le 3ème jour aussi. Le 4ème jour, j’ai laissé la vaisselle s’empiler dans l’évier, en pensant très fort à ma mère qui dit toujours que ce qu’on laisse dans l’évier le soir… on le retrouve le lendemain matin. Elle a raison.

Le 5ème jour, j’ai utilisé le savon de Marseille qui se trouvait à côté de l’évier, et qui malgré mes consignes quotidiennes aux enfants depuis une génération pour qu’ils se lavent les mains avant les repas ne diminue pas de volume de manière évidente…

J’ai frotté mon éponge avec, puis poêles et casseroles. Et puis j’ai recommencé le lendemain. Et encore le jour suivant.

Bilan:

  • C’est aussi efficace que le produit à vaisselle
  • Contrairement à des recettes de liquide vaisselle maison que j’avais testées et qui ne moussaient jamais, le savon mousse, mais pas trop.
  • Ca dégraisse aussi bien que le produit à vaisselle
  • On n’hésite pas à en utiliser largement, et on ne risque pas d’en mettre trop. Je n’ai jamais su maîtriser la pression sur le flacon de liquide vaisselle, et souvent je me retrouve avec une éponge qui mousse, remousse et surmousse.
  • Comme ça dégraisse bien, ça marche aussi pour nettoyer l’évier et ses alentours, en alternance avec du vinaigre blanc (et ça ne pique pas le nez)
  • Une bouteille de moins sur l’évier, c’est toujours ça de pris
  • Si les enfants font la vaisselle, ils se lavent les mains en même temps
  • Je pense que c’est moins abrasif pour les mains, moi qui fais la vaisselle sans gants et me bats contre les crevasses à longueur d’année.
  • Comme c’est du savon, ça glisse un peu, alors si on a les mains qui lâchent et un évier en céramique, ça peut faire de la casse.

Et vous? c’est quoi vos recettes de produit vaisselle?

Dans la série écolo, je pense que c’est plutôt pas mal, alors du coup j’en profite pour vous donner des nouvelles de mon compost: il est magnifique, ça marche super bien. Incroyable de voir qu’en quelques mois tous les déchets que nous y jetons se transforment en une matière bien noire et riche dans laquelle évoluent des vers de terre heureux (oui, je reconnais un ver de terre heureux au fait qu’il frétille quand je remue le compost à la fourche). J’ai donc hâte de faire des semis et d’engraisser mon terreau avec ce compost maison!

Nouvelle histoire de sac à main…

Autour de moi il y a des femmes qui ont plein de sacs à main. Des grands et des petits, assortis à leurs chaussures et à leurs manteaux.

Autour de moi il y a des femmes qui savent reconnaître la marque d’un sac à main à sa poignée, à sa forme, à sa couleur.

Moi je connais 3 marques de sacs à main. Dont mon pochon de Super U. Nan j’rigole. en fait je n’en connais que 2. Par contre pour les marques de voitures, je me débrouille pas mal. Et parfois je les reconnais à leur forme, à leur poignée, à leur couleur. Chacun son truc.

Les sacs à main des femmes c’est quand même un mystère de trésors. D’ailleurs il m’est arrivé de comparer le contenu de mon sac à main avec celui de copines. Un jour j’écrirai une thèse sur le sujet. Montre moi ce qu’il y a dans ton sac et je te dirai qui tu es, et aussi quel âge ont tes enfants (rapport au playmobil, au doudou, ou au bonbon collé au fond)

Le mois dernier, j’ai commandé un nouveau sac à main sur une vente privée. Pour changer. Une besace qui puisse tenir dans le panier de mon vélo. Qui puisse tenir sur mon épaule sans tomber au coude à chaque pas quand j’ai en plus un sac de courses dans chaque main. Dans laquelle je puisse glisser mon ordi et tout ce qui va avec.

Et le « tout ce qui va avec », au bout de 24 heures, c’est invraisemblable… Alors avec Noé, on en a fait une vidéo.

Il me reste 3 jours

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Il reste 3 jours avant que le mois d’Août m’accueille en vacances. Pour presque un mois. ça ne m’est pas arrivé depuis 3 ans de prendre presque 4 semaines de vacances. Et ça n’était pas vraiment prévu comme ça il y a moins d’un mois. Il a fallu adapter les projets, négocier des congés, expliquer à mon boss, et prendre de l’avance en juillet…

Il me reste 3 jours avant que les enfants posent leurs valises ici. Pas longtemps, nous repartirons vite. Pour presque 4 semaines.

Je retiens de Juillet ses premiers jours loin de Paris qui ont permis de remettre sur pied la loque que j’étais. Un plein de sommeil et de calme, de nature et de laissez-vivre. Dans le seul but de se faire du bien.

5 jours à Londres avec Basile et Coline. Une grande première ce voyage avec seulement 2 enfants. Suffisamment grands pour en profiter, pour apprécier, pour admirer, pour marcher, marcher, marcher. Nous nous sommes faits des souvenirs tous les 3, de ceux qui resteront longtemps et qui donnent envie de vivre des moments semblables avec chacun de mes 4 autres enfants. Cela valait le coup d’attendre que ce soit possible. Profiter de la complicité qui les (nous) lie, leur humour décapant, leur curiosité, leur tolérance à mon sens de l’orientation qui parfois s’est révélé être une science inexacte.

Et puis du temps. Pour se promener, pour lire, pour faire un giga puzzle, pour dîner dans les jardins ici ou ailleurs en bonne compagnie. Le tout rythmé par des contacts réguliers avec les enfants, des départs en vacances, des RER en rade, et pas mal de boulot. La rentrée sera compliquée. 

Il me reste 3 jours pour faire tout ce que je n’ai pas fait: des rangements, des peintures, du jardinage, du tri, de l’archivage, de la paperasse, des petits travaux de plomberie.

Mais avant ça, j’ai un puzzle à finir, et des vacances à rêver.

Mère au foyer: pourquoi pas un métier?

Depuis 2 jours, le billet de Carla fait réagir. Mettre les pieds dans le plat sur un tel sujet provoque forcément des réactions. Principalement liées à la non reconnaissance du statut de mère au foyer qui rend le sujet touchy…

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La photo n’a rien à voir avec le sujet. Mais je suis en manque d’iode #PlagedeGoulien

Du coup, après avoir été lire les réactions sur Facebook, les billets en écho, les commentaires sur ces dits billets, je me suis demandé si être mère au foyer avait été mon métier pendant 11 ans.

Et je dois avoir en moi du sang normand puisque oui, et non. Je suis allée choper une définition du mot « métier » sur Wikipedia:

« Un métier est d’abord l’exercice par une personne d’une activité dans un domaine professionnel, en vue d’une rémunération. Par extension, le métier désigne le degré de maitrise acquis par une personne ou une organisation du fait de la pratique sur une durée suffisante de cette activité »

Non, je n’ai jamais été rémunérée pendant que j’étais mère au foyer…. Pour cette raison, ce n’était pas un métier? OK. Cela ne m’a pas rapporté un kopeck, n’a suscité que peu de reconnaissance, et probablement mis un vrai coup de frein à une carrière professionnelle. Aucun regret, ce n’est pas le sujet.

Mais par contre, par extension, c’en est un, et à part entière. Parce que quand son activité principale consiste à élever ses enfants, quelque soit le nombre, le niveau de maîtrise devient fort. Oui parfois, ça s’apparente à de la gestion d’une petite PME. J’ai déjà écrit sur ce sujet. Avec pas mal de compétences nécessaires à acquérir dans des domaines vraiment variés. Comme pour tout autre métier. Et même s’il n’existe pas de formation diplomante pour être mère au foyer, c’est vrai aussi pour des tonnes d’autres métiers. On est combien à exercer le métier pour lequel on a fait des études?

Un métier, ce ne sont pas que des activités qu’on monnaie. Ce sont des compétences, des talents, des responsabilités, des heures de pratique.

Si le fait de considérer qu’être mère au foyer est un métier participe à la reconnaissance dont les femmes qui l’exercent ont besoin pour être encore plus performantes, alors banco. Laissons aux mères au foyer la liberté de considérer que la part importante qu’elles jouent dans notre société en mettant leurs carrières professionnelles (et lucratives) de côté pour élever leurs enfants (gratuitement) est un métier. Moi j’aurais apprécié.

D’autant que pour avoir fait les 2, ce n’est pas la même chose d’exercer le métier de mère au foyer, et de jouer son rôle de mère en parallèle d’une vie professionnelle à l’extérieur. Ce sont 2 vies différentes. Et dans une vie, on peut pratiquer plusieurs métiers.

Nouveau démaquillant sous la douche Nivea (et concours)

L’année 2016 commence à peine et Nivea lance deux nouveaux produits que j’ai la chance d’utiliser depuis quelques jours: Deux Démaquillants Sous La Douche, un Démaquillant Sous la Douche Peaux sensibles, un démaquillant Sous La Douche Tous Types de Peau.

L’idée est super simple: profiter de la douche pour se démaquiller efficacement.

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Le démaquillant sous la douche se présente sous forme crémeuse, permet de se masser le visage en douceur. Légèrement parfumé (parfums de fleurs, poire, pomme, et musc), il laisse la peau douce, nette et confortable.

Je ne suis jamais très maquillée. Enfin bon, en ce moment, c’est assez indispensable de me donner bonne mine le matin.

Je ne passe pas des heures dans ma salle de bain. Et peu de temps à me regarder dans la glace. Surtout le soir avant d’aller me coucher.

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Par contre, se coucher sans être démaquillée, c’est une mauvaise idée. La peau a besoin de respirer et poser une crème de nuit sur une peau non démaquillée est totalement inutile.

Du coup, c’est plutôt agréable de faire du tout-en-un sous la douche: rapide et efficace.

  • C’est pratique et rapide pour se démaquiller efficacement.
  • J’utilise le Démaquillant sous la douche « Tous types de peaux », Coline utilise le « Peaux sensibles ». Chacune le sien.
  • Pas besoin de coton
, même si ça fait quelques temps que j’utilise des cotons lavables.
  • Un seul produit qui démaquille le visage et les yeux
, qui ne pique pas, qui se rince facilement.
  • La peau est nettoyée en douceur
  • Le film hydrolipidique est préservé et la peau hydratée

Le démaquillant sous la douche de Nivea est disponible
 depuis décembre 2015 dans les grandes et moyennes surfaces, il est proposé au prix conseillé de 3.95€*  les 200 ml
.

Et comme les meilleurs bonheurs sont ceux qui se partagent, j’ai la chance de pouvoir faire gagner à 3 d’entre vous un Démaquillant sous la douche Nivea.

Un peu joueuse je suis, et pour participer, il suffit de me raconter en commentaire votre rituel maquillage. Oui maquillage. Où, quoi, comment?

C’est un concours express, jusqu’à dimanche 28 février, 23h59. J’enverrai un mail aux 3 gagnantes du tirage au sort qui devront me préciser par retour de mail le démaquillant qu’elles souhaitent recevoir: Peaux sensibles, ou Tous types de peau. Une seule participation par famille, et envoi en France métropolitaine seulement.

EDIT: Emilie, Tiwakou, et Zouzounette, vous êtes les gagnantes du jour! bravo et à tout de suite par mail!

L’open space aura ma peau

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Vous le connaissez, le collègue qui déboule au-dessus de votre bureau en vous demandant s’il vous dérange? Celui qui après que vous lui ayez répondu oui vous pose quand même sa question? Celui que vous écoutez poser sa question en sentant déjà qu’il serait capable de faire le siège de votre bureau tant qu’il n’aura pas eu sa réponse?

Celui-là il est venu 4 fois me voir aujourd’hui. 4 fois.

Vous le connaissez le collègue à qui on n’a jamais montré comment éternuer discrètement? Celui qui se racle la gorge 46 fois par heure 365j par an et dont vous finissez par ne plus entendre que ça dans l’open space?

Celui-là est enrhumé cette semaine.

Vous le connaissez le collègue qui se parle à lui-même à haute voix en commentant ses faits et gestes? Pas très fort, mais juste assez pour qu’on l’entende et qu’on se déconcentre pour lui demander s’il vous a posé une question… « Non non, je réfléchis à voix haute »… dans l’open space.

Vous le connaissez le chef qui vient squatter un bureau vide pour faire une réunion téléphonique avec haut-parleur, assis au fond de son siège… en laissant négligemment la porte ouverte? Porte donnant directement sur l’open space.

Vous le connaissez le collègue qui a choisi le sandwich brie-mortadelle-cornichon emballé dans papier kraft bruyant et qui le mange consciencieusement à 14h30 pour bien vous faire sentir que lui, il n’a pas le temps de déjeuner. Emmental-jambon-beurre, ça schmûke un peu moins non?

Aujourd’hui ils étaient tous là. Tous. L’enrhumé, le mangeur de sandwich, le chef à la grosse voix, celui qui parle tout seul, et l’envahisseur de mon cerveau. J’ai mis de la musique et des écouteurs mais ça n’a pas suffi. Je me suis rabattue sur des Haribo, mais ça n’a pas suffi.

Et celui qui est vraiment sympa, prévenant, avec qui on se marre bien, qui a toujours la pêche, celui qui fédère tout le plateau, qui a toujours du chocolat dans son tiroir. Lui est en mission et m’a envoyé la photo de la vue de son hôtel. Il m’a achevée.

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Que celui qui a la solution pour travailler efficacement sur un open space se manifeste maintenant ou qu’il se taise à jamais.

Demain c’est télétravail.

 

5 ans après!

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C’était il y a 5 ans.

Je n’en menais pas large. Au niveau de la confiance en moi j’étais à la ramasse. La boule au ventre.

Reprendre une vie professionnelle après 11 ans. Je m’étais arrêtée avec 2 enfants, presque 3, et je reprenais avec 6. Je m’étais arrêtée avec des disquettes, et j’allais reprendre avec une clé USB. Je m’étais arrêtée à plein temps, et j’allais reprendre à mi-temps.

11 ans pour les enfants, pour la famille. Un passage de 3 ans en Province. Des kilomètres à pousser des poussettes, simple ou double, à pousser des caddies, pleins ou pleins, à changer des couches, pleines ou pleines. A lire des comptines, à jouer à quatre pattes, à chanter, à danser. A faire des repas, des bouillies, des purées, des biberons. A fréquenter la salle d’attente de ma doc comme une annexe de mon salon. A partir en vacances, pendant toutes les vacances, petites moyennes et grandes. A raconter des histoires, à faire des travaux manuels, à organiser des anniversaires. A faire des conduites, 1, 2 ou 3 par jour. A fréquenter les urgences pédiatriques et ressentir des envies de meurtre à l’encontre du kiné qui soignait l’asthme des enfants tous les jours de l’hiver. A enchaîner des lessives et des lave-vaisselle, à ne plus savoir quelle dose mettre dans quelle machine. A fabriquer ma lessive et faire pousser des tomates-cerises et des fraises dans mon jardin. Femme au foyer, quoi.

11 ans pour caser entre l’un et l’autre une formation au CNAM, la présidence d’une association, une émission télé, des interventions dans les maternités ou congrès.

Et voilà, cette période là était terminée, révolue. Enfin tout n’était pas terminé… D’où l’angoisse et une bonne dose d’appréhension.

Plus de couches et plus de biberons, de bouillies et de jeux à quatre pattes. Plus de kiné, moins de gastros. Pour le reste, rien de changé. Et pourtant la conviction que mon épanouissement pourrait venir d’ailleurs. La conviction qu’il restait quelques neurones plutôt actifs même si endormis qui pourraient être utilisés intelligemment. Pourvu qu’en face se trouve la bienveillance nécessaire pour faciliter cette reprise. Coup de poker pour moi, coup de maître pour Séverine W. qui avait décroché l’entretien pour moi.

Bilan 5 ans après?

Je mesure ma chance chaque jour, et aujourd’hui je regarde le chemin parcouru en 5 ans. OK le temps est passé super vite, et je prends toujours autant de plaisir à m’asseoir à la cantine du bureau et consommer des plats chauds non cuisinés par ma pomme. Je me contente de peu, peut-être, mais ça reste un vrai sas de décompression dans mes journées, même si souvent un sandwich rapide sur le coin de mon bureau permet d’avancer. Le rythme est soutenu à plein temps, parfois un peu trop, mais je crois que j’aime ça. J’aime travailler en équipe, j’aime mes journées de télétravail, j’aime (un peu moins) le stress des grosses présentations en anglais. J’aime mes déplacements à Madrid.

La conciliation entre ma vie professionnelle et ma vie familiale se fait tant bien que mal entre les semaines où les enfants sont à la maison, et celles où ils n’y sont pas. Pas toujours très équilibré, ce rythme, mais c’est comme ça. Cela me demande un peu d’anticipation… et d’adaptation.

Il me reste 1 piste de progrès: apprendre à dire non. Ce n’est pas une résolution pour 2016, on ne se refait pas en une année, mais ça m’éviterait de ressentir parfois cette espèce d’aspiration étrange. Si c’est vers l’avant, tout va bien, mais si c’est vers le fond, c’est plus risqué. Je veille au grain. Et les enfants et les amis sont là pour me maintenir dans la réalité.

Le temps a filé, et cela va continuer. Où serai-je dans 5 ans? je suis sûre que j’aurais été incapable de répondre à cette question le 3 janvier 2011, quand j’ai passé le portillon du RER avec pas mal d’angoisse.

Et d’ailleurs je n’avais même pas eu le temps d’aller chez le coiffeur!

Interview décalée #épisode1

C’est Séverine qui a lancé cette idée dimanche soir, à un moment où tournait dans ma tête un billet pour donner un peu des nouvelles de tout le monde. Embarqués tous dans un rythme plutôt soutenu, et avec une actualité plutôt pesante, le billet ne faisait que tourner dans ma tête sans réussir à se poser. Alors cette idée d’interview m’a semblé juste bonne. Pour parler de choses light, et d’autres un peu moins. Pour papoter comme on le ferait autour d’un mojito, ou après 2 ou 3… premier épisode ce soir, il y en aura plusieurs, vu le nombre de questions! Je n’y réponds d’ailleurs pas dans l’ordre dans lequel elles ont été posées!

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Question d’Emilie: C’était bien Kermiland ? Elles étaient bonnes les barbapapas ?

Oui c’était bien, et oui on s’est gavé de barbapapas. Une jolie fête de CE à laquelle je suis allée avec tous les enfants plus 2… Mega fête foraine privatisée, on est hyper bon public pour les auto-tamponneuses, les manèges qui secouent (surtout les ados pendant que je retiens mon estomac). Super moment en famille, on aime.

C’est Emilie qui m’a posé cette question, parce qu’elle m’a vue et reconnue. L’été dernier, à Morgat, une famille avec des jumeaux de 5 ans nous avait reconnus aussi. L’occasion de jolis échanges, et de si bons souvenirs autour de la saison des maternelles avec les enfants et pour cette maman de sa grossesse alitée devant l’émission.

Alors si cela vous arrive, parlez moi, osez, ça me fait super plaisir, ainsi qu’aux enfants!

Question de Stéphanie: Comment as-tu choisi les prénoms de tes enfants?

Maël: c’était un prénom trouvé sur un set de table dans une crêperie bretonne à une époque où nous n’envisagions pas encore d’avoir des enfants.

Coline: C’était le prénom qu’aurait porté Maël s’il avait été une fille. Et puis c’est celui de Coline Serrault que j’avais entendue dans une conférence un jour et qui m’avait beaucoup touchée. Et Coline se serait appelée Colin si elle avait été un garçon.

Basile: C’est le prénom que portait un de mes louveteaux chouchou quand j’avais 18 ans.

Noé: Prénom doux, personnage biblique avec une histoire riche.

Elise et Jonas: ça commençait à devenir difficile de trouver des prénoms avec des consonances différentes de celles de leurs aînés, prononçables en 2 syllabes pour éviter trop les raccourcis et les surnoms, et qui sonnent bien avec un nom de famille court et un peu sec. Et 2 prénoms d’un coup qui soient très différents mais se disent bien à 2. Et suffisamment originaux pour qu’il n’y en ait pas trop dans leurs classes, sans tomber dans l’originalité par principe. On a trouvé Jonas assez rapidement. La légende peu flatteuse raconte aujourd’hui que ja baleine que j’étais devenue ne pouvait qu’avoir un Jonas dans le ventre. Pour Elise, on l’a choisi à la maternité. A la bourre.

Avec pour chacun des enfants, une fois qu’il était né, la certitude qu’il était fait pour porter ce prénom et que c’était une évidence.

Question de Marie-Christine: Tu donnes l’impression d’être superwoman/supermum/superpro etc… « rassure » moi, tu jures de temps en temps, tu pleures sous la douche, ou… Juste tu nages ?!?!?!?

Je ne suis rien de tout cela… Enfin je ne le crois pas. Oui je pleure sous la douche ou dans la piscine, je suis très chamallow, certains le savent. Mais j’ai aussi une belle carapace, qu’il est parfois difficile de percer. Mais je pense que l’illusion vient de ce que je fais toujours l’exercice de voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Pour ne pas pleurer tous les jours. Et parce que je crois que c’est communicatif.

Han oui je dis plein de gros mots, je dis Fuck fuck fuck et p’tain p’tain p’tain plein de fois dans la journée. Plein. Et d’autres aussi. On fera un concours un jour.

Et parfois j’aimerais me mettre en colère, mais j’ai des progrès à faire de ce côté là. Je ne sais pas bien faire.

Question de Carole: Quel est le dernier film que tu as aimé et pourquoi ?

C’est Marguerite, superbe film avec Catherine Frot. Parce que j’ai ri, parce que j’ai été vraiment émue, parce que je ne vais pas si souvent que ça au cinéma et que je suis plutôt bon public, et parce qu’en bonne compagnie c’est encore mieux.

Question de Jennifer: Si tu pouvais te reconvertir professionnellement en un clin d’oeil qu’est-ce que tu ferais ?

Ce n’est pas une question facile, parce que je me la suis déjà posée, sans y trouver de réponse… Parce que j’ai la chance d’occuper un poste que j’aime bien, avec le niveau de responsabilités qui me convient, et qui évolue avec les années, et un management et des collègues sympas et bienveillants. Et très éloigné de mon quotidien de mère de famille nombreuse, et donc super stimulant intellectuellement. Si je n’avais pas besoin de gagner d’argent, alors j’écrirais.

Question de Séverine: Quel côté du lit?

En soi, je m’en fiche… mais je préfère être du côté de la fenêtre que de celui de la porte. Quand les enfants étaient petits et rentraient dans la chambre la nuit, je dormais du côté de la porte… donc c’était moi qui étais réveillée. Toujours. Même s’ils ne me réveillent plus la nuit, il doit rester un fond de trauma, non? ça mérite une psychothérapie?

A suivre, merci pour vos commentaires, on peut continuer à papoter! Parce qu’attention, je pourrais aussi faire un questionnaire décalé aux lecteurs de ce blog….

A lire: l’interview décalée de Crevette d’ODouce, fraîchement publiée!

vendredi 13

Vendredi 13 novembre 2015

Je n’y crois pas au vendredi 13. Ce jour-là j’ai oublié de jouer au loto, je me suis juste assurée qu’un ami partagerait ses gains avec moi. Je n’ai pas su s’il avait gagné.

Ensuite il y eu un match France-Allemagne. 2-0.

Et puis il y a eu l’après match de foot. Propulsés violemment dans une réalité impensable qui se déroulait en direct. Silence et stupéfaction des enfants. A vif et dans le calme, je suis montée coucher Elise et Jonas. Ils n’ont pas beaucoup posé de questions, je ne sais plus ce que je leur ai dit, mais probablement juste que ce qui se passait était absolument terrible, et qu’on en parlerait demain, quand on en saurait plus.

Avec les grands on a regardé les premières images, entendu les premiers commentaires, écouté les premiers discours. Avec mal au ventre, choqués, hébétés, nauséeux.

Nuit quasi blanche à chercher un sens à ce qui n’en a pas. Essayer de réfléchir à des mots à partager avec chacun des enfants, en fonction de leur âge et de leur sensibilité, anticiper leurs questions, essayer de comprendre, ne pas se laisser envahir par l’angoisse et la peur.

Je me suis levée sans avoir les réponses. Il n’y a pas de réponse à l’insensé.  Ils sont les adultes de demain, ceux qui aujourd’hui vivent dans un monde beaucoup plus dur que celui dans lequel j’aurais voulu qu’ils grandissent dans mes rêves les plus fous lorsque j’ai choisi de les faire venir au monde. 

Mais j’ai une furieuse envie: celle de leur faire confiance. Pour aujourd’hui et pour demain. Faire confiance à leur solidarité, faire confiance aux valeurs humaines qui les animent et qui s’affirmeront demain, faire confiance à leur humour, à leur amour de la vie, à leur sens des responsabilités.

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Je n’ai pas d’autre choix. Malgré les crampes d’estomac qui me saisissent régulièrement depuis 48 heures. J’ai conscience que je ne pourrai pas les protéger de tout. 

Mais leur proposer quelques moments d’émotion forte, de générosité et d’humanité. Ensemble.

Des moments pour essayer de comprendre. Ensemble.

Des moments pour penser à toutes ces victimes et à leurs familles, pour allumer des bougies. Ensemble.

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J’ai confiance en eux pour demain, parce que je n’ai pas d’autre choix. Mais j’ai aussi vraiment la trouille. Pour eux.