Jo de la lune

Ce n’est pas toujours facile de parler de ses enfants. Ils ont chacun des talents, des faiblesses, des richesses, des défauts. Ils ont surtout des parent qui débordent d’amour pour eux, ce qui évidemment rend subjectif tout propos tenu.

Ici, je ne parle que du positif. Je ne souhaite pas que ce blog soit le déversoir de complaintes. Je ne souhaite pas que quoique ce soit de négatif puisse être posé ici et relu par l’un ou l’autre dans les années qui viennent. Toujours ce fameux verre à moitié plein.

Venons-en à Jo. Il a bientôt 10 ans. Ceux qui le connaissent savent qu’il est juste tellement différent des 5 autres, mais ça, finalement, c’est valable pour chacun. Chacun est différent des 5 autres. Mais Jonas raisonne beaucoup. Beaucoup. Beaucoup. Parfois on l’imagine bien posé sur la lune. Je pense qu’il serait heureux plus tard en faisant de la recherche fondamentale en physique. Pas pour trouver. Juste pour chercher. Du coup, la vie quotidienne est pour lui la source de contraintes et d’efforts incessants.

- Pourquoi s’habiller le matin puisqu’on doit se déshabiller le soir?

- Pourquoi manger un repas en commençant par le salé, alors que le sucré est meilleur et qu’il réveille les papilles?

- Comment retrouver mes lunettes quand je les perds alors que je suis myope et que je ne les vois pas?

Etc.

Et Jonas n’aime pas l’eau. C’est ballot avec le prénom qu’il porte. Dans la vie quotidienne, la douche n’est jamais un plaisir. Surtout se laver les cheveux. Il râle un peu mais le fait quand même. C’est un enfant calme. Pas sanguin pour un sou.

Et Jonas n’aime pas toucher des choses mouillées, ou sales. Remplir le lave-vaisselle le dégoûte profondément. Ses frères et soeurs ont bien senti qu’il avait trouvé là le bon plan pour ne pas faire les services comme les autres. On était proches de la rébellion. Et dans la vie, il faut parfois faire des choses qu’on n’aime pas faire. Moi par exemple, c’est nettoyer les siphons de la douche et des lavabos. Yok.

Alors on a trouvé une solution, tous les 2.

20141003_200301

Dans la série ça ne change pas la vie mais quand même

Le problème avec les Tic-Tac, c’est qu’il est impossible d’en sortir un seul de la boîte. C’est minimum 2. Voire 7 ou 8. Et ça pousse à la consommation. Et c’est d’ailleurs pour ça qu’ils ont sorti des boîtes géantes. Pour qu’on en consomme plus puisqu’ils se vident encore plus vite.

Mais ça c’était jusqu’à ce matin.

Jusqu’à ce que Coline m’explique le principe de la boite des Tic-Tac. Non, ça ne va pas changer la vie des mangeurs de Tic-Tac, mais bon quand même.

En fait, les boîtes de Tic-Tac, c’était pour moi comme un couteau suisse. On l’a toujours dans la poche, mais on n’utilise pas toutes ses fonctions.

J'ai toujours cru que le petit clapet ovale permettait une fermeture hermétique de la boîte pour qu'elle ne se vide pas dans mon sac à main

J’ai toujours cru que le petit clapet ovale permettait une fermeture hermétique de la boîte pour qu’elle ne se vide pas dans mon sac à main

 

 

Mais pas seulement. Il permet de faire descendre d'un geste un seul et unique Tic-Tac

Mais pas seulement. Il permet de faire descendre d’un geste un seul et unique Tic-Tac

Plein le dos

sant_nerf_sciatique_gp14

Il y a eu de longs mois compliqués.

Il y a eu de trop courtes vacances d’été.

Il y a eu une rentrée sur les chapeaux de roue avec le passage à temps plein.

Il y a eu tout ce qui n’a pas sa place ici mais qui prend de la place dans ma vie.

Il y a aussi de très jolis moments depuis quelques semaines.

Il y a aussi de très belles semaines avec les enfants.

Il y a un corps qui engrange, subit, manifeste, porte, entraîne, compense, dépense.

Il y a un dos qui s’est manifesté progressivement pour dire trop, c’est trop. Vazy mollo.

Il y a une tête qui a dit : si la tête va, alors le corps suit. Mais ça n’est pas si simple, la synchro.

Il y a ma doc qui m’a dit: Allez-y mollo.

Mollo n’a pas suffi. J’en ai plein le dos. Il ne reste que le repos.

Il y a cette liste énorme de trucs dont je m’étais dit depuis 20 ans que je les ferais lorsque je serais arrêtée, un jour. Mais, non je n’y toucherai pas.

Je garde 3 choses sur ma TO DO LIST:

- Overzerainbow

- La relecture du projet de livre pour Petite Emilie.

- Ecrire

Bon, ce soir, je vais voir Madame Foresti, et ça, c’est inratable. Après, c’est repos.

Promo-juro. Parce que grobobo.

The Balade au bois de Boulogne

baton

 

Au départ on devait visiter les Invalides. on avait même prévu un selfie devant le tombeau de Napoléon. J’avais fait mes petites recherches historiques, raconté un bout de la vie de Louis XIV. 20 minutes en voiture pour traverser la Porte Maillot… Manif pour tous, Prix de l’Arc de Triomphe, courses pédestres.

Virage à droite vers le Bois de Boulogne pour sentir les branches craquer sous les pieds, ramasser quelques emballages de capotes tagués Love en Rose fluo  marrons. Les kids ont été trompés sur la marchandise trop bien vendue, ça râle un peu.

Les balades au Bois de boulogne, c’est particulier. Trouver un coin d’herbe pour se poser, c’est possible. Mais une fois qu’on voit les fleurs feuilles blanches ou roses qui entourent tous les arbres, on se dit que marcher sur les allées, c’est mieux. Au bois de Boulogne, on ne peut pas faire 200m sans devoir traverser une avenue. Trouver un passage piéton. C’est rythmé. Revigorant. Pourtant on a vu un écureuil. Qui courait par terre pour passer d’un arbre à un autre. Basile a dit: « Dans le vraies forêts, c’est dur de voir des écureuils, ils sont en haut des arbres. Ici c’est pas une vraie forêt ». On a continué à marcher. Dans le bois de Boulogne, il y a des allées sablonneuses pour les chevaux. On n’en a pas vu un seul, mais on s’est mis du sable plein les pompes.

baton2baton3

Mais au Bois de Boulogne il y a une petite rivière. Sans petit pont pour la traverser. Mais trop large pour sauter par-dessus. Alors on a trouvé un morceau de bois mort, et on a fabriqué un petit pont. Basile est passé le premier. Et puis chacun est passé en commençant par les plus légers. Une fois qu’ils ont été tous de l’autre côté, ils m’ont regardée en se marrant, Coline a sorti son téléphone pour immortaliser l’événement par une vidéo qui ferait le tour de la planète. J’ai vidé mes poches et annoncé mon héritage à mes héritiers. Et j’ai franchi le pont. La branche a émis quelques craquements douteux. Mais j’étais passée.

En fait, il y avait un pont à 15m de là, mais c’était mieux de ne pas l’avoir vu. Et puis il y avait un arbre penché avec un tronc bien large.

baz2

Qui montait très haut.

elise1

On a joué à Mowgli. Presque tous. Et ça, c’était impressionnant.

On n’a rapporté ni marrons, ni batons, ni fleurs, ni papiers roses fluo brillants avec marqué Love dessus.

Hier j’ai arrêté de fumer – Clap #2

imagesCA4XXDQI

Il y a eu 2 ans hier j’ai arrêté de fumer.

Hypnose, patchs, Nicorette, la totale. Une traversée du désert, comment vivre sans cigarettes? Un vrai chemin de deuil.

Un jour, puis l’autre, puis une semaine, puis 2.

1 mois, puis 2.

6 mois, puis 1 an, puis 18 mois. Puis 21 mois.

En Juillet, les skuds reçus de part et d’autre ont eu raison de ma volonté. Une cigarette pour le plaisir, puis une 2ème. Juste se faire un peu plaisir. La première était immonde, la 2ème agréable. Les cigarettes des autres, moins bonnes que celles que je fumais avant. Pas de quoi se réaccoutumer. Toujours avec un verre, un barbecue, des amis.

La 3ème m’a donné envie de la 4ème. Pas question de retomber dans la dépendance d’avant, l’odeur restait vraiment désagréable. Lavage de mains, changement de vêtements imprégnés, et puis cet aveu d’échec à faire. Vis à vis de moi-même, et vis-à-vis des enfants, des amis, des proches.

Se cacher pour fumer la 5ème. Puis se dire que fumer pendant que les enfants étaient en vacances, histoire de se faire du bien sans trop faire de mal. Commencer un peu de chantage avec moi-même. Le 15 juillet j’arrête. Et puis non, j’attends le retour des enfants. Alors j’ai racheté un paquet, puis un autre. Culpabiliser de fumer sans en avoir les moyens vraiment, mais en se rassurant parce que ça serait temporaire, le temps des vacances.

Recevoir un autre skud et penser qu’une cigarette ou 2 aideraient à y faire face. la béquille qui part en fumée. Se dire que j’avais reçu des skuds bien plus compliqués pendant les mois sans cigarette. Me souvenir de la fierté de ne pas avoir choisi la cigarette comme soutien pendant ces longs mois.

Et puis un barbecue, ou un dimanche après-midi dans un transat avec des amis.

Ouille la rentrée est là. Les enfants savent et sont déçus. En colère. Ils me font la guerre et ils ont raison. J’avoue mon échec, les difficultés pour arrêter. Non, je ne suis pas invulnérable. Ce n’est pas la faute de la cigarette, de ses composants, c’est la mienne. Simplement.

Je refixe une échéance. C’était hier. Cela fait 24 heures. Je connais le chemin, je sais les difficultés à venir. Chaque heure sans cigarette est une heure de gagnée. Déjà il n’y a plus l’odeur. Déjà il n’y a plus la culpabilité. Déjà il y a le soutien des enfants. Déjà il y a les économies réalisées et celles à venir. Il reste le manque. Mais c’est du déjà vécu, et j’ai déjà survécu. Alors je vais y arriver.

Pour moi, et pour ceux que j’aime et qui m’aiment.

Je sais mieux qu’hier faire face aux skuds et trouver d’autres moyens que la cigarette pour les encaisser ou les dévier de leur trajectoire. Je n’ai pas envie de céder à la facilité.

J’ai le droit d’avoir des faiblesses. J’ai le droit de ne pas aller bien tous les jours. Mais j’ai aussi l’envie de trouver des ressources ailleurs que dans la dépendance au tabac.

Aujourd’hui, ça fait 36 heures que je n’ai pas fumé. C’est plus qu’hier et moins que demain.

De 6h58 à 8h10: Créneau sensible

radio-reveil-volant

Tut-Tut-Tut-Tut-Tut-Tut… Bam (ça c’est ma main qui écrase le radio-réveil que je possède depuis… 1990. Bientôt 25 ans de fidélité)

Il est 6h55 et chaque matin, je sais que les 80 minutes qui vont suivre vont être déterminantes pour le reste de la journée. Et c’est vrai pour chacun de nous 7.

S’il n’y avait pas tant d’enjeu, je m’amuserais un peu à mettre des grains de sable dans le système… Mais je ne suis pas du matin. Et mes enfants pas vraiment non plus. En tout cas, leur sens de l’humour est souvent anesthésié.

Chacun mène sa barque, en gérant son propre horaire de réveil selon son emploi du temps.

Après la météo de Laurent Cabrol, il y a le créneau 6h58-7h20, qui est le mien. Je me douche, je m’enduis de crèmes plus douces les unes que les autres, je prends le temps d’un brushing parfait, d’un maquillage précis, du choix de ma tenue du jour et des accessoires qui vont la sublimer…

Ouais rien du tout, je me douche-habille-maquille-prépare en 15′. Rien ne vaut une beauté naturelle sur un coiffage aérien et spontané.

Et je fais chauffer 2, 3 ou 4 tasses de lait selon les emplois du temps des collégiens. NLDR: les emplois du temps doivent être affichés sur le fridge. C »est la base. Ah oui, je me fais aussi couler un café, enfin plutôt une cafetière, parce que Maël boit du café le matin. Mais pas tous les matins.

D’ailleurs il est déjà levé, il a trouvé sa compote et ses biscuits préférés, et choisit de boire un café, qu’il se fait lui-même dans la Nespresso. Même si 1 litre coule à côté. Dommage.

7h20-7h30

Je pars réveiller Elise et Jonas. Rituel imparable, impossible d’y déroger. D’abord les volets, ensuite un câlin à Jo (mazette qu’est-ce que ça sent bon un petit garçon au réveil, première montée d’adrénaline pour moi). Je me perche ensuite sur l’échelle du lit mezanine d’Elise. Je la cherche toujours un peu sous la tonne de doudous, couette, écharpes qui sentent mon odeur. Elle est toute chaude et sa peau est si douce. J’annonce la météo et les laisse s’habiller. Oui enfin avant de remonter, je vole un nouveau calin à Jo qui se dit que peut-être, ce matin, je pourrais l’oublier dans son lit.

7h30-7h50

Je remonte tartiner. 3 au miel sans beurre, 2 au miel avec beurre et une groseille mais sur du pain grillé c’est mieux. Et 2 tartines jamabon-fromage. Un chocolat chaud, et un lait chaud. Tiens, je vais leur faire goûter le salidou que j’ai fait. Et hop jus d’orange ce matin, c’est la fête. Basile apparaît et s’auto-gère. Je rajoute une tartine pour lui, ou 2.

Si Elise et Jonas n’ont pas encore trouvé un sujet de dispute discussion à ce stade, ça risque d’arriver entre 2 tartines. J’ai beau leur expliquer que se parler le matin, c’est prendre des risques d’explosion, ils n’ont pas encore intégré le principe. Et là, ça peut vite partir en vrille. Si tu me cherches, tu me trouves. Et puis tiens, ce matin, Jo voulait un porridge. J’y penserai demain. Mais peut-être qu’il n’en voudra pas.

Maël s’en va,

Basile s’en va.

Coline? On ne la verra pas ce matin, elle commence plus tard.

7h50-8h05

Faire une toilette, se brosser les dents, se coiffer, mettre ses chaussures, ne pas oublier de glisser un goûter dans les sacs, réciter la poésie une dernière fois.

Et Noé? Gloups, je l’entends « Maaammm’ssss j’ai oublié de mettre mon alarme il est 8h00000 je suis en retard, je n’aurai pas le temps de mangerrrrr!!!! » Je descends, lui glisse un gouter dans son sac, trouve un pull, l’aide à sortir son vélo, le rassure comme je peux. Il est en plein stress. Je lui vole un bisou.

Jonas a profité de la diversion pour se plonger dans un bouquin. Une chaussure au pied. Une chaussette égarée. La pression monte. Elise a des noeuds et ça tire. Ne pas s’énerver, ne pas s’énerver, ne pas s’énerver.

8h06

 Nous sommes presque en retard. Je remonte finir de débarrasser le petit-dej, prendre mes affaires.

On sort les trottinettes, ah zut il pleut. Dommage pour mes ballerines, c’est trop tard. Ouf on retrouve les vestes facilement. Les enfants d’abord. normal. Encore une fois, Laurent Cabrol s’est planté. Ah oui, c’est lundi, il faut sortir les 2 containers poubelle.

il est 8h09

Une minute d’avance sur le programme. 

J’ai pensé à signer le cahier de Jo, fait le chèque pour la photo de classe de Noé, donné un nouvel effaceur et une colle pour la trousse d’Elise, félicité Maêl pour un résultat en physique, parlé à Basile de son prochain stage de natation, mais pas trop, parce qu’il n’est pas bavard le matin et… j’ai oublié de laisser un petit post-it à Coline pour lui souhaiter une bonne journée. Je ferai un sms.

Je sais que ce créneau du matin est déterminant pour le reste de la journée. Pour que je puisse déconnecter et me concentrer sur mon boulot sans parasites familiaux. Et si c’est si important pour moi, ça doit l’être aussi pour les enfants.

Je ne suis pas sûre d’avoir éteint la cafetière. Argh. le poisson sera nourri ce soir.

 

Présumée coupable

justice

En tant que mère de famille nombreuse,

Je suis présumée coupable de ne pas avoir maîtrisé les moyens de contraception à ma disposition

Je suis présumée coupable de profiter du système français qui soutient les familles grâce aux allocations familiales

Je suis présumée coupable d’imposer des sacrifices à mes enfants du fait de leur nombre

Je suis présumée coupable de ne pas leur proposer de viande à tous les repas

Je suis présumée coupable d’être en bonne santé

Je suis présumée coupable de ne pas les habiller avec des vêtements de marque

Je suis présumée coupable de ne pas voyager tous les ans à l’étranger avec eux, et de ne pas les emmener aux sports d’hiver chaque année

Je suis présumée coupable de travailler et de ne pas passer suffisamment de temps avec eux

Je suis présumée coupable d’être la mère d’une tribu plutôt que de 6 individus

Je suis présumée coupable de bénéficier de réductions à la SNCF

Je suis présumée coupable de creuser le trou de la Sécurité Sociale

Je suis présumée coupable de vivre sur le dos des contribuables

Je suis présumée coupable de fréquentation anormalement élevée du bon coin

Je suis présumée coupable de transmission de vêtements d’un enfant à l’autre

Je suis présumée coupable de préparation de repas en moins de 30 minutes

Je suis présumée coupable d’avoir une énergie plutôt développée

Je suis présumée coupable de bloguer, voir des amis, militer pour une asso, faire du sport, sortir

Je suis présumée coupable de concilier vie familiale et vie professionnelle, en étant heureuse dans les 2.

Et sur chacun de ces points, ainsi que sur tous ceux que j’ai oubliés, je plaide innocente.

Après 3 semaines d’école (ou de colle) on en est où? (concours inside)

RIO2-STIC (7)

Avez-vous fait le point dans les trousses de vos kids??

Après 3 semaines d’école?

Moi d’habitude, j’attends les vacances de la Toussaint, mi-trimestre quoi.

Là, j’ai fait le contrôle à mi-mi-trimestre.

Et là, j’ai dû faire face à la réalité: la colle est vide. Les 2 sticks de colle fournis à la rentrée sont vides. Plus précisément: l’un est vide, l’autre a perdu son bouchon et sèche désepérément, collé à un bout de gomme.

Allezzzzz, je suis sûre que c’est pareil chez vous. A se demander si les enfants la mangent, la lèchent, l’utilisent comme déodorant ou comme arme d’auto-défense.

Pour vous faciliter la tâche je vous propose de gagner un lot pour tenir au moins jusqu’à Noël, voire même jusqu’en février:

- 1 paquet de Patafix (avec des stickers des héros de Rio 2)

- 1 lot de 2 gros sticks

- 1 tube de Twist&Glue sans solvant

- et le DVD de Rio 2 (celui-là est à mourir de rire, enfin moi j’ai bien failli)

Pas besoin de vous faire l’article sur la colle UHU, elle est super maniable, et la Twist&Glue est top pour apprendre à utiliser de la colle liquide. Le tube tient bien droit sur le bureau, et elle ne coule pas. Elle fonctionne sur toutes les surfaces carton, papier, tissu etc…

J’en profite pour pour dire que UHU dispose d’un « Club Junior » sur son site où vous pouvez télécharger des coloriages, des pas à pas, faire des jeux…

Pour jouer, un petit commentaire pour m’indiquer ce qui disparait le plus vite dans les trousses de vos enfants (après la colle, on s’entend). On joue jusqu’à dimanche 28 septembre à minuit, juste pour la France métropolitaine (pardon Mathilde) et je ferai un tirage au sort du commentaire qui recevra le lot gagnant.

Allez, on s’y colle? (Mouarf)

EDIT du 10/10: la gagnante au tirage au sort Randomizer est Sevw qui remporte le lot! Je t’envoie un mail, et c’est toi qui t’y colles pour m’envoyer une adresse en France Métropolitaine! Bravo et Merci pour toutes vos participations!

Tous pour une, une pour Tous

2011 - Le temps file... vite

2011 – Le temps file… vite

Trouver du temps pour chacun.

Trouver du temps pour tous.

Trouver du temps pour moi.

Etre souvent à court de temps.

Et ne pas courir après le temps.

Il n’y a pas de miracle, les journées ne sont pas extensibles. Même si les enfants grandissent et se couchent un peu plus tard qu’avant.

Même s’ils sont plus autonomes dans leurs déplacements.

Même s’ils se douchent seuls et maîtrisent  presque toujours leurs horaires de classe et d’activités.

Le challenge reste le même…

Passer du temps avec chacun et avec tous, cela ne veut pas dire être l’organisatrice d’activités extraordinaires et ruineuses pour les occuper, en imaginant que cela leur laissera des souvenirs impérissables. J’ai choisi que les moments simples de vie quotidienne soient des moments uniques et forts. Juste en le leur disant. Simplement.

M’asseoir dans la salle de bains et lire une histoire à Elise pendant qu’elle se douche, trier un bac de Lego seule à seule avec Jonas, changer une chambre à air de vélo avec Basile, regarder les photos d’une soirée avec Maël, partager le canapé une soirée avec Coline, elle lisant et moi sur mon ordi, essayer de comprendre les règles de Minecraft sur l’Ipad avec Noé.

Chaque moment est anodin en soi, mais important à la fois.

Dire à Elise en la couchant que j’ai pris plaisir à lui lire cette histoire, juste à elle. Dire à Jonas que je suis bluffée de voir l’imagination qu’il a à partager avec moi ses univers Lego plein de ressources, dire à Maël que je suis heureuse qu’il ait partagé ces souvenirs de soirée, avec moi, remercier Basile de s’être sali les mains avec moi pour le vélo de sa soeur, se souvenir avec Coline qu’après 1 heure de lecture, elle n’en était qu’à la page 24 parce que je l’ai interrompue 200 fois pour lui raconter des souvenirs d’enfance, dire à Noé que jamais je ne saurai jouer à Minecraft mais que grâce à lui je pourrai en parler, comme si.

Ancrer chacun de ces moments si simples et anodins dans nos mémoires comme des moments privilégiés, uniques. Parce que c’est sur ces moments uniques et privilégiés que se bâtit une relation solide avec chacun des enfants. On n’est pas dans la vie de famille, avec ses contraintes et ses obligations, ses règles et son rythme soutenu.

On est dans une relation unique à entretenir entre un parent et son enfant.

Oui chaque parent fait cela avec ses enfants, tous les jours. Parfois sans s’en apercevoir, parce que c’est si naturel. Et si ça ne l’est pas, il est facile que ça le devienne. En mettant juste des mots dessus. Tout cela est gratuit.

C’est du temps donné l’un à l’autre, sans contrepartie, sans échange, sans négociation. C’est du don d’attention. Et au-delà de cela, c’est une vraie occasion de prendre le pouls de l’état de la relation avec l’enfant. Lui donner une occasion de parler et de se raconter, s’il en a envie, s’il en a besoin. Sans pression, sans urgence. Simplement.

Oui on peut faire beaucoup mieux, ou beaucoup plus. Mais pourquoi? Qu’est-ce que cela apportera de plus? Donner l’image à mes enfants d’une mère super-héroine capable de leur proposer une activité extraordinaire? Je ne suis pas une super-héroine. Je suis juste leur mère, et c’est ce rôle-là que je souhaite jouer auprès d’eux. Prendre le risque que leur vie quotidienne leur semble banale au regard de moments exceptionnels furtifs et hors de prix, ce n’est pas moi. Parce que l’amour ne s’achète pas. Il se construit. 

Par contre, eux, ce sont des super-héros. Chacun. Chaque jour.

Sans queue ni tête

judo

Parfois il se passe des choses à la maison qui n’ont ni queue ni tête. Je ne sais pas si c’est inhérent à la famille nombreuse ou au manque de sommeil, aux journées très chargées ou à l’accumulation. Je suis plutôt cartésienne et rationnelle, un petit peu organisée, et quand de telles choses arrivent et s’enchaînent, j’ai choisi d’en rire. Parce que je crois qu’il n’y a rien d’autre à faire.

Pas simple de raconter avec des mots qui s’enchaînent de manière sensée des événements qui ne l’étaient pas.

Tout a commencé vendredi. Ou plutôt j’ai choisi de raconter le tronçon de vendredi parce que je pourrais commencer mardi quand Coline a réussi à faire tomber 2 téléphones à la fois après avoir fracassé son radio-réveil dans la nuit. Mais ce billet serait trop long.

Vendredi j’ai accompagné Jo au judo à 18h15. Comme c’était la reprise, je l’ai accompagné à l’entrée du dojo, salué l’entraîneur, négocié que Jonas puisse garder ses lunettes pendant les exercices  et supplié pour qu’il les enlève pour les combats. Jo part au judo en tenue, kimono et tongs. On gagne du temps, et comme ça, je sais qu’il a bien sa tenue. Complète. C’est important pour la suite.

A 19h00, j’ai appelé Noé pour qu’il se prépare pour le judo, son entraînement prend la suite de celui de Jo. Il a également pris sa trottinette dans la voiture pour rentrer par ses propres moyens, parce que je ne pouvais pas aller le chercher (oui il m’arrive d’avoir une vie en dehors des conduites au judo).

Noé ne part pas en tenue au judo, il a ses affaires dans un sac à dos. La joie de passer par le vestiaire retrouver les copains, la honte de se balader dans la rue en kimono, le souci d’avoir son matériel prêt en toute circonstance.

Une fois garée devant le dojo où je m’étais déjà garée moins d’une heure avant, je l’ai bisouillé en lui demandant de m’envoyer Jonas à la fin de son entraînement. Patienter dans le couloir qui pue la transpiration, entourée de mères bavardes et bruyant de gosses excités n’a jamais été mon kiff.

A 19:10, Noé revient seul, et m’annonce qu’il n’a pas son kimono dans son sac. Malédiction, il s’est trompé de sac. La mauvaise foi ne l’étouffant pas, il suggère que c’était mon idée qu’il change de sac pour ranger ses affaires, et qu’il faut donc repasser par la maison pour qu’il récupère le bon sac.

Out of question, my son, your brother is finishing in 5 minutes, and you start in 5 minutes (il y a toujours un moyen de pratiquer l’anglais avec les enfants. Bon, à ce stade-là, j’ai aussi juré en anglais).

5 minutes to find a solution.

- Bingo, tu reprends le kimono de Jo.

- Et lui,  il rentre en caleçon.

- Non, il met tes vêtements.

- Son kimono est 10 fois trop petit

- Ton pantalon sera 10 fois trop grand, ça vaut.

- Je n’ai pas la même ceinture que lui

- Tu emprunteras une ceinture à l’entraîneur.

- Ses tongs sont trop petites

- Tu gardes tes baskets pour rentrer en trottinette

- Je ne peux pas rentrer en kimono en trottinette, c’est trop la honte

- C’est mieux que de faire du judo ou de la trottinette en caleçon

- Jonas n’a qu’à rentrer en caleçon

- Bien sûr, c’est toi qui oublies ton sac et c’est lui qui rentre en caleçon.

- C’est trop la honte de se changer au vestiaire comme ça

- Pas de problème, on se changera dans les toilettes

Jonas a fini son cours. Sans avoir cassé ses lunettes, et en ayant enfin vu les démonstrations des exercices. Extatique le Jo. En moins de 5 minutes, et sans avoir eu aucun détail de l’échange ci-dessus, il s’est retrouvé dans les toilettes, habillé en Noé tout en gardant sa ceinture à la main, pendant que Noé s’habillait en kimono de Jo (humide de transpi). A la sortie du gymnase, le pantalon de Noé descendait aux chevilles de Jo. J’ai donc remonté le pantalon et chargé Jonas dans la voiture.

- C’est la honte, Mam’s de mettre le pantalon de Noé.

- Mets ta ceinture Jo, on y va. Et pendant le trajet, j’ai expliqué le pourquoi du comment à Jo.

A 30 mètres de la maison, j’ai vu que Jo n’avait pas sa ceinture de sécurité.

- Jo, et ta ceinture? je t’ai demandé de la mettre, C’est hyper dangereux blablabla.

- Si Mam’s j’ai mis ma ceinture

- T’as pas l’impression que tu me prends pour un bac à douche?

- Si, regarde, c’est pour tenir le pantalon de Noé

Donc oui, Jo a mis sa ceinture… de judo… sur le pantalon de Noé.

Dialogue de sourd. Sans queue ni tête.