Blague de saison

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Blague de saison, parce que ce serait une bonne blague de Toussaint…

Tout à l’heure, nous avons croisé une femme d’âge avancé. Très très avancé. De ces femmes qui ont donnent l’impression d’être devenues si fragiles qu’un coup de vent pourrait les emporter.

Nous longions alors un cimetière.

Comme elle marchait sur la route, j’ai fait un écart pour ne pas l’écraser.

Maël m’a dit: Ne t’inquiète pas Maman, elle visite son futur quartier!

Nous partons prendre l’air

Difficile de parler de vacances de Pâques alors que Pâques c’était il y a un mois et qu’il n’y a plus de chocolat.

Difficile de parler de vacances de printemps alors que la chaudière est encore en route, et que ce matin il faisait 9°.

Mais par contre, parler de vacances tout court, oui.

Ne rien organiser

Ne rien programmer

Ne pas se presser

Ne pas penser

Tout le reste est autorisé.

Bonne semaine!

Et n’oublier pas d’aller jouer

 

1ère tonte de la saison (*)

Maintenant que les enfants grandissent, je ne le dirai jamais assez, il y a un certain nombre de tâches que nous pouvons déléguer, voire parfois monnayer. 

Tondre la pelouse en fait partie. Maël en est le responsable, c’est comme ça qu’il finance son forfait téléphone. Le truc, c’est que le prix de son forfait s’est cassé la figure, faudrait pas qu’il revienne négocier. 

Aujourd’hui première tonte de la saison. En images par Maël, Gopro fixe pendant la durée de la tonte et mise du film en accéléré.

Avez-vous remarqué le mouvement de l’ombre (déplacement du soleil)? Et le cerisier plein de fleurs super prometteuses de plein de fruits?

(*) Mais si bien sûr, j’ai prévu de mettre en ligne la 2ème, la 3ème et toutes les suivantes.

Virée du soir. Tard.

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Vendredi soir, fin d’une longue semaine. A l’heure où je rêve de rejoindre mon lit, je suis dans ma voiture. En fait, cela faisait déjà un bon moment que je rêvais de mon lit, mais j’ai attendu, j’ai lutté, puis j’ai pris ma voiture.

Je suis sous la lumière d’un lampadaire glauque, mal garée dans une rue où il n’y a plus une place de libre. Les gens sont chez eux (quelle chance ils ont). Je coupe le moteur, je ne sais pas pour combien de temps je suis là. Cela évitera que je pollue, et que je réveille tout le quartier. Tant pis pour le chauffage, je n’ai pas prévu d’y passer la nuit. Pourtant j’ai l’impression de prendre un quart, comme sur un bateau. Je veille.

Je regarde autour de moi. J’ai quand même l’impression de ne pas être la seule à être garée dans cette rue. Je suis passée devant le N° 19, j’ai ralenti, j’ai essayé de voir à travers la grille, et suis allée me garer. J’ai l’impression de voir d’autres voitures avec quelqu’un au volant. C’est un peu flippant en fait de voir les ombres de ces personnes. Je me fais un peu peur, mais bon, les serrures sont verrouillées.

Je réalise que j’écoute la bande originale du Roi Lion. C’est assez ubuesque d’être dans sa voiture, à 23h45, dans une rue de banlieue, et d’écouter la musique du Roi Lion.

J’envoie un SMS qui appelle comme réponse un « j’arrive tout de suite ». Et c’est le cas. Preuve à l’appui.

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Mais nous n’avons pas la même définition du mot « arriver ». Alors j’attends. Mais je comprends. OK j’ai annoncé par SMS que j’allais repartir. Mais je comprends, il faut le temps de dire au revoir. Je connais ça. J’ai ça dans les gènes. Entre le moment où je décide de partir d’un endroit et le moment où l’on part réellement, il se passe souvent un long moment. Je l’ai transmis à nos enfants. Faire des blablas. Sauf que ce soir, je pense que ce n’est pas ce que j’ai fait de mieux.

Il n’y a plus de chaleur dans la voiture. Il fait même vraiment froid. Je pense que je vais bientôt faire de la buée, ou rallumer le moteur. J’ai sorti un livre histoire de moins me stresser sur ce qui m’environne. Mais je suis sous le seul lampadaire qui clignote. L’intermittence pour lire, ce n’est pas top. Je pense à allumer la lumière de la voiture. Et si je vide la batterie? Est-ce mon ado chéri qui va pousser ma voiture d’1 tonne en sortant d’une soirée?

Il arrive. Il ne sent ni l’alcool, ni la clop. Ouf. Il est minuit pile. C’était l’heure du rendez-vous.

Je n’avais qu’à pas venir avec 1/4 d’heure d’avance.

Light Painting par Maël

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Light Painting by Maël Barth – 2013

 

Ce soir, j’ai découvert ce que c’est que le light painting. 

Je dis souvent que j’ai aimé toutes les périodes vécues avec nos enfants. Et ça continue à se vérifier (tant mieux, j’en ai encore pour 20 ans…) En ce moment ce que je trouve magique c’est que les ados nous apprennent des trucs. Ils sont curieux, ils ont accès à l’information et ils la partagent. 

Et donc, ce soir j’ai appris ce que c’est que le light painting. Maël aime la photo, et tout ce qui touche aux arts visuels. Et il a du talent (ok, c’est la mère qui parle, mais quand même). Du coup, vous pouvez revoir cette vidéo, c’est cadeau.

Maël m’a montré les photos qui illustrent cet article et qu’il a faites avec son appareil, ses frères et des petites lampes de poche à 2 balles rapportées de Londres. Et moi, j’ai dit: « hannn wouaouuu, comment t’as fait ça???? »

 

Light painting par Maël Barth - 2013

Light painting par Maël Barth – 2013

Pour vous gagner du temps, je vous fais le copier-coller d’un pavé de Wikipédia, c’est plus simple:

Le Light Painting est une technique photographique consistant à faire intervenir une ou plusieurs sources de lumière tenues à la main (typiquement des lampes de poche ou autre lasers) dans une scène photographiée avec un temps de pose supérieur à 1 seconde.

La lumière peut être :

  • Dirigée vers l’objectif : le résultat ressemble alors à une photo classique sur laquelle on aurait peint des traits lumineux,
  • Dirigée vers le sujet, ou une partie du sujet photographiée : la photo est ainsi éclairée par endroit, et sombre à d’autres.

L’intérêt de la photo se trouve alors dans la qualité du jeu de lumière ainsi produit.

Light painting par Maël Barth – 2013

La mise en pratique de cette technique requiert un appareil photo disposant d’un temps de pose d’au moins une seconde, et de plusieurs minutes pour des scènes évoluées. Tout comme la photographie de nuit, cette pratique a gagné en popularité avec l’avènement de la photographie numérique, entre autres parce que le photographe peut contrôler immédiatement le résultat de ses prises de vues.

Voilà, n’hésitez plus à parler du light painting dans vos dîners entre potes!

Light painting par Maël Barth - 2013

Light painting par Maël Barth – 2013

 

Son César du Cinéma

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Ce soir c’est la cérémonie de remise des César.

J’ai demandé à Maël quel était son film préféré.

Il m’a dit: « Mon film préféré, c’est Inglorious Bastards de Quentin Tarantino, après The Artist.

Je lui ai dit: « Et tu as vu The Artist? »

Il m’a dit: « Non »

 

Le numérique c’est fantastique

De notre temps (oui ma bonne dame, pour l’instant j’ai plus vécu au siècle dernier qu’au XXIème siècle), on faisait des photos avec des appareils photo Argentique. On faisait des photos par pellicules de 12, 24 ou 36, parfois on arrivait à en faire 37 ou 38 sur une pellicule; C’était le top de grapiller un peu. Il fallait les apporter chez le photographe et attendre quelques jours, ou quelques heures pour les avoir. Parfois, elles étaient toutes floues mais facturées quand même. Ou pas. Quand mon photographe a proposé l’offre « vos photos développées en 24h », j’ai trouvé que c’était un progrès incroyable.

Depuis l’arrivée du numérique, je n’ai plus aucun complexe à prendre des photos. Des bonnes et beaucoup de mauvaises. Le numérique ne m’a pas rendue meilleure photographe, mais je ne me ruine pas en développements.

J’ai cru lire que certains revenaient à l’argentique. C’est bobo ou c’est stylé, je n’en sais rien. mais ce n’est pas pour moi. C’est comme le retour au vinyle… Celui qui me prouvera que le son du vinyle est meilleur que le son numérique a un peu de chemin à parcourir. Après, le bruit du diamant sur le disque, pourquoi pas…

Bref, tout ça pour dire que grâce au  numérique, on canarde avec nos appareils, nos téléphones, nos MP3, nos IPAD; Tout fait des photos, et on fait des photos de tout.

Ah ah ah si on m’avait dit qu’un jour je prendrais la photo d’un gratin de chou-fleur, je n’y aurais pas cru.

Pour les ados, c’est pareil. Leur activité indispensable quand ils sont ensemble, c’est d’immortaliser la situation, de se photographier en dizaines d’exemplaires. Accessoirement, de mettre les photos sur Facebook en identifiant les personnes qui sont dessus. Mes ados sont plutôt du genre à enlever les identifications le plus vite possible des photos sur lesquelles ils apparaissent.

Et là, ils s’en sont donné à coeur joie: une quarantaine de photos d’affilée, pour un résultat qui est sur nos écrans d’accueil d’Iphone.

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Chez vous aussi, les ados se prennent en photo tout le temps?