Comment je me suis retrouvée à faire une glace speculoos

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Il est 18h45. Hier, nous nous sommes couchés à 2 heures, mais qu’est ce que la fête était belle. Je raconterai ce bon moment ici.

Mais je reviens à aujourd’hui. Il est 18h45 et je suis un peu vautrée sur mon lit, à lire quelques bons billets. Petit coup de fatigue préprandial, certains sont sous la douche ou dans le bain, et l’eau va bientôt bouillir pour les pâtes (non, je ne ferai pas de cuisine 2 jours de suite).

Coline fait irruption dans ma chambre et m’annonce qu’elle a reçu une recette Marmiton de glace aux Speculoos. Mam’s ça a l’air trop bon. Ma réponse est plutôt évasive, je suis encore sous le coup d’un dîner la veille, et en mode remise en place de mon estomac. Coline, parce que c’est Coline m’annonce qu’elle aimerait trop faire cette glace aux Speculoos. Ma réponse est encore plus évasive, je lui dis que ça sera l’occasion de remettre en service la sorbetière qui est au repos depuis l’été dernier.

Coline, qui ne serait pas Coline si elle ne me répondait pas comme cela, me répond que c’est une recette sans sorbetière, et qu’elle a prévu de la faire maintenant. Pas après le dîner, ni ce week-end. Mais là, maintenant. Je capitule. Elle a de la chance, tous les ingrédients sont dans la cuisine. Même pas l’excuse de ne pas avoir de spéculons. Et puis elle est grande et autonome, après tout.

Et c’est là que je prends conscience de la réalité. Coline aime faire la cuisine de manière impulsive (elle a de bons gènes que je connais), mais elle n’aime pas faire la cuisine seule. Donc ce n’est pas Coline qui va faire une glace aux Speculoos, c’est Coline et moi. Dicrètement d’abord, elle va me demander quel saladier utiliser pour faire son premier mélange (pour que j’évalue la taille du saladier nécessaire). Je vais en profiter pour lui expliquer que pour fouetter de la crème, il faut choisir de la crème entière, et la mettre dans le congélateur avec son saladier avant, pour qu’elle monte mieux.

A ce stade, j’ai fini de lire de bons billets. Je ne suis plus concentrée. C’est là qu’interviennent les questions sur le bain-Marie. Pourquoi on parle de cuisson au bain-Marie. Je n’en sais rien, poulette, mets de l’eau à bouillir.

Là, je ferme mon ordinateur et je rejoins Coline dans la cuisine. Histoire de préparer le dîner. C’est une évidence que préparer le dîner dans la même cuisine que Coline qui prépare une glace au Spéculoos relève du vrai challenge. J’arrive à jeter des pâtes dans la casserole d’eau bouillante. De manière générale, autour de 19h00 la cuisine est plutôt baignée d’odeur d’oignons que de speculoos. Pendant ce temps, Coline a dû aller passer un coup de fil et discrètement m’a refilé son fouet pour que je remue sans jamais t’arrêter Mam’s jusqu’à ce que ça épaississe. Je suis un peu coincée. Le bain-marie devient jacuzzi-marie, ça fait des bulles et ça déborde. La cuisine commence à changer d’aspect.

Ouf il faut que ça refroidisse, il est temps de dîner. La soirée est loin d’être terminée. C’est bizarre dans la recette ils annonçaient 20 minutes de préparation. Monter une crème fouettée, ça ne prend pas 5′. Il faut fouetter, longtemps. Même au batteur électrique. je prends la relève. On incorpore, on remplit des bacs, on lèche les plats.

Et là, oui là, il faut faire super attention à l’ado qui peut se révéler et prétexter un cours de latin, ou un contrôle de maths pour fuir les lieux, en laissant le rangement et la vaisselle. Donc l’astuce, c’est de sortir de la cuisine avant Coline. Et de l’y laisser avec quelques instructions, une éponge. Et Coline le fait, bien et totalement.

Donc, ce soir, alors que je n’avais rien demandé, je me suis retrouvée à faire une glace au Speculoos. Entre 18h45 et 20h30. Et je pense que la recette vaut la peine. Je ne sais pas si je devrai rester éveillée pour la goûter après ses 4 heures au congélateur…

Je peux inviter un copain?

La question est récurrente, et c’est bien sympa.

Pendant des années j’ai souvent été la pauvre pomme à qui on a fourgué des enfants supplémentaires, parce que une fois qu’on en a 6, si y’en a 2 de plus, ça ne fait pas grande différence. Une maman a même « oublié » ses enfants chez moi et est venue les récupérer à 20h00 un soir. Baignés, dîner pris, histoire racontée, y’avait plus qu’à les coucher.

Alors quand j’ai appris à dire non, il n’y a plus eu très souvent plein d’enfants à la maison. Enfin, il y en a déjà plein. Mais plus que plein.

Maintenant que les enfants ont grandi, j’ai envie qu’il y ait plein d’enfants à la maison. Parce qu’être à la maison, c’est plus sécurisant que de les savoir jouer dans la rue, ou les emmener au parc. Donc j’ai envie que la maison soit le lieu où les enfants aient le réflexe de venir avec leurs amis.

Mercredi dernier, j’ai annoncé que vendredi serait une soirée: « j’invite un copain ». Chaque enfant pouvait inviter un copain/une copine. Chez les scouts ils font la même chose pour recruter des enfants. Moi, je ne cherche pas à recruter, hein?

Au bénéfice d’emplois du temps divers, nous étions 10 à la maison. 9 enfants.

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Je les ai récupérés après l’école, et après le goûter ils sont partis jouer. Vrai moment de tranquillité. Parce que 2 par 2 on ne se dispute pas. On se répartit l’espace pour jouer, chaque enfant avec son ami (e). Bonheur.

Vers 18h30, j’ai mis 4 fonds de pizza et sauce tomate (merci les Kits tout prêts) sur la table, et j’ai mis à disposition des ingrédients: champignons, dés de jambon, lardons, mozzarelle, parmesan, viande hachée, tomates coupées, gruyère râpé, ananas en morceaux, etc. Et puis j’ai appelé chaque binôme pour qu’il fasse sa pizza.

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Une seule règle: chacun devra manger la part qu’il a préparée. Et là, j’aurais pu faire une étude sociologique sur les comportements des enfants: entre celui qui ordonnait chacun de ses ingrédients en ligne, celui qui chargeait la pizza comme s’il s’agissait de son dernier repas, celui qui voulait une pizza à rien, celui qui alignait les dés de jambon, des tranches de chorizo, des lignes de râpé. Bref, j’ai enfourné les 4 plaques de four 2 par 2, et zouuu tout le monde à table.

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C’était vraiment super gai.

Tellement gai qu’on a fêté l’anniversaire de Coline en plantant des bougies dans des pots de Danette et en chantant très fort. Qu’est-ce que c’était bien!

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Après le dîner, un peu de jeux sur l’Ipad. Un défouloir sur la Wii avec Just Dance, un dernier bracelet Rainbow Loom. Les grands négocient pour que leurs potes restent dormir à la maison, et je ramène les plus jeunes chez leurs parents.

On ramasse les légos pour ne pas se tuer les pieds le lendemain matin, on range les Polly Pocket qui sont tous sortis de leur bac, on remet les couettes qui ont servi de cabane, on prête une brosse à dent, un pyjama, un lit. 

Tout le monde se couche un peu tard mais pas trop, et on rêve déjà de la prochaine fois.

La mayo à la mano

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Ce soir, quand j’ai vu qu’à un petit sondage sur la mayonnaise maison je me suis dit que je poserais ma recette sur le blog. Parce que la mayonnaise industrielle, c’est franchement à vomir. Sauf dans les sandwiches, sur une des faces. Et encore…

La mayonnaise ça se rattrape au plongeur à soupe. Si elle ne prend pas, il suffit de sortir le plongeur et de donner un coup dedans et elle se rattrape. Alors pas d’enjeu.

Les ingrédients: 1 jaune d’oeuf (le blanc sert pour des meringues, j’ai d’ailleurs appris que les blancs d’oeufs se congèlent très bien). De la moutarde. De l’huile. Du vinaigre, du sel et du poivre. Et puis des herbes si on veut. 

Dans un bol, on met le jaune d’oeuf, et une vraie cuillerée à café de moutarde. Et on mélange les 2. Ensuite on met une cuillerée à café d’huile, et on mélange. Puis une autre. Et on mélange. Moi je la fais à la petite cuiller, mais on peut la faire au fouet, avec plein d’énergie. Et puis après, on fait couler l’huile en filet très fin, sans jamais arrêter de mélanger, jusqu’à avoir la quantité de mayonnaise voulue. A la fin, et à la fin seulement, on ajoute du vinaigre, du sel et du poivre. Il faut goûter pour savoir si ça suffit.

D’ailleurs, maintenant que j’y pense, on peut aussi battre le blanc d’oeuf en neige et l’incorporer à la fin, ça permet de faire une mayonnaise beaucoup plus allégée.

Une lectrice a parlé de la cuillère magique pour les mayonnaises, je peux en savoir plus?

Tant que le coeur y est… (recette comprise)

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Ok, c’est plutôt gonflé de ma part de faire un billet Saint-Valentin cette année. Encore que. Pourquoi?. J’ai toujours pensé que si la Saint-Valentin dédouanait les couples de se dire des gentillesses tous les autres jours de l’année, il valait mieux zapper. Pour autant, chacun fait bien comme il veut, et il n’y a pas de mal à se faire plaisir, hein?

Coline est à fond. Depuis mercredi. Elle a fait un gâteau incroyable. Donc je vous mets la recette ce matin, parce qu’il est encore temps. Par contre, je ne peux pas vous mettre toutes les photos, puisque certaines me seront envoyées dans la journée. Je viendrai les mettre en edit. Mais dans certains cas, il faut avoir confiance, parier sur le résultat, et se dire que tant que le coeur y est…

La base, c’est un gâteau au yaourt, le plus facile, le plus rapide, le moins ratable des gâteaux de la terre.

Dans un saladier: 1 yaourt, 3 pots de sucre, 3 pots de farine, 1 pot d’huile, 3 oeufs, 1 sachet de levure, 1 jus de citron. On fouette bien tout ensemble et c’est bon. (ça, sincèrement, c’est une recette à avoir toujours sur le frigidaire pour les enfants qui veulent faire une surprise en préparant un gâteau, ça évite qu’ils aient trop d’imagination, et c’est toujours réussi).

Pour la Saint-Valentin, on répartit le mélange dans 2 saladiers. Dans l’un on met du colorant rose, et il faut en mettre pas mal, parce que ça perd un peu de couleur à la cuisson. Cuisson du gâteau rose dans un moule à cake beurré et fariné, 30 minutes maximum. Et on laisse refroidir pour qu’il durcisse un peu.

Et c’est là qu’intervient THE emporte-pièce, le nerf de la guerre, the Heart of the story.

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Avec l’emporte pièce, Il faut taillet le gateau une forme de coeur. Donc il faut réussir à traverser tout le cake dans le sens de la longueur, sans tout casser. Par expérience c’est impossible sans dégâts. Donc, on a fait le choix de le faire dans l’autre sens. Et on se retrouve avec des morceaux de cake rose en forme de coeur. Les chutes, c’est pour le goûter.

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On rebeurre et refarine le moule à cake et on y dépose les morceaux de cake-coeur-rose au milieu, en les coinçant dans la longueur.

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Et puis, on verse l’autre saladier de pâte à gâteau au yaourt dessus (sans colorant, celui-là) et on met à cuire. Une 30taine de minutes. Un petit glaçage bien rose, avec des petits coeurs, et tout est parfait…

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Ce n’est qu’à la découpe que l’on découvrira le résultat… Comme pour le Rainbow Cake.

Si vous le testez, vous m’envoyez vos photos de l’intérieur?

Un tuto de tatin en 3 photos

Alors, j’ai fait une vraie découverte. Pour moi, une tarte tatin c’était une vraie tarte bien compliquée, avec plein d’ingrédients, longue à cuisiner. Plus compliquée qu’une tarte aux pommes. Beaucoup plus compliquée qu’une quiche.

Et puis j’ai décidé d’en faire une. Et c’est le dessert le plus simple de la terre à faire. Et après une soupe de légumes qui a eu du mal à passer, ça réconcilie. 

En 3 photos vous aurez tout compris.

Ingrédients de base: 75g de beurre, 100g de sucre (cassonade), 1 boîte de poires au sirop sans le sirop, ou des pommes coupées ou du chèvre et du miel ça marche aussi m’a dit ma soeur chérie qui en a servi une en entrée, une tuerie. 

Photo N°1

- Faire un caramel (avec le beurre et le sucre) directement dans le moule à manquer, posé sur le gaz à feu pas trop fort

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Photo N°2

- poser les fruits en morceaux dedans et laisser réduire un peu (là, ce sont des bocaux de poires de Grand-Père, faits avec amour, et sans sucres ajoutés)

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Photo N°3

- Etaler une pâte feuilletée dessus

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Après il suffit d’enfourner 30′, ça se démoule super facilement, ça se sert tiède. Avec une boule de glace vanille, c’est un mélange gagnant-gagnant. 

 

Gaufres liégeoises

2, 4, 6, 8, 10….. 20 gaufres liégeoises

2, 4, 6, 8, 10….. 20 gaufres liégeoises

Ces gaufres, c’est une tuerie de douceur, de calories, de croustillant, de couleur, d’odeur, de bonheur.

C’est Sabine qui me les a fait découvrir il y a au moins…. longtemps. D’ailleurs, si elle est d’accord, je vous mettrais bien la recette de ses gougères au Maroilles parce que même si je ne les ai jamais goûtées, je les mangerais les yeux fermés (sauf au petit-déj).

Ce matin j’en ai refait une fournée. Je les ai vite prises en photo parce que même enfermées dans une boîte métallique, leur durée de vie sera limitée.

C’est la recette des gaufres liégeoises de 750g

Il y a même une vidéo. Je mets une note de 10/5 même si ça n’existe pas.

Bon dimanche!