Le vélo de Jojo

C’est la star de notre dernière semaine ce vélo…
Jojo l’utilise tous les jours, il pédale en danseuse pour aller et revenir du collège. Héritage d’un frère aîné, ou de 2, il a quelques heures de pédalage dans le cadre, celui-là.

Jeudi soir, Jo est rentré à pieds du Collège.

« C’est mon copain, il a attaché son vélo sur le mien, et il finit après moi, alors je suis rentré à pied ». En langage collège, ça s’appelle être trollé, mais Jo ça ne l’a pas fait rigoler.

Vendredi matin, Jo est allé à pieds au Collège.

Quand il s’en est rappelé, il a cavalé cavalé, il n’avait pas anticipé. j’ai juste eu le temps de lui dire de mettre un manteau bien chaud, tout était gelé, je crois même qu’il a un peu glissé.

Vendredi soir Jo est rentré à pieds du Collège.

« J’avais changé de manteau, mais mon trousseau de clé était resté dans l’autre ». Un peu contrarié, Jo, et mon curseur de culpabilité est un peu monté.

Lundi matin, Jo est allé à pieds au Collège.

Cette fois-là il ne s’en est pas rappelé, et il a eu beau cavaler, ça n’a pas suffi pour arriver avant la sonnerie. 5 minutes de retard.

Lundi soir, Jo est rentré à pieds du Collège.

Il n’a pas retrouvé ses clés, il les avait égarées. Ou prêtées. A son frère Noé. Impossible de les retrouver.

Mardi matin, Jo est allé à pieds au Collège.

C’est bon pour la santé, de marcher, et de courir aussi. Mais je crois bien qu’il en avait assez.

Mardi soir, Jo est rentré à pieds du Collège.

Fâché. Parce que le gardien avait décidé: Si tu ne récupères pas ton vélo demain, je coupe le cadenas.

Mercredi matin, Jo est allé à pieds au Collège.

On avait bien fouillé, et pas trouvé les clés. J’avais trouvé 7 doubles de clés de cadenas et fait un vrai beau trousseau, placé dans son cartable, pour toutes les essayer. Et puis une 8ème clé, celle qui apparemment ressemblait le plus à celle du cadenas verrouillé.

A 10h00, Jo m’a appelé du Collège, un peu paniqué. Le vélo était dans la loge du gardien, il valait mieux que je vienne le récupérer avant que le cadenas ne soit cisaillé. Quoi? Aucune des clés ne fonctionnait? Aucune de celles du trousseau, mais Jo ne trouvait plus la 8ème clé, la clé spéciale… Je lui ai proposé de regarder dans le fond de sa poche droite. Ouf, elle y était. Trop tard pour aller la tester, la fin de la récré était arrivée, et le nombre de billets de retard des jours passés suffisait.

A 11h00, une dame m’a appelée du Collège. Jo avait essayé la clé, et ça avait marché.

Mercredi midi, Jo est rentré du Collège, en danseuse sur son vélo, triomphant et heureux.

A 12 ans, ne changez rien!

Ne changez rien, et pourvu que ça dure…

Ton humeur du matin, quand tu te suspends à mon cou pour réclamer un bisou, et encore un, et un autre et un autre encore, sur l’autre joue!

Ton calme du matin, quand ta soeur te reproche de faire sonner ton alarme à 7h00 au lieu de 7h01

Ton habitude de choisir tes vêtements le soir, et de changer d’avis le matin.

Ton choix de vivre avec 3 tee-shirts et 2 pantalons, pour ne pas te poser de questions sur ce que tu dois porter le matin

Ton réflexe de faire tous tes devoirs, vite et bien, en soufflant que c’est trop dur, que tu n’as rien compris, que la prof de maths est un tyran qui donne trop d’exercices.

Tes réponses systématiques « je n’ai pas de devoirs », « j’ai fait tous mes devoirs », « y’a rien à faire » qui ne laissent personne dupe, et qui te vont si bien.

Ton principe qui t’impose d’être toujours prête à 40 pour partir. 7h40, 8h40, 9h40 pour ne jamais risquer d’être en retard.

Ton flegme par rapport aux horaires qui te permet, entre 7h00 et 7h56 de te lever, de petit-déjeuner, de faire ton sac, de résoudre un Rubik’s cube 4 colonnes, de lire une BD, de zapper le brossage de tes dents, d’oublier tes clés que tu avais pourtant mises de côté, et de frôler tous les jours le billet de retard.

Ton lien indéfectible aux copines qui à peine laissées au coin de la rue en rentrant sont en direct sur Skype pour le quotidien « j’peux faire un appel vidéo? »

Ton détachement total par rapport au collège, à ce qu’il s’y passe et ce qui s’y vit. C’est là-bas que ça se passe, et ça y reste.

Ta place à ma gauche à table, depuis toujours, prête à sortir les crocs contre celui de tes frères et soeur qui oserait te la piquer. Je crois qu’ils n’essaient plus d’ailleurs.

Ton recul par rapport à ces contraintes de vie bassement alimentaires que sont les repas. Et ne parlons pas des douches, c’est has been les douches, je devrais te remercier de ne pas alourdir les factures d’eau.

Vos bavardages et vos rires du soir après que j’aie éteint la lumière.

Votre bazar permanent, dont chacun accuse l’autre d’être responsable, et que chacun alimente avec une dextérité hors du commun.

Votre binôme étonnant, explosif, solidaire, joyeux, bruyant, unique et incroyable.

Chacun de vous est fort, mais à deux, c’est encore mieux pour être heureux.

Joyeux anniversaire!

Jo et ses shoes imperméabilisées (avec Tuto)

Dans sa courte vie, Jonas n’a dû faire d’opération shopping avec moi que 3 fois. Parce que le shopping est à des années-lumière de ses préoccupations quotidiennes, mensuelles… allez, disons même annuelles. A son avantage, il a un gabarit parfaitement standard, vit avec 4 tee-shirts, 2 pantalons et 2 pulls. S’il en a davantage dans son armoire il est un peu perdu.

Sa seule consommation: des chaussettes qu’il porte maintenant dépareillées, spécialiste des chaussettes orphelines. Partager son temps entre 2 maisons ne facilite pas le rapprochement de chaussettes.

La dernière fois que j’ai acheté une paire de chaussures à Jo, il aurait pu dormir avec. Il a arpenté la maison sur des kilomètres, se regardant marcher, montant et descendant l’escalier bruyamment, toquant aux portes des frères et soeur pour exhiber ses pieds.

Cette fois-ci il a fait différent. Fier comme tout, il m’a dit qu’il voulait garder ses baskets en toile le plus longtemps possible et que la meilleure solution c’était de les imperméabiliser. J’ai donc laissé faire, observé, arrêté de respirer, retenu des Ohhh et des Ahhh paniqués.

Et puis, quand, j’ai vu le résultat, j’ai décidé que faire un tuto sur le blog était un hommage à lui rendre.

Voilà les chaussures, presque juste sorties de leur sac (en fait pas du tout, j’ai fait la photo hier)

Etape 1: trouver une bougie blanche. Les bougies de photophores sont idéales (éviter la version parfumée) et installer les chaussures sur un plateau. Jonas a choisi la version « je m’installe sur le canapé du salon », j’aurais préconisé plutôt la table de la cuisine. Bref.

Etape 2: Frotter les chaussures avec la bougie. Couvrir toute la toile. J’avoue que ma confiance dans les expériences menées par Jonas en physique ou en chimie est parfois relative.

Sur ce coup-là, j’avais le souffle court en imaginant que l’espérance de vie des chaussures prenait du plomb dans l’aile. Mais bon, le petit côté vintage était sympa quand même.

Etape 3: Trouver une source de chaleur. Jonas a proposé qu’on aille à la source de chaleur la plus directe en cette saison: la gazinière. Moi j’ai pensé « Adieu lacets », poignets de chemise, et Bonjour les brûlures ». Que nenni, il a géré. Le but de la manoeuvre est de faire fonde la cire dont les chaussures sont enduites, et qu’elle pénètre la toile des chaussures. J’ai aussi pensé que les chaussures deviendraient totalement rigides mais non. Nenni again.

Etape 4: Tester la manoeuvre. Au-dessus de l’évier, directement sous le robinet. Pourquoi s’embêter à tester avec une petite quantité d’eau qui ferait penser à une petite averse de pluie, quand on peut tester avec le volume d’eau d’un orage de printemps? Je reconnais que le résultat est bluffant, l’eau déperle sur la chaussures, et Jo est si fier!

La balade du dimanche

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Dimanche après-midi. Oui, il fait super beau et ça serait vraiment bien de sortir pour en profiter.

Mais je suis allée nager ce matin, j’ai fait le taxi à midi, on a déjeuné un peu tard, et piquée par je ne sais quoi je me suis appliquée 1 heure de ménage dans la maison.

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Je pense sieste et repos mais ma raison pense l’inverse. Oui nous allons sortir. Vraiment il fait beau. Vraiment on a besoin de prendre l’air et de fuir écrans et tablettes, livres et cahiers. Noé est au taquet. 3 fois qu’il m’a demandé où on allait. Les aînés ont du travail à faire, reste à motiver Elise et Jonas. Pour Elise c’est simple, il suffit de lui dire que Noé vient. Pour Jonas, la motivation est proche du néant. C’est Jonas: « je n’aime pas marcher » quand il faut aller se promener, « je n’aime pas nager » quand il faut aller se baigner.

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Je propose qu’on aille en forêt, et qu’on ramasse tout ce qu’il faut pour que Basile fasse un herbier pour le lycée. Histoire d’avoir une motivation supplémentaire. 

Même si au fond de moi, la sieste, ça serait sympa aussi. Et puis moi, je n’ai pas d’herbier à faire. J’ai juste des enfants.

C’est parti. A 4. Et un sac plastique. Et un Jonas sans pull. Forêt à 15 minutes de voiture.

10 minutes de mise en route, l’un boude et a froid, Elise s’étale de tout son long en butant sur une souche. Noé encourage les troupes. On sort des sentiers battus et on attaque une pente raide, pour se mettre en jambes. Et en plus ça s’est couvert il fait moins beau.

Et tout d’un coup, il y a des châtaignes, des glands, des mûres, des champignons, des lianes pour jouer à Tarzan et Jane, un arbre couché pour faire de la poutre, une immense descente dans l’herbe humide pour faire la course, des statues un peu grecques ou pas, des troncs derrière lesquels se cacher et faire peur, des bâtons, des marrons doux dans les mains, des bogues encore fermées, et un scarabée, et de la gadoue…

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Ok, pas de sieste. Ce sera pour le week-end prochain.

Ensemble

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Les enfants grandissent… Vite.

Non, pas trop vite, juste vite. Et du coup, je regarde, je constate, j’observe, je souris, et je m’adapte.

Je m’aperçois qu’une fois qu’ils sont au collège, l’indépendance les gagne. Enfin pas quand il s’agit de se nourrir, ou de se payer des fringues. Mais pour s’occuper, ils aiment bien être seuls. Geeker un peu, beaucoup, ça prend du temps. Dormir. Aussi. Travailler, de plus en plus. Si, si. Regarder une série, parfois. Aller voir les potes. De temps en temps.

Et les frères et soeurs là-dedans? On les croise autour du lavabo quand on se brosse les dents, à la porte des toilettes quand l’un prend la place de l’autre, à table. Oui, à table c’est sacré, le dîner du soir. Ou les déjeuners du week-end. Parfois un jeu le soir, ou un film ensemble vautrés sur le canapé.

Et puis de temps en temps un vrai grand moment. Qu’ils partagent entre eux. Un moment qu’il faut parfois provoquer pour qu’il arrive, parce que c’est celui où ils échangent, ils rient, ils s’engueulent un peu aussi, mais où surtout ils sont ensemble.

Cet été, les enfants n’ont pas passé une seule semaine de vacances tous les 6. Pour la première fois. Il faut que je m’y fasse, « tous ensemble » deviendra de plus en plus rare.

Aujourd’hui, nous sommes allés pique-niquer tous ensemble. Le parc du château de Versailles, il y a pire comme environnement. Un sac plein de ce qu’il fallait pour faire des sandwiches énormes (et chacun se fait les siens, c’est un autre avantage de les voir grandir). Des raquettes de badminton, 1 diabolo, des fleurs à cueillir et accrocher dans les cheveux des filles. 3 heures ensemble.

3 heures volées au rythme de 6 enfants qui courent vers l’indépendance, l’autonomie, l’âge adulte, mais dont les souvenirs d’enfance se construisent aujourd’hui: Ceux qui sont indélébiles, ceux qui font du bien, ceux que rien ne pourra altérer, et qui compensent les moments plus difficiles qu’ils subissent par ailleurs.

Josette la Chouette s’est posée chez nous!

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Il y a un peu plus d’un an, Juliette a dit: je voudrais bien fabriquer des tee-shirts, qu’est-ce que vous en pensez les amis? Nous on a dit « chouette », tout de suite.

Et Juliette l’a fait. elle a créé une collection de Tee-Shirts en coton Bio, qu’elle a illustrés de sa main habile. Elle a créé une marque qui s’appelle Josette la Chouette. Des tee-shirts pour enfants, certains pour les garçons, certains pour les filles, la plupart mixtes. Des tee-shirts avec des monstres qui ne font pas peur, des couleurs vives, des couleurs claires.

 

Elise et Jonas ont eu du mal à choisir. D’abord ils voulaient le même. Mais bon, des jum’s qui s’habillent pareil, c’est pas trop le genre d la maison. Ils ont choisi seuls, parce que le site de Josette la Chouette est simple, épuré, et y’a qu’à cliquer.

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Et les tee-shirts sont arrivés. Ils ont 10 ans 1/2, pas petits, et en 9-11 ans, c’est parfait. Bien coupés et jolie encolure.

Adoptés, tout de suite.

Alors, nous les amis, on demande une collection pour les adultes, mais Juliette, elle doit être sûre de son coup, parce que c’est courageux de se lancer dans une telle aventure. Vous pouvez y aller les yeux fermés, commander sans essayer.
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Geocaching, l’aventure sans fin!

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Depuis quelques semaines, je lorgnais le profil de Karine qui racontait les exploits de son fiston.et puis j’ai tapé Geocaching sur Internet. J’ai découvert que le Geocaching existait depuis 15 ans. Tout vient à point à qui sait attendre…

J’ai découvert ce que c’était que le Geocaching. Imaginez une chasse au trésor dont le terrain est le monde entier, dont les joueurs sont potentiellement tous les habitants de cette planète ayant un portable équipé d’un GPS et de l’application Geocaching, dont la durée est sans limite.

Nous sommes partis avec Elise, Jonas et Noé, un pique-nique dans nos sacs, en vélo, avec comme seul équipement un stylo, et mon smartphone. Grâce à l’application, nous avons visé la première balise, sans très bien savoir ce que nous allions trouver. D’ailleurs on n’a rien trouvé. A la suivante, nous avons découvert, grâce à un indice, un tout petit sachet plastique dans une anfractuosité d’un rocher, à droite d’une jolie cascade.

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Dans ce sachet, un petit rouleau de papier serré sur lequel nous avons inscrits nos prénoms et la date. Et nous avons soigneusement remis la balise exactement là où nous l’avions trouvée, pour les suivants.

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Et nous avons continué une bonne partie de l’après-midi. Des lieux tous différents, des balises bien cachées ou introuvables, des kilomètres parcourus, un peu d’orientation et de chance, et ce plaisir incroyable de trouver LA balise, de lire les prénoms et les dates, de s’amuser de l’ingéniosité des personnes qui les ont cachées.

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Nous avons joué pendant 4 heures, trouvé 7 balises, raté 2. Nous sommes revenus sur le lieu de la première et nous l’avons trouvée! Quelle fierté!.

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C’est un jeu pur plaisir, pas de compétition, pas de stress, rien à gagner. Et ça, c’est juste bon, et si différent des jeux auxquels jouent les enfants habituellement.

Allier l’utilisation du smartphone, du GPS, d’une application interactive, d’un réseau contributif au plaisir d’être dehors, de découvrir un quartier, une région, un arrondissement, un village. Quand on veut, si on veut.

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Les enfants sont addicts, ça y est. Moi aussi, je dois dire. Nous nous voyons déjà repartir sur nos vélos les soirs d’été à la recherche de nouvelles balises. Nous imaginons déjà nos prochaines vacances et avons déjà repéré si des balises y sont cachées.

Aujourd’hui j’ai partagé cette aventure sur Facebook et vous êtes nombreux à pratiquer! N’hésitez pas à commenter avec vos récits, vos trucs, vos astuces, vos lieux préférés!

PS: et quand j’arriverai à nouveau à activer des liens dans mes billets, j’activerai, j’activerai.

Et on passe à 2 chiffres

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Tu pesais 3,8kg

Tu pesais 2,5 kg

En l’espace de 10 minutes tu es arrivé tête en avant, tu as a suivi, version toboggan.

Je me souviens de ces premiers moments où vous êtes tout deux devenus des évidences.

Chacun son visage, chacun son odeur.

Chacun son doudou, chacun ses cris. Chacun son sein, puis chacun sa main.

A vous deux, vous cumulez tout: l’intelligence et l’insouciance, les sourires et les larmes, le calme et la tempête, le raisonnement et la spontanéité, l’énergie et l’apaisement, la douceur et la douceur.

Tu es calme, posé, réfléchi, le cerveau en ébullition permanente, posé sur une planète parfois bien loin de la nôtre. Où le quotidien est une contrainte.

Tu es énergique, curieuse, vive, sensible, douce et expressive, posée sur notre planète. Où l’inaction est déroutante.

Vous êtes si différents et totalement indissociables. Etre jumeaux c’est être identiques disent certains. Vous n’avez rien d’identique, mais à vous 2 vous pouvez ne faire qu’un. Inséparables et complémentaires, liés par un truc indéfinissable et unique. Qui ne se voit pas. Qui se vit.

Vous êtes les 2 pièces d’un puzzle familial qui sans vous ne serait pas complet. Et qui sans vos frères et soeur ne le serait pas non plus.

Depuis 10 ans aujourd’hui.

Bon anniversaire mes petits grands.

 

Jo de la lune

Ce n’est pas toujours facile de parler de ses enfants. Ils ont chacun des talents, des faiblesses, des richesses, des défauts. Ils ont surtout des parent qui débordent d’amour pour eux, ce qui évidemment rend subjectif tout propos tenu.

Ici, je ne parle que du positif. Je ne souhaite pas que ce blog soit le déversoir de complaintes. Je ne souhaite pas que quoique ce soit de négatif puisse être posé ici et relu par l’un ou l’autre dans les années qui viennent. Toujours ce fameux verre à moitié plein.

Venons-en à Jo. Il a bientôt 10 ans. Ceux qui le connaissent savent qu’il est juste tellement différent des 5 autres, mais ça, finalement, c’est valable pour chacun. Chacun est différent des 5 autres. Mais Jonas raisonne beaucoup. Beaucoup. Beaucoup. Parfois on l’imagine bien posé sur la lune. Je pense qu’il serait heureux plus tard en faisant de la recherche fondamentale en physique. Pas pour trouver. Juste pour chercher. Du coup, la vie quotidienne est pour lui la source de contraintes et d’efforts incessants.

– Pourquoi s’habiller le matin puisqu’on doit se déshabiller le soir?

– Pourquoi manger un repas en commençant par le salé, alors que le sucré est meilleur et qu’il réveille les papilles?

– Comment retrouver mes lunettes quand je les perds alors que je suis myope et que je ne les vois pas?

Etc.

Et Jonas n’aime pas l’eau. C’est ballot avec le prénom qu’il porte. Dans la vie quotidienne, la douche n’est jamais un plaisir. Surtout se laver les cheveux. Il râle un peu mais le fait quand même. C’est un enfant calme. Pas sanguin pour un sou.

Et Jonas n’aime pas toucher des choses mouillées, ou sales. Remplir le lave-vaisselle le dégoûte profondément. Ses frères et soeurs ont bien senti qu’il avait trouvé là le bon plan pour ne pas faire les services comme les autres. On était proches de la rébellion. Et dans la vie, il faut parfois faire des choses qu’on n’aime pas faire. Moi par exemple, c’est nettoyer les siphons de la douche et des lavabos. Yok.

Alors on a trouvé une solution, tous les 2.

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The Balade au bois de Boulogne

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Au départ on devait visiter les Invalides. on avait même prévu un selfie devant le tombeau de Napoléon. J’avais fait mes petites recherches historiques, raconté un bout de la vie de Louis XIV. 20 minutes en voiture pour traverser la Porte Maillot… Manif pour tous, Prix de l’Arc de Triomphe, courses pédestres.

Virage à droite vers le Bois de Boulogne pour sentir les branches craquer sous les pieds, ramasser quelques emballages de capotes tagués Love en Rose fluo  marrons. Les kids ont été trompés sur la marchandise trop bien vendue, ça râle un peu.

Les balades au Bois de boulogne, c’est particulier. Trouver un coin d’herbe pour se poser, c’est possible. Mais une fois qu’on voit les fleurs feuilles blanches ou roses qui entourent tous les arbres, on se dit que marcher sur les allées, c’est mieux. Au bois de Boulogne, on ne peut pas faire 200m sans devoir traverser une avenue. Trouver un passage piéton. C’est rythmé. Revigorant. Pourtant on a vu un écureuil. Qui courait par terre pour passer d’un arbre à un autre. Basile a dit: « Dans le vraies forêts, c’est dur de voir des écureuils, ils sont en haut des arbres. Ici c’est pas une vraie forêt ». On a continué à marcher. Dans le bois de Boulogne, il y a des allées sablonneuses pour les chevaux. On n’en a pas vu un seul, mais on s’est mis du sable plein les pompes.

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Mais au Bois de Boulogne il y a une petite rivière. Sans petit pont pour la traverser. Mais trop large pour sauter par-dessus. Alors on a trouvé un morceau de bois mort, et on a fabriqué un petit pont. Basile est passé le premier. Et puis chacun est passé en commençant par les plus légers. Une fois qu’ils ont été tous de l’autre côté, ils m’ont regardée en se marrant, Coline a sorti son téléphone pour immortaliser l’événement par une vidéo qui ferait le tour de la planète. J’ai vidé mes poches et annoncé mon héritage à mes héritiers. Et j’ai franchi le pont. La branche a émis quelques craquements douteux. Mais j’étais passée.

En fait, il y avait un pont à 15m de là, mais c’était mieux de ne pas l’avoir vu. Et puis il y avait un arbre penché avec un tronc bien large.

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Qui montait très haut.

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On a joué à Mowgli. Presque tous. Et ça, c’était impressionnant.

On n’a rapporté ni marrons, ni batons, ni fleurs, ni papiers roses fluo brillants avec marqué Love dessus.