Effets collatéraux

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Ces dernières semaines ont été particulières. J’ai beau être du genre à anticiper, calculer, programmer, organiser, je ne maîtrise pas la manière dont je vais ressentir les événements.

J’appréhende, je calcule, je stresse un tout petit peu, je perds un peu le sommeil aussi.

Les événements arrivent, s’enchaînent et prennent leur place dans notre histoire et dans nos souvenirs. Jusque là, rien de nouveau

Un déménagement n’est pas anodin, c’est une vraie épreuve, au-delà de l’épreuve de force matérielle. Se transplanter dans un nouveau lieu, qui même s’il est plein de promesses commence par se présenter comme un capharnaüm terrible dans lequel chaque chose et chaque personne doivent trouver leur place. Un déménagement qui permet de faire le vide de tous ces objets « en trop », de se concentrer sur l’indispensable et le plus cher affectivement.

Sevrée de mes enfants tous partis en camp scout, je viens de vivre 2 semaines étonnantes. 2 semaines de transition entre la vie d’avant et la vie qui m’attend. 2 semaines pour réfléchir, prendre du temps, Du temps pour moi, au rythme que je me suis fixé (soutenu quand même, hein? on ne se refait pas en un jour…)

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2 semaines de plaisirs simples et nouveaux, avec la sensation non pas d’être celle qu’il faudrait que je sois, mais celle que je suis, aujourd’hui. Là pour les autres (non, je ne me referai pas complètement), remplie d’un amour infini et indescriptibles pour mes enfants, ceci n’est pas nouveau, ni très original.

Mais arrêter de me satisfaire de ce que je fais tous les jours pour apprécier qui je suis tous les jours est une nouvelle étape.

Les Jum’s rentrent ce soir, et j’ai le coeur qui bat à l’idée de les retrouver, puis les aînés suivront et nous vivrons quelques jours à 7 dans cette maison avant de nous séparer à nouveau pour mieux nous retrouver.

Non, un déménagement n’est pas anodin dans une vie, et je suis heureuse de ses effets collatéraux. L’énergie et l’enthousiasme qui m’animent sont toujours là, mais animés par une force différente.

Etape nécessaire?

Y’a plus qu’à!

En passant

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Il y a eu les 197 cartons à faire, les 50 sacs poubelle au moins, les kilomètres de scotch déroulés, 

Il y a eu tous ces souvenirs retrouvés au fur et à mesure des jours, souvenirs de ces 6 années passées dans cette maison. Une tranche de vie dont je souhaite ne garder que les meilleurs souvenirs. Nous y avons vécu des moments très heureux, ce sont ceux-là que j’emporte avec moi. Les autres y sont restés.

Il y a eu la chaleur, la chaleur, la chaleur, les litres d’eau avalés et transpirés.

Il y a eu ces moments incroyables avec les enfants, le plus souvent motivés, actifs, serviables, heureux, pleins d’initiatives, imaginatifs, et sans cesse affamés (c’est toujours bon signe).

Il y a eu ce jour J, avec 15 jeunes et 5 adultes, qui en 3 heures ont fait passer 100m3 d’une maison à l’autre, dans une valse de cartons et de meubles super bien orchestrée et d’une efficacité redoutable. J’aurais voulu avoir le temps de les regarder faire. Leur récompense? Une grande baignade et un gros pique-nique très joyeux.

Il y a eu les amis qui sont passés après, pour me donner le regain d’énergie pour finir de vider les fonds de placards oubliés, les zones d’ombre zappées. Et ceux qui sont là encore pour m’aider à aménager, repeindre une chambre, monter un meuble lourd comme un âne mort, passer dire bonjour, m’obliger à me poser pour boire un verre.

Il y a eu ce joli cadeau reçu: 5 heures de ménage dans l’ancienne maison avant l’état des lieux, une bénédiction.

Il y a aujourd’hui encore une centaine de cartons à déballer pour que chaque chose trouve sa place. Des chambres à aménager, des poubelles à remplir, des étagères à habiter, des recoins à encombrer, et quelques courbatures à faire passer.

Il y a surtout une nouvelle histoire à inventer, une nouvelle tranche de vie. De nouveaux souvenirs pour nous 7 (et la lapine, ça fait 8). Nous serons bien dans cette nouvelle maison, pour les années que nous y passerons. 

Y’a plus qu’à!

Objectif du jour: retrouver la bouffe du poisson, qui jeûne depuis 3 jours maintenant!

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J – 18

Tiens je n’aurais pas dû l’écrire… parce que rien qu’à voir ce chiffre, j’ai un peu mal au ventre. Mais bon, ça passera.

Je déménage dans la maison d’à côté. C’est rigolo, bien tombé et sacrément piégeux à la fois. 150m3 à faire passer au-dessus de la clôture. Sans déménageurs, si ce n’est la généreuse main d’oeuvre que je solliciterai ou qui se manifestera d’elle-même, en échange de quelques bières et d’un barbecue le soir.

Cela demande un minimum d’organisation, ce qui ne devrait pas être trop compliqué. J’ai commencé par prendre un cahier de brouillon, j’ai demandé à Noé de tracer des lignes dedans, j’ai retrouvé un cutter et acheté des rouleaux de scotch. Dans le cahier je reporte le numéro de chaque carton avec son contenu.

J’ai acheté des sacs poubelle de 100L et lancé des appels au don de cartons (appel toujours en cours d’ailleurs).

Depuis, je trie (un peu), je jette (beaucoup), je cartonne (pas passionnément du tout).

Et je donne.

Alors je poste ci-dessous quelques photos de jeux que je donne à qui veut. Ne me demandez pas de poster, je n’ai matériellement pas le temps. Vous pouvez réserver en commentaires, et je les mets de côté.

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Des compliments faciles avec Nivea (Et concours en cadeau)

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Depuis mon séjour en Bretagne, il parait que j’ai bonne mine… Bon c’est vrai qu’il a fait un temps superbe et que vue la tête défaite que j’avais quand je suis partie, on ne pouvait que voir la différence au retour.

Depuis, j’entretiens comme je peux mais la tête au fond des cartons, c’est pas le mieux qu’on puisse faire pour le teint. Et j’ai pris une année de plus.

J’ai réalisé qu’à la même période j’ai commencé à utilise les produits de la gamme Cellular Eclat de Nivea, et celui que j’utilise tous les jours, tous les jours, tous les jours, c’est le Cellular Éclat Fluide Perfecteur de Peau FPS 15

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C’ est un soin instantané qui agit à la manière de Photoshop (Oui mon fils, moi aussi je sais utiliser Photoshop). Son trio d’actifs (Magnolia-Lumicinol-Pigments) réduit les rides et unifie le teint, tandis que son FPS15 protège contre les UV, pour prévenir du vieillissement cutané. Il a une texture hyper facile à étaler, il ne colle pas, et je trouve qu’il hydrate suffisamment pour la journée.

Il a des pigments encapsulés qui se métamorphosent une fois sur l’épiderme et s’ajustent parfaitement à chaque carnation, pour un effet naturel. Peau super lisse garantie, et teint idéal. Au bout du tube il y a une petite pompe qui permet d’utiliser juste la bonne dose. Pas de gâchis, et point trop de pigments.

« Cellular Éclat Fluide Perfecteur de peau FPS 15 est disponible depuis fin janvier 2015 dans les grandes et moyennes surfaces au prix conseillé de 14,50€ – 40ml.

Et comme je pars en Espagne demain pour 2 jours, je vous fiche la paix mais par contre, Nivea s’occupe de vous en permettant à 3 d’entre vous de gagner un tube de « Cellular Éclat Fluide Perfecteur de peau FPS 15.

Si j’étais gonflée, je vous proposerais de poster une photo de vous à jeun le matin au réveil et je sélectionnerais celles qui à mon avis ont le plus besoin d’utiliser ce produit. Mais je suis de bonne humeur ce soir, et vous propose de me raconter en commentaire si oui ou non vous utilisez des produits anti-rides, anti-tâches, anti-vieillissement, et depuis combien de temps. Il suffit de jouer avant mercredi soir minuit, et je ferai un tirage au sort des 3 gagnantes jeudi matin, et il faudra que les gagnantes m’envoient au plus vite mail, adresse postale et téléphone pour un envoi express. On joue en France métropolitaine et en Corse, OK?

EDIT du 11/06: Ayé, j’ai informé les 3 gagnantes: Céline, Lo et Mirabelle du tirage Random des commentaires 8, 15 et 25. N’hésitez pas à venir partager votre expérience anti-rides :) Merci pour vos participations, c’est chouette ici, parce que ce sont les lectrices régulières qui jouent!

Josette la Chouette s’est posée chez nous!

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Il y a un peu plus d’un an, Juliette a dit: je voudrais bien fabriquer des tee-shirts, qu’est-ce que vous en pensez les amis? Nous on a dit « chouette », tout de suite.

Et Juliette l’a fait. elle a créé une collection de Tee-Shirts en coton Bio, qu’elle a illustrés de sa main habile. Elle a créé une marque qui s’appelle Josette la Chouette. Des tee-shirts pour enfants, certains pour les garçons, certains pour les filles, la plupart mixtes. Des tee-shirts avec des monstres qui ne font pas peur, des couleurs vives, des couleurs claires.

 

Elise et Jonas ont eu du mal à choisir. D’abord ils voulaient le même. Mais bon, des jum’s qui s’habillent pareil, c’est pas trop le genre d la maison. Ils ont choisi seuls, parce que le site de Josette la Chouette est simple, épuré, et y’a qu’à cliquer.

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Et les tee-shirts sont arrivés. Ils ont 10 ans 1/2, pas petits, et en 9-11 ans, c’est parfait. Bien coupés et jolie encolure.

Adoptés, tout de suite.

Alors, nous les amis, on demande une collection pour les adultes, mais Juliette, elle doit être sûre de son coup, parce que c’est courageux de se lancer dans une telle aventure. Vous pouvez y aller les yeux fermés, commander sans essayer.
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WANTED – WANTED – WANTED

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Les 7 aînés (ils ont 17 ans et sont encadrés par une responsable titulaire du BAFA) des Eclaireurs Unionistes de Vélizy-Viroflay ont un magnifique projet humanitaire, pour l’été 2016, en Indonésie.

Pour aider à le financer, ils souhaitent travailler du 18 au 31 juillet 2015. Travaux agricoles, cueillette, chantier, 35h par semaine.

N’importe où en France.

Ils ont juste besoin de pouvoir planter leur tente quelque part à proximité du lieu de travail et si possible avoir accès à des sanitaires. Ils ont de l’énergie à revendre, plein de dynamisme.. Ce sont des amis qui font du scoutisme ensemble depuis bientôt 10 ans.

Coline fait partie de cette équipe incroyable. Alors je fais appel à tous ici. Pour partager, proposer, encourager. Demain ils seront bénévoles pour encadrer des jeunes scouts, mais aujourd’hui ils ont besoin de réaliser de projet. Et ils sont prêts à se défoncer pour cela.

Merci de toutes les pistes que vous pourrez trouver. Vous pouvez me contacter par MP, ou en commentaire ici.

Merci pour eux, vraiment

Petite histoire du soir, sur l’autorité

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Avec 4 ados à la maison (un qui ne l’est presque plus mais quand même, et un qui le devient au contact de ses aînés), ça me pose pas mal de questions sur l’autorité.

Quand ils étaient petits, j’ai beaucoup pratiqué le « parce que c’est comme ça » à leurs questions qui remettaient en cause une décision posée.

Par exemple: « mais pourquoi on ne peut pas se coucher à 22h30?« 

« Parce que c’est comme ça« .

N’en déplaise à tous les parents qui prennent plaisir à discuter, argumenter, expliquer, justifier, ou à tous ceux qui ont tenté de me convaincre qu’en discutant avec des petits, ils comprenaient mieux, s’ouvraient davantage à l’échange etc. Peut-être que c’est dû au nombre d’enfants que j’ai, ou pas, mais je ne suis jamais rentrée dans ce schéma…. Pourtant, j’ai lu, relu et re-relu Dolto, Fillozat, Rufo, Naouri, Antier etc.

Bon, je n’ai pas toujours été aussi radicale, j’ai donné quelques explications sur le coucher tard lever tôt, les rythmes de sommeil etc mais je n’ai jamais été du genre à entamer des négociations avancées avec mes enfants, petits. Avec le recul, je n’ai aucun regret, parce que…. je me rattrape bien maintenant.

Et c’est un presque toujours pur bonheur.

Poser un acte d’autorité auprès d’ados, c’est parfois obligatoire. Il faut bien que quelqu’un pose des limites quelque part. Voire même un interdit. Explique ce qui relève du respect de la loi ou pas (conduire une voiture sans permis, ne pas porter de ceinture ou de casque, consommer des substances dangereuses voire illicites etc). Ils en ont besoin, ça les rassure, comme quand ils étaient petits, et puis ça leur permet de savoir quoi franchir s’ils veulent les dépasser (oui, mes ados sont des vrais ados qui franchissent des limites, il faut bien qu’ils se construisent).

Et s’il n’y a pas de limites posées, il n’y en a pas à dépasser. CQFD.

Quand les enfants sont petits, l’acte d’autorité est posé. On se couche à telle heure, on finit ce qu’on a dans son assiette (c’est à moi de ne pas trop la charger pour que ça marche). Et puis ce qu’on assène un jour doit si possible être encore valable le lendemain.

Une fois qu’ils sont ados, on entre dans la mouvance. Impossible d’être strict et rigide sur des positions tranchées. Finalement, tout doit peut toujours être remis en cause, adapté, discuté. D’un enfant à l’autre, d’une situation à une autre. Même si parfois c’est un peu fatigant, et que ça oblige à se remettre en cause. Dans la limite du respect de la loi quand même. 

Qu’il s’agisse des heures de retour de soirée, de sorties avec les potes, de décisions à prendre pour des études, de choix de fringues, de budgets à dépenser, de services à rendre, tout est toujours ouvert à la négociation. Plus j’affirme ma position tôt dans la discussion, plus je la ferme. Plus je les laisse s’exprimer, plus j’ai les moyens de les amener à prendre la décision qui leur semble bonne pour eux, et en accord avec celle que j’aurais prise « d’autorité » s’il n’y avait pas eu discussion.

Exemple tiré de la vie réelle et récente:

– « Mam’s, ce soir je sors »

NLDR: Pour se sentir un peu plus adulte, l’ado ne demande plus s’il peut ou ne peut pas sortir, il part du principe que c’est acquis. Le vendredi ou le samedi soir. Les autre soirs de la semaine, il ne tente pas sa chance. Parce que la fin de non recevoir, ça existe aussi. Parfois.

– « Tu vas à une soirée?« 

– « Oui »

NLDR: De manière générale, l’ado est plutôt loquace chez moi. Mais dans certaines situations, il se dit qu’en économisant ses mots, il se pourrait que je passe à autre chose. C’est une autre manière qu’il a de s’affirmer. Il oublie juste que j’ai aussi été ado un jour (d’ailleurs il l’oublie souvent, pensant que je suis née dans la grotte de Lascaux et que j’y ai vécu jusqu’à ce qu’il m’aide à en sortir)

– « Et« ?

NLDR: J’applique la même technique que lui, lui montrant par là-même que non seulement j’ai entendu son oui, mais que ça m’a vraiment donné envie d’en savoir plus.

– « Ben on sera 5 ou 6, que des mecs, on se retrouve chez M. et on doit se regarder un film« .

NLDR: S’il précise qu’il n’y a que des mecs, cela m’évite de poser la question de la présence de filles ou pas. Il sait pertinemment que je n’irai pas vérifier, mais il s’évite des questions sur les prénoms des filles, les plans amoureux en cours etc, discussion qui doit venir de sa propre initiative, et sûrement pas de la mienne.

– « Un film porno? »

NLDR: Là, à ce stade-là, s’il me répond oui, je suis mal. Mais comme il me connait et n’a pas envie de me coller des claques post-évanouissement qui risqueraient de le mettre en retard à sa soirée, il joue le jeu.

– « mais nannnnnnn, pffffffff, on va regarder American Pie 

NLDR: c’est plutôt marrant, pas très fin, un bon film à regarder entre ados. S’il le voit avec des potes, cela évitera qu’il me l’impose un soir à la maison.

– « Et après le film? »

NLDR: Les gros sabots je sors

« Ben je sais pas »

NLDR: je crois qu’il est sincère, il ne s’est pas projeté sur la suite, vraiment.

« Donc en fait tu seras rentré à 23h30″

NLDR: Traduction ouverte de « c’est 23:30 dernier carat« , mais sous forme de question, ça passe toujours mieux, au cas où il voudrait me répondre « même avant ». C’est une manière de lui couper l’herbe sous le pied au cas où il aurait voulu tenter une prolongation de soirée post-film.

– « Ouais, y’a moyen! »

NLDR: Il est d’accord sur la faisabilité du truc, et du coup, il accepte le principe de se prendre un sms de ma part s’il n’est pas rentré à 23:30, lui demandant avec un humour au degré 0 s’il prévoit un jour dans sa vie de retourner voir un film chez son pote.

Je sais aujourd’hui que si d’entrée je joue l’inspecteur du KGB en demandant: Où, chez qui, à quelle heure, jusqu’à quand, y’aura qui? Je les connais? Je n’en saurai pas plus, et j’aurai droit à un skud du genre « ehh, Mam’s tu ne me fais pas confiance ou quoi?« , et ce genre de discussion là, je préfère les avoir à froid, l’estomac plein.

Et puis parfois, c’est l’incompréhension, le néant de la discussion, et on n’arrive à rien sur le moment. Et l’un et l’autre se séparent, chacun réfléchit de son côté, je me refais le film, chacun bouge un peu sur ses lignes et on s’y remet, jusqu’à trouver un terrain d’entente, ou une limite infranchissable ou non négociable. Et là on trouve un autre sujet de prédilection pour les ados: « Comment gérer ses frustrations »

A plus tard pour de nouvelles aventures d’ado-rables!

 

Quand est-ce que ça s’arrête?

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Est-ce que ça s’arrête, parfois?

Nous avons passé une magnifique semaine… Il y a eu le geocaching, il y a eu les balades en vélo, il y a eu beaucoup de boulot, il y a eu l’entretien d’admission de Maël dans l’école qu’il veut faire et qu’il a réussi, il y a eu les avancées de Coline sur ses projets d’études supérieures, il y a eu l’oral d’anglais de Basile pour le brevet des Collèges, il y a eu la surprise que les enfants m’ont concoctée pour mon anniversaire, il y a eu la surprise que je leur ai concoctée pour ma soirée d’anniversaire, il y a eu des levers en avance, des levers en retard, du poisson pané et des lasagnes maison. Une semaine rythmée comme je les aime, avec beaucoup de joies, de rires, de temps passé ensemble.

En fait la vie peut être un long fleuve tranquille, harmonieuse et heureuse, et c’est un vrai bonheur.

Et puis il y a eu la chute de Noé en skate. Son arrivée à la maison vers 17h00 avec l’épaule sacrément pendouillante et ses éraflures du haut en bas de son dos, celles qui brûlent. Alors j’ai désinfecté, j’ai massé l’épaule, donné un Doliprane, et mis son bras en écharpe. Et puis ses larmes de douleur parce que personne ne l’avait aidé à se relever, parce qu’en ramassant son skate il avait cru perdre son bras, et le kilomètre qu’il a fait pour arriver à la maison, en serrant les dents. De quoi commencer à faire chavirer mes tripes de louve.

Alors je l’ai mis debout face à moi, et quand j’ai vu le décalage entre ses 2 épaules et la bosse qui pointait, je lui ai dit que demain il faudrait peut-être qu’il fasse un tour aux urgences. « Mam’s, je préfèrerais y aller maintenant ». L’attente, la radio, le passage du médecin. « Je ne vois rien » a t’il dit rapidement. Puis il est revenu. « je ne vois rien d’osseux, pas de fracture ». Petit cours d’anatomie sur l’omoplate, sur la clavicule, et sur l’acromion.

Il y a disjonction acromio-claviculaire. 

Et en français, Docteur? ça veut dire immobilisation totale pendant 30 jours, rendez-vous de contrôle chez l’orthopédiste dans 10 jours, affaire à suivre de près. La saison de judo est terminée, et de trottinette, et de skate, et de vélo, et de roller, et de sport tout court.

Non, notre vie n’est pas un long fleuve tranquille. Ce n’est pas grave, ce n’est pas grave, ce n’est pas grave. Il va bien, il va bien, il va bien. Mais il a mal, et dans ce cas-là, comme pour chacun de mes enfants, j’ai aussi un peu mal à sa place.

Non, ça ne s’arrête pas. Notre vie de famille est faite d’épisodes qui s’enchaînent, auxquels nous ne sommes pas préparés, et auxquels nous faisons face, en essayant d’y mettre l’humour et le détachement nécessaires pour que la vie soit plus drôle et légère.

Mais parfois, il me faut trouver le ressort bien au fond de mes tripes pour positiver, alléger, faciliter, rester drôle, et avancer. Ce soir, c’est compliqué. je pense fort à mon Noé. 

Geocaching, l’aventure sans fin!

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Depuis quelques semaines, je lorgnais le profil de Karine qui racontait les exploits de son fiston.et puis j’ai tapé Geocaching sur Internet. J’ai découvert que le Geocaching existait depuis 15 ans. Tout vient à point à qui sait attendre…

J’ai découvert ce que c’était que le Geocaching. Imaginez une chasse au trésor dont le terrain est le monde entier, dont les joueurs sont potentiellement tous les habitants de cette planète ayant un portable équipé d’un GPS et de l’application Geocaching, dont la durée est sans limite.

Nous sommes partis avec Elise, Jonas et Noé, un pique-nique dans nos sacs, en vélo, avec comme seul équipement un stylo, et mon smartphone. Grâce à l’application, nous avons visé la première balise, sans très bien savoir ce que nous allions trouver. D’ailleurs on n’a rien trouvé. A la suivante, nous avons découvert, grâce à un indice, un tout petit sachet plastique dans une anfractuosité d’un rocher, à droite d’une jolie cascade.

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Dans ce sachet, un petit rouleau de papier serré sur lequel nous avons inscrits nos prénoms et la date. Et nous avons soigneusement remis la balise exactement là où nous l’avions trouvée, pour les suivants.

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Et nous avons continué une bonne partie de l’après-midi. Des lieux tous différents, des balises bien cachées ou introuvables, des kilomètres parcourus, un peu d’orientation et de chance, et ce plaisir incroyable de trouver LA balise, de lire les prénoms et les dates, de s’amuser de l’ingéniosité des personnes qui les ont cachées.

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Nous avons joué pendant 4 heures, trouvé 7 balises, raté 2. Nous sommes revenus sur le lieu de la première et nous l’avons trouvée! Quelle fierté!.

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C’est un jeu pur plaisir, pas de compétition, pas de stress, rien à gagner. Et ça, c’est juste bon, et si différent des jeux auxquels jouent les enfants habituellement.

Allier l’utilisation du smartphone, du GPS, d’une application interactive, d’un réseau contributif au plaisir d’être dehors, de découvrir un quartier, une région, un arrondissement, un village. Quand on veut, si on veut.

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Les enfants sont addicts, ça y est. Moi aussi, je dois dire. Nous nous voyons déjà repartir sur nos vélos les soirs d’été à la recherche de nouvelles balises. Nous imaginons déjà nos prochaines vacances et avons déjà repéré si des balises y sont cachées.

Aujourd’hui j’ai partagé cette aventure sur Facebook et vous êtes nombreux à pratiquer! N’hésitez pas à commenter avec vos récits, vos trucs, vos astuces, vos lieux préférés!

PS: et quand j’arriverai à nouveau à activer des liens dans mes billets, j’activerai, j’activerai.

Mon blurring à moi

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Ouch, quel rythme!

Il y a quelques jours, mon boss m’a confié, en plus des miennes, les fonctions de mon collègue Paul. Paul, on s’entendait bien, il avait un poste hyper intéressant, et il a choisi de partir vers de nouveaux horizons professionnels. Du jour au lendemain.

Jolie marque de confiance de la part de mon boss, jolie opportunité, il avait des sujets qui m’intéressent, qui sont complémentaires avec ce que je fais, et par les temps qui courent, je ne vais pas me plaindre d’avoir de quoi m’occuper au bureau. Bon, la passation des dossiers s’est faite en une journée (pardon, Laure, on trouvera un autre jour pour déjeuner ensemble).

Mais cela repose inévitablement la question de la conciliation entre vie privée et vie professionnelle. J’ai commencé par foncer lire des témoignages sur En aparté, qui est une mine de motivation, d’enthousiasme et de jolies interviews sur le sujet. Mais ça n’a pas suffi. Je me suis alors précipitée sur le blog Maman travaille et sur Terrafemina, et cela m’a posé encore plus de questions.

J’ai aujourd’hui des semaines  rythmées (c’est un euphémisme). Il y a les semaines où les enfants sont là. Ces semaines où chaque minute est calibrée, pour passer tout le temps nécessaire avec eux, et le temps utile au bureau. Il y a aussi les semaines où je compense. Mes horaires peuvent être plus souples (encore que ce n’est pas forcément la bonne solution de rester tard au bureau) mais surtout, j’ai la tête à ça.

Et je trouve que c’est finalement ça le plus dur. Cloisonner, ou décloisonner. Etre au bureau tout en restant alerte sur ma vie de famille. Il y a souvent un RV à prendre, une course à faire, un document à imprimer, une discussion à prévoir, du temps à planifier pour ne rien faire, des vacances à organiser, un devoir à corriger, une chanson à apprendre. Le quotidien, rien de plus. Et je n’ai pas trouvé la solution pour que tout ceci reste à l’entrée de mon bureau.

A l’inverse, je lis et je réponds à mes mails professionnels de la maison, souvent le soir après que les enfants soient couchés (mazette, c’est de plus en plus tard), je relis un cahier des charges le matin avant que mon réveil ne sonne (mazette, c’est de plus en plus tôt). Mon ordinateur portable professionnel me suit dans mes trajets maison-bureau, bureau-maison.

J’ai beaucoup lu sur ce phénomène de lien permanent avec le travail. A cause ou grâce aux smartphones, au VPN, aux ordis portables etc. Difficile de couper la communication, même le soir, même parfois en vacances. Certains s’insurgent et trouvent inconcevable que ces méchants patrons exploitent leurs trop gentils salariés qui deviendraient ainsi corvéables à merci. Je crois faire partie de ceux qui voient cela comme une évolution plutôt inéluctable et plutôt positive.

A partir du moment où on l’en a conscience, et où l’on en fixe ses propres limites. Je n’envoie pas de mails à 23h00 pour montrer que je travaille tard, je les prépare et je les programme. A moins d’une vraie urgence, je ne réponds pas aux mails qui me sont envoyés à des heures où je ne suis pas sensée travailler. Mais je reste connectée.

Je réponds aux sms de mes enfants dans la journée, je les rappelle s’ils me laissent un message, je prends les RV s’il le faut. Il m’arrive de faire quelques photocopies ou impressions personnelles au bureau, d’avaler un sandwich en préparant une commande de courses à livrer.

Alors peut-être que finalement, ma solution est de ne plus vouloir cloisonner. Ni dans un sens, ni dans l’autre. Ma vie familiale et ma vie professionnelle forment un ensemble plutôt cohérent, avec les mêmes niveaux de charge et de responsabilité, même si ces niveaux sont fluctuants d’une semaine sur l’autre.

Je n’ai pas plus de culpabilité ou de mauvaise conscience à me consacrer à l’un plus qu’à l’autre, puisqu’et l’un et l’autre me sont accessibles, quand je veux, où je veux.

Il paraît que ça s’appelle le « blurring ».