O comme Orthodontie


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Vous avez toujours tout voulu savoir sur les coûts des appareils dentaires des enfants? J’ai décidé de tout vous dire.

Je vais tout vous dire, parce que ça fait mal quand même. Et quand l’orthodontiste présente ça avec son sourire post-traitement, ça passe bien. Mais une fois à la maison, quand on sort la calculette, qu’on multiplie par le nombre d’enfants, on ne regarde plus leur sourire de la même façon. J’ai détesté leurs pouces sucés pendant des années même s’ils ont tous arrêté autour de 7 ans (avant les dents définitives).

La majorité des enfants est baguée au collège. Avec un pic dans les classes de 4ème. Les frais d’orthodontie pour les traitements démarrés avant 16 ans sont pris en charge par la Sécu. Après, c’est cuit.

Cela pose la question de la nécessité des traitements orthodontiques. Tous les enfants finiront avec les mêmes dentitions, même alignement, même écartement. Alors on peut refuser la proposition. Et puis on se dit que si on le fait maintenant, ça fera un truc de moins que nos ados nous reprocheront demain. C’est quoi 2 ans dans une vie? ça passe vite même si nous n’avons pas la même notion du temps que nos ados. 2 ans avec une hygiène dentaire qui doit être parfaite, plusieurs brossages tous les jours. Eviter de croquer des pommes et des sandwiches. Aller tous les mois chez l’ortho faire resserrer un arc, changer des élastiques. Annuler un rendez-vous, c’est rallonger le traitement. C’est exigeant pour les ados, et ça marche s’ils coopèrent. Et au prix que ça coûte, c’est mieux s’ils coopèrent.

Maël: 19 mois de traitement: bagué début de 2de, débagué il y a une semaine.

Coline: 22 mois de traitement : baguée début de 5ème, débaguée début de 3ème.

Trésorerie en balade: 1100 euros par semestre et par enfant pendant toute la durée du traitement. Pour Maël et Coline, 2 semestres de recouvrement. Gloups. On paie en début de semestre, les remboursements se font en fin de semestre, paiements échelonnés si orthodontiste consentant.

Montant du remboursement par la Sécurité Sociale: 193, 50 euros par semestre et par enfant. Ce montant n’a pas été réévalué depuis les années 70. S’il l’avait été, en tenant compte de l’inflation, et du passage à l’euro, il serait aujourd’hui de 1200 euros par semestre et on n’en parlerait plus. Mais il ne l’a pas été. Je ne sais pas pourquoi. L’orthodontiste non plus. Cela met l’orthodontie au rang des soins de luxe, comme les lunettes de vue.

Si la mutuelle ne rembourse pas à 400% les frais d’orthodontie, je ne suis pas remboursée à 100%. A moins d’avoir plusieurs mutuelles. Auxquelles il faut cotiser, ben tiens.

Privilège de la famille nombreuse… Basile sera bagué le 21 mai prochain (c’est de l’humour, ok? On n’est pas à la SNCF). Le traitement devrait ne durer que 12 à 18 mois maximum. C’est une chance, il ne devrait pas y avoir de recouvrement avec le traitement de Noé. Mais Jonas aura sûrement besoin d’une nouvelle paire de lunettes. Histoire qu’on ne cotise pas pour rien, hein?

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R comme Rose

4 garçons, 2 filles.

On a toujours fait dans le multicolore en essayant de ne pas tomber dans les stéréotypes du rose pour les filles et du bleu pour les garçons. Mais il s’est passé un truc à l’entrée en maternelle. Nos filles ont été attirées vers le rose: trottinette rose, vêtements roses, élastiques roses, culottes roses, l’assiette rose, la brosse à dents rose, le cartable rose, les bonbons roses, et le gloss, si possible à paillettes, rose.

La totale vie en rose.

Le tout, si possible, sponsorisé par Hello Kitty, ce chat avec 3 poils et une barrette mais qui se décline en rose, paillettes et tout le toutim. Sa tronche est partout, c’est pire que celle d’un candidat à la présidentielle en période d’élections.

Du coup, on a essayé de lutter. Coline attirée par le rose, et nous proposions du jaune, ou du rouge. Et elle, voulait du rose. Donc elle boudait. Un jour, Pap’s a dit: « Ok, va pour le rose ». Invasion de rose à la maison. Provocation de rose. Overdose de rose. Non pas les chaussures, ni le manteau, c’était trop pour moi. Mais tout le reste y est passé. A son entrée en CP, il a fallu choisir un cartable. Pap’s a dit: « Non, pas un cartable rose, s’il doit durer plusieurs années. Au cas où un jour, elle en aurait marre du rose ».

A son entrée en CE1, Coline n’a plus voulu de sa trousse rose. Ni de ses baskets à scratch roses. Ni de son diadème de princesse rose. Le gavage de rose avait eu raison d’elle. Après quelques mois de désintoxication, elle y est revenue, avec modération, joliment, avec goût. Elise a suivi exactement le même chemin. Version bien girly. Robe de princesse rose, corde à sauter et mules à pompons roses 24/24. Pap’s a dit la même chose. Sauf pour le cartable parce que soit il était rose, solide et de la bonne taille, soit Hello Kitty et à roulettes. 

Avec Elise, je pense qu’on n’est pas encore complètement sorti de l’auberge rose. Mais je garde espoir. Quand j’ai vu son groupe de nageuses, ce soir, je me suis dit que c’était un bon rosomètre. Bonnet rose, lunettes roses, maillot de bain rose, il y a des parents qui ont encore du chemin à parcourir…

 

A comme Amour maternel

 

 

 

C’est vrai que je me suis souvent posé la question, au fur et à mesure des naissances des enfants: comment fait-on pour aimer autant d’enfants? Comment fait-on pour leur distribuer assez d’amour à chacun, et comment fait-on pour les aimer autant les uns que les autres?

Et puis, de toute manière, si je ne m’étais pas posé la question, les enfants s’en sont chargés avec ces questions à 2 balles qui tombent à froid: «Mam’s, qui tu aimes le plus?», «Mam’s, est-ce que tu aimes plus lesT petits ou les grands?» «Mam’s, c’est qui ton préféré?» Et là, il est impossible de répondre juste: «je vous aime tous pareil», parce qu’ils savent bien que ça sent la réponse toute faite, et que cela mérite quelques explications supplémentaires.

Bon, en fait, ce qui est rassurant, c’est qu’on peut aimer autant d’enfants qu’on en a, c’est un peu comme si le coeur grossissait avec le nombre d’enfants (là, je comprends mieux pourquoi je n’ai pas perdu tous mes kilos, rhôôô la bonne excuse qui ne marche pas, parce que le coeur ne se situe pas au niveau des hanches).

Tant que j’étais enceinte, ça me semblait un peu virtuel tout ça, et j’ai toujours eu cette sensation bizarre de l’alien (pardon) qui se développait dans mon ventre, en toute indépendance, pompant ce dont il avait besoin quand il en avait besoin (la meilleure preuve c’est que les enfants pesaient de 2,5 kg à 4,8 kg, ils se sont donc servis au bar pendant 9 mois en fonction de leurs besoins).

Le pire dans le genre «alien virtuel» a été l’écho 3D où j’ai vu Noé à 5 mois de grossesse, un cauchemar. Pardon pour tous les parents qui arrivent à s’extasier devant la magie de l’écho 3D, pour moi c’était juste la 4ème dimension. Non merci, Docteur, je ne veux pas de cliché pour coller dans son album.

Alors l’amour, là-dedans… Ok je les aimais déjà, et dès un test de grossesse positif, chacun de nos enfants faisait déjà partie de nos vies ; De là à parler d’amour maternel inconditionnel, il y avait un grand pas.

Une fois nés, j’en suis tombée raide dingue, et je me suis chaque fois demandé comment on faisait pour vivre sans eux, avant. L’amour maternel évident, quoi. Pas le dernier-né plus que les autres, pas moins que les autres, juste autant que les autres, simplement. Et hop, une extension du coeur pour ce nouvel enfant. Et je mesure ma chance, car je sais combien cette alchimie peut parfois mettre du temps à se mettre en place, pour certaines mères, et la souffrance que cela représente.

Pour autant, les années passant, je me demande si je peux aimer chacun de mes enfants de la même façon. Ils sont tellement différents, ils n’ont pas les mêmes âges, ils n’ont pas les mêmes talents, ils n’ont pas le même humour, etc. Donc je ne peux pas les aimer de la même façon ; Mais je les aime autant, chacun me manque autant lorsqu’il n’est pas là. D’ailleurs c’est un truc assez dingue que j’expérimente régulièrement: Quand un des enfants part quelques jours, qui qu’il soit, il me manque et pourtant, mazette, il en reste 5, non? Enfin, j’ai déjà écrit sur ce sujet, .

Alors voilà, non je n’aime pas mes enfants de la même manière, parce qu’ils sont très différents les uns des autres; je les aime pour ce qu’ils sont, pour ce qu’ils deviennent en grandissant. J’ai la même dose d’amour maternel à donner à chacun de mes enfants. Et je n’ai jusqu’à présent sûrement pas distribué une dose d’amour identique et linéaire à chacun. Nos enfants ont des besoins différents à des moments différents, et moi, j’essaie de m’adapter.

Par exemple, Jonas entre 6 mois et 2 ans faisait des masques, d’abord au babyhaler, puis avec un babyhaler électrique toutes les 4 heures, avec réveil la nuit et tout le toutim, et séances de kiné chaque jour (oui chaque jour). Traumatisant pour moi, et sûrement pour lui aussi: J’ai dû lui donner une dose d’amour sûrement plus forte pendant cette période-là. Ou lorsque Maël, à 4 ans, à l’occasion d’un déménagement, s’est mis à bégayer fortement; Où encore quand notre quichette s’est cassé les 2 bras, et je pourrais citer des exemples multiples pour chacun des enfants.

Et puis il y a autre chose, et c’est une phrase que Bruno nous dit souvent: «Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour».

A quoi cela sert-il de dire à ses enfants tous les jours qu’on les aime? ça rassure? ça disculpe? ça console? Qui? Eux ou nous?

Les embrasser, leur faire des compliments, les regarder, les écouter, rire avec eux, leur donner la main, les admirer, les consoler, leur poser des limites, les preuves d’un amour maternel inconditionnel sont illimitées, non?

E comme Education Nationale

Oui l’éducation nationale, c’est top, et tant que ce sera possible, nos enfants seront scolarisés dans des établissements publics, comme ils le sont depuis toujours. En plus c’est gratuit, enfin presque, et cette année, j’ai même une droit à une réduction famille nombreuse sur les photos de classe!

Et puis j’ai calculé qu’avec 6 enfants, en partant du principe qu’ils seraient chacun scolarisés jusqu’au bac (prenons un shéma simple, ils ne redoublent pas), chacun passera donc 15 ans à l’école, ce qui fait donc, en cumulé, que nous allons bénéficier des services de l’Education Nationale pendant 90 ans!

Un jour où je m’ennuierai, je compterai le nombre de gâteaux que j’ai fournis, le nombre de quiches, le nombre de balles ramassées au chamboule-tout annuel des kermesses, le nombre de sorties accompagnées, le nombre de tubes de colle fournis – d’ailleurs au passage en Cp ils en consomment tellement qu’on se demande ce qu’ils font avec – le nombre de jeans troués dans la cour, le nombre de billes perdues, le nombre de poux rapportés, etc.

Maintenant que ça, c’est dit, je peux cracher dans la soupe critiquer un peu?

Ce n’est pas parce que c’est gratos que je n’ouvre pas un peu les yeux sur ce que mes enfants vivent (après tout ils y passent presque autant de temps qu’à la maison) et y’a pas à dire…. il y a des trucs qui me saoulent laissent étonnée, perplexe, un peu dubitative, parfois énervée. Alors je me suis dit qu’en écrivant ce billet, vous auriez peut-être aussi un avis à me donner sur la manière dont ça se passe par chez vous.

Mes interrogations concernent la gestion du personnel de l’Education Nationale.

il y a 2 ans, déménagement, donc nouvelle école et Basile a fait son entrée en CM1, année que je trouve assez importante dans le cursus élémentaire, avec le CE1. Sa classe était un double niveau CP-CM1. Non non ce n’est pas une faute de frappe! J’avais déjà vécu le CP-GS en maternelle, j’avais été terrorisée en me disant que mon petit de 3 ans allait devoir affronter des grands de 6 ans!

On peut me donner tous les arguments pédagogiques selon lesquels les grands peuvent prendre en charge les plus jeunes, cela favorise l’autonomie des plus grands, les CP apprennent à travailleur seuls, faut pas me prendre pour un bac à douche quand même. Quand, après avoir fait tous les scenarii possibles de constitution de classe en juillet il reste 8 élèves de CP et 13 élèves de CM1 qu’on n’a pas casés, et que la dirlo voudrait bien partir en vacances, eh ben on en fait une classe (oui, parents, vous avez de la chance, ils ne sont que 21!). L’instit avait la carure et nous avait présenté en réunion de parents un projet pédagogique vraiment intéressant. Le lundi suivant, elle était arrêtée pour maladie. Je vous la fais courte, mais cette année-là, cette classe a eu 6 maîtresses différentes, 3 semaines sans rien (les enfants casés dans les autres classes), et l’une d’elle a fait de mars à juin, c’était sa première année d’enseignement, elle a dû pas mal en baver, la pauvre.

L’année suivante, Basile a fait son entrée en CM2 avec un maître qui  a choisi de prendre un 4/5ème parental. Je plussoie ce choix, qui est possible dans le privé même si ça met dans la mouise saoule nos employeurs, alors pourquoi pas dans le public? Nous avons alors expérimenté la non-réactivité de l’éducation nationale qui a mis 6 semaines avant de trouver la maîtresse du vendredi (l’instit avait annoncé avant l’été sa décision de prendre un temps partiel)

Cette année, Noé fait son entrée en CM1, avec une remplaçante au premier trimestre, la titulaire étant en congé maternité. Magnifique premier trimestre! Depuis la rentrée de janvier, l’instit titulaire est revenue, et nous avons appris par un mot dans le cahier qu’elle reprenait à temps partiel, et qu’une maitresse assurerait les lundis. Laquelle ne s’est encore jamais présentée, et n’est pas remplacée… aucune information pour la suite! Du coup, les lundis, les élèves de sa classe et lui avec sont répartis dans les autres classes, et il ne bosse que 3 jours par semaine. Pour la semaine prochaine, il m’a demandé de lui offrir un cahier de mots cachés pour pouvoir s’occuper toute la journée…

Mes enfants n’ont vraiment pas de bol, c’est la première option, l’autre étant que vu le nombre d’enfants que je scolarise, ça augmente le risque que ça tombe sur les miens. Mais il y a des parents qui craignent l’échec scolaire et qui ont inscrit leurs enfants dans le privé en masse, du coup, Basile a perdu tous ses copains à l’entrée en 6ème.

Je suis assez relax sur le risque de difficultés scolaires lié à ces absences : Ehhh oui, privilège de mon grand âge, j’ai des aînés qui sont passés par là et je sais maintenant que TOUT ce qui est vu en élémentaire est revu au Collège. Oui, c’est pour consolider des acquis, et quand les acquis ne sont pas acquis, ou sont mal acquis, c’est la faute à qui? bref, on reprend tout au Collège, du cycle de l’eau aux règles du participe passé, des triangles isocèles aux contes de Perrault, de Christophe Colomb à l’orthographe des mots invariables, etc. bref, Basile fait une super 6ème!

J’adhère aux fédérations de Parents d’Elèves, et je trouve que mon rôle y est beaucoup plus utile à favoriser des liens parfois compliqués entre parents et instits et à soutenir des instits qui ont des jolis projets hyper ambitieux et à moyens limités qu’à écrire des lettres au rectorat pour qu’une remplaçante veuille bien pointer son nez le lundi.

Mes enfants sont contents d’ aiment aller à l’école, et oui, ils ont du bol parce que leurs parents les accompagnent du mieux qu’ils peuvent dans leur scolarité – Mazette, suivre 6 programmes scolaires différents simultanément, j’y perds parfois un peu mon latin – et ce n’est sûrement pas le cas de plein d’enfants, j’ai conscience de ça aussi. Mais bon, faut quand même relativiser un peu, hein? sinon y’a plus qu’à descendre dans la rue, et en ce moment ça caille un peu pour ce genre de fantaisie!

C’est quand même dingo qu’on soit pas fichus de remplacer les instits en congé parental (genre elle est pas tombée enceinte la veille non plus)!

 

 

S comme SERVICES

Je ne sais pas comment c’est chez vous, mais chez nous, quand j’appelle en disant: « qui met le couvert? », j’ai l’impression d’être célibataire et sans enfants dans une maison immense où un silence de plomb règne.

Si j’ose un « qui pourrait passer un coup de balai dans le salon? » c’est l’écho qui me répond. 

M’enfin ça, c’était il y a déjà plusieurs années… parce que depuis que les enfants savent compter (vers 4 ans?) j’ai arrêté d’attendre une participation volontaire sur ces tâches de tous les jours. Nous avons testé plusieurs méthodes (Chéri est un spécialiste des processus) et nous avons retenu plusieurs idées sur le sujet:

- Chacun peut participer à sa mesure aux tâches quotidiennes (pas juste ranger sa chambre, hein? on parle bien de tâches qui concernent tout le monde)

- il vaut mieux appeler cela des services que des corvées, ça passe mieux.

- être précis dans ce qu’on attend, nos chéris sont comme tous, un peu partisans du moindre effort;

Je m’explique: « débarrasser »  pour les enfants pourrait signifier rapporter une pile d’assiettes devant le lave-vaisselle, mais pour nous, cela veut dire aussi rapporter les verres, charger la machine, passer un coup d’éponge, remplir la carafe d’eau, etc.

- nous avons utilisé le coaching des petits par les grands, mais c’est devenu avec le temps une répartition des tâches entre les 2, même si ça a bien marché au début.

- à chaque rentrée, il faut repenser la grille des services pour l’adapter aux activités des enfants, et être sûr qu’ils sont présents au moment où ils sont de service.

- respecter l’équilibre des tâches à répartir: pas question que l’un en fasse plus que l’autre, ils sont hyper observateurs et crient au scandale de l’injustice parentale dès que c’est possible.

- cette grille doit être conçue en présence de tous, un peu comme une charte ou un contrat, et tant que tout le monde n’est pas d’accord, il faut se creuser les neurones.

Alors je vous offre en exclusivité le modèle breveté de nos grilles de service: celle de la saison dernière, et celle de cette saison-ci. 

La saison dernière, on avait choisi de mixer: les binomes, la répartition des tâches, les contraintes d’emploi du temps, et le coaching des plus jeunes par les plus grands, le tout de manière équilibrée… impossible de mémoriser cette grille, affichée dans plusieurs lieux de la maison!

Cette année, chacun sa journée, le reste du temps c’est repos, et le week-end tout le monde y met un peu du sien! ça démarre aujourd’hui!!

 

Donc pour aujourd’hui, tout le monde a compris? qui est de service?

G comme « gerbis »

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Gerbis, c’est le nom gracieux que j’ai trouvé pour le mot régurgitation. Vous imaginez bien de quoi je parle : le petit filet blanc plus ou moins odorant qui sort de la bouche de nos chéris après un biberon.

Qu’il y ait un petit trop-plein à évacuer, c’est normal.

Que certains enfants en fassent plus que d’autres, c’est un fait, et si c’est un RGO (reflux Gastro Oesophagien) cela se traite.

Par contre, quelles que soient les raisons, j’ai remarqué que certains concours de circonstances m’ont toujours été particulièrement défavorables : c’est toujours lorsque j’étais pressée qu’à la dernière minute, j’ai empoigné bébé pour le mettre rapido dans sa poussette, et blurp…. Il a refait sa salopette propre, et accessoirement il a réussi à en mettre sur son body amoureusement choisi le matin… et j’ai été définitivement en retard. 

Pendant des années j’ai arrêté de porter certaines couleurs, comme le noir, souvent élégant pourtant. Parce qu’il attire les gerbis, j’en ai la certitude ! Et le pire du pire, c’est que même si je me précipitais sur un gant de toilette propre pour vite nettoyer le gerbis à l’eau chaude, il me restait pour le reste de la journée des relents d’odeurs nauséabondes. 

Comme bébé faisait généralement ça sur la partie haute de mon corps (l’épaule, le décolleté), l’odeur me poursuivait…. J’ai également remarqué que Chéri a toujours pris un malin plaisir à jouer à l’hélicoptère avec ses enfants juste après les biberons, avant de me les mettre dans les bras, ce qui augmentait terriblement le risque de gerbis sur moi !

 De nos 6 enfants, aucun ne m’a épargné ! Je suis souvent triste à l’idée que mes derniers bébés sont nés, que l’aventure des grossesses et des nouveaux-nés est terminée pour moi, mais je me réjouis à l’idée que les gerbis, c’est fini !! 

K comme kiné(sithérapeute)

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K comme kiné(sithérapeute) 

Je ne parlerai que des kinés qui ont pratiqué la kiné respiratoire sur mes enfants (ceux qui m’ont fait la rééducation périnéale, après 6 grossesses, j’ai essayé de les oublier…)

Les kinés, j’en ai rencontré une dizaine, et aucun n’a jamais la même technique… de manière générale, en Ile de France, ils voient 4 enfants à l’heure en haute saison, et utilisent la manière forte : une dosette de sérum physiologique dans chaque narine (l’enfant est au bord de la noyade), un bon massage du thorax, devant, derrière (vaut mieux avoir les côtes souples), et hop : on appuie sur la glotte et on fait cracher. Tant que bébé n’a pas de dent, on récupère les glaires dans un mouchoir au fond de la bouche, voire on va les chercher dans la gorge. Bébé devient écarlate, les larmes jaillissent, il hurle quand il peut reprendre sa respiration, et 10 minutes après, il respire mieux, bien mieux. Pendant ce temps-là, moi, j’hésite à partir en courant pour ni voir ni entendre, ou lui casser la figure ; D’autant que chez moi, on a essayé de se partager les tâches avec Chéri, et la kiné, on avait dit : chacun son tour…. Après 1 séance avec Chéri, c’est devenu : chacun mon tour… ben oui, Chéri n’a pas supporté que le kiné puisse donner l’impression de faire souffrir sa fille, et s’est tellement retenu de lui décocher un uppercut qu’il a juré qu’il n’y retournerait jamais. Depuis, j’ai du assister à 300 séances de kiné… et tous les kinés ont survécu (mes enfants aussi grâce au ciel).

 Et puis un jour, en Bretagne, j’ai rencontré Monsieur P. qui devait voir Jonas, 3 mois et une bonne bronchiolite. Chaque séance dure 45 minutes (au même prix que celle du kiné parisien qui dure 10 minutes). Monsieur P. pratique la technique de la « manipulation de la glaire » : 45 minutes de massages du bébé pour sentir la glaire, la chauffer, la décoller, la faire remonter, et pour finir la faire cracher. Croyez-moi, ça marche !! en 3 séances c’était terminé (on avait déjà fait 6 séances avant en île de France sans amélioration !) Jonas était confiant et participait activement plutôt que de se braquer, décochait quelques sourires (timides, c’est vrai, mais des sourires quand même). Alors Monsieur P., s’il vous plait, écrivez une thèse sur « la manipulation de la glaire », parce qu’associée au bon air breton, ça évitera à beaucoup de kinés de risquer les uppercuts. 

E comme ebay

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E comme EBAY 

J’ai découvert ce site, le jour où j’ai voulu vendre ma poussette double, un char d’assaut top niveau, équipé Rolls Royce, qui n’avait servi que 8 mois, qui devenait vraiment encombrant dans l’appartement, et que j’avais remplacé par la Ferrari (oups, Maclaren) des poussettes cannes doubles. Clic clac, 2 photos de l’objet avec le numérique, dans le salon, et l’annonce était faite, 7 jours d’enchères : pendant ces 7 jours, rien, rien, rien, enfin si : 2 questions concernant ma poussette ! et le 7ème jour, 10 minutes avant la fin de l’enchère, OUF : un client !! c’est vrai, elle était un peu plus chère que les autres en vente, mais bon, on n’est pas à la braderie non plus !  Depuis, j’achète et je vends, enfin j’achète plus que je ne vends mais je revendrai ce que j’ai acheté ! je vends même pour les voisins, voire même j’achète pour eux ! une vraie drogue ce site, quand on y goûte. Et on tremble devant l’enchère qui monte pour une paire de kickers d’occase (que ma mère ne voulait pas m’offrir quand j’étais ado et que je n’ai pas vraiment les moyens de m’acheter neuves), on saute de joie pour une combinaison de bébé qu’on achète à 3 euros + les frais d’envoi plus élevés que la dite combinaison, c’est en tout cas un vrai commerce parallèle, une rente pour la Poste, un fardeau pour ma gardienne (recevez ici tout mes remerciements) qui a la gentillesse de me monter mes colis)

B comme bronchiolite

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B comme Bronchiolite 

La maladie des bébés d’aujourd’hui il paraît. Vous savez, celle dont votre mère vous a dit : « de mon temps, ça n’existait pas, ce truc… » sauf que aujourd’hui ça existe, que ça démarre par un nez qui coule un peu et que le lendemain, votre enfant respire comme une locomotive à vapeur mal huilée, ça siffle quand il inspire, ça siffle quand il expire… ça a beau être connu, c’est toujours mieux quand ça arrive aux autres. Parce que le médecin est net : c’est viral et contagieux ! tant mieux, j’ai 6 enfants, et y’avait garderie prévue demain. Bon, je sors mon babyhaler (voir plus haut B comme babyhaler), le numéro de téléphone du kiné (voir K comme Kiné) pour  une séance aujourd’hui même et je reste zen en espérant que tout ça ne finira pas aux urgences, lesquelles sont toujours saturées d’enfants avec bronchiolites, ou gastro (sachez que si le vôtre vient pour une gastro il ressortira avec une bronchiolite et vice versa). Je fractionne les repas (comme si 4 par jour, ça ne m’occupait pas assez), et à chaque fois qu’il tousse, je prépare la cuvette. A savoir : le kiné vient toujours juste après un repas (bb risque donc de tout vomir pendant la séance), ou juste avant un repas (bébé hurle tout du long pendant la séance, et ne mange pas après parce qu’il est trop fatigué, il est donc décalé pour la journée, super ! 

B comme Babyhaler

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B comme Babyhaler 

Cet objet, qui coûte une fortune, bien que remboursé par la Sécurité Sociale, j’y tiens comme à la prunelle de mes yeux ! je l’emmène partout en vacances même l’été parce que j’ai remarqué que c’est toujours quand je ne l’ai pas que j’en ai besoin. J’en possède d’ailleurs 2, pour augmenter mes chances d’en avoir toujours un sous la main. Chez nous, on l’appelle la trompette, et tous mes enfants sont des joueurs de trompette… l’arme idéale pour combattre la bronchiolite, les bronchites asthmatiformes. L’objet, en forme de trompette dans sa housse bleue, permet de faire inhaler des produits. Cela demande un peu de pratique parce qu’il est rare que les enfants y prennent un réel plaisir et inhalent la trompette avec le sourire. On finit souvent en nage, avec un enfant hurlant (il paraît qu’il inhale mieux quand il pleure, ça rassure !) Ma technique : l’enfant sur les genoux, dos contre moi, je tiens la trompette d’une main, comme un biberon (pardon mon chéri, ce n’est pas un biberon, mais c’est pour ton bien), tentant de pousser la chansonnette en comptant jusqu’à 10 lentement… et ce, 4 fois par jour pendant plusieurs jours. Il paraît que les enfants oublient…. Moi pas !!