Flèche de diamant du ménage avec Starwax (et concours!!)

Dans le genre plus je peux me simplifier le quotidien et mieux je me porte, je suis plutôt niveau 2 étoiles. Parce que je peux faire encore mieux, et parce qu’il y a sûrement plein de  solutions pour se rendre la vie plus simple, et évidemment plus économique (la crise ma bonne dame)

Dans la famille « je fais mon ménage moi-même et ça ne m’apporte aucune gratification ni aucun épanouissement », je suis plutôt niveau flèche de diamant.

J’aime que la maison soit propre, mais je ne suis pas une maniaque du plumeau. Un peu de poussière, ça immunise contre les allergies. Mais un peu… pas trop.

Par contre, je suis passée assez facilement à l’utilisation de produits écolos, les plus naturels possibles et qui font tout dans la maison. La base pour moi, c’est le vinaigre blanc, et le savon de Marseille.

Il y a 3 mois, j’ai reçu en test des produits Starwax. C’est rigolo ce nom, parce que ça m’a fait penser à des produits de l’espace, des trucs hyper révolutionnaires. Alors qu’en fait, ce sont les produits de nos grands-mères, naturels, sains, hyper efficaces, dans des packagings un peu vintage. La classe.


Le mieux du mieux, ça a été le balai Starwax. Une révolution pour moi. Hyper maniable, avec une lingette lavable qui se scratche au bout et qui tient vraiment vraiment. Il est super léger et là, enfin, j’ai trouvé l’objet qui remplace la serpillère et le balai brosse.

produits Starwax

Je vous joins une petite photo des produits qui font maintenant partie de mon quotidien de ménagère, et mon dernier atelier « je fabrique ma lessive » m’a permis d’utiliser les copeaux et d’épargner mon robot de cuisine, j’ai beaucoup aimé.

J’ai fixé dans ma cuisine un savon d’école Starwax The Fabulous. J’ai tout retrouvé, la forme, l’odeur, le plaisir de le faire tourner dans la main. Nostalgie quand tu nous tiens. Sauf que c’est plus économique qu’un savon liquide, j’en suis sûre!

En ce moment, il y a une opération Starwax avec Téléstar, les Produits d’Antan. Chaque semaine vous trouvez avec Téléstar un livret des secrets de grand-mère avec le produit qui va avec, et ce, tout le mois de janvier.

couv Fabulous

Aujourd’hui, je vous propose de gagner le nouveau libre collector Starwax The fabulous sur le blog, en partenariat avec Starwax ainsi que 4 produits de la marque! Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas joué, chouette! Il y a 1 lot à gagner, par tirage au sort de vos commentaires. Racontez moi quelle ménagère vous êtes, je suis sûre qu’on va bien rigoler! Vous avez jusqu’au 1er février à minuit pour participer, de France métropolitaine, et avec un email valide!

 

Manger avec des baguettes… magiques

475288_919deedc0ed312b14524b0152cbff70e.png_256

Quand les enfants étaient petits, vers 15 mois, j’ai trouvé plus facile de leur apprendre à manger seuls avec une fourchette qu’avec une cuillère. Piquer des morceaux de jambon, de concombre, de fruits, c’est tellement plus simple que de remplir une cuillère de purée pour l’amener jusqu’à sa bouche en la gardant pleine.

Tous mes enfants ont su utiliser une fourchette avant d’utiliser une cuillère (la paille c’est bien pour les yaourts et les soupes)

Maintenant qu’ils ont grandi, on corse le défi et on introduit les baguettes chinoises pour manger du riz. Evidemment, si le riz est bien collant, c’est plus facile. Et puis sinon, on peut faire comme les vrais, en portant le bol sous le menton, et il n’y a plus qu’à pousser dans la bouche.

Mais comme on se prend pour des européens qui voulons manger avec des baguettes, il reste une distance d’une vingtaine de centimètres à faire parcourir au riz pour qu’il passe de l’assiette à la bouche.

Tenir des baguettes…. On tient la première comme un stylo, on glisse la 2ème, et on fait pince avec les 2. Bien sûr…. Et pourquoi pas en se bandant les yeux?

Bref voici la technique pour éviter de passer 3 heures à table et de retrouver 200g de riz sous la table:

- Dézinguer une pince à linge en bois et récupérer la partie métallique sur ressort.   

- Y coincer les baguettes

- Action et bon appétit!

20150115_201215   20150115_201158   20150115_201011

Et on passe à 2 chiffres

iphone04112011 192iphone04112011 313iphone04112011 365 iphone04112011 431iphone04112011 242

Tu pesais 3,8kg

Tu pesais 2,5 kg

En l’espace de 10 minutes tu es arrivé tête en avant, tu as a suivi, version toboggan.

Je me souviens de ces premiers moments où vous êtes tout deux devenus des évidences.

Chacun son visage, chacun son odeur.

Chacun son doudou, chacun ses cris. Chacun son sein, puis chacun sa main.

A vous deux, vous cumulez tout: l’intelligence et l’insouciance, les sourires et les larmes, le calme et la tempête, le raisonnement et la spontanéité, l’énergie et l’apaisement, la douceur et la douceur.

Tu es calme, posé, réfléchi, le cerveau en ébullition permanente, posé sur une planète parfois bien loin de la nôtre. Où le quotidien est une contrainte.

Tu es énergique, curieuse, vive, sensible, douce et expressive, posée sur notre planète. Où l’inaction est déroutante.

Vous êtes si différents et totalement indissociables. Etre jumeaux c’est être identiques disent certains. Vous n’avez rien d’identique, mais à vous 2 vous pouvez ne faire qu’un. Inséparables et complémentaires, liés par un truc indéfinissable et unique. Qui ne se voit pas. Qui se vit.

Vous êtes les 2 pièces d’un puzzle familial qui sans vous ne serait pas complet. Et qui sans vos frères et soeur ne le serait pas non plus.

Depuis 10 ans aujourd’hui.

Bon anniversaire mes petits grands.

 

Etre en deuil, tout simplement

07844089-photo-je-suis-charlie

Etre assommée.

Comme chacun. Comme tous.

Perdre sa faculté de réfléchir, de se concentrer. Voir des images, lire des articles, entendre des témoignages.

Faire mieux connaissance avec Cabu, Charb, Wolinski et les autres, ces héros d’aujourd’hui qui pourtant ne faisaient pas partie de mon quotidien. Je ne pense pas avoir jamais acheté Charlie Hebdo. Pour autant ils font partie de ces figures emblématiques de mon pays. Comme certains écrivains, musiciens, stars de ciné, héros historiques.

Essayer de trouver des mots pour un billet de rentrée, et ne pas réussir. Impossible de penser à autre chose, de trouver des mots légers, de relativiser, de voir le verre à moitié plein. Il n’est que vide.

Avoir très fort la conscience qu’à partir d’un moment précis, ce sera différent. Il y aura eu un avant, et il y a un maintenant.

Il y aura aussi un demain, dont je ne sais pas très bien à quoi il ressemblera.

Essayer de me souvenir si d’autres événements avaient pu un jour m’assommer ainsi.

La dernière fois, c’était le 11 mars 2004. Se sentir infiniment triste, ne pas réussir à centrer ses pensées sur autre chose, revivre les événements en boucle dans sa mémoire. Pour les ancrer, pour ne pas oublier.

Et chercher du sens.

Chercher du sens à ce qui n’en a pas. Chercher à poser des raisonnements rationnels pour expliquer l’irrationnel.

Etre en deuil, tout simplement.

Je vous souhaite

a 2015 ballons

Dimanche soir au coin du feu (sans feu)…

Dernière soirée de calme avant la reprise. Trop tard pour faire le bilan de 2014, on est déjà en 2015. Tant mieux, je crois.

Pour 2015, je vous offre ce texte de Jacques Brel, intemporel

 

Je vous souhaite

Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir

Et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns.

Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer

Et d’oublier ce qu’il faut oublier.

Je vous souhaite des passions.

Je vous souhaite des silences.

Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil

Et des rires d’enfants.

Je vous souhaite de résister à l’enlisement.

A l’indifférence, aux vertus négatives de notre époque.

Je vous souhaite surtout d’être vous.

Casse-tête de Noël

Cadeaux-de-Noël

10 jours avant Noël, je suis à la bourre pour mes courses… Et je vais bientôt être à la bourre si je veux les faire sur Internet, je commence à recevoir des mails d’alertes avec des échéances de commandes pour réception dans les temps.

Et dire que certains ont déjà tout emballé, tout étiqueté…

Pour cette année c’est un peu tard, mais devant la dinde du 25, si le coeur (ou l’estomac) vous en dit, vous pourrez aborder le sujet des cadeaux. Pas ceux de vos enfants, pour ceux-là c’est plus assez simple. Mais pour la famille élargie.

Quand on a une famille nombreuse, on est rarement les seuls, et il se trouve que certains frères ou soeurs (nombreux) ont aussi eu la bonne idée d’avoir une famille (nombreuse).

Dans ma famille, il y a 2 parents (enfin des grands-parents maintenant), 4 enfants et conjoints, et 16 petit enfants.

A la génération du dessus, il y avait 4 arrière grands-parents, 5 enfants de chaque côté et conjoints, 19 petits enfants et conjoints, et plus d’une cinquantaine d’arrière petits-enfants d’un côté. De l’autre, 15 petits enfants et conjoints et une trentaine d’arrière petits enfants. Oui nous sommes nombreux. Et non, nous ne fêtons pas Noël tous ensemble, le château de Versailles n’est pas disponible à cette date pour nous recevoir.

Pour Noël, il faut trouver une équation habile entre faire plaisir à chacun, ne pas devoir vendre un rein ou deux, offrir des cadeaux qui font plaisir, ne pas faire de doublons, et se retrouver pour fêter Noël. Cette année, ce sera en janvier.

Pour résoudre l’équation, il y a LE fichier Excel de Noël qui circule en novembre. Tous les membres de la famille y sont listés (grands-parents, parents et conjoints, et les enfants, on fait Noël en cercle restreint de presque 25). Une colonne avec tous les prénoms par famille, une colonne avec les souhaits de chacun (2 ou 3 idées). Un petit tirage au sort pour définir qui achète les cadeaux de qui (on est 4 enfants, il y a 16 petits enfants, chacun en a 4 à offrir). Il n’y a plus qu’à faire des choix parmi les souhaits sur LE fichier Excel, les grands parents s’y mettent aussi et le tour est joué. Les parrains et marraines peuvent aussi y faire leurs choix pour leurs filleuls. Pour les adultes, c’est un peu moins clair… mais de toute manière on finit tous super gâtés.

Et chez vous, vous faites comment?

Mais qui sont les gros nazes dans cette histoire?

Il y a quelques jours, j’ai reçu, parmi les 100 mails que je reçois tous les jours parce que j’ai le privilège d’être référencée dans des annuaires de parent de famille nombreuses, ou de blogueurs, ou des deux, un dossier de presse pour un livre. Je lis toujours ce type de mails, par curiosité.

Aujourd’hui, j’ai reçu la revue de presse de ceci:

mon-ado-est-un-gros-naze-9782822208956_0

 

J’ai lu le titre, le dossier de presse, et le « florilège » avec les meilleurs extraits. Je ne mettrai ici que la photo de couverture. Le reste est totalement pathétique.

Pourtant je pense avoir une bonne dose d’humour, et parfois je comprends le second degré, voire le 3ème degré. Et j’ai 3, et presque 4 ados à la maison.

Etre adolescent, on y est tous passés, et nos enfants y passeront tous. C’est une période évidemment pas simple où le corps change, où sorti de l’enfance il faut commencer à imaginer sa vie de demain avec pas mal de pression, c’est le moment que les orthodontistes choisissent pour leur refaire le sourire. C’est aussi cette période où il faut se forger sa propre personnalité en prenant du recul par rapport à l’éducation qu’on reçoit. En passant par la confrontation, l’échange, le questionnement. C’est la période des premiers amours, à la vie à la mort. Et c’est surtout la période où les parents projettent leur propre adolescence sur leurs enfants. Ils se rappellent les ados qu’ils ont été. Soit ils souhaitent à tout prix que leurs enfants passent à travers sans heurts, soit ils souhaitent que leurs enfants les épargnent d’une adolescence similaire à la leur.

Dans les 2 cas, ils sont au taquet pour suivre l’adolescence des enfants, parfois un peu désarmés ou fragilisés.

Oui ça fait beaucoup de changements pour l’enfant, et peu de temps. Un peu de fragilité aussi. Et un vrai besoin de repères forts et ancrés pour leur apprendre à se positionner. Pour qu’il y ait des limites à dépasser, ou des interdits à remettre en cause. Ou au contraire pour s’y réfugier.

Alors quand deux auteurs personnes, parents en plus, osent traiter du sujet de l’adolescence en titrant « mon ado est un gros naze mais je l’aime », c’est d’un irrespect et d’un humour ton totalement au ras des pâquerettes.

Une manière de prendre le sujet à la rigolade pour que ça passe plus facilement? Un moyen de se déculpabiliser de ne pas être le parent idéal dont l’ado file doux? Une aigreur mal gérée à voir ses enfants prendre de la distance et s’approcher doucement de l’âge adulte? Une honte non avouée de ne pas comprendre tous ces bouleversements qui changent le tempérament de nos ados? Autre chose?

En réalité, je n’ai même pas envie de le comprendre. Je n’aime pas qu’on dise des ados qu’ils sont des loques avec boutons et appareils dentaires. Je n’aime pas qu’on dise des ados qu’ils sont en rébellion. Je n’aime pas qu’on dise des ados qu’ils ne savent pas ce qu’ils veulent faire de leur vie. Je n’aime pas qu’on dise des ados qu’ils sont des gros nazes.

Je n’aime pas ces jugements de valeurs et ces étiquettes qui viennent d’adultes qui posent un regard critique sur nos enfants. Ou sur les leurs. Ces jugements qui ne donnent pas envie de grandir ou de changer, et surtout pas de devenir adulte, pour un jour peut-être leur ressembler?

Les ados d’aujourd’hui ne sont ni pires ni meilleurs que ceux que nous étions. Si ce n’est qu’ils ont besoin d’une bonne dose de confiance pour avoir envie de grandir dans une société qui leur propose un avenir professionnel difficile, ou chaque jour une nouvelle loi vient sanctionner, pénaliser, interdire, limiter. 

Et de respect. 

Et d’enthousiasme.

Et d’optimisme.

Alors j’ai juste envie de me mettre au niveau de ces auteurs et de leur dire, comme dans la cour de récréation: C’est celui qui dit qui y est!

Aidez-moi à partir en week-end

Juste un week-end à La Plagne, avec ma copine Sabine.

A nous 2, 10 enfants, les week-ends entre copines sont rares….

Et là, même si nous n’aimons pas particulièrement les appels au vote, l’appel de la montagne est sacrément plus fort. Juste cette année, parce que ça nous ferait juste spécialement du bien.

Alors il suffit de cliquer LA, maintenant

Et quand le lien s’est ouvert, il suffit de cliquer sur « J’aime ».

Si vous laissez un commentaire vous avez aussi une chance de gagner, et partir avec nous, ça serait une bonne marrade.

C’est jusqu’au 11 décembre alors il vaut mieux le faire, tout de suite.

MERCI!!

Faciliter leur quotidien

99276960

Quand je discute avec d’autres parents, quand je lis des billets de blogs, quand j’entends les confidences des unes et des autres, je suis un peu affolée de tout ce qu’on demande à nos enfants, pour en faire un jour des adultes autonomes, qui prendront leur envol plutôt que de rester collés à nos basques jusqu’à 30 ans.

Grandir, quand on est un enfant, ça veut dire, en vrac:

-  Se lever avec l’alarme de sa montre dès qu’on en a une,

-  Se brosser les dents tout seul grâce à la brosse à dents électrique,

- Prendre une douche tout seul plutôt qu’un bain qui lave tout seul quand on marine dedans 30 minutes pour gagner du temps économiser de l’eau,

- Mettre ses vêtements dans le panier à linge sale dès qu’on a 3 ans pour prendre très vite de bonnes habitudes,

- Participer aux services de la maison en profitant de ce qu’à 2 ans, nos enfants aiment imiter Mam’s. Plus tard ils râlent, mais c’est pédagogique.

- Faire 2 ou 3 activités par semaine, pour s’épanouir en plus des 35 heures à l’école, des devoirs etc. Pour leur ouvrir l’esprit et développer de nouveaux talents, pour qu’ils se défoulent.

- Manger des légumes verts parce que c’est plein de vitamines, surtout les épinards en branche, et puis ça forge le goût. Il faut manger de tout, hein?

- Etre à l’heure à tous les rendez-vous, les cours, les repas. Par respect pour ceux qui attendent en face. C’est éducatif.

La liste pourrait s’allonger, s’allonger, s’allonger.

Bien entendu, je fais tout cela. Parce que cela les aide à grandir, et c’est un peu mon objectif quand même. Et parce que derrière certaines contraintes, ça permet de transmettre quelques valeurs et quelques principes.

Mais au fond de moi, je pense que c’est lourd, tout ça. Quand je pense aux nombres de consignes, injonctions, tâches que les enfants reçoivent et éxécutent par jour…

Je me suis demandé comment faire pour alléger cela, sans lâcher pour autant sur leur éducation et les bons principes des familles que j’essaie de leur transmettre.

Depuis quelques temps, j’ai décidé de leur faciliter le quotidien, pour essayer de le rendre plus fluide. Pour qu’ils s’attachent à ce qui fait l’essentiel de leur vie à leurs âges. Chacun a un essentiel différent et adapté. Je m’y adapte aussi.

Oui je peux vider un lave-vaisselle à la place de celui qui est de service, pour lui permettre de finir la lecture de sa BD.

Oui je peux ramasser du linge qui traîne sans hurler à qui veut bien l’entendre que j’en ai marre de le faire à leur place et que jamais ils ne trouveront une femme/un homme qui acceptera de partager leur vie

Oui je peux prévoir un bon dessert quand je sais que la journée à été rude: 2 heures de SVT, 3 heures de physique, 2 heures de maths… ça mérite bien une bonne mousse au citron pour finir la journée, c’est plus glamour qu’un yaourt nature

Oui je peux prêter mon vélo en attendant qu’un vélo crevé soit réparé, sans imposer une réparation immédiate, parce que ça rend les choses plus simples.

Oui je peux laver et faire sécher un pantalon dans la journée, parce qu’un enfant a oublié de le mettre au sale et que le sport… c’est demain.

Oui je peux faire tout cela pour faciliter le quotidien, sans lâcher sur ce qui me semble important. Et sans le leur dire. Ce ne sont pas des buses, ils s’en rendront compte. Ou pas. Ce n’est pas ce qui compte. Ce qui compte pour moi c’est d’etre attentive au bien-être de chacun, de ne pas trop charger la mule qui l’est déjà bien assez comme ça, et de fluidifier leur vie quotidienne, à chacun d’entre eux. Sans contrepartie.

La contrepartie, elle vient toute seule. Moins de stress (il y en a suffisamment comme ça), l’impression de donner à chacun du temps pour respirer, pour éviter les grains de sable dans les rouages, les trop-pleins qu’on fait peser sur les épaules. Pour éviter les heurts, les frustrations, les conflits. Ils en vivent assez dans la cour de l’école ou ailleurs.

Bon, si les enfants lisent ce billet je suis grillée… mais ça ne m’empêchera pas de continuer.

18 points pour réussir une soirée de 18 ans

1 – Oublier…

Tout ce qu’on vous a raconté sur les soirées des enfants des amis d’amis de vos amis que vous n’avez jamais rencontrés. Ces soirées ont dégénéré, les maisons ont été vandalisées par des mutants bourrés sortis de nulle part qui ont tout cassé, alors que les parents étaient partis en Province comme par hasard juste ce week-end là en laissant un gros billet sur la table. En plus il y avait de la drogue et des préservatifs partout, et certains jeunes ont même dormi dans le lit des parents, profitant de ce qu’il était encore libre, tous les autres lits de la maison ayant été investis. Généralement ces histoires sont assorties d’un discours sur les parents démissionnaires devant leurs ados un peu révoltés.

2 – Se souvenir…

Des soirées de notre jeunesse, des échanges de cour de récré au lycée « t’es invitée à la soirée de Juliette? » « Y’aura qui? » « Tu crois qu’on peut s’incruster? » « Hann Il sera là? Faut absolument que mes parents soient ok pour que j’y aille… » Des jours qui précédaient où le stress montait pour que tout soit parfait, de la musique qui claquait dans les oreilles avec la boule à facette et les spots sur lesquels on mettait du calque de couleur, des montagnes de chamallows et les mélanges liquides improbables qu’on buvait en disant que c’était du Ponch, ou des cocktails. Passés 22 heures, on ne regardait plus vraiment ce qu’on buvait parfois. Du Malibu Coco, du vodka-Curaçao bleu? bref, on a aussi eu 18 ans.

3 – Se lancer

Et dire oui. Oui tu peux faire une soirée à la maison. Et dire non, pas la veille pour le lendemain, mais plutôt 3 ou 4 semaines avant. Une fête réussie ne nécessite pas forcément la location d’une salle, plus traiteur. Pas les moyens d’ailleurs. Et ce n’est pas cela qu’il demande. Il veut juste faire une soirée avec ses potes. Et sa soeur, et quelques potes de sa soeur aussi. Et il invitera aussi son frère à passer.

4 – Accompagner (je n’ai pas dit assister)

Il a 18 ans, c’est sa soirée, ce n’est pas la mienne. Il a plein d’idées, de l’expérience sur le sujet, et beaucoup de bon sens. Il faut qu’il puisse en profiter. Et moi? ça se passe chez moi et même si la meilleure assurance que j’ai c’est la confiance que je lui accorde, rien ne m’empêche de poser quelques questions liées à mon expérience du sujet (même historique), et à mon grand âge.

5 – Définir le périmètre

Le garage et le jardin. Aucun accès direct dans la maison. Cela évite de stresser, de surveiller, de fliquer. Pas besoin de vider la maison, retrouver des clés pour les pièces, risquer des tâches indélébiles sur mon canapé Ikea, trouver des canettes vidées dans le bocal du poisson, ou un mégot dans la cage du lapin. Et plus si affinités. Et peut-être que rien de tout cela ne va arriver. Mais dans le doute, hein?

6 – Inviter

Pas besoin de prévoir des enveloppes et des petits cartons. Facebook est là. Il crée un événement, et il invite. Je ne veux pas connaître la liste. Les copains que je connais seront là, c’est chouette qu’ils viennent tous. Pour le lieu, Maël mettra l’adresse sur le groupe Facebook 2 heures avant la soirée. Histoire que notre adresse ne circule pas via Facebook les 15 jours qui précèdent. Chez moi, ce n’est pas le Stade de France, hein?

6 bis –  Traduire le nombre d’invités

La liste en prévoit 40 quelques jours avant la soirée. Dans la réalité, c’est comme les manifestations. 40 selon les forces de l’ordre (je ne parle pas de moi) 100 selon les organisateurs. Sans grossir les chiffres, et on ne le sait qu’après. Donc si 40 personnes sont réellement invitées, il y en aura plus. C’est certain. Et la maison a, contre toute attente une capacité d’accueil insoupçonnée.

7 – Les horaires

De 20h30 à 1h30. C’est l’horaire annoncé. Mais en toute complicité avec l’organisateur, on sait que ça va déborder d’une heure. Ok j’aurai le droit de proposer qu’on baisse un peu la musique. Parce que ça va être bruyant. 

Consigne: on vient après avoir dîné (l’estomac plein de macaronis), ça permet de tenir l’alcool un peu mieux, et ça évite à la mère de l’organisateur de fournir un buffet colossal pour 40 100 adolescents en plein croissance.

8 – La musique et les éclairages

C’est lui qui gère le matériel prêté et installé par des copains, le bruit, la playlist, les branchements, les éclairages, tout. Impressionnant l’enceinte grosse comme mon sèche-linge.

9 – Le budget

En gros, chacun apporte ce qu’il consomme et partage (ou pas?). Donc les invités apportent de l’alcool, avec de l’alcool, et parfois un peu d’alcool aussi. Donc je n’ai fourni aucun alcool. Ce qui me convenait bien, parce qu’au-delà d’une bière, j’ai du mal à fournir de l’alcool à mes enfants. Et puis l’alcool coûte cher.

J’ai donc fourni: des jus de fruits et sodas, des verres, du Sopalin et des sacs poubelle, des Bonbons et des gâteaux. Non pas de chips, ça se renverse, ça s’écrase, on marche dedans et ça ne nourrit pas. Budget total: 50 euros. Pour 40 100 invités, c’est imbattable.

10 – La déco

Des sacs poubelle posés partout, des cendriers à gogo, une ou 2 tables à disposition, un seau et une serpillère au cas où. Le reste est accessoire. Restons centrés sur l’essentiel.

11 – Les voisins

Certains voisins sont des amis. Ils comprennent, sont heureux pour Maël.

D’autres sont systématiquement garés devant chez vous, ne disent jamais bonjour, ont 3 voitures pour 2, ont des enfants braillards. Un seul conseil: Oubliez tout. Parce que ce qu’ils vont se prendre dans les oreilles pendant la soirée vaudra pour tous les coups bas des 5 dernières années. Vous serez vengés de tout. Un petit mot dans les boîtes aux lettres pour prévenir, avec humour et décontraction.

12 – Planifier ma soirée

Non, je ne passerai pas la soirée à la maison. Ce serait bien qu’il y ait un adulte sur place. Ahhh mazette il a 18 ans! il est la personne majeure. Je prévois une soirée à proximité (20 minutes à pieds), chaleureuse et arrosée. Le cinéma, par exemple, ce n’est pas une bonne idée. ça finit trop tôt, et il y a un risque de ne pas pouvoir se concentrer sur le film en imaginant les scénarii racontés aux point 1.

Une nuit à l’hôtel? Hors de question. Il ne s’agit pas de lâcher l’affaire complètement. Je rentrerai vers 1h00 pour prendre la température de Maël de la soirée avant d’aller me coucher. Soit je dormirai, soit je n’y arriverai pas. Selon la température.

13 – Derniers préparatifs

Faire de l’espace dans le garage. C’est une occasion rêvée de remplir quelques sacs poubelle, de prendre conscience de la taille de cette pièce, de vider totalement le lieu. D’entendre que ça résonne quant on fait ohhhhh. Non, ça ne le fait plus avec 100 40 personnes dedans. Faire les courses du point 9 à 18h00. Je me suis dit que ça ferait un peu court, mais c’était sa soirée. Il a géré.

14 – Partir

C’est le grand moment. Maël gère super bien son stress. Il y a 2 copains qui feront les contrôles à l’entrée, et une photo souvenir. Les spots sont allumés, la sono est branchée. Les vélos et scooters se garent dehors. Une 60taine de vélos et scooters. Tous les poteaux et lampadaires du quartier sont investis, les clôtures, les grillages, les portails. Il est temps que je parte. Ils sont prêts et moi aussi.

15 – Revenir

J’ai prévenu de mon retour 1/4 d’heure avant. J’ai croisé des gens qui me disaient bonjour dans la rue. Ils avaient l’air gais. J’ai pris la température en arrivant à la maison. Il n’y avait plus de musique. les baffles avaient trop chauffé. Je suis montée me coucher. Le périmètre avait été parfaitement respecté. La musique a repris, mon lit tremblait au rythme des basses. Je me suis dit que ça durerait au maximum encore 1 heure. J’ai mis des bouchons dans mes oreilles. L’instant d’après, j’ai ouvert l’oeil, il était 6h28. Je l’ai refermé jusqu’à 9h23.

16 – Ranger

Toujours voir les bouteilles à moitié pleine, et jamais les bouteilles vides….

Toujours voir les bouteilles à moitié pleines, et jamais les bouteilles vides….

Ils se sont mobilisés à 9h30 pour ranger (Non un ado ne dort pas toujours jusqu’à 13 heures). A 3. Le jardin, le garage, les abords de la maison. 1 heure de travail. En partageant leurs souvenirs de la soirée. J’ai pris conscience de ce qui avait été consommé. Et de ce qui restait.

Pendant ce temps, j’ai préparé des pancakes pour leur recoller l’estomac. Et j’ai dit que je passerais la serpillère dans le garage, c’était ma contribution. ils ont TOUT rangé. Tout. Le garage n’avait pas été aussi propre et rangé depuis longtemps. Je devrais les remercier pour ça, d’ailleurs.

17 – Féliciter

Oui c’était une belle fête, bien organisée, bien canalisée, bien déléguée, bien encadrée, et qui n’a pas dégénéré. ça valait le coup de faire confiance à Maël. La meilleure assurance de réussite, c’est la confiance. Il a vraiment bien assuré, avec Coline.

18 – Les voisins (bis)

Recroiser les voisins, après. Pour les remercier de leur patience et de leur compréhension, parce que la fête était belle, et qu’on n’a pas 18 ans tous les jours. Vous vous souvenez, vous quand vous avez eu 18 ans, hein? Déposer un petit mot dans leurs boîtes aux lettres pour en remettre un couche et les remercier encore.

20141130_13133220141130_131346

Cadeau du voisin, ami et plein d’humour, ce matin.

Parce que Maël, c’est le Premier.

Ce n’est que le Premier a avoir fêté ses 18 ans.