7 ans aujourd’hui!

Il y a 7 ans aujourd’hui, je reprenais le chemin du boulot après plus de 10 ans passés à la maison.

Il y a 2 ans, j’avais fait un premier point sur la situation.

J’ai eu mal à la tête pendant 6 mois, j’ai planté Excel 2386 fois au moins, j’ai oublié mon badge 10 fois au plus, je suis restée bloquée dans l’ascenseur 2 fois seulement, j’ai eu 955 points au TOEIC 3 semaines après mon retour, j’ai changé 4 fois de chef et 2 fois de poste. J’ai traversé l’Europe et j’excelle (ahah) dans l’art de prendre des avions à 6h30 et rentrer le jour même pour dormir à la maison. J’ai changé de nom aussi, mais pas d’adresse email ce qui en perturbe certains. Je parle plus souvent anglais que français. Je connais les drapeaux d’une soixantaine de pays, avec qui je travaille souvent à l’heure où ça les arrange. J’ai rejoint le Réseau de femmes de mon entreprise. J’ai toujours 6 enfants à la maison, selon un rythme un peu bohème et irrégulier.

Mais surtout, en 7 ans, j’ai changé ma manière de travailler. J’avais déjà écrit un billet sur le Blurring, terme pas vraiment joli pour définir le mix permanent entre vie familiale et vie professionnelle qui permettait la conciliation des 2. En 2015, la transition était en cours.

A ce jour elle est faite. Je ne cloisonne plus rien entre vie familiale et vie professionnelle. Parce que mon moteur professionnel c’est quand même l’efficacité. Et mon moteur personnel aussi. L’idée n’est pas d’en faire toujours plus (même si la tendance va dans ce sens), mais de faire ce qui doit être fait au moment opportun.

Parce que « ce qui est fait n’est plus à faire! ».

Qu’il s’agisse de perso, ou de pro. Oui je case un RV téléphonique avec un prof du collège pendant une journée de boulot. Oui j’organise un call avec le Mexique à 21h00 heure de Paris. Oui, je fixe un RV chez le dentiste du bureau. Oui je prends l’avion à des heures où je devrais être tranquillement chez moi. Non, je ne prends plus le temps de déjeuner avec des copines les jours où je suis au bureau pour être à la maison à 18h30 au plus tard. Oui, je fais mes courses en ligne à l’occasion d’une pause café.

Parce que « ça, c’est fait! »

Avant, j’aurais fixé un RV avec le prof du Collège à 17h15 un soir de semaine, il aurait fallu que je parte du bureau 1 heure avant (mission compliquée et génératrice de stress dès le matin) et j’aurais dû rattraper ce temps en travaillant le soir (ahhh culpabilité, quand tu nous tiens). Avant, je tenais des TODO Lists interminables que je mettais à jour trop souvent et dont je n’arrivais jamais au bout. Avec la désagréable impression de ne pas avoir le temps. Aujourd’hui, je fonctionne dans l’immédiat. Il y a un truc à faire, je le fais. Histoire de ne plus l’avoir à l’esprit. Et finalement ça me convient bien.

Je me fais un peu l’impression d’être une nana un peu gâtée qui fait ce qu’elle veut, quand elle veut. ça n’est pas aussi simple que ça. Mais ça y ressemble quand même un peu. Et quand j’en parle avec les Kids, les plus grands, ils ne sont pas surpris. C’est plutôt l’avant qui les surprend. Ils sont d’une génération du ici et maintenant.

Et c’est assez plaisant.

 

Jetlag et photos Québec

  • Il est 17h00 et je suis en plein Jetlag. Dans ma tête et dans mon corps, il est 11h00.
  • Je suis rentrée ce matin d’un séjour de 2 semaines au Canada, sans enfants mais très bien accompagnée, et au-delà des 1400 photos que je vais pouvoir prendre du temps à trier, classer, supprimer, retailler, il y a cette première journée du retour… Celle pendant laquelle à chaque minute on se dit « mais qu’est-ce que je fais ici? » avec une boule dans la gorge. Je l’ai sentie arriver cette journée, j’ai préféré ne pas l’appréhender.
  • Dès la sortie de l’avion, j’ai reçu ce mail de mon papa m’indiquant qu’une des techniques consistait à essayer de tenir sans dormir le plus longtemps possible, jusqu’à ce soir.
  • Alors voilà mes petits conseils pour contrer blues, jetlag et solitude du retour:
  • Commencer par mettre de la musique: j’ai rallumé l’ordinateur, et j’ai enchaîné Bach, Beethoven, Mozart, Chopin. Fort, en sifflant en même temps (à défaut de parler toute seule)
  • Aller faire un tour dans le jardin: j’ai tondu la pelouse, arracher des montagnes de mauvaises herbes, récolter un kilo de tomates cerise, une courgette énorme, 2 potimarrons. Je suis plutôt fière du potager cette année.
  • Vider la boîte aux lettres et lire tous les prospectus en plus du courrier. J’ai zappé les catalogues « spécial rentrée », je ne suis pas prête.
  • Vider intégralement sa valise, et ranger tout son contenu. Non, cette valise ne trainera pas à moitié vide ou à moitié pleine pendant 2 semaines. Pas cette fois-ci, je ne dois pas m’endormir. J’y ai retrouvé des souvenirs, alors j’ai regardé nos photos en même temps.
  • Après tout ça, risquer fort de s’endormir… Eviter le canapé.
  • Transférer toutes ses photos sur mon ordi. Je vérifierai quand même qu’elles y sont toutes… j’ai dû avoir quelques absences…
  • Passer du temps sur Facebook et sur des sites d’infos. C’est bien de déconnecter, mais c’est important de reprendre contact avec le Monde.
  • Le luxe parfait, c’est de rentrer sans aucune lessive à faire, la lavante et la séchante ayant tourné à Montréal. J’apprécie pleinement.
  • Il reste à retrouver les copains autour d’un apéro. Rapido. Pas sûre de tenir le choc bien longtemps. J’en profite pour laisser ci-dessous mes petits montages quotidiens publiés sur Instagram, Twitter et Facebook.

Si vous avez des trucs en plus, sentez-vous libre de les ajouter, avec vos félicitations sur la qualité des photos!

 

Un brin de bonheur #10dumois

C’est parce que je participe au projet #10dumois que ce billet est là, aujourd’hui. Parce qu’on est le 10 du mois et que j’aime l’exercice imposé… auquel je peux déroger (merci Avril)

Je ne suis pas du genre à voir systématiquement le verre à moitié vide, je suis plutôt du genre inverse, parfois à l’extrême: relativiser, rationaliser, tourner en dérision, trouver la dose d’humour nécessaire pour avaler la pilule plus facilement, me dire qu’il y a toujours pire ailleurs, que « demain est un autre jour », que « la nuit porte conseil », « qui dort dîne » et « comme on fait son lit on se couche ».

La totale pour que la charge soit un peu moins lourde à porter, le poids des responsabilités un peu moins pesant sur mes cervicales et mes lombaires.

Ah oui, ma préférée, c’est qu’ « il en faut peu pour être heureux ».

Alors le soir, quand je me couche (oui c’est le meilleur moment de la journée, tous les jours) je ne m’endors pas sans avoir réfléchi non pas au brin de bonheur de la journée, mais aux 3 brins de bonheur. Ces trois trucs qui forcément sont arrivés dans la journée et qui ont rendu la journée plus belle, plus douce, plus heureuse, plus riche, plus drôle, plus soft.

C’est un exercice plus facile certains jours que d’autres… Mais à force de le faire, ce n’est pas un brin, 2 brins, 3 brins mais un bouquet que je m’offre.

Chaque jour.

Et il faut bien un verre à moitié plein pour poser ce bouquet quotidien.

Je fais ma vaisselle au savon de Marseille

Voilà, tout est dans le titre…

Tout cela est venu d’un manque d’organisation conjoncturel qui m’a fait vivre une pénurie de produit à vaisselle. Par contre j’avais bien cliqué sur les 14 boites de petits pois et les 3 kilos de lentilles en faisant ma commande, pas sur le produit à vaisselle… zappé.

Le premier jour, j’ai dilué le fond de ma bouteille avec un peu d’eau pour faire durer, ça a fait beaucoup de bulles. Le 2ème jour, j’ai tout mis dans le lave-vaisselle, le 3ème jour aussi. Le 4ème jour, j’ai laissé la vaisselle s’empiler dans l’évier, en pensant très fort à ma mère qui dit toujours que ce qu’on laisse dans l’évier le soir… on le retrouve le lendemain matin. Elle a raison.

Le 5ème jour, j’ai utilisé le savon de Marseille qui se trouvait à côté de l’évier, et qui malgré mes consignes quotidiennes aux enfants depuis une génération pour qu’ils se lavent les mains avant les repas ne diminue pas de volume de manière évidente…

J’ai frotté mon éponge avec, puis poêles et casseroles. Et puis j’ai recommencé le lendemain. Et encore le jour suivant.

Bilan:

  • C’est aussi efficace que le produit à vaisselle
  • Contrairement à des recettes de liquide vaisselle maison que j’avais testées et qui ne moussaient jamais, le savon mousse, mais pas trop.
  • Ca dégraisse aussi bien que le produit à vaisselle
  • On n’hésite pas à en utiliser largement, et on ne risque pas d’en mettre trop. Je n’ai jamais su maîtriser la pression sur le flacon de liquide vaisselle, et souvent je me retrouve avec une éponge qui mousse, remousse et surmousse.
  • Comme ça dégraisse bien, ça marche aussi pour nettoyer l’évier et ses alentours, en alternance avec du vinaigre blanc (et ça ne pique pas le nez)
  • Une bouteille de moins sur l’évier, c’est toujours ça de pris
  • Si les enfants font la vaisselle, ils se lavent les mains en même temps
  • Je pense que c’est moins abrasif pour les mains, moi qui fais la vaisselle sans gants et me bats contre les crevasses à longueur d’année.
  • Comme c’est du savon, ça glisse un peu, alors si on a les mains qui lâchent et un évier en céramique, ça peut faire de la casse.

Et vous? c’est quoi vos recettes de produit vaisselle?

Dans la série écolo, je pense que c’est plutôt pas mal, alors du coup j’en profite pour vous donner des nouvelles de mon compost: il est magnifique, ça marche super bien. Incroyable de voir qu’en quelques mois tous les déchets que nous y jetons se transforment en une matière bien noire et riche dans laquelle évoluent des vers de terre heureux (oui, je reconnais un ver de terre heureux au fait qu’il frétille quand je remue le compost à la fourche). J’ai donc hâte de faire des semis et d’engraisser mon terreau avec ce compost maison!

Nouvelle histoire de sac à main…

Autour de moi il y a des femmes qui ont plein de sacs à main. Des grands et des petits, assortis à leurs chaussures et à leurs manteaux.

Autour de moi il y a des femmes qui savent reconnaître la marque d’un sac à main à sa poignée, à sa forme, à sa couleur.

Moi je connais 3 marques de sacs à main. Dont mon pochon de Super U. Nan j’rigole. en fait je n’en connais que 2. Par contre pour les marques de voitures, je me débrouille pas mal. Et parfois je les reconnais à leur forme, à leur poignée, à leur couleur. Chacun son truc.

Les sacs à main des femmes c’est quand même un mystère de trésors. D’ailleurs il m’est arrivé de comparer le contenu de mon sac à main avec celui de copines. Un jour j’écrirai une thèse sur le sujet. Montre moi ce qu’il y a dans ton sac et je te dirai qui tu es, et aussi quel âge ont tes enfants (rapport au playmobil, au doudou, ou au bonbon collé au fond)

Le mois dernier, j’ai commandé un nouveau sac à main sur une vente privée. Pour changer. Une besace qui puisse tenir dans le panier de mon vélo. Qui puisse tenir sur mon épaule sans tomber au coude à chaque pas quand j’ai en plus un sac de courses dans chaque main. Dans laquelle je puisse glisser mon ordi et tout ce qui va avec.

Et le « tout ce qui va avec », au bout de 24 heures, c’est invraisemblable… Alors avec Noé, on en a fait une vidéo.

Il me reste 3 jours

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Il reste 3 jours avant que le mois d’Août m’accueille en vacances. Pour presque un mois. ça ne m’est pas arrivé depuis 3 ans de prendre presque 4 semaines de vacances. Et ça n’était pas vraiment prévu comme ça il y a moins d’un mois. Il a fallu adapter les projets, négocier des congés, expliquer à mon boss, et prendre de l’avance en juillet…

Il me reste 3 jours avant que les enfants posent leurs valises ici. Pas longtemps, nous repartirons vite. Pour presque 4 semaines.

Je retiens de Juillet ses premiers jours loin de Paris qui ont permis de remettre sur pied la loque que j’étais. Un plein de sommeil et de calme, de nature et de laissez-vivre. Dans le seul but de se faire du bien.

5 jours à Londres avec Basile et Coline. Une grande première ce voyage avec seulement 2 enfants. Suffisamment grands pour en profiter, pour apprécier, pour admirer, pour marcher, marcher, marcher. Nous nous sommes faits des souvenirs tous les 3, de ceux qui resteront longtemps et qui donnent envie de vivre des moments semblables avec chacun de mes 4 autres enfants. Cela valait le coup d’attendre que ce soit possible. Profiter de la complicité qui les (nous) lie, leur humour décapant, leur curiosité, leur tolérance à mon sens de l’orientation qui parfois s’est révélé être une science inexacte.

Et puis du temps. Pour se promener, pour lire, pour faire un giga puzzle, pour dîner dans les jardins ici ou ailleurs en bonne compagnie. Le tout rythmé par des contacts réguliers avec les enfants, des départs en vacances, des RER en rade, et pas mal de boulot. La rentrée sera compliquée. 

Il me reste 3 jours pour faire tout ce que je n’ai pas fait: des rangements, des peintures, du jardinage, du tri, de l’archivage, de la paperasse, des petits travaux de plomberie.

Mais avant ça, j’ai un puzzle à finir, et des vacances à rêver.

Mère au foyer: pourquoi pas un métier?

Depuis 2 jours, le billet de Carla fait réagir. Mettre les pieds dans le plat sur un tel sujet provoque forcément des réactions. Principalement liées à la non reconnaissance du statut de mère au foyer qui rend le sujet touchy…

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La photo n’a rien à voir avec le sujet. Mais je suis en manque d’iode #PlagedeGoulien

Du coup, après avoir été lire les réactions sur Facebook, les billets en écho, les commentaires sur ces dits billets, je me suis demandé si être mère au foyer avait été mon métier pendant 11 ans.

Et je dois avoir en moi du sang normand puisque oui, et non. Je suis allée choper une définition du mot « métier » sur Wikipedia:

« Un métier est d’abord l’exercice par une personne d’une activité dans un domaine professionnel, en vue d’une rémunération. Par extension, le métier désigne le degré de maitrise acquis par une personne ou une organisation du fait de la pratique sur une durée suffisante de cette activité »

Non, je n’ai jamais été rémunérée pendant que j’étais mère au foyer…. Pour cette raison, ce n’était pas un métier? OK. Cela ne m’a pas rapporté un kopeck, n’a suscité que peu de reconnaissance, et probablement mis un vrai coup de frein à une carrière professionnelle. Aucun regret, ce n’est pas le sujet.

Mais par contre, par extension, c’en est un, et à part entière. Parce que quand son activité principale consiste à élever ses enfants, quelque soit le nombre, le niveau de maîtrise devient fort. Oui parfois, ça s’apparente à de la gestion d’une petite PME. J’ai déjà écrit sur ce sujet. Avec pas mal de compétences nécessaires à acquérir dans des domaines vraiment variés. Comme pour tout autre métier. Et même s’il n’existe pas de formation diplomante pour être mère au foyer, c’est vrai aussi pour des tonnes d’autres métiers. On est combien à exercer le métier pour lequel on a fait des études?

Un métier, ce ne sont pas que des activités qu’on monnaie. Ce sont des compétences, des talents, des responsabilités, des heures de pratique.

Si le fait de considérer qu’être mère au foyer est un métier participe à la reconnaissance dont les femmes qui l’exercent ont besoin pour être encore plus performantes, alors banco. Laissons aux mères au foyer la liberté de considérer que la part importante qu’elles jouent dans notre société en mettant leurs carrières professionnelles (et lucratives) de côté pour élever leurs enfants (gratuitement) est un métier. Moi j’aurais apprécié.

D’autant que pour avoir fait les 2, ce n’est pas la même chose d’exercer le métier de mère au foyer, et de jouer son rôle de mère en parallèle d’une vie professionnelle à l’extérieur. Ce sont 2 vies différentes. Et dans une vie, on peut pratiquer plusieurs métiers.

Nouveau démaquillant sous la douche Nivea (et concours)

L’année 2016 commence à peine et Nivea lance deux nouveaux produits que j’ai la chance d’utiliser depuis quelques jours: Deux Démaquillants Sous La Douche, un Démaquillant Sous la Douche Peaux sensibles, un démaquillant Sous La Douche Tous Types de Peau.

L’idée est super simple: profiter de la douche pour se démaquiller efficacement.

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Le démaquillant sous la douche se présente sous forme crémeuse, permet de se masser le visage en douceur. Légèrement parfumé (parfums de fleurs, poire, pomme, et musc), il laisse la peau douce, nette et confortable.

Je ne suis jamais très maquillée. Enfin bon, en ce moment, c’est assez indispensable de me donner bonne mine le matin.

Je ne passe pas des heures dans ma salle de bain. Et peu de temps à me regarder dans la glace. Surtout le soir avant d’aller me coucher.

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Par contre, se coucher sans être démaquillée, c’est une mauvaise idée. La peau a besoin de respirer et poser une crème de nuit sur une peau non démaquillée est totalement inutile.

Du coup, c’est plutôt agréable de faire du tout-en-un sous la douche: rapide et efficace.

  • C’est pratique et rapide pour se démaquiller efficacement.
  • J’utilise le Démaquillant sous la douche « Tous types de peaux », Coline utilise le « Peaux sensibles ». Chacune le sien.
  • Pas besoin de coton
, même si ça fait quelques temps que j’utilise des cotons lavables.
  • Un seul produit qui démaquille le visage et les yeux
, qui ne pique pas, qui se rince facilement.
  • La peau est nettoyée en douceur
  • Le film hydrolipidique est préservé et la peau hydratée

Le démaquillant sous la douche de Nivea est disponible
 depuis décembre 2015 dans les grandes et moyennes surfaces, il est proposé au prix conseillé de 3.95€*  les 200 ml
.

Et comme les meilleurs bonheurs sont ceux qui se partagent, j’ai la chance de pouvoir faire gagner à 3 d’entre vous un Démaquillant sous la douche Nivea.

Un peu joueuse je suis, et pour participer, il suffit de me raconter en commentaire votre rituel maquillage. Oui maquillage. Où, quoi, comment?

C’est un concours express, jusqu’à dimanche 28 février, 23h59. J’enverrai un mail aux 3 gagnantes du tirage au sort qui devront me préciser par retour de mail le démaquillant qu’elles souhaitent recevoir: Peaux sensibles, ou Tous types de peau. Une seule participation par famille, et envoi en France métropolitaine seulement.

EDIT: Emilie, Tiwakou, et Zouzounette, vous êtes les gagnantes du jour! bravo et à tout de suite par mail!

L’open space aura ma peau

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Vous le connaissez, le collègue qui déboule au-dessus de votre bureau en vous demandant s’il vous dérange? Celui qui après que vous lui ayez répondu oui vous pose quand même sa question? Celui que vous écoutez poser sa question en sentant déjà qu’il serait capable de faire le siège de votre bureau tant qu’il n’aura pas eu sa réponse?

Celui-là il est venu 4 fois me voir aujourd’hui. 4 fois.

Vous le connaissez le collègue à qui on n’a jamais montré comment éternuer discrètement? Celui qui se racle la gorge 46 fois par heure 365j par an et dont vous finissez par ne plus entendre que ça dans l’open space?

Celui-là est enrhumé cette semaine.

Vous le connaissez le collègue qui se parle à lui-même à haute voix en commentant ses faits et gestes? Pas très fort, mais juste assez pour qu’on l’entende et qu’on se déconcentre pour lui demander s’il vous a posé une question… « Non non, je réfléchis à voix haute »… dans l’open space.

Vous le connaissez le chef qui vient squatter un bureau vide pour faire une réunion téléphonique avec haut-parleur, assis au fond de son siège… en laissant négligemment la porte ouverte? Porte donnant directement sur l’open space.

Vous le connaissez le collègue qui a choisi le sandwich brie-mortadelle-cornichon emballé dans papier kraft bruyant et qui le mange consciencieusement à 14h30 pour bien vous faire sentir que lui, il n’a pas le temps de déjeuner. Emmental-jambon-beurre, ça schmûke un peu moins non?

Aujourd’hui ils étaient tous là. Tous. L’enrhumé, le mangeur de sandwich, le chef à la grosse voix, celui qui parle tout seul, et l’envahisseur de mon cerveau. J’ai mis de la musique et des écouteurs mais ça n’a pas suffi. Je me suis rabattue sur des Haribo, mais ça n’a pas suffi.

Et celui qui est vraiment sympa, prévenant, avec qui on se marre bien, qui a toujours la pêche, celui qui fédère tout le plateau, qui a toujours du chocolat dans son tiroir. Lui est en mission et m’a envoyé la photo de la vue de son hôtel. Il m’a achevée.

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Que celui qui a la solution pour travailler efficacement sur un open space se manifeste maintenant ou qu’il se taise à jamais.

Demain c’est télétravail.

 

5 ans après!

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C’était il y a 5 ans.

Je n’en menais pas large. Au niveau de la confiance en moi j’étais à la ramasse. La boule au ventre.

Reprendre une vie professionnelle après 11 ans. Je m’étais arrêtée avec 2 enfants, presque 3, et je reprenais avec 6. Je m’étais arrêtée avec des disquettes, et j’allais reprendre avec une clé USB. Je m’étais arrêtée à plein temps, et j’allais reprendre à mi-temps.

11 ans pour les enfants, pour la famille. Un passage de 3 ans en Province. Des kilomètres à pousser des poussettes, simple ou double, à pousser des caddies, pleins ou pleins, à changer des couches, pleines ou pleines. A lire des comptines, à jouer à quatre pattes, à chanter, à danser. A faire des repas, des bouillies, des purées, des biberons. A fréquenter la salle d’attente de ma doc comme une annexe de mon salon. A partir en vacances, pendant toutes les vacances, petites moyennes et grandes. A raconter des histoires, à faire des travaux manuels, à organiser des anniversaires. A faire des conduites, 1, 2 ou 3 par jour. A fréquenter les urgences pédiatriques et ressentir des envies de meurtre à l’encontre du kiné qui soignait l’asthme des enfants tous les jours de l’hiver. A enchaîner des lessives et des lave-vaisselle, à ne plus savoir quelle dose mettre dans quelle machine. A fabriquer ma lessive et faire pousser des tomates-cerises et des fraises dans mon jardin. Femme au foyer, quoi.

11 ans pour caser entre l’un et l’autre une formation au CNAM, la présidence d’une association, une émission télé, des interventions dans les maternités ou congrès.

Et voilà, cette période là était terminée, révolue. Enfin tout n’était pas terminé… D’où l’angoisse et une bonne dose d’appréhension.

Plus de couches et plus de biberons, de bouillies et de jeux à quatre pattes. Plus de kiné, moins de gastros. Pour le reste, rien de changé. Et pourtant la conviction que mon épanouissement pourrait venir d’ailleurs. La conviction qu’il restait quelques neurones plutôt actifs même si endormis qui pourraient être utilisés intelligemment. Pourvu qu’en face se trouve la bienveillance nécessaire pour faciliter cette reprise. Coup de poker pour moi, coup de maître pour Séverine W. qui avait décroché l’entretien pour moi.

Bilan 5 ans après?

Je mesure ma chance chaque jour, et aujourd’hui je regarde le chemin parcouru en 5 ans. OK le temps est passé super vite, et je prends toujours autant de plaisir à m’asseoir à la cantine du bureau et consommer des plats chauds non cuisinés par ma pomme. Je me contente de peu, peut-être, mais ça reste un vrai sas de décompression dans mes journées, même si souvent un sandwich rapide sur le coin de mon bureau permet d’avancer. Le rythme est soutenu à plein temps, parfois un peu trop, mais je crois que j’aime ça. J’aime travailler en équipe, j’aime mes journées de télétravail, j’aime (un peu moins) le stress des grosses présentations en anglais. J’aime mes déplacements à Madrid.

La conciliation entre ma vie professionnelle et ma vie familiale se fait tant bien que mal entre les semaines où les enfants sont à la maison, et celles où ils n’y sont pas. Pas toujours très équilibré, ce rythme, mais c’est comme ça. Cela me demande un peu d’anticipation… et d’adaptation.

Il me reste 1 piste de progrès: apprendre à dire non. Ce n’est pas une résolution pour 2016, on ne se refait pas en une année, mais ça m’éviterait de ressentir parfois cette espèce d’aspiration étrange. Si c’est vers l’avant, tout va bien, mais si c’est vers le fond, c’est plus risqué. Je veille au grain. Et les enfants et les amis sont là pour me maintenir dans la réalité.

Le temps a filé, et cela va continuer. Où serai-je dans 5 ans? je suis sûre que j’aurais été incapable de répondre à cette question le 3 janvier 2011, quand j’ai passé le portillon du RER avec pas mal d’angoisse.

Et d’ailleurs je n’avais même pas eu le temps d’aller chez le coiffeur!