7 ans aujourd’hui!

 

Il y a 7 ans aujourd’hui, je reprenais le chemin du boulot après plus de 10 ans passés à la maison.

Il y a 2 ans, j’avais fait un premier point sur la situation.

J’ai eu mal à la tête pendant 6 mois, j’ai planté Excel 2386 fois au moins, j’ai oublié mon badge 10 fois au plus, je suis restée bloquée dans l’ascenseur 2 fois seulement, j’ai eu 955 points au TOEIC 3 semaines après mon retour, j’ai changé 4 fois de chef et 2 fois de poste. J’ai traversé l’Europe et j’excelle (ahah) dans l’art de prendre des avions à 6h30 et rentrer le jour même pour dormir à la maison. J’ai changé de nom aussi, mais pas d’adresse email ce qui en perturbe certains. Je parle plus souvent anglais que français. Je connais les drapeaux d’une soixantaine de pays, avec qui je travaille souvent à l’heure où ça les arrange. J’ai rejoint le Réseau de femmes de mon entreprise. J’ai toujours 6 enfants à la maison, selon un rythme un peu bohème et irrégulier.

Mais surtout, en 7 ans, j’ai changé ma manière de travailler. J’avais déjà écrit un billet sur le Blurring, terme pas vraiment joli pour définir le mix permanent entre vie familiale et vie professionnelle qui permettait la conciliation des 2. En 2015, la transition était en cours.

A ce jour elle est faite. Je ne cloisonne plus rien entre vie familiale et vie professionnelle. Parce que mon moteur professionnel c’est quand même l’efficacité. Et mon moteur personnel aussi. L’idée n’est pas d’en faire toujours plus (même si la tendance va dans ce sens), mais de faire ce qui doit être fait au moment opportun.

Parce que « ce qui est fait n’est plus à faire! ».

Qu’il s’agisse de perso, ou de pro. Oui je case un RV téléphonique avec un prof du collège pendant une journée de boulot. Oui j’organise un call avec le Mexique à 21h00 heure de Paris. Oui, je fixe un RV chez le dentiste du bureau. Oui je prends l’avion à des heures où je devrais être tranquillement chez moi. Non, je ne prends plus le temps de déjeuner avec des copines les jours où je suis au bureau pour être à la maison à 18h30 au plus tard. Oui, je fais mes courses en ligne à l’occasion d’une pause café.

Parce que « ça, c’est fait! »

Avant, j’aurais fixé un RV avec le prof du Collège à 17h15 un soir de semaine, il aurait fallu que je parte du bureau 1 heure avant (mission compliquée et génératrice de stress dès le matin) et j’aurais dû rattraper ce temps en travaillant le soir (ahhh culpabilité, quand tu nous tiens). Avant, je tenais des TODO Lists interminables que je mettais à jour trop souvent et dont je n’arrivais jamais au bout. Avec la désagréable impression de ne pas avoir le temps. Aujourd’hui, je fonctionne dans l’immédiat. Il y a un truc à faire, je le fais. Histoire de ne plus l’avoir à l’esprit. Et finalement ça me convient bien.

Je me fais un peu l’impression d’être une nana un peu gâtée qui fait ce qu’elle veut, quand elle veut. ça n’est pas aussi simple que ça. Mais ça y ressemble quand même un peu. Et quand j’en parle avec les Kids, les plus grands, ils ne sont pas surpris. C’est plutôt l’avant qui les surprend. Ils sont d’une génération du ici et maintenant.

Et c’est assez plaisant.

 

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3 Comments

  1. Avec mes 3 enfants et un métier qui le permet, je fonctionne souvent comme toi et c’est gagnant et efficace dans les 2 sens ! Comme tu l’écris, « ce qui est fait, n’est plus à faire ! ».
    La « Todo », je pratique, mais surtout pour ne pas oublier les impératifs de la journée …
    Pendant les vacances, par contre, je « déconnecte » du bureau, et sans dérogation … Bonne reprise du travail !

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