20 ans

mael-copieCe matin j’entends ta voix grave, ta voix d’homme.

Je te prends dans mes bras, mais j’ai plutôt l’impression que c’est toi qui me prends dans les tiens. Ils sont grands, tes bras.

Tu piques un peu, mais je retrouve ton odeur unique, celle qui fait de toi celui que je reconnaîtrais parmi beaucoup d’autres, et notamment parmi celles de chacun de tes frères et soeurs.

Tu es drôle. La blague pour désamorcer les tensions, c’est toi qui la trouves. Parce que le conflit ce n’est pas ton truc, alors quand tu sens que ça se crispe tu décrispes, tu provoques, ou tu sors une bonne blague, parfois bien lourdingue. Mais qui fait rire, et qui soulage.

Tu es là. Là pour tes frères et soeurs et moi, là pour tes copains, là pour tes amis. Tu es le grand frère d’une fratrie solide qui peut s’appuyer sur toi. Et tu sais t’appuyer sur eux.

Tu es un tendre, un vrai sensible. Tu es celui qui sais toujours glisser le petit mot, la petite phrase, le petit encouragement, la petite douceur qui apaise, qui donne du pep’s. Celle qui m’émeut, ou me rassure, m’encourage ou me fait sourire.

Tu es mon bonheur capillaire. Un bonheur qui depuis quelques années s’est installé dans cette maison. Blond on brun, court ou long, parfois ras. Ciseaux ou tondeuse, coiffeur ou home-made, réfléchi ou spontané. Tu assumes et ça te va bien. C’est toi.

Tu as envie. Envie de bosser, envie de venir, envie de photographier, envie de manger, envie d’aimer, envie de dormir, envie d’écouter, envie d’aller, envie de sortir, envie de courir, envie de rire, envie de voir, envie de regarder. Et ça donne juste envie d’avoir envie avec toi.

Tu as 20 ans.

Tu as envie, 

Tu es en vie.

Et c’est magnifique, chaque jour.

Les flexitariens sont dans la place

reductarien-ou-flexitarien

Cet été Maël est rentré d’un mois de camp scout blond peroxydé et m’a annoncé qu’il souhaitait devenir végétarien. Ou plutôt le rester puisqu’il avait arrêté depuis quelques jours semaines de consommer viandes et poissons.

J’ai accueilli la nouvelle avec… circonspection.

Je me suis quand même demandé comment il vivrait les barbecues d’été, et les sandwiches des pique-niques. Je lui ai dit que j’aurais du mal à adapter tous les menus. On ne mange pas de la viande tous les jours, mais bon. M’enfin bon pas d’inquiétude, à bientôt 20 ans, il s’adapterait bien.

Et puis est arrivé le jour où j’ai explosé un saladier en pyrex, et que 79564 des 134897 morceaux ont atterri dans le déjeuner qui cuisait. Ce jour là, Noé a pris son vélo pour aller chercher des Kebabs pour tout le monde. Enfin, non juste une portion de frites pour Maël. Un peu tristouille du coup, avec ses sachets de mayo et ketchup.

A la station-service de la route des vacances il a mangé une salade bien craquante et insipide pendant qu’on se faisait des sandwichs.

Puis est arrivé le jour où Maël et Noé ont proposé de préparer les repas du soir pendant la première semaine des vacances. Pur bonheur pour moi. Vraiment. Je ne sais pas si je l’ai déjà raconté quelque part, mais j’en garde un souvenir ému.

Premier soir: Chili con carne. J’ai pas fait espagnol à l’école, mais chili con carne sin carne, c’est juste des haricots rouges. Entrave au régime végétarien.

Le jour où nous avons dîné à la crêperie a été fatal. La complète (jambon oeuf fromage), un must. Supplément oignon. Fin de l’expérience…

Quelques jours après, Basile est rentré de camp scout. A 1 heure du matin quand je l’ai récupéré et pendant les 3 jours qui ont suivi, il ne rêvait que d’une douche d’un steak, un steak ou un steak. Parce qu’à son camp, les végétariens avaient pris l’ascendant sur l’intendance du groupe de 5000 scouts. Pas sûre que ce soit super adapté pour un adolescent qui a pris 20 centimètres en 18 mois et qui fait du sport à haute dose.

Depuis quelques semaines, et surtout depuis qu’on a revu « Demain, le film » Coline préfère ne plus manger ni viandes ni poissons. Sauf cas exceptionnel. Mais plein de protéines quand même. Des oeufs, du fromage, pas trop de produits laitiers.

Et moi je fais comment? Sachant que j’ai peu de principes mais au moins celui de passer moins de temps à préparer les repas qu’à les consommer, et que je suis plutôt orientée plat unique familial rapide et efficace, ça pourrait devenir compliqué. Parce que je comprends leur choix. Et que ça me convient bien aussi de ne pas manger trop de viande (pour le poisson c’est réglé, c’est malheureusement hors de prix)

Ils ont trouvé la solution eux-mêmes: ils sont flexitariens. Et le flexitarisme, ça existe bel et bien. Et c’est plutôt intéressant. Ok pour les pros du sujet, je dois donner l’impression que je débarque d’une île déserte sur laquelle j’ai erré longtemps. 

Bon, il faut quand même que je surveille un peu que sous prétexte de flexitarisme ils n’en profitent pas pour zapper ce qu’ils n’aiment pas. Pour les petits pois, ça ne marche pas!

 

Ensemble

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Les enfants grandissent… Vite.

Non, pas trop vite, juste vite. Et du coup, je regarde, je constate, j’observe, je souris, et je m’adapte.

Je m’aperçois qu’une fois qu’ils sont au collège, l’indépendance les gagne. Enfin pas quand il s’agit de se nourrir, ou de se payer des fringues. Mais pour s’occuper, ils aiment bien être seuls. Geeker un peu, beaucoup, ça prend du temps. Dormir. Aussi. Travailler, de plus en plus. Si, si. Regarder une série, parfois. Aller voir les potes. De temps en temps.

Et les frères et soeurs là-dedans? On les croise autour du lavabo quand on se brosse les dents, à la porte des toilettes quand l’un prend la place de l’autre, à table. Oui, à table c’est sacré, le dîner du soir. Ou les déjeuners du week-end. Parfois un jeu le soir, ou un film ensemble vautrés sur le canapé.

Et puis de temps en temps un vrai grand moment. Qu’ils partagent entre eux. Un moment qu’il faut parfois provoquer pour qu’il arrive, parce que c’est celui où ils échangent, ils rient, ils s’engueulent un peu aussi, mais où surtout ils sont ensemble.

Cet été, les enfants n’ont pas passé une seule semaine de vacances tous les 6. Pour la première fois. Il faut que je m’y fasse, « tous ensemble » deviendra de plus en plus rare.

Aujourd’hui, nous sommes allés pique-niquer tous ensemble. Le parc du château de Versailles, il y a pire comme environnement. Un sac plein de ce qu’il fallait pour faire des sandwiches énormes (et chacun se fait les siens, c’est un autre avantage de les voir grandir). Des raquettes de badminton, 1 diabolo, des fleurs à cueillir et accrocher dans les cheveux des filles. 3 heures ensemble.

3 heures volées au rythme de 6 enfants qui courent vers l’indépendance, l’autonomie, l’âge adulte, mais dont les souvenirs d’enfance se construisent aujourd’hui: Ceux qui sont indélébiles, ceux qui font du bien, ceux que rien ne pourra altérer, et qui compensent les moments plus difficiles qu’ils subissent par ailleurs.

Tu me passes ta carte de crédit?

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Quand j’étais petite, il y avait un livre que ma maman nous racontait. C’était l’histoire de deux enfants, la grande fille d’au moins 10 ans et son petit frère pas si petit, dont la maman était un peu malade le samedi matin. Alors elle leur dressait une liste de courses, leur confiait de l’argent dans son porte-monnaie et les envoyait au marché.

Ils se sentaient investis d’une vraie mission de confiance, étaient gentils avec les commerçants, se faisaient offrir un bonbon par la boulangère, et comme il leur restait de l’argent dans le porte-monnaie à la fin des courses, ils achetaient un joli bouquet à leur maman pour lui faire plaisir.

Je ne me souviens pas qu’il y avait un papa dans l’histoire pour aider la maman quand elle était malade, mais ça, on va dire que c’est parce que c’est une vieille histoire, hein? Dans la vraie vie, ça ne se passerait plus comme ça de nos jours…

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EDIT: Une lectrice du billet m’a retrouvé le titre du livre…  C’est bien celui-là!

Cela fait très longtemps que les enfants font des courses seuls. Ou par deux. Une baguette, un litre de lait, une boîte d’oeufs. Je répétais les conseils de sécurité de base et les autres aussi, je les regardais par la fenêtre, et comptais les minutes avant leur retour.

Depuis quelques années, je confie ma carte bleue qui est jaune à mes enfants. La première fois, c’est parce que je n’avais pas d’argent liquide, ou pas assez pour payer la liste de courses. Basile devait avoir 13 ans, et il m’a raconté l’étonnement de la caissière quand il lui a dit « je paie par carte ». Depuis ils préfèrent utiliser les caisses minute… sans caissière. ça claque quand même de sortir la Visa Premier à 13 ou 15 ans!

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Et puis une autre fois, j’ai proposé aux aînés une virée shopping sans moi. Un budget de 30 euros chacun (s’ils voulaient dépenser plus, c’était eux qui finançaient). Ma carte bleue toujours jaune dans leur poche, le code dans leur tête. Et un justificatif/ticket de caisse au retour.

Par contre, ils ne veulent jamais ni pochon, ni caddie de mémère.

J’évite de les envoyer chercher de l’argent au distributeur, histoire d’éviter un risque de braquage ou autre. Enfin, si, les grands l’ont déjà fait. Le code c’est par coeur, ou pas.

Un jour, j’ai vécu un grand moment de solitude (et de fatigue aussi?). Ce moment où j’ai composé mon numéro de carte bleue jaune à la caisse d’un magasin: « code erroné ». 2ème fois: « code erroné ».

Je savais que Coline le connaissait, même du fin fond du camp scout où éloignée de toute civilisation, elle pouvait me sauver la mise ( et mon caddie avec). J’ai réussi à la joindre via sa responsable et elle me l’a rappelé. J’ai sauvé mon caddie. Depuis, j’ai une formule hyper compliquée qui me permettrait de retrouver ce code dans mon téléphone… si je me souviens de la formule au moment où je perds mon code.

Un jour, il faudra que je leur confie la clé de ma voiture. Je ne suis pas encore prête. 

Je dis souvent aux enfants que la confiance de l’autre est longue à gagner, qu’elle a besoin d’être entretenue, et qu’elle est facile à perdre… Pour l’instant, aucun ne l’a trahie en achetant avec ma carte billet d’avion pour Acapulco.

Ni un bouquet de fleurs d’ailleurs.

Pourvu que ça dure!

Les enfants testent des cours privés en ligne! (*)

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A la maison, je suis 6 programmes scolaires simultanément.

Terminale S, Première S, 3ème, 5ème, CM2 et CM1. Les enfants sont tous scolarisés dans le public, depuis toujours, et ça me va bien comme ça. J’essaie de leur apporter l’encadrement nécessaire pour qu’ils bossent au niveau des attentes de leurs profs, et ça passe. Ils sont plutôt autonomes, certains plus que d’autres, et ils ont plutôt des facilités, dans certaines matières plus que dans d’autres. Et puis ça dépend des jours.

Mes enfants montrent, en grandissant, une appétence certaine pour les matières scientifiques. Pas une appétence totale. Mais certaine. C’est comme ça, mais évidemment ça limite ma capacité à les aider, parce que ça devient de plus en plus obscur pour moi. Alors que me reste-t’il?

La méthodologie. Leur donner des pistes pour apprendre mieux, comprendre un peu plus. Travailler avec des copains, aller en cours de soutien quand c’est proposé, refaire systématiquement les contrôles, etc.

Ces dernières semaines, 3 des enfants ont testé un nouveau service qui s’appelle Wakiris. Wakiris, c’est une plateforme qui propose des cours en ligne, surtout orientés collège et lycée, dans toutes les matières, c’est bluffant.

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Le principe est super simple

On s’inscrit, on achète des crédits: 1 crédit = 1 euro.

Après on choisit la matière du cours souhaité, le niveau, et la liste de profs avec photos et appréciations des élèves précédents s’affiche.

Le prix des cours est variable selon le niveau. Pour 1 heure de maths, niveau lycée, cela coûte 30 euros. 1/2 heure d’Espagnol niveau collège, c’est 12 euros.

Il suffit de sélectionner le professeur, son emploi du temps s’affiche, on choisit son créneau (horaire et et durée du cours de 30 ou 60 minutes) et on réserve, avec un petit message de commentaire pour préciser les attentes, ça aide le prof à s’adapter, et l’enfant à préciser ce dont il a vraiment besoin.

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La mécanique qui s’active derrière est très efficace: message de validation du cours par le prof, avec toujours un petit message personnel demandant des précisions sur le contenu, les livres utilisés en classe, le sujet traité en ce moment.

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Comme je suis un peu tordue, et un peu désorganisée parfois, j’ai testé, non intentionnellement, la souplesse du site: annuler un cours en dernière minute, changer de prof, reprogrammer, échanger. C’est puissant! Je me suis dit que Wakiris réussissait à être aussi réactif que si notre communication se faisait par téléphone. Vraiment sympa.

Les professeurs que les enfants ont choisis (en maths, physique, SVT, Anglais et Espagnol) sont tous des professeurs qui exercent en Lycée, Collège ou dans l’enseignement supérieur. Donc ils connaissent les programmes, les livres, et sont donc efficaces immédiatement.

Le déroulement du cours? Au moment où le cours démarre, un écran s’affiche pour se connecter et permet au professeur et à l’élève de se mettre en communication avec 3 outils simultanés: la conversation audio (avec un casque). Le partage d’écran du professeur, visible par l’élève pour lui montrer des shémas, des libellés d’exercices ou autres. Un écran de saisie sur lequel l’élève peut écrire, faire des schémas. Cet écran est vu par le professeur.

Au bout du temps imparti pour le cours, tout s’arrête.

Mes enfants ont trouvé les outils hyper puissants. Evidemment ils n’ont aucune appréhension de ces outils, du fait de suivre un cours en ligne, à distance etc. Ils sont à l’aise avec ça, parce que c’est leur moyen de communiquer aujourd’hui. Et ils ont bien aimé le fait de suivre le cours de la maison, sans avoir à se déplacer. C’est sans contrainte pour eux, et ça a un côté rassurant.

Bon, le seul truc, c’est que c’est vite addictif je pense… Mais c’est rassurant pour moi de savoir qu’il existe un service permettant d’aider les enfants rapidement, de façon très efficace, et avec des outils qui leur conviennent vraiment.

Typiquement, quesques jours avant un contrôle de maths en 1ère S, ce n’est pas qu’un luxe que d’offrir à son enfant une petite séance de révision bien ciblée, qui met en confiance, qui oriente bien les révisions, valide les incompréhensions. Là où moi, je suis bien impuissante à le faire.

Wakiris, c’est vraiment une belle découverte, et quand je pense à tous les parents qui comme moi se sentent un peu niais devant un cours sur la relativité du temps, la génétique ou les variations de fonction, je me dis que la solution existe pour que les enfants ne restent pas dans la panade.

(*) Artcile sponsorisé, mais écrit avec mes mots, juste mes mots!

Il a été le premier

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Il a été le premier à bouger dans mon ventre

Il a été le premier à croiser mon regard

Il a été le premier à me faire découvrir la blancheur consécutives des nuits

Il a été le premier à faire de la salle d’attente du médecin l’annexe de mon salon

Il a été le premier à faire le papillon pour mettre son manteau

Il a été le premier à enlever les petites roues de son vélo

Il a été le premier à écrire son prénom en lettres bâton

Il a été le premier à inventer des mondes Playmobil et Lego

Il a été le premier à se lover contre moi pour l’histoire du soir

Il a été le premier à apprendre ses tables de multiplication

Il a été le premier à écrire une rédaction

Il a été le premier à s’émerveiller devant le sapin de Noël

Il a été le premier à aller à l’école tout seul

Il a été le premier à accueillir l’arrivée d’un bébé à la maison

Il a été le premier à franchir l’entrée de la primaire, puis du Collège, puis du Lycée

Il a été le premier à partir en vacances sans moi

Il a été le premier à m’écrire des lettres

Il a été le premier à entrer dans l’adolescence

Il est le premier à atteindre la majorité.

Demain il ne sera plus tout à fait le même qu’aujourd’hui sans pour autant vraiment être différent d’hier.

Il restera toujours le premier.

Je lui souhaite d’être celui qu’il a envie de devenir, et pas celui que d’autres voudraient qu’il soit. Juste lui-même.

Bon anniversaire Maël!

Apprivoiser l’échec

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Quand on a 17 ans, on a juste l’âge de l’insouciance, une insouciance un peu plus raisonnable que celle des 16 ans. Mais encore l’insouciance. Et c’est plutôt rare (et heureusement) qu’à 17 ans, on se soit pris de vrais skuds. Des skuds qui mettent à terre et changent la trajectoire d’un caractère ou d’une personnalité.

A 17 ans, c’est rare qu’on ait subi des échecs.

Maël rentrera à nouveau en terminale en septembre. Ce n’est évidemment pas le sujet de ce billet de vous expliquer le pourquoi du comment. C’est son histoire, et du coup un peu la mienne, et elle est unique. C’est comme ça.

Mais c’est son premier échec. Celui qui permet à l’adolescent de se sentir un peu moins invulnérable.

Souvent l’échec provoque la culpabilité. A coups de je n’ai pas dit, je n’ai pas fait, je n’ai pas su, j’aurais pu. A coups parfois aussi de je suis nul, je suis moins bon que, et un peu de Calimero.

Qu’est-ce que ça veut dire apprivoiser l’échec? Finalement c’est un peu comme un deuil, et tout le monde connait la courbe du deuil: choc, déni, colère, peur, tristesse, acceptation, pardon, quête de sens et sérénité.

Ok c’est la version rapide, et Google est votre amis pour en savoir plus.

Apprivoiser l’échec c’est traverser avec lui toutes ces étapes, à son rythme, avec quelques aller-retours. En l’assurant que chacune de ses réactions sont normales, en l’autorisant à vivre pleinement chacune, avec moi. Parce qu’avec les copains, ce n’est pas si simple, il y a d’autres éléments qui rentrent en jeu, d’autres enjeux, d’autres liens, d’autres barrières.  Avec moi, la plupart des barrières sont tombées.

J’ai assez rapidement demandé à Maël de réfléchir à tout ce que lui apporterait cette nouvelle terminale, plutôt que de s’enfermer dans les regrets de ce que ne lui apporterait pas l’an prochain. Pour qu’il prépare son plan d’attaque. Parce qu’il est bourré de talents, et qu’il a plein de rêves à réaliser.

Apprivoiser l’échec, et accompagner Maël, c’est aussi m’assurer que la réussite et la poursuite de ses rêves seront les siennes, et juste les siennes. Pour qu’il en garde tout le bénéfice, et qu’il ne soit redevable à personne, et surtout pas à moi.

NLDR: Billet relu et publié avec l’accord de Maël.

Ce soir, j’ai joué à Mario Kart Wiiiiiiiiiiiii

Ils m’ont filé une manette, pour que je joue avec eux. 

Pour que je perde, en fait, et qu’ils puissent gagner.

Ils m’ont fait choisir un personnage hyper costaud, avec un véhicule hyper lourd. Histoire que je traîne encore plus.

Ils ont pris des volants et m’ont laissé une manette, j’ai mis un moment à comprendre dans quel sens il fallait la tenir. Un volant c’est rond, alors conduire un véhicule avec une manette horizontale, ce n’est pas super intuitif. Pour moi.

Après ils ont choisi des circuits hyper durs. Avec de l’eau. Du sable. Des coins bien sombres avec des intrus qui te tombent dessus ou bloquent le passage. Il parait que c’est le jeu. Moi j’étais 12ème à chaque course. 12ème, sur 12. Je crois que j’ai rapporté 3 points à notre équipe, sur 4 courses.

A la 5ème course, j’ai commencé à maîtriser le jeu. La manette. Le sens du circuit. J’étais trop fière. J’étais même en 4ème position. A la fin du 1er tour. L’extase totale.

Alors j’ai décidé de me concentrer. Seule avec moi-même. De faire abstraction de l’environnement. Pour rapporter des points à mon équipe. Sans penser aux dégâts collatéraux possibles liés à mes mouvements. La prochaine fois, je resterai 12ème. C’est moins dangereux.

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L’invasion des renards

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Depuis quelques temps, en réalité depuis 4 ans maintenant, nous sommes envahis par les renards. Il y a eu une période où il y en avait 2 fois plus qu’en ce moment. Et ils ne sont pas dans le jardin, ils sont dans la maison. A l’intérieur de la maison.

Il y a eu une accalmie de quelques mois, mais depuis le mois de février ils sont de retour. On en trouve partout. Dans toutes les pièces de la maison, même s’ils ont une vraie préférence pour les salles de bain et pour la table de la salle à manger. Ils s’installent sur la table de la salle à manger. Tranquilles. A peine cachés.

Parfois, on en voit jusqu’à une dizaine par semaine, parfois plus encore. Souvent ils se promènent en couple, ces renards. Ils sont plutôt blancs quand on les croise le matin, plutôt tendance jaunes quand on les trouve le soir.

J’en ai parlé à plusieurs personnes autour de moi. Certains m’ont parlé aussi d’invasion de renards chez eux. Pour d’autres ils m’ont plutôt parlé des écureuils. On voit davantage traîner les écureuils et les renards dans les familles de garçons que dans les familles de filles. Ici comme il y a les 2 … Difficile d’incriminer l’un plus que l’autre. Garçons et fille les ont faits entrer dans la maison. Mais on n’a jamais eu d’écureuils. Juste des renards.

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Je pense que dans les 6 à 8 ans à venir, il sera difficile de s’en débarrasser. Et puis ils partiront comme ils sont arrivés. Pour s’en aller dans des familles avec des enfants d’âge ado. Des enfants qui portent des appareils dentaires. Avec des élastiques. Qui sont de deux tailles différentes.

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Les écureuils sont les tout petits élastiques, les renards sont un peu plus grands.

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