Je me suis reposée avec 4 ado-rables en vacances

En mai dernier, j’ai proposé à Basile de partir en vacances avec des copains cet été. Tous ses frères et soeurs sont en camp scout, pour lui c’est une année « entre 2 ». Quand on a une famille nombreuse, ce n’est pas toujours facile d’emmener les copains des enfants en vacances. Donc on en profite cette année.

A 17 ans, je trouve qu’on est trop jeune pour partir seul avec les copains. Et en même temps, c’est ça qu’on a envie de faire!

Donc je me suis dit que j’allais vous faire partager quelques clés de réussite pour des vacances réussies avec des ados.

Le contrat de départ:

Faire comme s’ils étaient en vacances sans moi, mais je suis là quand même. Ce n’est pas moi qui emmène les ados en vacances. Ils partent en vacances entre eux, et je suis la caution pour que ça se passe au mieux. Je pense que ça rassure aussi les parents des copains, qui ne les auraient pas laissés partir seuls non plus.

Basile a choisi de partir avec ses 3 meilleurs potes. Ils se connaissent depuis la maternelle ou la primaire, mais n’ont jamais eu l’opportunité de partir en vacances ensemble. Ils sont 4, c’est un bon nombre, 4. Tout le monde tient dans la voiture!

Le lieu:

On a choisi de venir dans notre maison de famille en Bretagne, parce que Basile aime ce lieu (et moi aussi). C’est une vraie chance, ça évite de prendre une location. Mais c’est bien qu’il y ait un adulte pour mettre en route la maison.

L’intendance:

Faire comme si je n’étais pas là, ça veut dire qu’ils organisent leurs repas et font la cuisine.  Ils ont fait des menus le premier jour, la liste de courses qui va avec et ils ont choisi de faire un gros plein qui tiendra la semaine, on ne va pas perdre du temps à aller faire des courses tous les jours. J’ai cuisiné une courgette farcie un soir, c’est la caution légumes. Mais c’était varié, et … nourrissant.

« Mam’s, tu préviens si tu ne dines pas là, ok? » J’ai l’impression de m’entendre.

Budget:

Basile a fait un budget avant de partir: transport, participation aux charges de la maison, et alimentation. 100 euros par personne transport compris pour une semaine. Du coup, ils font les comptes à J3 pour voir s’ils sont dans le budget. En alimentation: 5€ par jour et par personne.

Activités:

Ici, on fait du surf et du Morey Boogie dans les vagues, de la marche à pieds (c’est pas très ado comme activité). Une journée Kayak bien physique. Une sortie crêperie, c’est l’extra de la semaine. 

L’alcool:

J’ai accepté de cautionner l’achat d’un pack de bières, ça évite qu’ils dépensent des fortunes dans les bars. Et puis boire une ou 2 bières le soir sur la plage, c’est quand même du bonheur.

Les sorties du soir:

Oui j’autorise les sorties, je ne sais pas très bien à quelle heure ils rentrent… Je dors. Ils refont le monde ensemble, ils ne sont pas du genre à inventer des trucs dangereux, et dans notre coin de presqu’île, les risques de mauvaises rencontres sont… faibles. Ils sont en groupe, plutôt grands et baraqués.

Et en plus:

  • Les amis de Basile sont à son image, faciles à vivre, pleins d’humour, avec un appétit féroce.
  • Les journées des ado-rables ne commencent pas avant 11h00, j’ai donc du temps pour moi, des petits-dej au calme.
  • Ils ont de bons réflexes: passer un coup d’éponge sur la table, débarrasser leur petit-dej, ramasser des fringues qui traînent. Ils ont su profiter de l’éducation qu’ils ont reçue, je le leur ai dit.
  • Ils sont heureux et reconnaissants et ils le disent, ça fait plaisir à chaque fois.
  • Rentrer de la plage, aller se doucher, aller boire un apéro puis se mettre les pieds sous la table, c’est inestimable parce que rarissime.
  • Ils sont autonomes, et plutôt responsables.
  • Je reste fan des ados. C’est une période incroyable à observer, à partager, à accompagner.

 

 

Amour du jour

Ce matin, j’ai relu des billets que j’ai écrits sur le blog. Certains avaient glissé sur le clavier sans qu’ils aient vraiment été réfléchis avant. D’autres que j’avais travaillés, mûris, écrits et repensés avant de les publier.

Ces billets qui traduisent des émotions, des sentiments, des humeurs, des situations vécues, des réflexions que m’inspire notre vie de tous les jours. En y mettant un peu d’humour, parfois. Souvent. Parce que l’humour, c’est ce qui permet de mettre le couvercle sur plein d’autres émotions ressenties.

Et dans ces émotions, il y a l’amour. Celui que je ne nomme pas souvent, parce que ça fait gnangnan et compagnie, un peu sirupeux et bisounours tout. Surtout quand on est formaté depuis longtemps à vivre ses émotions avec un peu de retenue plutôt qu’en les exprimant. N’empêche que depuis que je suis mère, vu ce que je suis amenée à vivre pendant cette période où les enfants sont à la maison, autant appeler un chat un chat: il faut une sacrée dose d’amour pour que ça passe parfois. Tout ce qu’on n’accepterait pas au 1/10ème si cela venait de quelqu’un pour qui on n’a pas d’amour.

Alors oui je déborde d’amour pour chacun d’entre eux. C’est mielleux, c’est sucré, c’est vraiment doux. C’est surdosé, c’est dépassé, mais ça me galvanise, chaque jour.

Et aujourd’hui encore plus pour Basile pour qui j’avais écrit ce billet il y a un an jour pour jour et que je pourrais écrire à nouveau aujourd’hui, avec autant d’amour.

 

Billet écrit dans le cadre de ma participation au projet #10dumois « parlez-moi d’amour »… Et la Saint-Valentin me laisse sèche!

 

 

Devenir un grand

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Il est le plus grand aujourd’hui.

Il a une jolie place dans la fratrie.

Il y a les grands, les moyens, les petits.

il y a les garçons, il y a les filles.

il y a les bruns, il y a les blonds.

Il y a ceux qui se ressemblent, il y a ceux qui s’assemblent.

Et il y a avant tout chacun d’entre eux, individuellement.

Basile était blond, aujourd’hui il est plutôt brun.

Basile était dans les moyens, aujourd’hui il est dans les grands.

Basile est un garçon, et bientôt un homme.

Quand il était plus petit, je serrais Basile dans mes bras et il posait sa tête sur mon épaule. Aujourd’hui il me serre dans ses bras et je pose ma tête sur son épaule. C’est notre truc depuis qu’il est tout petit. On se croise dans la maison, et on se serre fort dans les bras. Pour recharger les batteries. C’est ce qu’on se dit l’un à l’autre. Le courant passe bien, et c’est du continu, pas de l’alternatif.

Basile a 16 ans, et ça lui va vraiment bien!

Ensemble

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Les enfants grandissent… Vite.

Non, pas trop vite, juste vite. Et du coup, je regarde, je constate, j’observe, je souris, et je m’adapte.

Je m’aperçois qu’une fois qu’ils sont au collège, l’indépendance les gagne. Enfin pas quand il s’agit de se nourrir, ou de se payer des fringues. Mais pour s’occuper, ils aiment bien être seuls. Geeker un peu, beaucoup, ça prend du temps. Dormir. Aussi. Travailler, de plus en plus. Si, si. Regarder une série, parfois. Aller voir les potes. De temps en temps.

Et les frères et soeurs là-dedans? On les croise autour du lavabo quand on se brosse les dents, à la porte des toilettes quand l’un prend la place de l’autre, à table. Oui, à table c’est sacré, le dîner du soir. Ou les déjeuners du week-end. Parfois un jeu le soir, ou un film ensemble vautrés sur le canapé.

Et puis de temps en temps un vrai grand moment. Qu’ils partagent entre eux. Un moment qu’il faut parfois provoquer pour qu’il arrive, parce que c’est celui où ils échangent, ils rient, ils s’engueulent un peu aussi, mais où surtout ils sont ensemble.

Cet été, les enfants n’ont pas passé une seule semaine de vacances tous les 6. Pour la première fois. Il faut que je m’y fasse, « tous ensemble » deviendra de plus en plus rare.

Aujourd’hui, nous sommes allés pique-niquer tous ensemble. Le parc du château de Versailles, il y a pire comme environnement. Un sac plein de ce qu’il fallait pour faire des sandwiches énormes (et chacun se fait les siens, c’est un autre avantage de les voir grandir). Des raquettes de badminton, 1 diabolo, des fleurs à cueillir et accrocher dans les cheveux des filles. 3 heures ensemble.

3 heures volées au rythme de 6 enfants qui courent vers l’indépendance, l’autonomie, l’âge adulte, mais dont les souvenirs d’enfance se construisent aujourd’hui: Ceux qui sont indélébiles, ceux qui font du bien, ceux que rien ne pourra altérer, et qui compensent les moments plus difficiles qu’ils subissent par ailleurs.

Tu me passes ta carte de crédit?

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Quand j’étais petite, il y avait un livre que ma maman nous racontait. C’était l’histoire de deux enfants, la grande fille d’au moins 10 ans et son petit frère pas si petit, dont la maman était un peu malade le samedi matin. Alors elle leur dressait une liste de courses, leur confiait de l’argent dans son porte-monnaie et les envoyait au marché.

Ils se sentaient investis d’une vraie mission de confiance, étaient gentils avec les commerçants, se faisaient offrir un bonbon par la boulangère, et comme il leur restait de l’argent dans le porte-monnaie à la fin des courses, ils achetaient un joli bouquet à leur maman pour lui faire plaisir.

Je ne me souviens pas qu’il y avait un papa dans l’histoire pour aider la maman quand elle était malade, mais ça, on va dire que c’est parce que c’est une vieille histoire, hein? Dans la vraie vie, ça ne se passerait plus comme ça de nos jours…

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EDIT: Une lectrice du billet m’a retrouvé le titre du livre…  C’est bien celui-là!

Cela fait très longtemps que les enfants font des courses seuls. Ou par deux. Une baguette, un litre de lait, une boîte d’oeufs. Je répétais les conseils de sécurité de base et les autres aussi, je les regardais par la fenêtre, et comptais les minutes avant leur retour.

Depuis quelques années, je confie ma carte bleue qui est jaune à mes enfants. La première fois, c’est parce que je n’avais pas d’argent liquide, ou pas assez pour payer la liste de courses. Basile devait avoir 13 ans, et il m’a raconté l’étonnement de la caissière quand il lui a dit « je paie par carte ». Depuis ils préfèrent utiliser les caisses minute… sans caissière. ça claque quand même de sortir la Visa Premier à 13 ou 15 ans!

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Et puis une autre fois, j’ai proposé aux aînés une virée shopping sans moi. Un budget de 30 euros chacun (s’ils voulaient dépenser plus, c’était eux qui finançaient). Ma carte bleue toujours jaune dans leur poche, le code dans leur tête. Et un justificatif/ticket de caisse au retour.

Par contre, ils ne veulent jamais ni pochon, ni caddie de mémère.

J’évite de les envoyer chercher de l’argent au distributeur, histoire d’éviter un risque de braquage ou autre. Enfin, si, les grands l’ont déjà fait. Le code c’est par coeur, ou pas.

Un jour, j’ai vécu un grand moment de solitude (et de fatigue aussi?). Ce moment où j’ai composé mon numéro de carte bleue jaune à la caisse d’un magasin: « code erroné ». 2ème fois: « code erroné ».

Je savais que Coline le connaissait, même du fin fond du camp scout où éloignée de toute civilisation, elle pouvait me sauver la mise ( et mon caddie avec). J’ai réussi à la joindre via sa responsable et elle me l’a rappelé. J’ai sauvé mon caddie. Depuis, j’ai une formule hyper compliquée qui me permettrait de retrouver ce code dans mon téléphone… si je me souviens de la formule au moment où je perds mon code.

Un jour, il faudra que je leur confie la clé de ma voiture. Je ne suis pas encore prête. 

Je dis souvent aux enfants que la confiance de l’autre est longue à gagner, qu’elle a besoin d’être entretenue, et qu’elle est facile à perdre… Pour l’instant, aucun ne l’a trahie en achetant avec ma carte billet d’avion pour Acapulco.

Ni un bouquet de fleurs d’ailleurs.

Pourvu que ça dure!

Les enfants testent des cours privés en ligne! (*)

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A la maison, je suis 6 programmes scolaires simultanément.

Terminale S, Première S, 3ème, 5ème, CM2 et CM1. Les enfants sont tous scolarisés dans le public, depuis toujours, et ça me va bien comme ça. J’essaie de leur apporter l’encadrement nécessaire pour qu’ils bossent au niveau des attentes de leurs profs, et ça passe. Ils sont plutôt autonomes, certains plus que d’autres, et ils ont plutôt des facilités, dans certaines matières plus que dans d’autres. Et puis ça dépend des jours.

Mes enfants montrent, en grandissant, une appétence certaine pour les matières scientifiques. Pas une appétence totale. Mais certaine. C’est comme ça, mais évidemment ça limite ma capacité à les aider, parce que ça devient de plus en plus obscur pour moi. Alors que me reste-t’il?

La méthodologie. Leur donner des pistes pour apprendre mieux, comprendre un peu plus. Travailler avec des copains, aller en cours de soutien quand c’est proposé, refaire systématiquement les contrôles, etc.

Ces dernières semaines, 3 des enfants ont testé un nouveau service qui s’appelle Wakiris. Wakiris, c’est une plateforme qui propose des cours en ligne, surtout orientés collège et lycée, dans toutes les matières, c’est bluffant.

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Le principe est super simple

On s’inscrit, on achète des crédits: 1 crédit = 1 euro.

Après on choisit la matière du cours souhaité, le niveau, et la liste de profs avec photos et appréciations des élèves précédents s’affiche.

Le prix des cours est variable selon le niveau. Pour 1 heure de maths, niveau lycée, cela coûte 30 euros. 1/2 heure d’Espagnol niveau collège, c’est 12 euros.

Il suffit de sélectionner le professeur, son emploi du temps s’affiche, on choisit son créneau (horaire et et durée du cours de 30 ou 60 minutes) et on réserve, avec un petit message de commentaire pour préciser les attentes, ça aide le prof à s’adapter, et l’enfant à préciser ce dont il a vraiment besoin.

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La mécanique qui s’active derrière est très efficace: message de validation du cours par le prof, avec toujours un petit message personnel demandant des précisions sur le contenu, les livres utilisés en classe, le sujet traité en ce moment.

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Comme je suis un peu tordue, et un peu désorganisée parfois, j’ai testé, non intentionnellement, la souplesse du site: annuler un cours en dernière minute, changer de prof, reprogrammer, échanger. C’est puissant! Je me suis dit que Wakiris réussissait à être aussi réactif que si notre communication se faisait par téléphone. Vraiment sympa.

Les professeurs que les enfants ont choisis (en maths, physique, SVT, Anglais et Espagnol) sont tous des professeurs qui exercent en Lycée, Collège ou dans l’enseignement supérieur. Donc ils connaissent les programmes, les livres, et sont donc efficaces immédiatement.

Le déroulement du cours? Au moment où le cours démarre, un écran s’affiche pour se connecter et permet au professeur et à l’élève de se mettre en communication avec 3 outils simultanés: la conversation audio (avec un casque). Le partage d’écran du professeur, visible par l’élève pour lui montrer des shémas, des libellés d’exercices ou autres. Un écran de saisie sur lequel l’élève peut écrire, faire des schémas. Cet écran est vu par le professeur.

Au bout du temps imparti pour le cours, tout s’arrête.

Mes enfants ont trouvé les outils hyper puissants. Evidemment ils n’ont aucune appréhension de ces outils, du fait de suivre un cours en ligne, à distance etc. Ils sont à l’aise avec ça, parce que c’est leur moyen de communiquer aujourd’hui. Et ils ont bien aimé le fait de suivre le cours de la maison, sans avoir à se déplacer. C’est sans contrainte pour eux, et ça a un côté rassurant.

Bon, le seul truc, c’est que c’est vite addictif je pense… Mais c’est rassurant pour moi de savoir qu’il existe un service permettant d’aider les enfants rapidement, de façon très efficace, et avec des outils qui leur conviennent vraiment.

Typiquement, quesques jours avant un contrôle de maths en 1ère S, ce n’est pas qu’un luxe que d’offrir à son enfant une petite séance de révision bien ciblée, qui met en confiance, qui oriente bien les révisions, valide les incompréhensions. Là où moi, je suis bien impuissante à le faire.

Wakiris, c’est vraiment une belle découverte, et quand je pense à tous les parents qui comme moi se sentent un peu niais devant un cours sur la relativité du temps, la génétique ou les variations de fonction, je me dis que la solution existe pour que les enfants ne restent pas dans la panade.

(*) Artcile sponsorisé, mais écrit avec mes mots, juste mes mots!

No stress…

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Basile avait un train à prendre pour partir skier.

Des mois qu’on organisait ces vacances, en se demandant jusqu’au dernier jour s’il allait pouvoir partir. Le vendredi soir il a fait son sac. Ne rien oublier. Ni le stick à lèvres, ni les gants, ni son chargeur.

Ni son passeport et son billet de train. Surtout.

Le train était à 8h et des brouettes. On s’est mis d’accord pour partir à 7h et des brouettes. A Paris, ça roule bien le samedi matin. 

A 7h00, je suis allée le réveiller, pour être sûre. J’étais aussi excitée que lui de ces vacances à venir. J’ai allumé sa lumière, chatouillé le pied qui dépassait de la couette, vérifié qu’il ouvrait bien les 2 yeux. J’ai même chanté du Jean Ferrat. C’est imparable pour se réveiller.

A 7 heures et presque des brouettes, j’étais prête. Je lui ai préparé 3 tartines.

A 7 heures et des brouettes, je suis descendue pour voir si tout allait bien. Il s’était rendormi. Il ne se souvenait pas que je lui avais chanté Jean Ferrat.

Il n’a pas eu le temps de manger ses 3 tartines. J’ai proposé qu’il attache ses lacets dans la voiture. Laquelle voiture avait le pare-brise gelé. J’ai rêvé d’avoir un pare-brise de 107 au lieu de mon pare-brise d’Expert Tepee. J’ai gratté avec ma carte Familles Nombreuses SNCF. Pour conjurer le sort.

Je lui ai demandé de vérifier l’horaire de son train. 8h11. 8h et des toutes petites brouettes. 36 minutes pour rejoindre puis traverser tout Paris. 

On est laaaaaaarrrggggeeee m’a t’il dit. La phrase typique de celui qui n’a jamais vécu un bouchon parisien. J’ai imaginé le mettre dans le RER direct, mais c’était déjà trop court.

Je lui ai dit que quand on roulait à 50 km/h, les feux s’enchaînaient au vert, en roulant à vitesse constante. C’est faux.

Il m’a fait remarquer que la voiture qui respectait les 70 km/h sous le tunnel de la Défense nous ralentissait un peu. J’ai voulu lui parler du 7h et des brouettes qui permettaient d’anticiper ça, mais j’ai gardé le silence, et mon calme apparent.

Il a adoré la traversée de Paris à la fraîche. La Porte Maillot déserte, les pavés de l’avenue de la Grande-Armée (« Coucou ton bureau, Mam’s!), la place de l’Etoile sans ralentir. 

Tous les feux verts sur les champs Elysées. On n’a même pas pu voir la nouvelle vitrine de l’Espace Peugeot Avenue. Tropppp dooommmmage.

7h45 La roue de la place de la Concorde ne tourne pas encore. Tunnel du Châtelet. C’est beau le Palais de Justice, et les tours de Notre-Dame. Sur les quais, c’est 50 km/h. Je respecte.

Devant la gare de Lyon, il y a une place. Une grande place pour ma grande voiture. Un jour de grands départs aux Sports d’hiver. Je dois me rappeler qu’un billet d’Euromillions peut rapporter gros si on a de la chance. Et j’ai de la chance.

Tiens la Fnac est ouverte dans la gare. L’occase de choisir un petit roman? Tu rêves, mon fils.

A 7h57 il est assis à sa place. Dans le sens de la marche. On s’embrasse, on se souhaite de bonnes vacances. On se quitte.

J’inspire fort pour me remplir les poumons après l’apnée dans laquelle j’étais plongée depuis 30 minutes.

Il ressort du wagon, sourit, m’embrasse et me glisse à l’oreille: « Tu vois, j’aurais pu dormir 10 minutes de plus »

Opération Sapins de Noël pour aider les scouts

J’ai un brouillon d’article sur le scoutisme.

Sur les activités exceptionnelles que nos enfants y vivent tous, sur le bénévolat de leurs responsables et leur engagement, sur leur formation, sur le cadre qui leur est proposé pour grandir, sur la pédagogie appliquée, sur les différents mouvements de scoutisme et leurs spécificités etc…

En attendant, Basile et Noé ont la chance de participer à un camp de ski organisé par leur unité scoute, et par leurs responsables bénévoles. Pendant les vacances de Noël.

Pour essayer que ce camp soit accessible à tous les enfants, à des prix raisonnables, avec un projet pédagogique ambitieux, leur groupe organise une opération sapin de Noël, que je prends plaisir à relayer ici.

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Pour financer leur camp ski de cet hiver, et pour décorer vos salons durant les fêtes, les éclaireurs et éclaireuses unionistes de Vélizy-Viroflay vous propose des sapins Nordmann cultivé en Eure et Loire, en direct du producteur.
 
Il existe plusieurs tailles; petit 125/150cm (33€), moyen 150/175cm (40€), et grand 175/200cm (49€).
 
Une fois commandé, votre sapin vous attendra au choix au temple de viroflay (33, rue Coste et Bellonte à Viroflay) ou celui de Vélizy (8 bis, rue Clément Ader à Vélizy), le samedi 6 décembre de 14h à 19h et le dimanche 7 décembre de 10h à 18h.
 
Pour commander un sapin il vous suffit de répondre au questionnaire suivant et votre demande sera prise en compte (cliquer sur le lien):
 
Cette information est à partager sans modération dans votre entourage.
Merci de votre aide précieuse dans ce projet,
 
Les éclaireurs et éclaireuses de Vélizy-Viroflay

The Balade au bois de Boulogne

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Au départ on devait visiter les Invalides. on avait même prévu un selfie devant le tombeau de Napoléon. J’avais fait mes petites recherches historiques, raconté un bout de la vie de Louis XIV. 20 minutes en voiture pour traverser la Porte Maillot… Manif pour tous, Prix de l’Arc de Triomphe, courses pédestres.

Virage à droite vers le Bois de Boulogne pour sentir les branches craquer sous les pieds, ramasser quelques emballages de capotes tagués Love en Rose fluo  marrons. Les kids ont été trompés sur la marchandise trop bien vendue, ça râle un peu.

Les balades au Bois de boulogne, c’est particulier. Trouver un coin d’herbe pour se poser, c’est possible. Mais une fois qu’on voit les fleurs feuilles blanches ou roses qui entourent tous les arbres, on se dit que marcher sur les allées, c’est mieux. Au bois de Boulogne, on ne peut pas faire 200m sans devoir traverser une avenue. Trouver un passage piéton. C’est rythmé. Revigorant. Pourtant on a vu un écureuil. Qui courait par terre pour passer d’un arbre à un autre. Basile a dit: « Dans le vraies forêts, c’est dur de voir des écureuils, ils sont en haut des arbres. Ici c’est pas une vraie forêt ». On a continué à marcher. Dans le bois de Boulogne, il y a des allées sablonneuses pour les chevaux. On n’en a pas vu un seul, mais on s’est mis du sable plein les pompes.

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Mais au Bois de Boulogne il y a une petite rivière. Sans petit pont pour la traverser. Mais trop large pour sauter par-dessus. Alors on a trouvé un morceau de bois mort, et on a fabriqué un petit pont. Basile est passé le premier. Et puis chacun est passé en commençant par les plus légers. Une fois qu’ils ont été tous de l’autre côté, ils m’ont regardée en se marrant, Coline a sorti son téléphone pour immortaliser l’événement par une vidéo qui ferait le tour de la planète. J’ai vidé mes poches et annoncé mon héritage à mes héritiers. Et j’ai franchi le pont. La branche a émis quelques craquements douteux. Mais j’étais passée.

En fait, il y avait un pont à 15m de là, mais c’était mieux de ne pas l’avoir vu. Et puis il y avait un arbre penché avec un tronc bien large.

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Qui montait très haut.

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On a joué à Mowgli. Presque tous. Et ça, c’était impressionnant.

On n’a rapporté ni marrons, ni batons, ni fleurs, ni papiers roses fluo brillants avec marqué Love dessus.

Ton sourire

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Mon grand,

A travers ton sourire, j’ai vu du soulagement.

A travers ton sourire, j’ai vu de la joie, beaucoup de joie.

A travers ton sourire, j’ai vu de la satisfaction, celle de la mission accomplie.

A travers ton sourire, j’ai vu de la reconnaissance. Celle que tu as eue spontanément pour tes supporters, et pour ton entraîneur.

A travers ton sourire, j’ai vu le plaisir que tu auras à aller nager demain, et après-demain, et mercredi, et jeudi, et vendredi, et samedi, et dimanche.

A travers ton sourire, j’ai vu la revanche prise sur tes 3 courses précédentes. 40 centièmes c’est dur à avaler.

A travers ton sourire, j’ai vu le film des mois passés à t’entraîner, encore et encore, contre vents et marées que tu as pu subir.

A travers ton sourire, j’ai vu ton dimanche à Melun, avec Anne.

Ton sourire ce soir m’a tiré des larmes de joie, d’émotion, de fierté, d’amour.

Mais ton sourire, c’est ta victoire, c’est ta qualification, et gave-toi sans limite du bonheur qu’elle te procure. Elle n’appartient qu’à toi.

Vas-y, souris-moi encore comme ça.

GVd