Devenir un grand

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Il est le plus grand aujourd’hui.

Il a une jolie place dans la fratrie.

Il y a les grands, les moyens, les petits.

il y a les garçons, il y a les filles.

il y a les bruns, il y a les blonds.

Il y a ceux qui se ressemblent, il y a ceux qui s’assemblent.

Et il y a avant tout chacun d’entre eux, individuellement.

Basile était blond, aujourd’hui il est plutôt brun.

Basile était dans les moyens, aujourd’hui il est dans les grands.

Basile est un garçon, et bientôt un homme.

Quand il était plus petit, je serrais Basile dans mes bras et il posait sa tête sur mon épaule. Aujourd’hui il me serre dans ses bras et je pose ma tête sur son épaule. C’est notre truc depuis qu’il est tout petit. On se croise dans la maison, et on se serre fort dans les bras. Pour recharger les batteries. C’est ce qu’on se dit l’un à l’autre. Le courant passe bien, et c’est du continu, pas de l’alternatif.

Basile a 16 ans, et ça lui va vraiment bien!

Quelle humeur ado-rable

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Aujourd’hui, je me suis dit que j’allais partager avec vous des petites observations qui m’aident à composer avec l’humeur imprévisible des ado-rables qui partagent ma maison. Le petit laboratoire d’observation que représente ma famille est une mine! Mais il n’est représentatif que de mes enfants, d’où forcément un manque total d’objectivité, auquel s’ajoute la tendresse toute particulière que j’ai pour cette tranche d’âge, moi qui ai pourtant été une ado bien pénible.

D’abord, j’ai passé quelques temps à essayer de comprendre comment fonctionne l’humeur des ado-rables. Pour être aussi imprévisible, c’est qu’elle est la résultante d’une quantité impressionnante de facteurs distincts formant un algorythme dont personne (à ma connaissance) ne connait la résolution.

  1. Les hormones, les modifications du cerveau, la croissance et la puberté. Tout ça, c’est physiologique, physique, un peu atomique aussi. Cela dure 5 ou 6 ans, on y est tous passés, il faut faire avec. Je ne maîtrise pas le passage de la pointure 39 à 46 en 1 an, ni la prise de 20cm. Mais ça doit quand même faire mal un peu partout.
  2. Le sommeil. Point trop n’en faut, mais il en faut quand même pas mal. A force de leur avoir répété quand ils étaient enfants que le cerveau travaille pendant le sommeil pour ingérer les connaissances de la journée en espérant qu’ils dorment un peu plus tard le matin, ne nous étonnons pas que l’adolescent considère comme tortionnaire et contraire à son harmonieux développement qu’on puisse le réveiller avant midi. Mais trop, c’est trop. L’état léthargique de l’adolescent qui a dormi 14 heures d’affilée fait parfois un peu peur. Pour comprendre l’humeur de l’ado-rable, j’aime bien savoir combien d’heures il a dormi dans les dernières 48 heures. Ni trop peu, ni pas assez.
  3. L’estomac. C’est (et c’est surtout vrai chez les garçons) son nouveau centre de gravité à l’âge ado, et l’un des nouveaux guides de son humeur. C’est son guide spirituel, son horloge interne, son GPS pour se diriger vers un lieu unique: la cuisine. Tous les repères de diététique inculqués depuis 15 ans sont oubliés. Oui il a faim tout le temps et se plaint en permanence de la menace d’hypoglycémie voire même d’inanition qui pèse sur lui. Oui il est capable de petit-déjeuner copieusement à 13h00 (ne lui a-t’on pas toujours dit que c’était le repas le plus important de la journée), de déjeuner normalement à 13h30, de passer pour un petit en-cas vers 15h00 (« C’est dans combien de temps le goûter? »), de s’avaler une demi-baguette vers 16h30; De passer faire un tour dans la cuisine parce que ça sent tellement bon vers 19h00 en profitant du passage pour se faire une petite tartine. De dîner vers 20h00 en demandant avec candeur si après soupe/quiche/salade/ il va y avoir un plat de résistance. De repasser manger un sandwich (« t’inquiète, bouge pas Mam’s, je me le fais tout seul ») vers 22h00 parce qu’il ne faut pas dormir l’estomac vide.
  4. Sa vie perso, ses copains, ses histoires d’amour (le tout mixé avec les hormones) etc. Qui contribuent à son humeur à travers son smartphone. SMS, Snapchat, Facebook, les copains sont là, tout le temps à la maison. Oh ce n’est pas la peine de leur jeter la pierre, on n’est pas mieux avec nos téléphones de boulot, nos mails pros. C’est du blurring pour nous, et pour eux aussi. Finie l’époque ou chacun déposait ses soucis extérieurs en rentrant à la maison.

Alors, une fois pris en compte tous ces paramètres, qu’est-ce qu’on sait de plus?

  • Communiquer avec un ado-rable (dans le sens d’un échange constructif, avec des idées riches, de l’humour, des décisions, des questions, des réponses) je ne m’y risque jamais le matin. Seul créneau possible: entre le goûter et le dîner, ou après le dîner. Pour un peu d’intimité, quand c’est nécessaire, je choisis après 21h00 quand les « petits » sont couchés.
  • A cause du point 1, et si par malheur j’oublie de tenir compte des autre, je reçois parfois des skuds(*) en réponse à une question que je pensais simple et sans enjeu. Parfois il arrive que je reçoive un skud sans même avoir posé de question. C’est la faute de l’algorythme… Le plus souvent, cela me fait l’effet de la pluie sur les plumes du canard… ça glisse. J’y reviens plus tard, sur nuit complète-estomac-plein.
  • A cause du point 2, il y a un risque à tenter l’échange ou la transmission d’informations le matin. Le pire, chez moi étant le moment du petit-déjeuner. Ne pas se parler, ne pas se dire de choses importantes. « Tu peux me passer le miel, stp? » étant déjà une prise de risque importante.
  • A cause du point 3, la gestion de l’intendance est parfois un peu tendue. Du pain, beaucoup. Des pommes, beaucoup. Du lait, beaucoup. Du chocolat? oui, mais quand il n’y en a plus… il n’y en a plus. Du jambon, de l’emmental? Toujours.

La multiplication du nombre d’ado-rables à la maison demande un peu d’énergie. Souvent le soir, puisque c’est le meilleur moment. Pour eux.

Et pour moi ?? La question n’est pas là, l’important c’est de com-mu-ni-quer. Et de se confier aussi. Et de rire. Et de raconter. Et de passer des messages. Et d’écouter. Et d’aller se coucher le soir sans claquer une porte ou laisser un vieux conflit larvé qui empêche de s’endormir.

Et de continuer à observer, parce que quand même c’est assez magique, la transformation d’enfants en adultes.

(*) Skud: petite phrase ou remarque assassine, parfois appelée reproche ou cri de haine, qui sort de la bouche de l’ado, et qui peut faire mal quand on ne s’y attend pas. Parce que le sud ne s’est pas annoncé.

 

 

L’open space aura ma peau

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Vous le connaissez, le collègue qui déboule au-dessus de votre bureau en vous demandant s’il vous dérange? Celui qui après que vous lui ayez répondu oui vous pose quand même sa question? Celui que vous écoutez poser sa question en sentant déjà qu’il serait capable de faire le siège de votre bureau tant qu’il n’aura pas eu sa réponse?

Celui-là il est venu 4 fois me voir aujourd’hui. 4 fois.

Vous le connaissez le collègue à qui on n’a jamais montré comment éternuer discrètement? Celui qui se racle la gorge 46 fois par heure 365j par an et dont vous finissez par ne plus entendre que ça dans l’open space?

Celui-là est enrhumé cette semaine.

Vous le connaissez le collègue qui se parle à lui-même à haute voix en commentant ses faits et gestes? Pas très fort, mais juste assez pour qu’on l’entende et qu’on se déconcentre pour lui demander s’il vous a posé une question… « Non non, je réfléchis à voix haute »… dans l’open space.

Vous le connaissez le chef qui vient squatter un bureau vide pour faire une réunion téléphonique avec haut-parleur, assis au fond de son siège… en laissant négligemment la porte ouverte? Porte donnant directement sur l’open space.

Vous le connaissez le collègue qui a choisi le sandwich brie-mortadelle-cornichon emballé dans papier kraft bruyant et qui le mange consciencieusement à 14h30 pour bien vous faire sentir que lui, il n’a pas le temps de déjeuner. Emmental-jambon-beurre, ça schmûke un peu moins non?

Aujourd’hui ils étaient tous là. Tous. L’enrhumé, le mangeur de sandwich, le chef à la grosse voix, celui qui parle tout seul, et l’envahisseur de mon cerveau. J’ai mis de la musique et des écouteurs mais ça n’a pas suffi. Je me suis rabattue sur des Haribo, mais ça n’a pas suffi.

Et celui qui est vraiment sympa, prévenant, avec qui on se marre bien, qui a toujours la pêche, celui qui fédère tout le plateau, qui a toujours du chocolat dans son tiroir. Lui est en mission et m’a envoyé la photo de la vue de son hôtel. Il m’a achevée.

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Que celui qui a la solution pour travailler efficacement sur un open space se manifeste maintenant ou qu’il se taise à jamais.

Demain c’est télétravail.

 

Y’a plus d’Wifiiiiiiiiii !!!

Quand les enfants étaient petits, le cri le plus fréquent dans la maison, c’était: « J’ai finiiiiiiiiiii », nécessitant une intervention rapide et efficace pour délivrer l’enfant du lieu où il se trouvait.

Aujourd’hui ce cri a été remplacé par un autre, qui nécessite une intervention quasi immédiate pour éviter une crise familiale importante. Le cri d’enfant était individuel, le cri d’ado est souvent collectif: « Y’a plus d’Wifiiiiiiiiiiiiii »

A la maison, il y a potentiellement connectés au wifi: 3 ordis portables, 1 fixe, 1 Ipad et 4 téléphones. Potentiellement, et simultanément. Je n’y connais pas grand chose en débit, si ce n’est que ça se calcule en bits et mégabits et que ça continue à nous faire rire, mais ce que j’ai compris c’est que quand il n’y a pas assez de bits qui passent ça déclenche la guerre à la maison.

Première étape, j’ai remplacé l’abonnement ADSL par une Box Fibre. Jolie amélioration, pas seulement dans le débit, mais surtout dans la stabilité du fonctionnement. Moins de plantage, moins de cris. Mais ça ne supportait pas toujours la charge de tous les appareils connectés.

Ni le chargement de gros fichiers lorsque je suis en télétravail, et ça, ça peut me rendre chèvre. Sans un Wifi correct, je suis condamnée à repartir au bureau les mercredis et vendredis.

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Hier j’ai installé un DEVOLO dLAN 550 Wifi. Avec Maël quand même.

Une petite boîte, 2 boitiers à brancher sur les prises de courant, dont l’un relié par un câble Ethernet à la Box, un mot de passe à saisir et hop. Le dLAN® 550 WiFi utilise les fils électriques de la maison comme un long câble pour prolonger Internet dans chaque pièce. Grâce au mécanisme WiFi Move Technology, tous les terminaux se connectent au réseau automatiquement. 

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N’hésitez pas à faire un petit Check-up de votre Wifi pour trouver la solution adaptée chez Devolo.

Ce soir, pas un bruit dans la maison, chacun est connecté, et les megabit circulent tranquillement.

Au Collège de mes enfants…

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Au Collège de mes enfants, il y a environ 600 élèves

Au Collège de mes enfants il y a des classes de 30 élèves, et un effort est fait pour ne pas surcharger les classes de 6ème.

Au Collège de mes enfants, quand il y a un prof absent trop longtemps et pas remplacé, ce sont ses collègues qui assurent les cours, surtout pour les 3ème.

Au Collège de mes enfants, il y a des clubs actifs aux heures du déjeuner, les mercredis après-midi et en fin d’après-midi.

Au Collège de mes enfants, il a été décidé de modifier tous les horaires des cours pour que les enfants aient une vraie pause d’1h30 pour déjeuner.

Au Collège de mes enfants, les enseignants participent largement à tous les programmes Big Challenge, Incorruptibles, et autres concours pour leurs élèves.

Au Collège de mes enfants, lorsqu’un jeune enseignant arrive, il est tutoré par des anciens qui assistent à certains de ses cours et l’aident à prendre ses marques.

Au Collège de mes enfants, quand un prof est absent, où parti en voyage scolaire, les emplois du temps sont refaits pour éviter les heures de permanence pour les élèves.

Au Collège de mes enfants, il y a des séances d’aide aux devoirs tous les soirs de la semaine, en présence de professeurs, ou de surveillants ou de parents.

Au Collège de mes enfants, les élèves en difficulté ont une fiche de suivi qu’ils montrent à chaque professeur dans la journée, et ils sont suivis et reçus individuellement par l’encadrement.

Au Collège de mes enfants, les productions des élèves suite aux attentats ont été déposées au Bataclan par le Proviseur et son adjoint.

Au Collège de mes enfants, les élèves peuvent rester jusqu’à 17h00 si les parents ne souhaitent pas qu’ils rentrent à la fin de leurs cours.

Au Collège de mes enfants, il y a des places pour accueillir des enfants exclus d’autres Collèges et qui auraient besoin d’un autre environnement pendant un temps.

Au Collège de mes enfants, il y a des classes d’Euro Espagnol, des Bilangue Allemand et des cours de latin.

Au Collège de mes enfants, l’équipe pédagogique s’est réunie le 11 novembre pour commencer à préparer la rentrée prochaine et la mise en oeuvre de cette Réforme qui leur tombe dessus.

Le Collège de mes enfants est un Collège public, et à défaut d’adhérer en quoique ce soit au projet de Réforme des Collèges en cours, et ce n’est pas faute d’avoir essayé, j’ai choisi d’avoir confiance en son équipe pédagogique, dans son ensemble, pour travailler dans l’intérêt d’un enseignement de super qualité pour les élèves. 

5 ans après!

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C’était il y a 5 ans.

Je n’en menais pas large. Au niveau de la confiance en moi j’étais à la ramasse. La boule au ventre.

Reprendre une vie professionnelle après 11 ans. Je m’étais arrêtée avec 2 enfants, presque 3, et je reprenais avec 6. Je m’étais arrêtée avec des disquettes, et j’allais reprendre avec une clé USB. Je m’étais arrêtée à plein temps, et j’allais reprendre à mi-temps.

11 ans pour les enfants, pour la famille. Un passage de 3 ans en Province. Des kilomètres à pousser des poussettes, simple ou double, à pousser des caddies, pleins ou pleins, à changer des couches, pleines ou pleines. A lire des comptines, à jouer à quatre pattes, à chanter, à danser. A faire des repas, des bouillies, des purées, des biberons. A fréquenter la salle d’attente de ma doc comme une annexe de mon salon. A partir en vacances, pendant toutes les vacances, petites moyennes et grandes. A raconter des histoires, à faire des travaux manuels, à organiser des anniversaires. A faire des conduites, 1, 2 ou 3 par jour. A fréquenter les urgences pédiatriques et ressentir des envies de meurtre à l’encontre du kiné qui soignait l’asthme des enfants tous les jours de l’hiver. A enchaîner des lessives et des lave-vaisselle, à ne plus savoir quelle dose mettre dans quelle machine. A fabriquer ma lessive et faire pousser des tomates-cerises et des fraises dans mon jardin. Femme au foyer, quoi.

11 ans pour caser entre l’un et l’autre une formation au CNAM, la présidence d’une association, une émission télé, des interventions dans les maternités ou congrès.

Et voilà, cette période là était terminée, révolue. Enfin tout n’était pas terminé… D’où l’angoisse et une bonne dose d’appréhension.

Plus de couches et plus de biberons, de bouillies et de jeux à quatre pattes. Plus de kiné, moins de gastros. Pour le reste, rien de changé. Et pourtant la conviction que mon épanouissement pourrait venir d’ailleurs. La conviction qu’il restait quelques neurones plutôt actifs même si endormis qui pourraient être utilisés intelligemment. Pourvu qu’en face se trouve la bienveillance nécessaire pour faciliter cette reprise. Coup de poker pour moi, coup de maître pour Séverine W. qui avait décroché l’entretien pour moi.

Bilan 5 ans après?

Je mesure ma chance chaque jour, et aujourd’hui je regarde le chemin parcouru en 5 ans. OK le temps est passé super vite, et je prends toujours autant de plaisir à m’asseoir à la cantine du bureau et consommer des plats chauds non cuisinés par ma pomme. Je me contente de peu, peut-être, mais ça reste un vrai sas de décompression dans mes journées, même si souvent un sandwich rapide sur le coin de mon bureau permet d’avancer. Le rythme est soutenu à plein temps, parfois un peu trop, mais je crois que j’aime ça. J’aime travailler en équipe, j’aime mes journées de télétravail, j’aime (un peu moins) le stress des grosses présentations en anglais. J’aime mes déplacements à Madrid.

La conciliation entre ma vie professionnelle et ma vie familiale se fait tant bien que mal entre les semaines où les enfants sont à la maison, et celles où ils n’y sont pas. Pas toujours très équilibré, ce rythme, mais c’est comme ça. Cela me demande un peu d’anticipation… et d’adaptation.

Il me reste 1 piste de progrès: apprendre à dire non. Ce n’est pas une résolution pour 2016, on ne se refait pas en une année, mais ça m’éviterait de ressentir parfois cette espèce d’aspiration étrange. Si c’est vers l’avant, tout va bien, mais si c’est vers le fond, c’est plus risqué. Je veille au grain. Et les enfants et les amis sont là pour me maintenir dans la réalité.

Le temps a filé, et cela va continuer. Où serai-je dans 5 ans? je suis sûre que j’aurais été incapable de répondre à cette question le 3 janvier 2011, quand j’ai passé le portillon du RER avec pas mal d’angoisse.

Et d’ailleurs je n’avais même pas eu le temps d’aller chez le coiffeur!

Alors en 2016, je vous souhaite de rêver

Dernier billet de l’année, vendredi il sera trop tard.

Au calme à la maison, et en vacances depuis 10 jours. Avec aucune autre contrainte depuis le 25 décembre que celle de nourrir la lapine tous les jours en l’absence de Coline, et finir le foie-gras et le tarama. Pour le reste, c’est moi qui choisis (ou presque). Les journées sont bien remplies… Et je me fais du bien. Pour terminer cette année 2015 avec un peu de douceur et de chaleur.

Si seulement mon réveil interne pouvait m’oublier à 7h30 tous les matins, et mon Expert Tepee aussi (quelque soit l’heure) ce serait royal.

Et tout à coup on est le 30 décembre.

Tout à coup je réalise qu’enfin on va laisser 2015 derrière nous. Je n’ai jamais été fan des réveillons, mais de là à regarder Patrick Sébastien seule devant mon écran, il y a un pas que je ne sais pas franchir. Même en cette fin d’année 2015.

Elle pèsera lourd dans ma mémoire, dans nos mémoires, cette année 2015. J’ai beau essayer de lister le meilleur de cette année qui se termine, un post-it suffit, en écrivant gros.

Alors en 2016, je vous souhaite de rêver.

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Le coup de la panne

12375962_10153424493508337_5291619155473328877_nIl est de ces journées à oublier… mais avant cela ça vaut la peine de les poser quelque part, pour se rappeler un jour qu’elles ont existé.

Les voitures, c’est génial, c’est utile, ça pollue un peu, ça rend des services, ça permet de se déplacer, de conduire les enfants à des activités. Quand ça marche.

Dans ma vie, je ne suis jamais tombée en panne de voiture. 

Aujourd’hui je suis tombée 2 fois en panne. J’étais partie de bon matin conduire Basile à une compète de natation à Chevreuse. J’avais juste fait un stop un start parce que je devais aussi conduire Coline à Saint-Cloud, puis retourner à Chevreuse voir Basile nager. Le tout évidemment dans un timing serré. A 10h50, à 3km de la piscine de Chevreuse, je m’arrête pour prendre 20 euros dans un distributeur histoire d’acheter un sandwich à Basile après sa compète. A Saint-Rémy les Chevreuse. 

Et là, blanc total au redémarrage. Rien, néant, même pas un pff pff rassurant. J’attends 5 minutes, je recommence. On ne sait jamais. Maintenant je sais. Rien. néant.

J’appelle l’assistance, c’est Jean-François qui me répond, et qui déclenche l’envoi d’un dépanneur dans 30 à 45 minutes. J’en profite pour visiter Saint-Rémy les Chevreuse. ça me prend 10′. Je réfléchis aussi à ce que m’a dit Jean-François. Si la voiture n’est pas réparable sur place, elle sera remorquée, et déposée demain dans un garage local. Pendant ce temps je pourrai prendre un taxi pour rentrer chez moi, puis louer une voiture en attendant que la mienne soit réparée, et une 7 places même si on en trouve une. Et puis on verra aussi comment récupérer ma voiture une fois réparée. 

Je préfère ne pas crier avant d’avoir mal et me faire remonter le moral par les réseaux sociaux, les amis WhatsApp et sms. Je m’achète un pain au chocolat. C’est toujours bon un pain au chocolat. Et ma copine Sophie qui est à la compète me dit qu’elle pourra nous ramener.

Le dépanneur arrive… et redémarre la voiture en 4 minutes. La batterie s’est mise en mode économie. Ah. Un peu la honte quand même non? Non, il me rassure, je n’aurais pas pu la redémarrer. Et ça risque de recommencer? Non non, il suffit de rouler un peu et ça va le faire. 

Merci monsieur, vous êtes le Père Noël de ma journée. Je file à la piscine. Basile nage 10 minutes après. Super 100m NL, c’est génial. Top, on sera à 14h00 à la maison.

Et là, blanc total au redémarrage. Rien, néant, même pas un pff pff rassurant. J’attends 5 minutes, je recommence. On ne sait jamais. Même si je sais. Rien. néant. La seule différence c’est qu’on est 2 dans la voiture. Et puis j’ai vu faire le dépanneur il suffit de pousser un peu et zouuuu. ça prend 4 minutes. Je vais demander de l’aide à d’autres parents de nageurs. On pousse, on manoeuvre et là rien. Le miracle n’a pas lieu 2 fois. Sophie est là, sa voiture, des câbles. on positionne les voitures comme il faut (et ce n’est pas simple de positionner un expert tepee qui n’a pas de batterie et donc plus d’assistance de direction). On branche, on charge, et là… Rien, néant.

J’appelle l’assistance, c’est Aurélie qui me répond, et qui déclenche l’envoi d’un dépanneur dans 30 à 45 minutes. Quand je décline mon numéro d’immatriculation, j’ose lui dire « J » comme Joyeux Noël… Elle rit, moi aussi. Jaune un peu. Tiens, j’aurais pu dire « J » comme Jaune. Ma batterie de portable est très faible, elle aussi, c’est contagieux ou quoi. Sophie me prête sa batterie externe (merci merci merci).

1 heure après, le dépanneur arrive et redémarre la voiture en 4 minutes. C’est le même dépanneur. Il me dit que ma batterie est HS (diagnostic puissant quand même). Et comme c’est le 2ème dépannage c’est remorquage obligatoire. Je le sens mal, juste pour une batterie. Je me souviens de ce que m’a dit jean-François et me dit qu’engager un tel bintz pour une batterie, c’est trop.

J’appelle l’assistance, c’est Martin qui me répond, et je lui dis que plutôt qu’un remorquage, je préfère prendre le risque de rentrer chez moi sans caler, et de changer la batterie moi-même. Le Père Noël dépanneur propose de m’emmener dans un garage ouvert à 10 minutes de là pour que je fasse changer ma batterie tout de suite. L’assureur est OK mais me dit que si je retombe en panne, c’est cuit… Il est 16h00.

Nous voici repartis derrière la dépanneuse jusqu’à un garage. Et là je fais l’affaire du siècle, une batterie Bosch garantie 3 ans au prix d’une batterie de base garantie 2 ans. Dingue. Mon super dépanneur est resté par là, et propose de changer la batterie pour moi, plutôt que je me cogne les 1h30 d’attente annoncés par le garage. Je me dis que sur cette terre il existe des personnes sympas, serviables, dispos. bref, j’accepte. Il change la batterie. En 10 minutes.

Et là, blanc total au redémarrage. Rien, néant, même pas un pff pff rassurant. J’attends 5 minutes, je recommence. On ne sait jamais. Même si je sais. Rien. néant. La seule différence c’est qu’on est 2 dans la voiture, et qu’on peut écouter la radio, allumer les phares parce qu’il fait presque nuit, et ouvrir les fenêtres. Ou tout ça en même temps.

Mon Père Noël dépanneur est super embêté. Il me dit que ça doit être le démarreur, diagnostic que j’avais posé à 10h50 le matin, y’a des témoins WhatsApp. Je lui propose de démarrer la voiture en 4 minutes, pour que je puisse rentrer à la maison sans caler. 35 km sans caler. Facillleeee. C’est parti.

La voiture est maintenant devant le garage à 5 minutes de la maison. Elle n’a pas redémarré. On est rentrés. A 18h00.

Une belle journée à oublier.

Et lorsque la solidarité, les amis, le dépanneur, l’assurance, les enfants s’y mettent tous pour apporter leur soutien, ça rend les choses beaucoup plus faciles et simples. En gardant le sens de l’humour, parce qu’il y a plus grave. beaucoup plus grave.

Nous sommes des incorruptibles

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En ce moment, j’ai envie de vous parler des écoles de mes enfants, de leur scolarité, de l’Education Nationale. Je leur dois une fière chandelle, parce que grâce à l’école ils ont tous appris à lire. Et bien lire. Et même s’ils sont aussi des enfants de l’ère numérique, ils sont aussi des enfants des livres. Des enfants qui ont la chance qu’on leur lise des histoires, et qui à l’école en lisaient aux autres dès le CE1 en allant dans les classes de maternelle.

Mes enfants, en grandissant, limitent un peu trop leurs lectures aux choix imposés par l’Ecole. Et pour qu’ils gardent le goût de la lecture, je pense que j’ai un rôle à jouer en leur proposant des lectures, et aussi en partageant leurs lectures.

Au Collège il y a Madame M. qui est professeur de Français. Tous mes enfants l’ont eue jusqu’à présent, et chaque année, depuis longggtteeemmmppss elle les a fait participer au concours des incorruptibles. Le principe est simple: des milliers d’enseignants sélectionne 5 à 7 livres différents selon le niveau de classe. il y a 7 niveaux d’âge de la maternelle au lycée. Les élèves les lisent et peuvent ensuite voter. En 2014, plus de 350000 enfants et parents ont participé aux votes.

Et moi je suis jalouse, parce qu’en plus de ce super concours, l’ecole a accès à des fiches pédagogiques, des outils ludiques autour des livres, des quizz etc. Et pas moi. Enfin, ça c’était avant.

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Je vous en parle aujourd’hui parce que depuis 2012 les incos proposent aux particuliers de s’abonner pour 3 euros. Ensuite, il suffit de sélectionner la tranche d’âge qui vous intéresse et de commander la sélection de livres. Ils sont beaucoup moins cher que le prix du marché, on peut payer en plusieurs fois, et ils sont livrés en relais colis.

Comme Jonas participe cette année avec sa classe de 6ème, j’ai choisi la sélection 3ème-lycée. J’ai hâte qu’ils arrivent, à point pour les vacances de Noël, quand on a du temps pour lire au chaud, et pour jouer sur l’ordinateur sur le site des incorruptibles.

S’il vous reste des cadeaux de Noël à faire, il faut vraiment en profiter. Pour s’abonner, ou pour offrir un abonnement, il suffit de cliquer sur le mot cliquer.

Allez, je vous laisse vous abonner, moi j’ai lecture. Et je reviendrai vous reparler des incorruptibles. Parce que nos enfants le valent bien.

 

Interview décalée #Episode3 (and last)

Petit Tag mural @home

Petit Tag mural @home, sans signature…

Dernière partie de l’interview décalée, après vous saurez tout de ma vie avouable, ou presque.

Questions d’Adeline: Le jour où tu as été le + fier de toi

J’imagine le jour de la naissance de chacun de mes enfants, avec ce sentiment d’avoir accompli un petit miracle qui ferait que ma vie ne serait plus la même que celle de la veille. Je ne suis pas souvent fière de moi, ce n’est pas dans mes gènes… J’y travaille.

Ma plus grande honte: lors d’une cérémonie de mariage, pendant une prière, j’ai vécu un grand moment de solitude lorsqu’un bruit étonnant mais sans confusion possible s’est échappé de la couche de l’un des enfants, et que l’assemblée m’a regardée… moi. J’ai dû rougir terriblement, ce qui a dû être perçu comme un vrai aveu de culpabilité.

Ma pire frayeur: ça doit avoir à faire avec des araignées ou des personnes qui m’ont surprise pour rire… rien de grave. Pour les angoisses réelles… ce n’est pas la question donc… Je zappe.

Question de Céline: le petit bonheur qui peut égayer ta journée

Alors là, il y en a plein, plein plein: un message d’une personne que j’aime, un ciel le matin, un musicien dans le RER, un geste tendre, une tartine de caramel au beurre salé, une musique à la radio, un fou rire avec les enfants. Mais quand même, mon plus grand bonheur quotidien, c’est d’aller me coucher…

Question de Pepita: comment avez-vous fêté vos 30 ans?

Mon compteur s’est arrêté à 28 ans… Mais dans la vraie vie, Coline avait 3 semaines, je ne dormais pas des masses et je n’ai pas organisé de grosse fiesta. Nous étions en Bretagne et je me souviens avoir mangé une « forêt noire » faite maison excellentissime, entourée d’amis.

Question de Patricia: si tu n’avais pas de contraintes (financières orga) quel métier, job, activités rêverais-tu de faire aujourd’hui?

Depuis quelques années, je n’ai plus d’engagement associatif, et c’est vrai que si je pouvais j’aimerais bien refaire du bénévolat, plutôt auprès d’enfants. Et de la musique aussi. Chanter dans une chorale me manque aussi. Mais c’est juste conjoncturel, un jour j’aurai plus de temps à nouveau. Peut-être que si on me prenait par la main, ça viendrait plus vite.

Question de Neo: Quel est ton livre de chevet?

Alors là, je vais vous livrer une information hyper intime et importante … je n’ai pas de livre de chevet. Après avoir tenté de lire le soir pendant des années, et constaté que je relisais la même page tous les soirs parce que je ne me souvenais pas l’avoir lue la veille, je ne lis plus le soir. J’écoute la radio. Caroline Dublanche sur Europe 1 je suis une auditrice depuis plus de 10 ans. Et aussi France Inter. Quand y’a des soirées foot, c’est musique. Ma radio s’éteint après 59 minutes, je pense que je m’endors au bout de 9 maxi.

Question de Gaëlle: Quel voyage lointain rêves-tu de faire avec tes enfants?

Je rêve d’un voyage un peu initiatique, et un peu physique, un peu utile aussi. Je rêve peut-être d’aller marcher dans un désert par exemple, ou bosser dans un orphelinat avec une ONG. Avec les 6 enfants. Mais j’ai aussi prévu de faire un voyage de quelques jours avec chacun de mes enfants, autour de sa majorité. Avec Maël, ce sera Berlin. J’espère bientôt.

Je pense avoir fait le tour de toutes les questions, si j’en ai oublié, on continue à papoter en commentaires. Et moi, de mon côté, je pense faire une interview décalée pour vous, lecteurs de ce blog. OK?

 

Pour lire d’autres interviews décalées:

Chez Séverine, chez Cranemou,