Les flexitariens sont dans la place

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Cet été Maël est rentré d’un mois de camp scout blond peroxydé et m’a annoncé qu’il souhaitait devenir végétarien. Ou plutôt le rester puisqu’il avait arrêté depuis quelques jours semaines de consommer viandes et poissons.

J’ai accueilli la nouvelle avec… circonspection.

Je me suis quand même demandé comment il vivrait les barbecues d’été, et les sandwiches des pique-niques. Je lui ai dit que j’aurais du mal à adapter tous les menus. On ne mange pas de la viande tous les jours, mais bon. M’enfin bon pas d’inquiétude, à bientôt 20 ans, il s’adapterait bien.

Et puis est arrivé le jour où j’ai explosé un saladier en pyrex, et que 79564 des 134897 morceaux ont atterri dans le déjeuner qui cuisait. Ce jour là, Noé a pris son vélo pour aller chercher des Kebabs pour tout le monde. Enfin, non juste une portion de frites pour Maël. Un peu tristouille du coup, avec ses sachets de mayo et ketchup.

A la station-service de la route des vacances il a mangé une salade bien craquante et insipide pendant qu’on se faisait des sandwichs.

Puis est arrivé le jour où Maël et Noé ont proposé de préparer les repas du soir pendant la première semaine des vacances. Pur bonheur pour moi. Vraiment. Je ne sais pas si je l’ai déjà raconté quelque part, mais j’en garde un souvenir ému.

Premier soir: Chili con carne. J’ai pas fait espagnol à l’école, mais chili con carne sin carne, c’est juste des haricots rouges. Entrave au régime végétarien.

Le jour où nous avons dîné à la crêperie a été fatal. La complète (jambon oeuf fromage), un must. Supplément oignon. Fin de l’expérience…

Quelques jours après, Basile est rentré de camp scout. A 1 heure du matin quand je l’ai récupéré et pendant les 3 jours qui ont suivi, il ne rêvait que d’une douche d’un steak, un steak ou un steak. Parce qu’à son camp, les végétariens avaient pris l’ascendant sur l’intendance du groupe de 5000 scouts. Pas sûre que ce soit super adapté pour un adolescent qui a pris 20 centimètres en 18 mois et qui fait du sport à haute dose.

Depuis quelques semaines, et surtout depuis qu’on a revu « Demain, le film » Coline préfère ne plus manger ni viandes ni poissons. Sauf cas exceptionnel. Mais plein de protéines quand même. Des oeufs, du fromage, pas trop de produits laitiers.

Et moi je fais comment? Sachant que j’ai peu de principes mais au moins celui de passer moins de temps à préparer les repas qu’à les consommer, et que je suis plutôt orientée plat unique familial rapide et efficace, ça pourrait devenir compliqué. Parce que je comprends leur choix. Et que ça me convient bien aussi de ne pas manger trop de viande (pour le poisson c’est réglé, c’est malheureusement hors de prix)

Ils ont trouvé la solution eux-mêmes: ils sont flexitariens. Et le flexitarisme, ça existe bel et bien. Et c’est plutôt intéressant. Ok pour les pros du sujet, je dois donner l’impression que je débarque d’une île déserte sur laquelle j’ai erré longtemps. 

Bon, il faut quand même que je surveille un peu que sous prétexte de flexitarisme ils n’en profitent pas pour zapper ce qu’ils n’aiment pas. Pour les petits pois, ça ne marche pas!

 

ça sent le sapin…

L’an dernier, je vous avais déjà présenté l’opération Sapins de Noël des Eclaireuses et Eclaireurs Unionistes de France. Cette opération permet à des scouts de 16 à 18 ans de récolter des fonds pour financer un projet qu’ils préparent pendant 2 ans. Cette année, c’est le projet de l’équipe de Coline qui se prépare: partir à Djakarta faire de l’animation pour des enfants handicapés, avec l’association HATI.

Alors oui c’est un projet humanitaire, qui coute de l’argent.

Mais ce que j’y vois surtout, c’est une équipe de 4 grands ados, qui font du scoutisme ensemble depuis qu’ils ont 8 ans,  et leur responsable qui vont vivre une aventure qui va les changer, qui va changer le regard qu’ils ont sur leur vie et sur leur existence, et à qui cela vaut la peine de donner cette chance, maintenant.

L’opération sapin, c’est ça:

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Oui, je vais participer à cette vente de sapin, et je propose de livrer vos sapins à votre domicile si vous commandez et que vous habitez les communes suivantes: Rueil-Malmaison, Chatou, Croissy-Sur-Seine, Montesson, Le Vésinet, le Pecq, Marly-le-Roi, Bougival, Louveciennes. Je remplirai le grand coffre de mon super Expert Tepee pour y mettre vos sapins et vous épargner d’aller le chercher à Viroflay le 13 décembre si c’est compliqué pour vous. Il suffit que vous me contactiez par mail pour qu’on s’organise (8alamaison.com (@) gmail.com)

Merci pour votre générosité, n’hésitez pas à envoyer le lien de ce billet par mail à vos réseaux persos dans ces communes parce qu’il faut que ça marche, il faut que ça marche, il faut que ça marche, et ça va marcher.

Et pour vous remercier, demain soir, je publie un billet avec un concours tout doux (Teasinnnnnnggggg)

Ensemble

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Les enfants grandissent… Vite.

Non, pas trop vite, juste vite. Et du coup, je regarde, je constate, j’observe, je souris, et je m’adapte.

Je m’aperçois qu’une fois qu’ils sont au collège, l’indépendance les gagne. Enfin pas quand il s’agit de se nourrir, ou de se payer des fringues. Mais pour s’occuper, ils aiment bien être seuls. Geeker un peu, beaucoup, ça prend du temps. Dormir. Aussi. Travailler, de plus en plus. Si, si. Regarder une série, parfois. Aller voir les potes. De temps en temps.

Et les frères et soeurs là-dedans? On les croise autour du lavabo quand on se brosse les dents, à la porte des toilettes quand l’un prend la place de l’autre, à table. Oui, à table c’est sacré, le dîner du soir. Ou les déjeuners du week-end. Parfois un jeu le soir, ou un film ensemble vautrés sur le canapé.

Et puis de temps en temps un vrai grand moment. Qu’ils partagent entre eux. Un moment qu’il faut parfois provoquer pour qu’il arrive, parce que c’est celui où ils échangent, ils rient, ils s’engueulent un peu aussi, mais où surtout ils sont ensemble.

Cet été, les enfants n’ont pas passé une seule semaine de vacances tous les 6. Pour la première fois. Il faut que je m’y fasse, « tous ensemble » deviendra de plus en plus rare.

Aujourd’hui, nous sommes allés pique-niquer tous ensemble. Le parc du château de Versailles, il y a pire comme environnement. Un sac plein de ce qu’il fallait pour faire des sandwiches énormes (et chacun se fait les siens, c’est un autre avantage de les voir grandir). Des raquettes de badminton, 1 diabolo, des fleurs à cueillir et accrocher dans les cheveux des filles. 3 heures ensemble.

3 heures volées au rythme de 6 enfants qui courent vers l’indépendance, l’autonomie, l’âge adulte, mais dont les souvenirs d’enfance se construisent aujourd’hui: Ceux qui sont indélébiles, ceux qui font du bien, ceux que rien ne pourra altérer, et qui compensent les moments plus difficiles qu’ils subissent par ailleurs.

Tu me passes ta carte de crédit?

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Quand j’étais petite, il y avait un livre que ma maman nous racontait. C’était l’histoire de deux enfants, la grande fille d’au moins 10 ans et son petit frère pas si petit, dont la maman était un peu malade le samedi matin. Alors elle leur dressait une liste de courses, leur confiait de l’argent dans son porte-monnaie et les envoyait au marché.

Ils se sentaient investis d’une vraie mission de confiance, étaient gentils avec les commerçants, se faisaient offrir un bonbon par la boulangère, et comme il leur restait de l’argent dans le porte-monnaie à la fin des courses, ils achetaient un joli bouquet à leur maman pour lui faire plaisir.

Je ne me souviens pas qu’il y avait un papa dans l’histoire pour aider la maman quand elle était malade, mais ça, on va dire que c’est parce que c’est une vieille histoire, hein? Dans la vraie vie, ça ne se passerait plus comme ça de nos jours…

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EDIT: Une lectrice du billet m’a retrouvé le titre du livre…  C’est bien celui-là!

Cela fait très longtemps que les enfants font des courses seuls. Ou par deux. Une baguette, un litre de lait, une boîte d’oeufs. Je répétais les conseils de sécurité de base et les autres aussi, je les regardais par la fenêtre, et comptais les minutes avant leur retour.

Depuis quelques années, je confie ma carte bleue qui est jaune à mes enfants. La première fois, c’est parce que je n’avais pas d’argent liquide, ou pas assez pour payer la liste de courses. Basile devait avoir 13 ans, et il m’a raconté l’étonnement de la caissière quand il lui a dit « je paie par carte ». Depuis ils préfèrent utiliser les caisses minute… sans caissière. ça claque quand même de sortir la Visa Premier à 13 ou 15 ans!

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Et puis une autre fois, j’ai proposé aux aînés une virée shopping sans moi. Un budget de 30 euros chacun (s’ils voulaient dépenser plus, c’était eux qui finançaient). Ma carte bleue toujours jaune dans leur poche, le code dans leur tête. Et un justificatif/ticket de caisse au retour.

Par contre, ils ne veulent jamais ni pochon, ni caddie de mémère.

J’évite de les envoyer chercher de l’argent au distributeur, histoire d’éviter un risque de braquage ou autre. Enfin, si, les grands l’ont déjà fait. Le code c’est par coeur, ou pas.

Un jour, j’ai vécu un grand moment de solitude (et de fatigue aussi?). Ce moment où j’ai composé mon numéro de carte bleue jaune à la caisse d’un magasin: « code erroné ». 2ème fois: « code erroné ».

Je savais que Coline le connaissait, même du fin fond du camp scout où éloignée de toute civilisation, elle pouvait me sauver la mise ( et mon caddie avec). J’ai réussi à la joindre via sa responsable et elle me l’a rappelé. J’ai sauvé mon caddie. Depuis, j’ai une formule hyper compliquée qui me permettrait de retrouver ce code dans mon téléphone… si je me souviens de la formule au moment où je perds mon code.

Un jour, il faudra que je leur confie la clé de ma voiture. Je ne suis pas encore prête. 

Je dis souvent aux enfants que la confiance de l’autre est longue à gagner, qu’elle a besoin d’être entretenue, et qu’elle est facile à perdre… Pour l’instant, aucun ne l’a trahie en achetant avec ma carte billet d’avion pour Acapulco.

Ni un bouquet de fleurs d’ailleurs.

Pourvu que ça dure!

Les enfants testent des cours privés en ligne! (*)

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A la maison, je suis 6 programmes scolaires simultanément.

Terminale S, Première S, 3ème, 5ème, CM2 et CM1. Les enfants sont tous scolarisés dans le public, depuis toujours, et ça me va bien comme ça. J’essaie de leur apporter l’encadrement nécessaire pour qu’ils bossent au niveau des attentes de leurs profs, et ça passe. Ils sont plutôt autonomes, certains plus que d’autres, et ils ont plutôt des facilités, dans certaines matières plus que dans d’autres. Et puis ça dépend des jours.

Mes enfants montrent, en grandissant, une appétence certaine pour les matières scientifiques. Pas une appétence totale. Mais certaine. C’est comme ça, mais évidemment ça limite ma capacité à les aider, parce que ça devient de plus en plus obscur pour moi. Alors que me reste-t’il?

La méthodologie. Leur donner des pistes pour apprendre mieux, comprendre un peu plus. Travailler avec des copains, aller en cours de soutien quand c’est proposé, refaire systématiquement les contrôles, etc.

Ces dernières semaines, 3 des enfants ont testé un nouveau service qui s’appelle Wakiris. Wakiris, c’est une plateforme qui propose des cours en ligne, surtout orientés collège et lycée, dans toutes les matières, c’est bluffant.

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Le principe est super simple

On s’inscrit, on achète des crédits: 1 crédit = 1 euro.

Après on choisit la matière du cours souhaité, le niveau, et la liste de profs avec photos et appréciations des élèves précédents s’affiche.

Le prix des cours est variable selon le niveau. Pour 1 heure de maths, niveau lycée, cela coûte 30 euros. 1/2 heure d’Espagnol niveau collège, c’est 12 euros.

Il suffit de sélectionner le professeur, son emploi du temps s’affiche, on choisit son créneau (horaire et et durée du cours de 30 ou 60 minutes) et on réserve, avec un petit message de commentaire pour préciser les attentes, ça aide le prof à s’adapter, et l’enfant à préciser ce dont il a vraiment besoin.

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La mécanique qui s’active derrière est très efficace: message de validation du cours par le prof, avec toujours un petit message personnel demandant des précisions sur le contenu, les livres utilisés en classe, le sujet traité en ce moment.

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Comme je suis un peu tordue, et un peu désorganisée parfois, j’ai testé, non intentionnellement, la souplesse du site: annuler un cours en dernière minute, changer de prof, reprogrammer, échanger. C’est puissant! Je me suis dit que Wakiris réussissait à être aussi réactif que si notre communication se faisait par téléphone. Vraiment sympa.

Les professeurs que les enfants ont choisis (en maths, physique, SVT, Anglais et Espagnol) sont tous des professeurs qui exercent en Lycée, Collège ou dans l’enseignement supérieur. Donc ils connaissent les programmes, les livres, et sont donc efficaces immédiatement.

Le déroulement du cours? Au moment où le cours démarre, un écran s’affiche pour se connecter et permet au professeur et à l’élève de se mettre en communication avec 3 outils simultanés: la conversation audio (avec un casque). Le partage d’écran du professeur, visible par l’élève pour lui montrer des shémas, des libellés d’exercices ou autres. Un écran de saisie sur lequel l’élève peut écrire, faire des schémas. Cet écran est vu par le professeur.

Au bout du temps imparti pour le cours, tout s’arrête.

Mes enfants ont trouvé les outils hyper puissants. Evidemment ils n’ont aucune appréhension de ces outils, du fait de suivre un cours en ligne, à distance etc. Ils sont à l’aise avec ça, parce que c’est leur moyen de communiquer aujourd’hui. Et ils ont bien aimé le fait de suivre le cours de la maison, sans avoir à se déplacer. C’est sans contrainte pour eux, et ça a un côté rassurant.

Bon, le seul truc, c’est que c’est vite addictif je pense… Mais c’est rassurant pour moi de savoir qu’il existe un service permettant d’aider les enfants rapidement, de façon très efficace, et avec des outils qui leur conviennent vraiment.

Typiquement, quesques jours avant un contrôle de maths en 1ère S, ce n’est pas qu’un luxe que d’offrir à son enfant une petite séance de révision bien ciblée, qui met en confiance, qui oriente bien les révisions, valide les incompréhensions. Là où moi, je suis bien impuissante à le faire.

Wakiris, c’est vraiment une belle découverte, et quand je pense à tous les parents qui comme moi se sentent un peu niais devant un cours sur la relativité du temps, la génétique ou les variations de fonction, je me dis que la solution existe pour que les enfants ne restent pas dans la panade.

(*) Artcile sponsorisé, mais écrit avec mes mots, juste mes mots!

The Balade au bois de Boulogne

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Au départ on devait visiter les Invalides. on avait même prévu un selfie devant le tombeau de Napoléon. J’avais fait mes petites recherches historiques, raconté un bout de la vie de Louis XIV. 20 minutes en voiture pour traverser la Porte Maillot… Manif pour tous, Prix de l’Arc de Triomphe, courses pédestres.

Virage à droite vers le Bois de Boulogne pour sentir les branches craquer sous les pieds, ramasser quelques emballages de capotes tagués Love en Rose fluo  marrons. Les kids ont été trompés sur la marchandise trop bien vendue, ça râle un peu.

Les balades au Bois de boulogne, c’est particulier. Trouver un coin d’herbe pour se poser, c’est possible. Mais une fois qu’on voit les fleurs feuilles blanches ou roses qui entourent tous les arbres, on se dit que marcher sur les allées, c’est mieux. Au bois de Boulogne, on ne peut pas faire 200m sans devoir traverser une avenue. Trouver un passage piéton. C’est rythmé. Revigorant. Pourtant on a vu un écureuil. Qui courait par terre pour passer d’un arbre à un autre. Basile a dit: « Dans le vraies forêts, c’est dur de voir des écureuils, ils sont en haut des arbres. Ici c’est pas une vraie forêt ». On a continué à marcher. Dans le bois de Boulogne, il y a des allées sablonneuses pour les chevaux. On n’en a pas vu un seul, mais on s’est mis du sable plein les pompes.

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Mais au Bois de Boulogne il y a une petite rivière. Sans petit pont pour la traverser. Mais trop large pour sauter par-dessus. Alors on a trouvé un morceau de bois mort, et on a fabriqué un petit pont. Basile est passé le premier. Et puis chacun est passé en commençant par les plus légers. Une fois qu’ils ont été tous de l’autre côté, ils m’ont regardée en se marrant, Coline a sorti son téléphone pour immortaliser l’événement par une vidéo qui ferait le tour de la planète. J’ai vidé mes poches et annoncé mon héritage à mes héritiers. Et j’ai franchi le pont. La branche a émis quelques craquements douteux. Mais j’étais passée.

En fait, il y avait un pont à 15m de là, mais c’était mieux de ne pas l’avoir vu. Et puis il y avait un arbre penché avec un tronc bien large.

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Qui montait très haut.

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On a joué à Mowgli. Presque tous. Et ça, c’était impressionnant.

On n’a rapporté ni marrons, ni batons, ni fleurs, ni papiers roses fluo brillants avec marqué Love dessus.

Ce soir, j’ai joué à Mario Kart Wiiiiiiiiiiiii

Ils m’ont filé une manette, pour que je joue avec eux. 

Pour que je perde, en fait, et qu’ils puissent gagner.

Ils m’ont fait choisir un personnage hyper costaud, avec un véhicule hyper lourd. Histoire que je traîne encore plus.

Ils ont pris des volants et m’ont laissé une manette, j’ai mis un moment à comprendre dans quel sens il fallait la tenir. Un volant c’est rond, alors conduire un véhicule avec une manette horizontale, ce n’est pas super intuitif. Pour moi.

Après ils ont choisi des circuits hyper durs. Avec de l’eau. Du sable. Des coins bien sombres avec des intrus qui te tombent dessus ou bloquent le passage. Il parait que c’est le jeu. Moi j’étais 12ème à chaque course. 12ème, sur 12. Je crois que j’ai rapporté 3 points à notre équipe, sur 4 courses.

A la 5ème course, j’ai commencé à maîtriser le jeu. La manette. Le sens du circuit. J’étais trop fière. J’étais même en 4ème position. A la fin du 1er tour. L’extase totale.

Alors j’ai décidé de me concentrer. Seule avec moi-même. De faire abstraction de l’environnement. Pour rapporter des points à mon équipe. Sans penser aux dégâts collatéraux possibles liés à mes mouvements. La prochaine fois, je resterai 12ème. C’est moins dangereux.

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Comment je me suis retrouvée à faire une glace speculoos

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Il est 18h45. Hier, nous nous sommes couchés à 2 heures, mais qu’est ce que la fête était belle. Je raconterai ce bon moment ici.

Mais je reviens à aujourd’hui. Il est 18h45 et je suis un peu vautrée sur mon lit, à lire quelques bons billets. Petit coup de fatigue préprandial, certains sont sous la douche ou dans le bain, et l’eau va bientôt bouillir pour les pâtes (non, je ne ferai pas de cuisine 2 jours de suite).

Coline fait irruption dans ma chambre et m’annonce qu’elle a reçu une recette Marmiton de glace aux Speculoos. Mam’s ça a l’air trop bon. Ma réponse est plutôt évasive, je suis encore sous le coup d’un dîner la veille, et en mode remise en place de mon estomac. Coline, parce que c’est Coline m’annonce qu’elle aimerait trop faire cette glace aux Speculoos. Ma réponse est encore plus évasive, je lui dis que ça sera l’occasion de remettre en service la sorbetière qui est au repos depuis l’été dernier.

Coline, qui ne serait pas Coline si elle ne me répondait pas comme cela, me répond que c’est une recette sans sorbetière, et qu’elle a prévu de la faire maintenant. Pas après le dîner, ni ce week-end. Mais là, maintenant. Je capitule. Elle a de la chance, tous les ingrédients sont dans la cuisine. Même pas l’excuse de ne pas avoir de spéculons. Et puis elle est grande et autonome, après tout.

Et c’est là que je prends conscience de la réalité. Coline aime faire la cuisine de manière impulsive (elle a de bons gènes que je connais), mais elle n’aime pas faire la cuisine seule. Donc ce n’est pas Coline qui va faire une glace aux Speculoos, c’est Coline et moi. Dicrètement d’abord, elle va me demander quel saladier utiliser pour faire son premier mélange (pour que j’évalue la taille du saladier nécessaire). Je vais en profiter pour lui expliquer que pour fouetter de la crème, il faut choisir de la crème entière, et la mettre dans le congélateur avec son saladier avant, pour qu’elle monte mieux.

A ce stade, j’ai fini de lire de bons billets. Je ne suis plus concentrée. C’est là qu’interviennent les questions sur le bain-Marie. Pourquoi on parle de cuisson au bain-Marie. Je n’en sais rien, poulette, mets de l’eau à bouillir.

Là, je ferme mon ordinateur et je rejoins Coline dans la cuisine. Histoire de préparer le dîner. C’est une évidence que préparer le dîner dans la même cuisine que Coline qui prépare une glace au Spéculoos relève du vrai challenge. J’arrive à jeter des pâtes dans la casserole d’eau bouillante. De manière générale, autour de 19h00 la cuisine est plutôt baignée d’odeur d’oignons que de speculoos. Pendant ce temps, Coline a dû aller passer un coup de fil et discrètement m’a refilé son fouet pour que je remue sans jamais t’arrêter Mam’s jusqu’à ce que ça épaississe. Je suis un peu coincée. Le bain-marie devient jacuzzi-marie, ça fait des bulles et ça déborde. La cuisine commence à changer d’aspect.

Ouf il faut que ça refroidisse, il est temps de dîner. La soirée est loin d’être terminée. C’est bizarre dans la recette ils annonçaient 20 minutes de préparation. Monter une crème fouettée, ça ne prend pas 5′. Il faut fouetter, longtemps. Même au batteur électrique. je prends la relève. On incorpore, on remplit des bacs, on lèche les plats.

Et là, oui là, il faut faire super attention à l’ado qui peut se révéler et prétexter un cours de latin, ou un contrôle de maths pour fuir les lieux, en laissant le rangement et la vaisselle. Donc l’astuce, c’est de sortir de la cuisine avant Coline. Et de l’y laisser avec quelques instructions, une éponge. Et Coline le fait, bien et totalement.

Donc, ce soir, alors que je n’avais rien demandé, je me suis retrouvée à faire une glace au Speculoos. Entre 18h45 et 20h30. Et je pense que la recette vaut la peine. Je ne sais pas si je devrai rester éveillée pour la goûter après ses 4 heures au congélateur…

Ce soir, on traque les points noirs

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Ahhhh pour celles qui pensaient que nous avions fait le tour des Tutos, c’était bien mal connaître Coline qui continue inlassablement à tester des produits, faire des listes d’achats improbables, rater parfois mais me faire bien marrer, et me fournir des sujets de tutos du dimanche soir.

Ce soir, on traque les points noirs.

Ceux qui se cachent dans les ailes du nez, ou sur le menton, et ça marche aussi pour les impuretés.

Commençons par prendre une bonne douche bien chaude, une douche qui dilate bien les pores et ramollit bien la peau. En en sortant, on file dans la cuisine et dans un petit bol on met:

– Une cuillère à soupe de lait

– 2 feuilles de gelatine alimentaire coupées en petits morceaux

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15 secondes au micro-ondes, et on touille bien. La quantité n’est pas énorme mais bon, on peut doubler les proportions si on a des points noirs ailleurs.

Appliquer la mixture sur le nez et le menton ou ailleurs, avec un pinceau de cuisine par exemple. Laisser reposer 20 minutes (en révisant un cours de latin par exemple si on est ado-rable)

Après 20 minutes, retirer la mixture, qui aura séché et ressemblera à du gel silicone. Bien regarder le résultat à la lumière.

Hydrater.

Et à dimanche!

Je peux inviter un copain?

La question est récurrente, et c’est bien sympa.

Pendant des années j’ai souvent été la pauvre pomme à qui on a fourgué des enfants supplémentaires, parce que une fois qu’on en a 6, si y’en a 2 de plus, ça ne fait pas grande différence. Une maman a même « oublié » ses enfants chez moi et est venue les récupérer à 20h00 un soir. Baignés, dîner pris, histoire racontée, y’avait plus qu’à les coucher.

Alors quand j’ai appris à dire non, il n’y a plus eu très souvent plein d’enfants à la maison. Enfin, il y en a déjà plein. Mais plus que plein.

Maintenant que les enfants ont grandi, j’ai envie qu’il y ait plein d’enfants à la maison. Parce qu’être à la maison, c’est plus sécurisant que de les savoir jouer dans la rue, ou les emmener au parc. Donc j’ai envie que la maison soit le lieu où les enfants aient le réflexe de venir avec leurs amis.

Mercredi dernier, j’ai annoncé que vendredi serait une soirée: « j’invite un copain ». Chaque enfant pouvait inviter un copain/une copine. Chez les scouts ils font la même chose pour recruter des enfants. Moi, je ne cherche pas à recruter, hein?

Au bénéfice d’emplois du temps divers, nous étions 10 à la maison. 9 enfants.

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Je les ai récupérés après l’école, et après le goûter ils sont partis jouer. Vrai moment de tranquillité. Parce que 2 par 2 on ne se dispute pas. On se répartit l’espace pour jouer, chaque enfant avec son ami (e). Bonheur.

Vers 18h30, j’ai mis 4 fonds de pizza et sauce tomate (merci les Kits tout prêts) sur la table, et j’ai mis à disposition des ingrédients: champignons, dés de jambon, lardons, mozzarelle, parmesan, viande hachée, tomates coupées, gruyère râpé, ananas en morceaux, etc. Et puis j’ai appelé chaque binôme pour qu’il fasse sa pizza.

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Une seule règle: chacun devra manger la part qu’il a préparée. Et là, j’aurais pu faire une étude sociologique sur les comportements des enfants: entre celui qui ordonnait chacun de ses ingrédients en ligne, celui qui chargeait la pizza comme s’il s’agissait de son dernier repas, celui qui voulait une pizza à rien, celui qui alignait les dés de jambon, des tranches de chorizo, des lignes de râpé. Bref, j’ai enfourné les 4 plaques de four 2 par 2, et zouuu tout le monde à table.

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C’était vraiment super gai.

Tellement gai qu’on a fêté l’anniversaire de Coline en plantant des bougies dans des pots de Danette et en chantant très fort. Qu’est-ce que c’était bien!

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Après le dîner, un peu de jeux sur l’Ipad. Un défouloir sur la Wii avec Just Dance, un dernier bracelet Rainbow Loom. Les grands négocient pour que leurs potes restent dormir à la maison, et je ramène les plus jeunes chez leurs parents.

On ramasse les légos pour ne pas se tuer les pieds le lendemain matin, on range les Polly Pocket qui sont tous sortis de leur bac, on remet les couettes qui ont servi de cabane, on prête une brosse à dent, un pyjama, un lit. 

Tout le monde se couche un peu tard mais pas trop, et on rêve déjà de la prochaine fois.