La chute d’os

468716351

Cette semaine, Coline a la chance de faire un stage dans la maternité où elle est née. Un stage d’observation qu’elle n’a pas pu faire quand elle était en 3ème et qu’il était obligatoire, parce qu’il fallait avoir 15 ans révolus pour faire un stage en milieu hospitalier. Donc elle a patiemment attendu, insisté et elle a la chance de faire un stage avec Lo. Lo, elle était là pour BB5, et puis elle a mis au monde Elise et Jonas. Entre 2 nous avons passé beaucoup de temps ensemble pour Petite Emilie.

Des chemins qui se croisent, des histoires qui se percutent, beaucoup de chemin parcouru, et une très belle amitié (merci Lo)

Et puis, de nombreuses discussions à la maison autour de la grossesse, de l’accouchement, de la naissance. Parce que raconter leur naissance aux enfants, je ne me lasse jamais de le faire, et eux ne se lassent pas de l’entendre, et de poser des questions.

Hier soir, Elise nous a dit qu’elle n’était pas sûre de vouloir accoucher, parce que quand même ça avait l’air de faire vraiment mal et surtout quand on perd les eaux.

– Et toi, Mam’s tu n’as pas eu mal quand tu as perdu les eaux?

– Mais Elise, ça ne fait pas mal du tout de perdre les eaux…

– Oui mais quand même quand ça repousse après…

– Pardon?

Ben oui, les côtes, quand tu les perds quand tu accouches, après ça repousse

Voilà comment j’ai découvert que dans la tête d’Elise, « perdre les eaux » signifiait « perdre les os ». Jamais elle n’avait compris, et jamais je ne lui avais expliqué qu’il s’agissait de liquide. D’où son stress d’avoir peur et d’avoir mal. Pensant que la femme qui accouchait perdait ses côtes et qu’elles repoussaient après.

Finalement, c’est comme manger un oeuf, et manger un neuf.

Ou manger un chinois. Sans le faire vraiment.

Pas sûre que nos propos soient toujours explicites dans l’esprit de nos enfants. Et surtout dans l’esprit des plus jeunes qui assistent aux conversations avec leurs aînés, sans toujours poser les questions de compréhension qui vont avec.

Quelles autres confusions sont possibles dans nos échanges de tous les jours?

Nouvelle coupe

Discussion entre 2 ados:

– « Franchement ta nouvelle coupe, ça fait un peu balai de chiottes (*) »

images-4

– « Et toi, t’as déjà vu un balai de chiottes avec des yeux bleus? »

(*) Pardon pour la terminologie un peu cash, mais en fait, c’est bien d’utiliser les termes justes pour qualifier certains objets. Quand les enfants sont petits, on fait un effort, on module, on reformule, on fait des métaphores mais au bout d’un moment, un chat est un chat. L’important étant de savoir adapter son vocabulaire à son public.

Pêche en couleur

Cet été nous étions là pour une belle pêche à pieds familiale pendant les grandes marées d’Août. Grandes marées qui n’ont pas détraqué la météo, n’en déplaise aux mauvaises langues.

Coline a pêché consciencieusement sous les petits rochers, dans les petites flaques, sous les algues. Elle a poussé quelques yokk dégoûtés lorsque les grosses crevettes se sont débattues un peu. Mais elle aime les crevettes, et est donc prête à affronter la bête et ses mouvements pour avoir une chance de les voir dans son assiette le soir.

Coline aime les crevettes grises.

171332933

Mais Coline aime les bouquets aussi, les grosses crevettes roses de l’étal du poissonnier.

Au bout d’1/2 heure de pêche en plein soleil (mer basse à 12h39) Coline nous a demandé où trouver des grosses crevettes roses, puisqu’elle n’attrapait que des grises…

Blague de saison

160541253

Blague de saison, parce que ce serait une bonne blague de Toussaint…

Tout à l’heure, nous avons croisé une femme d’âge avancé. Très très avancé. De ces femmes qui ont donnent l’impression d’être devenues si fragiles qu’un coup de vent pourrait les emporter.

Nous longions alors un cimetière.

Comme elle marchait sur la route, j’ai fait un écart pour ne pas l’écraser.

Maël m’a dit: Ne t’inquiète pas Maman, elle visite son futur quartier!