Le numérique c’est fantastique

De notre temps (oui ma bonne dame, pour l’instant j’ai plus vécu au siècle dernier qu’au XXIème siècle), on faisait des photos avec des appareils photo Argentique. On faisait des photos par pellicules de 12, 24 ou 36, parfois on arrivait à en faire 37 ou 38 sur une pellicule; C’était le top de grapiller un peu. Il fallait les apporter chez le photographe et attendre quelques jours, ou quelques heures pour les avoir. Parfois, elles étaient toutes floues mais facturées quand même. Ou pas. Quand mon photographe a proposé l’offre « vos photos développées en 24h », j’ai trouvé que c’était un progrès incroyable.

Depuis l’arrivée du numérique, je n’ai plus aucun complexe à prendre des photos. Des bonnes et beaucoup de mauvaises. Le numérique ne m’a pas rendue meilleure photographe, mais je ne me ruine pas en développements.

J’ai cru lire que certains revenaient à l’argentique. C’est bobo ou c’est stylé, je n’en sais rien. mais ce n’est pas pour moi. C’est comme le retour au vinyle… Celui qui me prouvera que le son du vinyle est meilleur que le son numérique a un peu de chemin à parcourir. Après, le bruit du diamant sur le disque, pourquoi pas…

Bref, tout ça pour dire que grâce au  numérique, on canarde avec nos appareils, nos téléphones, nos MP3, nos IPAD; Tout fait des photos, et on fait des photos de tout.

Ah ah ah si on m’avait dit qu’un jour je prendrais la photo d’un gratin de chou-fleur, je n’y aurais pas cru.

Pour les ados, c’est pareil. Leur activité indispensable quand ils sont ensemble, c’est d’immortaliser la situation, de se photographier en dizaines d’exemplaires. Accessoirement, de mettre les photos sur Facebook en identifiant les personnes qui sont dessus. Mes ados sont plutôt du genre à enlever les identifications le plus vite possible des photos sur lesquelles ils apparaissent.

Et là, ils s’en sont donné à coeur joie: une quarantaine de photos d’affilée, pour un résultat qui est sur nos écrans d’accueil d’Iphone.

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Chez vous aussi, les ados se prennent en photo tout le temps?

Sportivement vôtre

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Basile – Briançon 2012

Chez nous, on est dans le « quitte à faire les choses, autant bien les faire » plutôt que dans le « plus je fais de choses, mieux je me porte ». Ce n’est pas un jugement, hein? Chacun fait bien comme il veut, et tous les choix sont bons si on sait pourquoi on les fait (minute philo terminée)

Donc nos enfants ne font pas 2 sports + musique + groupe théâtre + scoutisme et Kravmaga. Parce qu’ils sont 6 et que nous n’en avons pas les moyens. Parce que c’est bien d’avoir le temps de respirer, jouer aux playmobil, voir des copains ou s’ennuyer.

Au début, il y a longtemps, nous avions imaginé que chacun ferait un sport différent, histoire de bien se démarquer de ses frères et soeurs. Aujourd’hui le principe de réalité (les agendas sont complexes à gérer) fait qu’ils font badminton, natation synchronisée, natation course et judo. 4 sports pour 6.

2 fois et jusqu’à 4 fois par semaine chacun. Mais chacun pour le même sport.

Maël est autonome pour le badminton; j’ai oublié de préciser qu’il pratique le cyclisme urbain pour tous ses déplacements.

Pour les nageurs et les judokas, l’autonomie s’acquiert mais plus lentement. Il y 2 lieux de sport: le dojo et la pistoche. Non, nous n’avons pas poussé le vice au point de choisir 2 piscines différentes. Mais la piscine est un peu loin. On peut y aller en vélo s’il fait jour et s’il fait beau. Donc en juin et en septembre. Et encore, quand on a nagé 4km, je ne suis pas sûre qu’on soit bien pour revenir en vélo. Bref pour l’instant, c’est en voiture.

Et il y a les compétitions: une douzaine de week-ends dans l’année, répartis hors vacances scolaires, cela fait 1 week-end sur 3 avec parfois la joie de 2 compétitions le même week-end. Oui ça permet de gagner un week-end libre. Ou presque. Et puis des stages à chaque période de vacances scolaires, sur place ou loin. Des stages d’entraînement intensif.

Les années passant, c’est de plus en plus simple. Je me pince pour y croire. Ceux qui ne font pas de compétition peuvent se garder seuls, et nous pouvons faire des conduites sans charger tout le monde dans la voiture. C’est chacun son tour. Donc pendant que je fais les conduites (ou Pap’s) les autres avancent les devoirs, prennent leur douche, regardent un dvd.

Les clubs de natation occupent la piscine après le public. Donc le soir, à partir de 17h30. Et parfois, ils sortent du bassin à 22h00. Pas question d’une 3ème mi-temps au vestiaire avec les potes. 15′ après la sortie du bassin, je repars. Les 3 nageurs ont très vite appris la logique jerentreetjemetsmesaffairesàsécher-jefaisréchauffermondîneraumicroondes.

Moi? j’ai souvent râlé sur ces conduites qui se ressemblent, qui coupent la soirée et obligent à ressortir dans le froid l’hiver, qui retardent le dîner des autres et nécessitent une organisation béton. J’ai râlé sur les bouchons, les travaux, la météo, les problèmes de stationnement. Et puis j’ai fini par me convaincre que je râlerais pendant 15 ans. Sans que ça ne change rien.

Avoir une famille nombreuse, c’est devoir aussi trouver les occasions de passer du temps avec chacun, et ces trajets en voiture font partie de ces moments à 2. On se raconte une journée, on révise une leçon, on se confie un secret, on fait les langues de vipère, on écoute de la musique, on se raconte une blague. Je sais que ces moments là sont des rendez-vous avec l’un ou l’autre. Avec chacun des enfants. Et dans le rythme qui est le nôtre, c’est presque rassurant parfois de savoir que pendant ces trajets en voiture on trouvera le temps de se parler seul à seul.

Pour les enfants, ils est indispensable qu’ils y trouvent du plaisir. Beaucoup. Mais pas chaque fois. Parce que parfois on n’a pas envie. Et c’est pareil dans la vraie vie, donc c’est une bonne école. Mais on apprend à prendre sur soi. Nous les parents, on encourage. Parfois le sportif gagne, et ça le booste. Parfois il stagne malgré les efforts, et ça plombe. Mais il y retourne, parce qu’il s’est engagé. Et quand il démarre une année, il la termine. A la fin de chaque année, on se repose la question, le pour, le contre, l’envie, le courage, le plaisir. Et parfois, on sent qu’il y a un coup de mou alors on lève le pied pour prendre le temps de se remotiver.

Le sport, c’est physique, ça défoule, ça muscle, ça détend, ça oxygène, ça colle des courbatures incroyables, ça sculpte le corps.

Mais le sport en compétition, c’est aussi super mental. Et c’est dur. Apprendre à perdre et reprendre courage. Gagner et ne pas prendre le melon. Avoir toujours l’impression qu’on a fait de son mieux. Résister au stress. Se dire qu’on a de l’importance pour une équipe, un club, un coach. Et c’est très sympa aussi. Parce qu’il y a les copains (et les parents des copains).

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Les Nymphéas de la Malmaison – 11/02/2013 Corbeil-Essonne

Et avoir toujours à l’esprit que ça peut s’arrêter demain. Parce que les résultats ne seront plus là. Ou sur blessure. Il restera toujours le sport en loisir, pour se faire du bien au corps, et c’est déjà super. Se dire aussi que des champions du monde il y en a, mais peu. Donc se dire qu’on peut vivre une grande et belle aventure de sportif sans devenir forcément médaillé olympique. 

Oui s’est posée la question pour Basile de le mettre en section sport à l’entrée au collège. Pour que la natation fasse partie intégrante de son emploi du temps et que les conduites soient réduites. Et qu’il soit tous les jours avec des copains nageurs. Et qu’ils soit obligé de prendre les transports en commun. Et qu’il n’ait pas de copains dans le quartier. Et qu’il ait moins la liberté de dire stop s’il le souhaite parce que sa vie aurait tourné autour de son sport, tous les jours, tous les week-ends. Il est donc dans le collège du quartier.

Oui se pose la question des études et du rythme de travail. Je suis convaincue que l’effet du sport sur le mental se répercute sur la vie scolaire. La gestion du stress, l’organisation, la gestion du temps aussi. Ils sont autonomes dans leurs devoirs et leur organisation, à partir du collège. Je pense qu’ils comprennent vite l’intérêt de travailler avant les entraînements plutôt qu’après. Et si parfois c’est nécessaire, alors nous sommes là pour un coup de main sur la poésie à apprendre à l’arrache le soir.

Un jour Basile m’a dit que le stress d’un contrôle de maths n’était rien à côté de celui ressenti sur un plot avant le départ d’un 100m papillon. Il n’y a rien à dire sur leurs résultats scolaires, qui sont quand même un bon indicateur.

Et puis il y a les coaches sportifs. Des personnes qui sont super importantes sur l’envie, la réussite et la performance. Des adultes qui deviennent des référents pour nos enfants, à qui ils s’identifient, qui sont parfois aussi un peu des modèles. Ils les connaissent depuis longtemps maintenant et je pense que pour chacun des enfants ces personnes auront mis leur patte dans leur construction. J’espère que ça restera toujours une bonne patte et qu’il n’y aura pas de déception si un jour les résultats ne sont plus là.

L’été dernier, Noé a découvert la voile. Repéré parce que plutôt débrouillard sur l’eau et bien motivé, le voilà prêt à se lancer dans une saison sportive. Naviguer le samedi, faire des compétitions le dimanche, partir en stage. Peser le pour et le contre, voilà ce qui nous attend dans les jours qui viennent. Mais c’est avant tout une chance, une chance de développer de nouveaux talents.

Et il est là, notre rôle de parents, non? Etre des révélateurs de talents.

 

Notre Saint-Honoré

Veille de veille de Noël. Et rien à faire. 

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Enfin j’ai décidé de ne rien faire. De faire juste des choses qu’on ne fait pas d’habitude parce qu’on n’a pas le temps de les faire. Histoire de couper avec le rythme habituel.

Souvent ça se passe dans la cuisine. Je suis plutôt nulle en cuisine, parce que pour moi c’est plutôt alimentaire la cuisine, plutôt qu’un art ou un talent à cultiver. Mais comme aucun des 6, ni Pap’s ne sont trop exigeants (ouais bon, en fait, à 8, on ne fait pas la fine bouche à table, je ne gère jamais de restes), il n’en faut pas beaucoup pour faire hyper plaisir à table à tout le monde.

Coline a peu de temps libre en période scolaire. Elle est du genre à enchaîner Collège-devoirs-natation Synchronisée-Facebook-etonrecommence. Pourtant elle aime faire de la pâtisserie, préparer des gâteaux et des desserts et suivre des recettes, à la lettre.

Cet après-midi après avoir rangé sa chambre (oui je vous dois un billet là-dessus, qui fera beaucoup de bien à tous), elle m’a retrouvée dans la cuisine où j’avais décidé de m’amuser sur des gougères au gruyère râpé.

Dans ce cas-là, je ne me pose pas de questions je vais sur Marmiton, je lis 3 ou 4 recettes et les commentaires, j’en imprime une et hop.
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J’ai donc démarré par une pâte à choux et Coline a lâché un pffff genre les gougères salées c’est bof. Donc j’ai proposé qu’on fasse un Saint-Honoré. Dans ce cas, il vaut mieux dire qu’on va le réinventer, parce que celui qu’on avait vu à la télé… hors de portée.

Donc pâte à choux + crème pâtissière + pâte feuilletée toute prête + Crème Chantilly maison + caramel maison et 2 sacs congélation (je n’ai pas de poches à douille, hein Père Noël?) Après, tout est dans le dressage, et c’est là qu’il faut réinventer….

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On a passé un vrai bon moment avec Coline, on a bien ri, on a bien mis de la Chantilly partout et collé du caramel (d’ailleurs ça se décolle comment une fois que c’est durci dans la casserole). On a réussi à faire des fils de caramel sur du papier sulfurisé, comme à la télé. On a collé des choux, comme dans les pièces montées des mariages. On a rempli les choux de crème pâtissière en utilisant cet objet magique. On a léché les cuillères, raclé les casseroles. Bon, c’est moi qui ai fait la vaisselle, et nettoyé la cuisine. Parce que je le voulais bien.

Les quelques photos c’est pour se souvenir.

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Et la meilleure revient à Maël, qui en vrai ado-rable n’est jamais loin de la cuisine au cas où il pourrait remplir son tube digestif. Ses talents en cuisine sont à révéler. Il est passé lorsque Coline remplissait les choux:

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- « Pourquoi vous mettez de la mayonnaise dans des pommes Dauphine »?

 

 

 

Bonne Action

Ce matin, devant la maison, Maël a trouvé un téléphone portable dans le caniveau en partant au lycée.

Il a donc confié le téléphone portable à sa soeur pour qu’elle se débrouille pour retrouver son propriétaire.

Coline a donc téléphoné au contact « Maman » du portable, pour dire qu’elle avait trouvé le portable de la fille.

La « Maman » du portable a confirmé que le portable était à sa fille mais qu’elle ne pouvait pas la prévenir en l’appelant sur son portable, puisque le portable de sa fille était dans les mains de ma fille.

Coline a donc prévenu une « fille » des contacts qui s’avérait être la fille de la personne du portable, et elle s’est arrangée pour prévenir sa maman puisque la « Maman » du portable ne pouvait pas prévenir sa fille.

Coline a ensuite refilé le portable à son frère qui avait cours plus tard, pour qu’il attende que la fille du portable se manifeste. La fille de la fille du portable a donc prévenu sa maman, en lui disant que le frère d’une fille avait retrouvé son portable, et qu’elle l’avait laissé à son petit frère. La fille de la fille du portable a donc envoyé un sms sur le portable de sa mère pour dire au petit frère que sa mère viendrait récupérer son portable à 16 heures.

Le petit frère a donc laissé le portable sur la table avec un message pour ses frères et soeurs disant que la fille viendrait chercher son portable à 16h00.

5 minutes après, le voisin a sonné pour venir récupérer le portable de sa nounou qu’elle avait fait tomber en sortant de sa voiture. Il a ensuite pris le soin de me téléphoner pour dire que les frères et soeurs avaient été au top.

Ce soir, la propriétaire du portable est passée à la maison et voilà ce qu’elle a offert aux enfants:

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La dame est contente, les ados sont contents, la Mam’s est contente, le voisin est content.

Mais que se serait-il passé si le portable avait été un Iphone 5 au lieu d’un vieux Nokia pourri à clapet?

 

Verrues plantaires (oui, servies à l’heure du goûter)

Aujourd’hui visite chez le dermato pour terminer le traitement sur les 5  verrues plantaires de Coline.

Non ce n’est pas le pied de Coline

J’en entends parler depuis avant l’été, de ces verrues, mais bon… d’habitude, on met du Transvercid pendant 8 jours et hop, on gratte un peu à la pierre ponce et c’est fini. Sauf que pendant une période, on ne pouvait plus commander du Transvercid. Donc en attendant que le Transvercid soit de nouveau dispo, on a mis un autre produit qui n’a pas fonctionné, si ce n’est en créant une plaie.

Bref, ça a fini chez la dermato. La seule dermato qui proposait un RV à moins de 3 mois. Paumée dans un cabinet médical déserté  par tous les autres praticiens qui l’occupaient avant. Un cabinet à elle toute seule. Elle prend sa retraite dans 2 mois.

D’ailleurs sa carte professionnelle a déjà été désactivée par la CPAM, et son lecteur de carte vitale ne marche plus. Pour des verrues plantaires, ça va le faire, mais avec Coline on ne lui confierait pas un grain de beauté. Elle a les cheveux noirs mais ses racines ont soif, elle porte ses 2 paires de lunettes superposées, du coup on ne sait jamais qui elle regarde en parlant, ou ce qu’elle regarde. Sa lampe ne marche pas à tous les coups, j’ai presque eu envie de lui proposer mon appli lampe torche sur Iphone.

Avant de partir, après qu’elle ait gratté les pieds de Coline, et suggéré qu’elle ne les gratte elle-même avec ses dents (ouarf trop drôle) ou à la fourchette, nous lui avons demandé si elle pouvait nous recommander quelqu’un. Elle nous a parlé de celui qui est caractériel et qui a ses jours avec et ses jours sans, elle a mentionné celle qui a au moins 6 gosses (ben oui quelle idée d’avoir 6 gosses tiens) et qui part tous les jours à 4 heures et n’est jamais dispo les mercredis et samedis (trop étonnant avec 6 enfants), de la quarantenaire de la commune d’à côté qu’elle ne connait pas mais dont elle nous a donné le nom et l’adresse.

En partant, nous n’avons pas fixé de nouveau RV. Nous avons juste croisé un type à la sortie du cabinet qui nous a demandé si elle était là. Je lui ai demandé s’il était déjà venu. Il m’a dit oui. 2 fois. Je lui ai suggéré de ne plus y retourner. Ouille.

D’ailleurs le Transvercid se trouve de nouveau en pharma. Ouf.

Donc pour le goûter c’est Nutella?

D’accord, pas d’accord?

Pas toujours facile de débattre avec des ados.

Pas toujours facile de leur  proposer d’exprimer leurs idées sur des sujets de fond. 
De fond… enfin bon, on ne parle pas là de leur demander de s’exprimer sur les problèmes géopolitiques posés par l’émergence des pays d’Asie ou d’avoir un avis sur les candidats aux élections américaines.

Mais quand on parle de débattre on essaie juste de leur demander un avis, de leur opposer un avis différent, on attend d’eux un ou deux arguments pour défendre une opinion qui aille un peu plus loin que le « chai pô », « hein »,   »bof » et « qu’est-ce qu’on mange ce soir ». Souvent les sujets partent de situations d’école , de faits divers de l’actualité ou de relations entre frères et soeurs.

Ce n’est pas si simple. Pas facile de se forger une opinion, de ne pas suivre l’avis du plus grand nombre, d’accepter que l’avis de l’autre est intéressant aussi, de changer d’avis. Cela s’apprend.

Et par curiosité, Pap’s a demandé à Coline quel était le dernier sujet de débat avec ses potes:

« Le Nutella, c’est meilleur à la cuillère ou au couteau? »

Pas sûre que le sujet soit retenu aux épreuves du bac philo pour le bac 2013.

R comme Rose

4 garçons, 2 filles.

On a toujours fait dans le multicolore en essayant de ne pas tomber dans les stéréotypes du rose pour les filles et du bleu pour les garçons. Mais il s’est passé un truc à l’entrée en maternelle. Nos filles ont été attirées vers le rose: trottinette rose, vêtements roses, élastiques roses, culottes roses, l’assiette rose, la brosse à dents rose, le cartable rose, les bonbons roses, et le gloss, si possible à paillettes, rose.

La totale vie en rose.

Le tout, si possible, sponsorisé par Hello Kitty, ce chat avec 3 poils et une barrette mais qui se décline en rose, paillettes et tout le toutim. Sa tronche est partout, c’est pire que celle d’un candidat à la présidentielle en période d’élections.

Du coup, on a essayé de lutter. Coline attirée par le rose, et nous proposions du jaune, ou du rouge. Et elle, voulait du rose. Donc elle boudait. Un jour, Pap’s a dit: « Ok, va pour le rose ». Invasion de rose à la maison. Provocation de rose. Overdose de rose. Non pas les chaussures, ni le manteau, c’était trop pour moi. Mais tout le reste y est passé. A son entrée en CP, il a fallu choisir un cartable. Pap’s a dit: « Non, pas un cartable rose, s’il doit durer plusieurs années. Au cas où un jour, elle en aurait marre du rose ».

A son entrée en CE1, Coline n’a plus voulu de sa trousse rose. Ni de ses baskets à scratch roses. Ni de son diadème de princesse rose. Le gavage de rose avait eu raison d’elle. Après quelques mois de désintoxication, elle y est revenue, avec modération, joliment, avec goût. Elise a suivi exactement le même chemin. Version bien girly. Robe de princesse rose, corde à sauter et mules à pompons roses 24/24. Pap’s a dit la même chose. Sauf pour le cartable parce que soit il était rose, solide et de la bonne taille, soit Hello Kitty et à roulettes. 

Avec Elise, je pense qu’on n’est pas encore complètement sorti de l’auberge rose. Mais je garde espoir. Quand j’ai vu son groupe de nageuses, ce soir, je me suis dit que c’était un bon rosomètre. Bonnet rose, lunettes roses, maillot de bain rose, il y a des parents qui ont encore du chemin à parcourir…

 

ça mérite bien une canette

Avoir des enfants sportifs, c’est bien, c’est sain.

Entre nous je suis plutôt contente qu’ils aient choisi des sports d’intérieur (genre me peler les cuisses sur un bord de stade, ça va 2 secondes)

Bon, les sports en compétition c’est un peu un sacerdoce pour les parents mais je ne vais pas minimiser l’effort que font les enfants. 8 heures d’entrainement sportif par semaine quand on a 12 ans, ça calme.

Se lever le dimanche matin et partir à la fraîche pour une journée de compète, ça demande pas mal de volonté. 

A 14 ans, être médaillée d’or régionale en natation synchro, c’est une belle fierté. A un âge où tout n’est pas toujours simple. Et ce n’est pas tombé du ciel: de l’acharnement, du plaisir, des sacrifices, de la fatigue, pas mal de pince-nez et bouteilles de shampoings.

Et nous, on a appris à attendre… dimanche dernier, le ballet de synchro de l’équipe de Coline durait moins de 4 minutes. La compétition a démarré à 14h00, et fini à 21h30;

On a appris à s’occuper. Samedi, avec un Freesbee, 2 canettes, Maël s’est pris pour Rémi Gaillard.

Il faut savoir prendre des risques

YYYEESSSS!!

Grosse prise de risque

Les yeux dans les yeux

 La saison est finie, le repos des guerriers, c’est jusqu’en septembre :)