Le cadeau du jour

Cela faisait longtemps que je n’avais pas alimenté cette catégorie… Et  cette semaine, je pourrais vous en faire tous les jours, parce qu’on s’en prend plein la vue, et que Maël a un talent incroyable pour trouver l’angle de vue qui rendra la vue unique et mémorable.

Voilà donc le cadeau du jour, avec en lien le compte Instagram de Maël

Photo by Maël Barth

Photo by Maël Barth

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Photo by Maël Barth

Mes 2000 avec Basile

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Partager les passions de ses enfants. Ou au moins essayer. Même si je ne suis pas du tout à la hauteur. Mais je ne souhaite pas n’être que la spectatrice de ses efforts et de ses exploits. Je ne veux pas n’être que la consolatrice des larmes de fatigue ou de déception, ou le réceptacle de ses insatisfactions.

Je me suis remise à la natation pour plein de raisons. Des raisons physiques qui faisaient qu’il fallait que je mette des muscles là où mon corps s’était brutalement affaibli en quelques semaines. D’autres raisons qui faisaient que j’avais besoin de me vider la tête, de pleurer sans qu’on me voie, de me fatiguer pour pouvoir dormir, de produire un effort physique pour trouver un peu d’appétit.

Mais il y a aujourd’hui le plaisir de partager un talent de Basile. Il nage tous les jours, il nage bien. Il me donne plein de conseils depuis la rentrée dernière, m’encourage ou me félicite. Je pense qu’il est content que je me sois accrochée.

Hier soir, je suis allée nager avec lui. Lui il a fait un échauffement de compétition. Avec des tonnes de longueur, des trucs éducatifs dans toutes les nages, un bras, deux bras, les jambes, pas les jambes etc. Et puis plein de jambes, de jambes de jambes.

Quand je nage avec des palmes, et lui sans, nous nageons à la même vitesse. Alors je ne peux pas vous parler de toutes ces longueurs qu’il fait de plus que moi. Mais ce n’est pas grave. J’ai aimé qu’il m’asperge lorsqu’il me croisait, j’ai aimé qu’il me corrige mon mouvement de brasse, j’ai aimé qu’il me pousse avec ses palmes et qu’on aille à toute vitesse, j’ai aimé qu’il fasse un 50m crawl et que les maîtres nageurs s’arrêtent de parler pour le regarder pendant que ma petite voix intérieure me disait « c’est mon fils ».

J’ai aimé qu’on rie ensemble de la nage un peu anarchique mais tellement volontaire de ce monsieur ultra-velu du dos, j’ai aimé l’éclabousser dans le vestiaire avec mon maillot mouillé, j’ai aimé rentrer de la piscine et dîner en tête à tête avec lui. Nous avons discuté de l’euthanasie, de la fin de vie et des soins palliatifs.

Un moment un peu hors du temps, juste avec lui. Comme j’aime en vivre avec chacun des enfants, en essayant de partager les talents de chacun d’entre eux. Je ne souhaite pas me mesurer à eux, ou les dépasser, ou les challenger. Juste partager et grâce à cela avoir un bon prétexte pour passer du temps avec chacun.

Ah oui, il m’a aussi dit de nager beaucoup plus vite… Demain j’aurai mal aux cuisses. Et aux bras. A cause de lui… ou grâce à lui ?

Dans la famille ado, je demande: le jardinier

avant

AVANT

Je me  souviens comme hier du tournage de l’épisode jardinage pour l’émission des maternelles. Grand moment de tendresse et d’humour, de baston et de terreau.

On m’avait dit à l’époque que j’avais une patience exemplaire, que mon jardin risquait de ne ressembler à rien (en effet pour les radis ce n’était pas une bonne année). Alors je répondais que ce qui  comptait pour moi c’était que ce soit aussi le jardin des enfants. Pas juste un rayon de pépiniériste inaccessible. Et puis « c’est celui qui fait qui a raison » reste une de mes maximes préférées.

3 ans après (oui mazette ça nous rajeunit pas ma bonne dame mais ça maintient en forme) le challenge est différent: associer les ados au jardinage.

Leur filer 5 euros pour tondre la pelouse, je sais faire. Sauf que si ça ne les éclate pas, même pour 5 euros ils n’enlèveront pas leurs oreillettes.

Leur proposer de ratisser pendant que je tonds ou je coupe, c’est pire que tout. C’est comme manger un carambar et leur demander de mettre le papier à la poubelle sans lire la blague (NLDR: je suis très contente de ma métaphore).

Par contre leur mettre dans les mains le taille-haie et leur proposer de se prendre pour Mel Gibson dans massacre à la tronçonneuse, ou Will Smith ou je ne sais quel autre exterminator auquel les ados aiment bien s’identifier, c’est bien plus kiffant. Chacun ses héros, après tout.

Moi je tiens le rateau. Pour surveiller les opérations, et encourager. Parce que la lassitude menace assez rapidement. Mais c’est aussi une belle histoire de confiance.

APRES

APRES

Bilan:

- J’ai passé 1 heure avec mon ado.

- Les haies sont taillées. La prochaine fois on mettra un cordeau pour assurer le parallélisme et la symétrie. Mais on n’est pas à Versailles non plus. Et les haies, c’est comme les cheveux, ça repousse (Pardon mon chéri, il est arrivé que je fasse à tes cheveux ce que tu as fait à la haie).

- Il a eu le beau rôle (le taille-haie) et moi la tâche ingrate (le rateau). Qu’il pense.

- Il sait que sans lui les haies n’auraient pas été taillées. Et elles en avaient bien besoin.

- A toute personne qui dira que les haies sont belles, je dirai que c’est grâce à lui.

- Il reste d’autres haies à tailler, et j’ai d’autres ados qui seraient preque jaloux.

Il a aussi trouvé la technique pour faire des bouquets. Il cueille, sa soeur ramasse.

Je peux faire une fête?

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De mon temps on disait une boum, ça voulait dire qu’on faisait ça de jour, en fermant les volets et les rideaux. Cela ressemblait à un goûter d’anniversaire, avec des bonbons et de la musique pour danser.  Un lampadaire avec du papier crépon devant pour faire spot. Les filles alignées d’un côté, les garçons de l’autre. Et toujours un ou 2 hyper décomplexés qui mettaient de l’ambiance.

Quand on était un peu plus vieux, on disait une soirée, ça voulait dire que ça se passait de nuit, le soir. Il fallait prévoir un buffet, et une vraie sono qui dépotait bien, quelques spots et une boule à facette qu’on se prêtait de soirée en soirée. Et beaucoup de monde.

Pour son anniv, Basile a voulu faire une fête. 14 ans. 

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Les invitations: Mam’s on sera entre 10 et 15. Des filles et des garçons. Pas besoin de faire des invitations, tout passe par les réseaux sociaux. Jusqu’à la dernière minute, ils seront entre 10 et 15. Finalement ils seront 16. Tous des amis dont je connaissais les prénoms, et certains en vrai. Beaucoup de filles, et quelques garçons. Oui, je dois me faire à cette idée.

Le timing: On s’est mis d’accord sur 19h30-23h30. A 23h45 ils étaient tous partis.

La musique: une enceinte bluetooth un peu puissante. Sur laquelle chaque invité, à tour de rôle, pourra brancher ton smartphone, son Ipod et produire la musique. Avec 4 spots.

L’environnement: des canapés sur lesquels se vautrer. L’adolescent est adepte du tas. On s’empile, on se colle, on se parle, on se marre.

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La nourriture: chez les copains, c’était souvent des soirées pizza. Alors nous on a fait des sandwiches. Plein de sandwiches faits à l’avance, ça évite de devoir gérer le réchauffage des pizzas, les risques de brûlures, la tomate écrasée. Des plateaux de sandwiches: beurre-jambon-emmenthal, kiri-thon, et beurre-rosette-cornichon. Et des Curly, et des Monster Munch. Et des bonbons sans papiers. Et un gâteau avec des bougies décoré par Basile. Et des boissons sans alcool. Surtout du Schweppes Agrum et du Coca. Et des serviettes en papier.

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L’idéal, c’est de donner l’illusion que j’ai laissé la maison à Basile, tout en restant là, avec ses frères et soeurs. En vrai, on s’est fait des sandwiches, les mêmes. On s’est fait des bols de bonbons, les mêmes. On s’est mis de côté des Curly et des boissons, les mêmes. Et on s’est enfermés dans la chambre de Noé, avec un ordi, un vidéoprojecteur, une enceinte, et un disque dur externe. On a regardé Planes et Raiponce. Et c’était vraiment bien.

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Pour ranger, on a sorti un grand sac poubelle, et en 15 minutes c’était fait. Rapide et efficace.

Basile a reçu plein de cadeaux de ses copains, ils se sont bien marrés, ils ont dansé. Quand ils sont partis, j’ai montré le bout de mon nez, ils m’ont tous dit au revoir très poliment, en me disant que c’était la plus chouette soirée à laquelle ils étaient allés depuis longtemps.

On refait ça quand vous voulez, les enfants, vraiment. J’aime les ados. Vraiment.

Ce soir, c’est huile de Coco!

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Grande découverte de Coline: l’huile vierge de noix de coco bio non raffinée.

Je ne sais pas si vous connaissez ce produit.

On le trouve au rayon bio des hypermarchés et j’imagine dans les boutiques de produits bio. Celle qui est en photo, on l’a trouvée chez Carrefour. Bon, je ne me souviens plus du prix, mais je me souviens qu’en l’achetant on s’est dit que c’était un bon rapport qualité prix. Genre 8 euros le pot, et il va durer super longtemps. Au moins 6 mois je pense.

Parce que l’huile de noix de coco a remplacé le démaquillant. 

Il suffit d’en prendre une mini noisette avec un manche de petite cuillère, ou une spatulette et de se masser le visage avec. Tout le visage. Les yeux (fermés) aussi, la bouche, tout le visage. Après ça, on a un peu l’air d’une sorcière. Et ça ne pique pas du tout si on s’en met dans les yeux. Coline est juste un peu aveugle une minute ou deux.

Ce qui est bluffant, c’est que ça fonctionne même avec du maquillage waterproof, même s’il faut insister un peu plus. Et puis c’est à bonne température, ça n’est pas glacial comme un démaquillant classique.

Et là, on prend un gant de toilette doux, tout doux, et on s’essuie le visage avec. Tout le visage. Surtout on ne mouille pas de gant de toilette sinon la peau devient poisseuse. Quand c’est bien essuyé, c’est bon, le visage est démaquillé, et hydraté. Et sent bon la noix de coco.

Après on rince le gant, on le met à sécher et hop, à demain.

PS: C’est seulement après 1 mois de pratique quotidienne que Coline fait la promo de ce nouveau démaquillant ultra bio.

PS2: le préalable, c’est qu’il faut aimer l’odeur de noix de coco. Ben oui.

j’ai cherché, trouvé et changé un fusible!

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Elle me narguait depuis 2 semaines, ou 3, OK 4, avec sa porte soudain redevenue manuelle, avec une seule et unique poignée intérieure.

Jusqu’à vendredi matin, où en voulant la refermer de l’extérieur, je me suis coincé 2 doigts. Pas un. 2. Coincés par moi-même. Se coincer les doigts, ça fait tellement mal qu’on n’arrive même pas à dire P*t*in ou f*ck. On n’arrive à rien dire. Et quand la douleur monte au cerveau, elle empêche de réfléchir pour décider de bouger la porte histoire de décoincer les 2 doigts. Qui ont fini sous l’eau froide, jusqu’à ce que le sang retrouve  la route pour y circuler et que je n’aie plus mal.

Bref faire déplacer un réparateur de moteur de porte de garage m’a effleuré l’esprit mais j’ai pensé que c’était possible de trouver la solution, ou en tout cas de faire un diagnostic. J’ai compris qu’il y avait des fusibles au disjoncteur. J’ai testé et vérifié, tout fonctionnait. Hum. J’ai pensé aller sur des forums internet de portes de garage, mais il faut dans ce cas un bon pseudo. Parce que dire qu’on est une femme sur un forum de bricolage, c’est plutôt risqué.

J’ai ouvert le capot du moteur et découvert plein de fils. De toutes les couleurs. Cela m’a fait penser à l’envers des magnifiques points de croix que je faisais lorsque j’avais peu d’enfants. Certains fils étaient branchés, d’autres pas. Pour regarder de plus près, j’ai débranché tout. Je fais pareil quand je change une ampoule. Pour ne pas risquer l’électrocution. Mais dans l’obscurité, je n’ai plus rien vu. Non, je n’avais pas débranché au disjoncteur principal. Quand même.

Le lendemain j’en ai parlé autour de moi d’un air détaché, genre ça ne me concerne pas mais si je pouvais savoir pourquoi cette porte de garage s’est tout d’un coup arrêtée.

Quelqu’un m’a dit: tu as vérifié les fusibles?

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j’ai dit: pfff tu me prends pour un bac à douche? Bien sûr oui, au compteur.

Le quelqu’un a insisté: nan, mais les fusibles du moteur de la porte de garage?

j’ai dit: ah, euhh, oui, enfin, non.

Et j’ai vérifié. J’ai cherché un fusible dans un magma de fils électriques. Et je me suis dit que c’était comme retrouver un lego dans un bac de playmo. C’était possible. Et j’ai trouvé un fusible, gros comme un Kellog’s All Bran transparent. Tout grillé. Alors j’ai foncé dans une boutique de bricolage le remplacer. On m’a forcé à en acheter 3, pour 1,80 euros. Je l’ai remplacé et le miracle a eu lieu.

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J’ai retrouvé la télécommande et j’ai joué. Ouvert le garage. Fermé le garage. Ouvert le garage à moitié. Ouvert le garage en entier. Fermé le garage à moitié. Fermé le garage en entier. Je sais. Ce n’est pas grave, hein?

Mais bon sang, cette porte de garage est réparée!!!